‹ Recherches sur la structure du pistil et sur l'anatomie comparée de la fleurChapitre 37 sur 89 · CONSÉQUENCES · texte numérisé non relu

CONSÉQUENCES

Si nous regardons comme ovaires à placentation dite axile, comme cela parait naturel, tous ceux où le placenta occupe Tangle interne des loges, quelle que soit son origine, nous devrons ranger sous deux chefs les résultats de ce tableau, et nous aurons :

D« bas en haut. A mi-kauteor. De haot en bas.

Placentation axile 7 i4' 16

Placentation pariétale .... 9 7 3

c*est-à-dire que, parmi les 37 familles à placenta axile multiovulé où Payer a indiqué le mode de développement des ovules, 16 suivent la loi qu'il a posée, et 21 ne la suivent pas; et que, sur les 19 familles à placentation pariétale, 9 obéissent à la loi, tandis que 1 o y échappent.

La conclusion reste la même si, avec Payer, nous rangeons les résultats sous trois chefs, en distinguant la placentation axile mixte de la placentation simple (ce qui n^est logique qu à con-

dition de séparer en même temps celte dernière en pariétale d'origine et centrale d'origine), nous avons alors :

De bfts en hant.

De hint en bas.

Placentation axile simple. . 6

Placentation axile mixte. . . i

Placentation pariétale 9

Le troisième cas restant ce qu'il était tout à l'heure, on voit que, dans le premier, sur 82 familles, 1 6 suivent la loi, tandis que 1 6 autres l'infirment, et que, dans le second, il y a une exception sur cinq exemples.

Voulons-nous, comme nous l'avons fait dans le tableau, examiner les choses de plus près et distinguer par leur origine les diverses placentations axiles, alors nous voyons qu'il ny a pour aucun cas de loi générale à établir sur le mode de développement des ovules. A peine peut-on dire qu'il y a, dans chaque cas, prédominance de tel mode sur tel autre; car cette prédominance est trop faible pour que nous puissions assurer qu'elle ne serait pas intervertie si notre examen pouvait porter sur un plus grand nombre de familles.

Il est même assez curieux de voir que, dans les placentas pariétaux d'origine, c'est le mode mixte qui prédomine, contrairement à la loi prétendue, et que, si on les réunit (en même temps que les mixtes pour leur partie supérieure) aux pariétaux permanents, ce qui paraît nécessaire, puisque l'origine est la même et que le mode de développement des ovules ne doit pas dépendre du degré plus ou moins considérable de saillie ultérieure du placenta, on obtient :

De bas en bant. Miste. De hant en bat.

c'est-à-dire qu'il y a encore prédominance du mode mixte, et que,

pour 12 familles qui suivent la loi, il y en a 20 qui l'infirment.

Enfin si, nous fondant sur l'identité de nature de tous les

placentas, quelles que soient leur origine, leur forme et leur po-

sition, nous les réunissons tous, nos 56 familles se trouveront

ainsi réparties dans les trois modes :

Basifuge 16

Mixte 21

Basipète 19

c'est-à-dire que la répartition est presque égale.

Ces conséquences pouvaient d'ailleurs être prévues, car l'absence de lien entre le mode de production des ovules et l'origine, la position ou la forme du placenta, ressort de ce fait, que les Liliacées, les Amaryllidées et les Cannées, trois familles où nous avons trouvé au placenta la même structure et la même forme, et où l'organogéniste en décrit la formation dans les mêmes termes, développent leurs ovules , chacime suivant un mode différent : ils apparaissent de bas en haut dans les Liliacées, à mi-hauteur dans les Amaryllidées, de haut en bas chez les Cannées. On pouvait les prévoir encore en voyant, dans la même famille, le mode de développement varier : chez les Papavéracées , par exemple > où les ovules naissent de bas en haut dans les Papaver, à mi-hauteur dans les Glaacium, Chelidonium, Eschholtzia, de haut en bas dans les Macleya.

Il résulte donc du relevé que nous venons de faire que cette prétendue loi générale, que l'auteur de YOrganogénie comparée formule à la fin de son livre, est à chaque instant, dans le cours de l'ouvrage, contredite par ses propres observations, et que la somme des contradictions est supérieure à la somme des faits à l'appui. Elle ne mérite donc aucune confiance, elle n'est pas logiquement, nécessairement déduite, comme on se tromperait à le croire, de l'ensemble des observations organogéniques de l'auteur; elle est une pure création de sa fantaisie.

EXPLICATION DEiS FIGURES.

L'objet de ces figures étant de montrer la distribution des faisceaux dans la fleur à une hauteur donnée, et les changements qu'elle y subit quand la hauteur varie, on a toujours laissé en blanc le parenchyme homogène qui relie ces faisceaux; on s'est borné à signaler les solutions de continuité que ce parenchyme présente et la manière dont elles se forment. Et conmie l'orientation des faisceaux dans les systèmes qu'ils constituent est très-importante à considérer, l'auteur a eu soin de l'indiquer toujours : le côté noir de la section du faisceau en est la partie vasculaire , trachéenne ; le côté gris en est la partie libérienne et représente le tissu cribreux ou les cellules conductrices.

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