‹ Recherches sur la structure des annélides sédentairesChapitre 42 sur 55 · PLANCHE VI · texte numérisé non relu

PLANCHE VI

Tniitps les tïgures sont relatives à la Myxicola infundibulum. Elles représentent des sections transversales complètes, dans lesquelles le côté ventral regarde toujours vers le bas.

Fig. 1. Coupe à travers la base de l'appareil branchial au niveau de la bouche. Le rasoir n'a pas été mené parfaitement perpendiculairement à l'axe, mais il a frappé une des moitiés du ver (la droite par rapport au spectateur) un peu plus en arrière que l'autre. Il eu résulte que dans la première une large surface de cartilage branchial (et) est mise à dé-

couvcit avec les sections des bases des rayons branchiaux (ct.br) sur le pouctour, tandis que dans l'autre, le cartilage branciiial commun n'est pas atteint et les sections des rayons branchiaux sont seuls visibles. La section de la moitié gauche étant donc plus superficielle par rapport à la cavité de l'entonnoir branchial, a atteint tangentiellement l'hypoderme de cette cavité dans les sillons interlirancliiaux. Cet h\poderme étant fortement coloré par un dépôt de pigment, apparaît dans la figure sous la foi'me d'épaisses bandes violettes (pg). La section étant aussi un peu oblique par rapport à l'axe dans le sens vei'tical, quelques-unes de ces bandes sont visibles même dans la moitié droite de la préparation dans la région dorsale. De chaque côté de ces bandes ou voit des fibres musculaires (ms^) faisant partie des muscles fléchisseurs des rayons branchiaux. La section de l'axe cartilagineux (ct.br] de chaque rayon est toujours formée par deux cellules seulement, mais par suite de l'obliquité des rayons, on voit sur le bord interne de la plupart des sections des raies parallèles indiquant le bord des cellules cartilagineuses placées au-dessous. Un processus de la partie commune du cartilage est atteint dans la coupe (ct^). Ce processus sert de point d'attache au muscle adducteur [ms ') des deux moitiés de l'appareil branchial. La préparation est presque divisée en deux parties, d'un côté par le sillon dorsal se (dans lequel s'ouvre à un niveau un peu inférieur à celui de celte section, le tube excréteur commun des glandes lubipares), et de Tauti'e par le vestibule buccal avec ses trois profonds récessus, dont le médian pénétre jusqu'au proce.ssus cartilagineux (et ^). Dans le fond de ce vestibule l'hypoderme prend la forme d'un épithélium cylindriijue (ep) facilement reconnaissable. Il en est de même (ep ') dans le sillon dorsal. Les récessus du vestibule iiuccal sont entourés d'un tissu connectif très-vasculaire ; plus en dehors vient le nerf branchial («) qui suit le bord du muscle adducteur (ms^), puis le vaisseau branchial principal (î).&). Ce dernier se forme dans le plan même de la coupe par la réunion de toutes les branches du plexus branchial (pi). Gr. 19/1.

Fig. 2. Section transversale menée par le milieu de la longueui' de la constriction latérale longitudinale, qui existe à l'extrémité antérieure du ver, de chaque côté. Cette coupe passe par les deux moitiés du cartilage branchial (et) mais en arrière de leur union par une bande cartilagineuse transversale, de telle sorte qu'on a en apparence sous les yeux deux cartilages dictincts entourés d'un épais périchondrium (pe). L'hypoderme (hp) extrêmement vasculaire, a pris une grande épaisseur, surtout dans le voisinage des constrictions latérales et il offre partout une structure assez semblable à celle des boucliers ventraux chez les Serpuliens à boucliers. Sous l'hypoderme est une couche de fibres musculaires transversales; m«' désigne les muscles longitudinaux ventraux et msMes dorsaux. Entre ces derniers est logée la coupe du canal excréteur commun des deux glandes tubipares (o.s) qui va s'ouvrir au deliors à un niveau un peu plus antérieur que celui de cette préparation^ au fond du sillon désigné par se dans la fig. 1. La paroi de ce tube est colorée en noir par son pigment épilhélial et entourée de vaisseaux sanguins ; se est une petite fente ou cavité, provenant de ce que la coupe a été faite (angentiellement au fond d'un sillon ou fossette i|ui

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pénètre sui- les côtés du coriis eiili-e l\iii|iai-cil lir;iiiiliial et le hoi'il antérieur du Ihoi'ax en tléteiiniiiant une sorte de IjouiTelet cofvic;il,liien moins appai'enl que chez lesSpirograpiiis. Iniiuédiatement auprès de cette fossette est une expansion nerveuse (P) qu'on doit considérer comme un organe sensitif (elle provient du nerf désigné pai- n dans la figure 3). On voit aussi la coupe exactement transversale des nerfs branchiaux (/*)■ Entre les deux cartilages branchiaux s'étendent des fibres musculaires transversales (/»*■') ipii laissent cependant subsister entre elles deux canaux {ce). Ces canaux logent le plexus branchial ipl'). L'cïsophage (œ) est compiimé et occupe une position tout à fait vcnlrale, car il touche à la couche de libres musculaires transversales de la paroi du corps. Son épilbélium est formé par des cellules cylindiiques extrêmement hautes, dont on distingue les nudéus comme une traînée sombre. La partie inférieure de l'œsophage forme une sorte de récessus (i) courant dans toute la longueur de l'organe ijui ne communique avec la partie de l'œsophage que par une étroite fente (PI. VII, fig. 14). Dans ce lécessus, les cellules épitliéliales ont, à l'invecse du reste de la paroi œsophagiernie,une très-faible hauteur et sont remplies de pigment brun. La couche musculaii'e de l'œsophage est relativement mince (/«s") et entourée d'un riche plexus périœsoiihagien Qj/). Ce plexus atteint sou développemenl maximum au c(Mitact de la paroi ventrale du corps. Les fibres ms'' soûl eidevées au mu.scle qui porte cette même désignalion dans la figure .suivante, (ir. 14/1.

Fig. 3. Section lraus\ei'sale faite par la parlie postérieure des constrictions laléi'ales, langentiellemenl à l'exlrémité postérieure du cartilage bianchial et à la partie antérieure des ganglions cérébraux. Le rasoir a enlevé les deux points les plus saillants du bord postérieur du cartilage branchial (et) de chaque côté. Ces quatre fragments cartilagineux sont fort petits ; en revanche, ils sont einourés d'une très-large zone de péricboudriuui (pc). A ce dernier s'attachent les extrémités du muscle à trois piliers (w6=') ipii paraît être un muscle d'abdudion, servant à ouvrir l'entonnoir branchial, en rapprochant les unes {]('<■ autres les parties les plus postérieures des deux moiliés du cailila.ne. Le rasoir a elTleuré aussi la surface antérieure des ganglions cérébraux, d'aliord en er', tubercule qui foime le point d'émergence du nerf branchial, puis en er- point i|ui est la racine du gros nerf sensoriel (ii) de la fossette laléi'ale. En ," on voit le commencement de l'expansion nerveuse périphérique placée immédiatement en dessous de la fossette sensorielle (visible en se dans la figure précédente). Le canal exci'éleur commun de deux glandes lubipares (o.s) est fortement comprimé, à section triquèlre. L'cesopbage (œ) occupe toujours une position ventrale el présente s(ui récessus lo)igiludinal (a). Le plexus (pi) continue deprésenlei- son développement maximum au côté veniral. (Il est en couiunuiicatiou avec les vaisseaux de la couche musculaire «^s■^ etc.) Toutes le-; désipualifuis trou\enl leur explicalion |iai' la fieure précédente. Gr. 14 L

Fig. 4. Coupe faile en ari-ière île la |irécédenle par le milieu des ganglions cérébraux. Les nuisdes longitudinaux supérieurs (/«.v^j et inféiieui-s (iiis') ont une grande puissance

et contiennent d'ailleurs des filires à directions très-diverses. Les sanplions cérébraux peuvent se décomposer en deux parties: les uan.dions proprement dits (cr') et les cornes fcr^). Les premiers offrent une partie latérale plus oliscure, formée parraccumulation des cellules ganglionnaires, et une pai'lie cenirale plus daii'e, dépourvue de cellules. Dans leur région dorsale ils présentent deux taches circulaires (/t) produites par les sections des racines du nei-f de la fossette sensorielle. Deux taches moins apparentes dans la région ventrale correspiuident aux racines du nerf branchial. Les cornes (cr^) sont une prolongation des ganglions cérébraux en arrière, qui embrasse le conduit excréteur impair {o.s) des deux glandes tubipares. Cette partie est formée par des cellules nerveuses. En v est la section de la pai-tie antérieure du réservoir sanguin cérébral. Ce réservoir envoie des vaisseaux dans la paroi du canal excréteur commun des glandes tubipares.

Le plexus œsophagien (/;/) qui était plutôt infraœsophagien dans les sections précédentes, tend, dans la seclion présente, à s'étendre du côté doi'sal et il présente même les sections de ses branches les plus inipoiMantes sous la conimissui'e qui réunit les deux ganglions cérébraux. Celte section est la première qui ait atteint la branche exierne (o..s') des glandes tubipares, reconnaissalde à son pigment noir et à la vascularité de ses parois. Gr. d4/l.

Fig. 5. Coupe faite par la partie postérieure des ganglions céréliraux et par les commissures œsophagiennes. Le i-asoir a passé en arrière de la commi.ssuie cérébrale, di^ telle sorte que les ganglions (cr) apparaissent comme eulièrenient séiiarés Fini de raulre. Dans cliacun d'eux on peut distinguer la [larlie externe, plus opaque, formée par les cellules nerveuses, et la partie interne plus claire, dépourvue de cellules, qui se continue seule dans l'épaisse commissure oesophagienne (cw). Celle-ci a été tranchée obliquement, de soi'te (|ue la niire tubulaire {tb} qu'elle contient dans toute sa longueur n'est visible que sur un espace restreint dans le plan de la coupe. Le réservoir sanguin cérébral (v) a pris ici de ti'èsgrandes dimensions, mais le plexus (pi) a diminué de volume dans la môme proportion (fig. 4), surtout dans sa partie inférieure. L'œsophage avec son récessus longitudinal («) occupe toujours la môme position ventiale. Le canal excréteur commun des glandes tubipares (o.s) présente une toute autre apparence que dans les coupes plus antérieures, apparence ipii est tout à fait celle de la glande propiement dite. La pai'oi forme, en effet, de nombreux i-eplis ipii font saillie dans la cavité. Aussi celle-ci offre-t-elle dans la section une foi-me déibiquetée. La section de la branche extei-ne de rliacune des glandes tubipares (o..?') oftVe la même apparence avec son pigment noir et sa paroi vasculaire. Elle semble comme enchâssée entre le nmscle longitudinal inférieur (ws') et le supérieur (ws'). Les fusceaux de soies capillaires (st) sont à peu près à égale distance de la ligne dorsale et de la ventrale, ce qui est caractéristique de la région antérieure du vei-. Cr. 14/1.

Fig. 6. (jiupe transversale du ver au travers de rest(unaç. On remanpiera (|ue l'oesophage, en se dilalaid (iueli|iie [leii |iiiur l'orMier re-<l(Hnac (stiii). i|uilte la iiosilion ventrale

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(lii'il présentail dans les li.nures précédentes pour occuper le centre de la présente section. I.a structure de l'estomac esl d'ailleuis à peu près celle de l'œsophaffe : répitliélium est formé de cellules cvlindruiucs forl longues, quoique diminuani de hauteur dans le lias; pourtant il n'y a plus Irace de réressus pi,u:menlé. La couche musculaire esl un [teu plus épaisse et va se confondre a\ec celle du ligauienl musculaire mésentéricjue (iiis^). Le plexus (pi) a entièrement changé de position : il est tievenu suprastomacal. On voil donc, en comparant celle ligure avec les piécédenles, (pu' le i)le\us se compose de deux parties entre lesi|uelles est intercalé le réservoir (lig. S, c) céréhral. La partie antérieure (fig. 2, 3 et 4) du plexus est relativement ventrale, la partie postéi'ieure (fig. 6) est dorsale. — Les muscles longitudinaux supérieurs (nis^) et les inféi'ieurs (ins^) sont plus étalés que dans les sections précédentes. Ils sont entourés d'un lacis de vaisseaux sanguins, et leurs éléments commencent à présenter sur la coupe une apparence dendrilique. Le cordon nerveux principal (tvt') et l'accessoire, en voie d'atrophie (ch''), sont logés dans une masse de tissu connectif parcourue par de nomhreux vaisseaux et par des fdires musculaiies dont les unes pi-oviennent du ligament mésentérique, les autres de la couche musculaiie transversale (ms^) de la paroi du corps. Une grande partie de la figure est occupée parla section de la hi-anche externe (o.s') des glandes luhipares, section iiui fi'appe l'œil par sa couleur noire due au pi.uuient éiùlhélial. Les replis extrêmement complexes de la paroi donnent à cet organe une t'oiine hizarre. Il est comme enchâssé entre les organes voisins sur lesquels il paraît se mouler. Il envoie un processus («) entre le plexus stomacal et le muscle longitudinal supérieur (vis'^) jusque près de la ligne médiane dorsale. Ce processus s'unit donc dans un plan placé un peu en avant de celui de la présente section avec le processus conespondant de l'autre glande tuhipare p(un' former le luhe excréteur commun dont on a vu la section dans toutes les coupes précédentes. La glande envoie un aulie processus se glisser entre le muscle longitudinal supérieui- (*««-) et l'inférieur (m.s'j jusqu'au contact du faisceau de soies (st). Enfin la section de la branche externe embrasse exactement toute la partie dorsale de la liranclie interne (o.s-). Celle-ci foi-me dans la coupe un vrai labuintlie, par suite des replis eruhevé- Irés et complexes de la paroi. X ce point de vue elle rappelle la branche externe dont elle .se distingue d'ailleurs complètement par l'absence de pigment. Gr. 14/i.

Fig. 7. Section transversale^ faite un peu en arrière du milieu de la longueur de l'abdomen chez un individu mâle. La cavité du segment était remplie de semence, coagulée par l'alcool en deux masses distinctes à droite et à gauche du ligament mésentérique (Ig). Du côté gauche de la pi'éparation cette masse séminale (sp) a été conservée ; mais du côté droit elle a été enlevée de manière <à mettre à découvert le dissépiment (dss) sous-jacenl. On est happé dans cette figure de ce que les faisceaux de soies (st) sont relativement très-rapprochés de la ligne ventrale, ce qui impliiiue une grande prépondérance de la surface tergale sur la ventrale. Aussi les muscles longitudinaux inférieurs (*««'), quoique fort épais, sont relativement très-peu lai-ges. Leurs éléments ofirent sur la coupe une apparence dendritique par excellence. Les muscles longitudinaux supérieurs (ms^), relativement un peu moins épais

(]ae \fs |iré(é(li'iils, (uil mie liien plus grandi^ cNlciisioii eu largeur, puisqu'ils [(umeiil un arc eiabi assaut plus des Vs i^lu t'"ii' 'le raiiiiiiai. il esl à reuiarquei' (jue les deux uiusrles sont entièremeni réunis sur la ligne médiane el que Ir liganienl niésenlérique (Ig) vient s'insérer à leur surface inférieure sans nuUenienl pénétier entre eux pour les séparer. La structure dendritique de ce muscle est tout aussi frappante que celle du muscle longitudinal inférieui'. Le cordon nerveux (c.n) unique est encastré entre les deux muscles longitudinaux inférieurs et renferme la gigantescpie fdire lubulaire (tb). Au-dessus se trouve le vaisseau venti'al {v.v) avec son épaisse enveloppe péiitoiiéale et ses deux bandes de chloragogène (cg). Ce vaisseau ventral donne naissance aux deux anses latérales (i'*) dont la paroi est semée de petits îlots de chloragogène. La brandie inférieure de l'anse vient déboucher dans un vaisseau longitudinal latéral dont on voit la section en v': le vaisseau donne naissance à des brandies qui côtoient le muscle latéi-al supérieur (y*) et l'inférieur (v^) ou qui se rendent aux soies el dans tout le réseau vasculaire du dissépiment. Après s'être unie au vaisseau longitudinal, l'anse latérale remonte vei-s le dos pour constituer la brandie supérieure («'-) semée d'ilôts de dilovagogène (cg), brandie (pii va se jeter dans le sinus intestinal {s.s). Ce dernier présente dans la région dorsale deux petites dilatations longitudinales ilonl les sections se voient en a. La couclie épitliéliale de l'intestin (/) forme de nombreuses sinuosités. On y distingue les nudéus sous la forme d'une li'ainée sombre, renforcée du côté ventral d'un dépôt de granules pigmentaires. Gr. 14/L

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