Jahresversamml. Einsiedeln
61. Histologische Uiitersuidiungen iilier den Regenwurm (Lumbricus terrostris). (Zeitschr.
fur wissen.schal'tl. Zoologie, 18(i8, tome XIX.)
62. Recherches sur les Annéhdes présentant deux formes sexuées distuictes. (Archives des
Sciences, 1869, tome XXXVI.)
63. Les Ainiélides Chétopodes du golfe de Naples. Genève, 1868, 1 vol. in-4''. (Mémoires
de la Société de Physique de (jenève, 1868 et 1869, tomes XIX et XX.)
64. Supplément aux Annélides Chétopodes, etc. Genève, 1870, in-4°. (Ibid., 1870, tome XX.)
65. Remarques à propos de l'ouvrage de M. Alfred Russel Wallace sur la théorie de la sé-
lection naturelle. (Archives des Sciences, 1870, tome XXXVIII.)
6(). Beitriige zur Analomie und Entwickelungsgeschichte der Seebryozoen'. (Zeitschr. fur wissensch. Zoolog., 1870, tome XXI.)
67. Recherches sur la structure des Annélides sédentaires. (Formant le tome XXII des Mémoires de la Société de Phvsique et d'Histoire naturelle de Genève.) Genève, 187.3, in-4°.
On trouvei'a en ouli'e, dans le Bulletin des Archives de la Bililiothèque universelle, de nombreuses analyses d'ouvrages scientifiques, dont plusieurs offrent pi'esque le caractère de notices originales. (Voir les années 1859-1871.)
Articles biographiques concernant Ed. Claparède.
Edouard Claparède. (Article nécrologique par Pictet-de la Rive. Archives des Sciences, tome 41°"% 1871, page 169.)
Article (de E. Ray Lancaster) dans le journal Nature, tome IV, Londres, 1871, page 224.
Edouard Claparède, par Henri de Saussure. (Mémoires de la Société de physique et d'histoire naturelle de Genève, tome XXI, page 363. Extrait de la suivante.)
Notice sur Edouard Claparède, par Henri de Saussure. (Archives des Sciences, tome 42°'^ Genève, 1871.)
Article de M. Pierre Vaucher. (Journal de Genève du 19 août 1871.)
Article de M. Marc Monnier. (Journal des Débats du 14 septembre 1871.)
Discours prononcé pai- M. Charles Vogt, le 20 mai 1872, à la séance générale de l'Institut genevois. (Bulletin de l'Institut genevois, tome XVII, 1872.) Reproduit dans le journal genevois La Suisse radicale.
^ Ce mémoire nous avait échappé lorsque nous publiâmes en 1871 la première édition de la présente notice.
Le besoin (lercclierclies coordonnées sur riiislologie des Annélides polychètes se fait depuis longtemps sentir dans la science. Sans doute, des observateurs nombreux et infatigables ont consacré dans ces dernières années toute leur attention à ce groupe de vers. Mais il s'agissait d'animaux jusqu'alors en majeure partie fort peu connus, auxquels il f.diail assigner tout d'abord une place convenable dans le ca(h-e du système zoologique. Aussi les reclierches des naturalistes se sont-elles loujoms portées de préférence sur des côtés plus importants, au point de vue taxonomique, que l'bistologie proprement dite. Les détails de slrnchnc des tissus ont bien été consignés cà et là, mais toujours en [tassant e( dans des remarques accessoires.
Il y a longtemps déjà que je m'étais proposé de combler celle laciuie. JMais chaque fois que je tentais d'aborder sérieusement ce travail au bord de la mer, j'étais entraîné par la richesse des matériaux zoologiques nouveaux à le reléguer sur le second plan. Dans mes divers mémoires sur les Annélides marines, je me suis bien elforeé de tenir compte dans une assez grande mesure de la siniclure bislologiipie, mais je n'y ai jamais réussi (jue d'une manière Irès-iiisuriisanle. Pour melire imi terme à ces
essais infructueux, je me suis proposé d'étudier avec un soin tout spécial une espèce d'Annélide (jui pût me servir de point de comparaison dans mes recherches sur d'autres vers.
Par suite de ma résidence à Genève, je dus choisir non point une AunéHde polychète, mais bien une ohgochète. C'est ainsi que prit naissance mon mémoire sur l'histologie du ver déterre'. Ce travail m'a été d'une grande utilité pour compléter mes recherches déjà [trécédemment commencées sur l'histologie des Annélides marines. Ces recherches ne sont d'ailleurs point purement histologiques. Les coupes nombreuses que j'ai dû faire pour soumettre au microscope la structure intime des tissus, ces coupes, dis-je, ont permis de fixer, d'une manière bien plus sûre que cela n'avait été fait jusqu'ici, la position relative et la forme des organes chez plusieurs familles. La question des affinités réciproques de différents groupes s'est trouvée par suite soulevée à chaque instant pour moi. Pour ce qui concerne en particulier les affinités réciproques desPolychètes et des Oligochètes j'ai dû me convaincre toujours davantage que les différences entre les deux groupes sont bien marqu('es. Mais d'autre part l'unité de jilan restant évidente jusque dans les plus petits détails,je puis tout aussi peu (pTautrefois admettre l'érection des Oligochètes en une classe des « Lrythrèmes » distincte des Annélides.
Il y avait deux manières d'aborder l'étude proposée: Ou bien étendre les recherches au |tlus grand nombre d'espèces possible, ou bien les restreindre à un certain nombr(> de tyi>es principaux, examiner ces types avec un soin tout particulier et voir ensuite par une étude plus rapide si les espèces groupées autour de ce type |>araissent bien répéter une orga-
' Ilistc.liioisclio UiitPisiicliungpn iilicr ilcn Ito'^i'iiwiiriii. mit 11 'l'ntclM in KnrliciKli'iicli. 18i;9. (/('itsclii-. tiir wiss(iiisrli. Zoologip, XIX. lîil.l
DES ANNf'I.IDES SfiPENTAlHES. 3
iiisalioli cl uni' sliiicliirc scmltlahlcs.Jo n'ai pas hésih' à m'aiièlcr à (cllo (Icniii'io manière de procéder. L'élude approfondie d'iui premier type de l'amille m'a même permis de i)rocéder bien plus rapidement à celle des types d'autres familles, parce que je voyais se vérifier pour ceux-ci une grande partie des résultats olJtemis pour celui-là. C'est pour cette raison qu'on trouvera dans mes planches un nombre relativement très-grand de dessins relatifs à la famille des Serpuliens. C'est que celte famille a été la première qui ail fait pour moi l'objet d'études très-sérieuses parmi les Polychètes.
Je me suis donné pour règle de ne soumettre aux procédés de l'hislologie de laboratoire que des espèces précédemmeni étudiées par moi à l'état vivant. En eflet ces deux méthodes de recherches doivent se compléter et s'éclairer l'une l'autre. De nombreux points d'anatomie et d'histologie que j'avais tenté vainement d'élu(her au bord de la mer sur les individus frais, ont pu être résolus avec la plus grande facilité par l'examen de coupes, en sens divers, d'individus durcis par des réactifs. En revanche, une foule de particularités histologiques, faciles à constater à l'état frais, échappent totalement aux recherches faites sur les animaux durcis. C'est ainsi que je n'ai réussi à constater avec certitude chez aucune Annélide conservée les follicules bacillipares si faciles à voir sur le vivant. Cela tient-il peut-être à ce que le ver, au moment où on le plonge dans le liquide conservateur, décharge ses bâtonnets jusqu'au dernier ? C'est là une question que je n'ose encore résoudre.
On sera peut-être étonné de ne trouver dans les pages qui suivent aucun chapitre consacré aux glandes sexuelles; mais les résultats obtenus par les procédés de laboratoire dans l'étude de ce sujet son! fori maigres, comparativement à ceux (pie fournil l'élude des Annélides vivantes
4 STRrariîE
cl j'ai prél'éiv laisser ce cliai)!!!'!? enlièremeiil de côlé. C'esl (Tailleurs un (les poiiils ([ue j'ai éludiés jusqu'ici avec le plus de soin chez les \nnélidcs vivanles.
Ce mémoire ne concerne que les Aini<'lides sédentaires. L'élat de ma sanlé ne me [lermel pas d'espérer de pouvoir tei'miner de longtemps les recherches relatives aux Annélides errantes, dont j'ai l'ait pourtant un grand nondire de préparations. L'inconvénient n'est peut-être pas trèsgrand, parce que, au point de vue de l'histologie |»roprement dite, les différences ifont pas une très-grande importance, et qu'à celui de la lo- [lographie anatomique les Aimélides errantes sont en somme mieux connues que les sédentaires.
Mes recherches faites sur les Annélides vivantes sont consignées en majeure partie dans mon mémoire sur les «Annélides du Golfe de Naples » et dans le supplément à ce volume que j'ai récemment puhlié.Les rei herches de lahoratoire faites sur les vers durcis, et consignées dans le présent mémoire, sont basées sur plus de !2000 sections, conservées presque toutes dans du baume de Canada, sur près d'un millier de plaques de verre. Le mode île préparation employé est celui que j'ai indi- (pié dans mon mémoire sur l'histologie du ver de terre, si ce n'est que j'ai employé jiresque exclusivement de l'essence de girofle, au lieu d'acide phénique ou de créosote. C'est d'ailleurs ce que font aujourd'hui la plu|)artdes histologistes dans la confection de leurs préparations. L'agent de durcissement a ét('' presque exclusivement l'alcool absolu, dans lequel les vers sont jetés encore pleins de vie. Les teintures que j'ai employées pour la coloration des préparations sont noml)reuses et je ne saurais trop reconuiKuider aux histologistes de faire usage de teintures très-diverses, même de celles qui, dans la plupart des cas, paraissent colorer
DES ANNil.lDF.S S( ItKM AIUES. 5
Ions les lissus (l'une manière nnifornie, ear, eà el là, on lonibe sur ecitains tissus ilonl les éléinenls ollVenl une alTinilé inadendne pour rime de ces substances colorées réputées de l'aible nlililé. Sans doute, la soin- '^r.
tion ammoniacale de carmin est toujours au premier rang, surtout parce que les préparations teintes par elle paraissent conserver indéliniment leur couleur, ce qui n'est [)as le cas pour celles teintes par diverses autres matières colorantes, surtout par des dérivés d'aniline. Cette solution demande cependant assez de prudence dans son em|doi. Certaines Annélides présentent dans quelques-uns de leurs tissus la propriété de produire au contact de la solution des précipités colorés, même lorsqu'on a eu soin de laisser tremper pendant ([uelque temps la section dans de l'ammoniaque. Il arrive parfois que ce précipité est distribué avec une Irèsgiande régularité, de sorte (}ue tous ces petits points ronges peuvent être facilement pris pour des nucléus de cellules. De très-forts grossissements permettent seuls de dissiper l'erreur en faisant reconnaître la forme cristalline des nucléus supposés. Le seul moyen de parer à cet inconvénient est de soumettre la section à des lavages très-répétés avec de l'eau distillée, ce qui demande souvent une assez grande patience. Encore la [)rt'paration peut-elle souffrir beaucou]) s'il s'agit de tissus délicats qui se déchirent sous le choc du courant d'eau et, dans ce cas, il faut recourir surtout à d'autres teintures. D'ailleurs, ces lavages n'atteignent le résultat désiré que dans les cas où le précipité est superticiel. Dans tous ceux où il se formé dans l'intérieur même du tissu, il faut subir sa présence. C'est ce qui arrive, par exemple, pour la muqueuse très-particulière de la région moyenne de l'intestin des Chétoptères. Il est vrai que les ciistaux précipités sont ici d'une taille trop grande |iour donner lieu à des confusions, mais leui- nombre est souvent si considérable qu'il de-
r» STRUCTURE
vieni iii'jicnl de lecourir fi d'aiilrcs imidosdo coloralioii. Los substances colorantes que j'ai le plus employées après le carmin sont la i'uchsine, le « bleu soluble, )> la coralline, le sadowa et dilT(''renles substances d'un emploi souvent assez difllcile, qui m'ont (■'t('' fournies par le chef trèsobligeant d'un grand établissement de teinturerie de Berlin, M. William S|)indler. Une grande partie de ces substances, munies denoms en usage parmi les teinturiers, paraissent être des dériv('s d'aniline. J'ai employé aussi l'acide picrique, l'acide bypérosmique, l'hématoxyline, etc. Le con- InMe (les unes par les autres de préparations semblables, mais colorées |)ai' des procédés divers, est souvent fort utile.
l'our les sections d'organes très-ténus, connue les l)rancbies et tentacules des Cirrhatuliens, les tentacules des Télépsaves, des Spionidiens, etc., j'ai plongé les organes, préalablement teints et privés de toute leur eau, dans de l'essence de girolle, puis je les ai placés dans une gouttière, creusée avec le canif dans un bâtonnet de cire vierge. La gouttière a été ensuite remplie avec de la cire fondue et celle-ci, une fois refroidie, les sections ont pu s'opérer sans difllculté. Ce procédé est d'exécution si simple que je le trouve préféralde, au moins pour les tissus dont il s'agit, à tous les autres qui ont étV' proposés récennnenl. On peut trèsfacilement débarrasser les sections de la cire qui les entoure en les plongeant dans un bain de chloroforme d'où on les pèche, une à une, à l'aide d'une pointe de scalpel. Mais on i»eut aussi les mettre directement dans le baume de Canada de la préparation déllnitive, la cire ne miisant point à la clarté des pn'parations.
Lesdessinsqueje présente aux lecteurs sont exécutés avec des couleurs diverses, mais je dois dire que ces couleurs sont arbitraires. Elles doivent produire le même résultat que les teintures qui agissent d'une ma-
nière différente sur les différents tissus d'une même pré|iaratinn, c'est-àdire rendre plus évidentes les limites de ces tissus. La chose était surlout nécessaire pour les (igures exécutées à un lailde grossissement. Copier exactement les couleurs d'une préparation donu('e n'aurait |)as eu de sens, surtout puisque j'ai dû figurer des sections colorées par des procédés très-différents, il m'a semblé préférable de conserver partout les mêmes teintes pour les principaux tissus. (Test ainsi (pic les muscles ont été représentés en linm, Icinle toute naturelle parce que, sous l'intluence du carmin, ils se colorent en un rouge plus Itrunàlre que les autres tissus. Le tissu cartilagineux est inditpié en bleu, et d'ailleurs son rellet a, en général, quelque chose de bleuâtre. Le tissu nerveux se distingue par la résistance iirolongc'c à l'action de la |ilu|»arl des substances coloiantes; à moins d'une action Irès-prolongV'c de la solution, il reste, par conséquent inc(dure, et je l'ai indiqu('',en gén(''ral,en bleuâtre pâle. Les vaisseaux ont toujours été lepréseulés en rouge ou rouge-jaunàtre. même chez les espèces à sang vert, etc. La coubMU" de l'hypoderme a rU'\ en revanche, en général choisie d'après celle des pigments qu'il r<'iderme. L'immense majorib' des dessins a t'-lé exécutée d'apiès une section ré'clle; ils u<' sont (pie pour un |>(iil nombre le résultat de l'examen el (le la comltinaisdu de plusieurs pn-paralions correspondantes. IlsonI ('1<' l'ails à la cbandire claire, .le ne r('ussis loulelbis à dessiner de lins (!('■tails à laide de cet appareil, (pi'en employant im grossissement assez consi(l('ial)le. Les dessins ainsi produits aiu'aient (''!(' trop grands pour la pnblicalion, |iar suite des Irais considérables (pi'aurait nécessil(' la gravMi'e. .le les ai (bine r(''dMils à la nioi(i(' ou, plus souvent, au tiers de la grandeur piimilive à l'aide d'ini |>anlograpbe e\t''( nh' dans les aleliers de la Soci(''li'' genevoise d'inslinnienls de pbysi(pie.
Qu'il me soit permis de terminer celle préface par un éclaircissement sur l'ordonnance de ce mémoire, .l'ai donné une étendue inusitée à l'explication des planches. Cela tient à ce que cette partie du travail est destinée à remplacer la description lopograpliique des organes, qui est à peine effleurée dans le corps même du mémoire. Elle renferme par suite une foule de choses qui ne se retrouvent pas ailleurs. Elle répète aussi, il est vrai, bien des explications dt'jà données dans le texte proprement dit, mais cette répétition ne pouvait être évitée. J'ai préféré ce mode de faire à une exposition topographique détaillée sur les diilérentes familles d'Annélides sédentaires, exposition qui aurait doublé le volume du mémoire sans être plus utile ([u'unc explication ciiconslanciée des planches.
Cologni), jirrs (iCiii-vc, oclobir 1S70.