‹ Recherches sur la structure et les affinités botaniques des végétaux silicifiés requeillis aux environs d'Autun et de St. ÉtienneChapitre 2 sur 61 · Comptes rendus de l’Institut, 29 novembre · texte numérisé non relu

Comptes rendus de l’Institut, 29 novembre

de poudingues des environs de Saint-Étienne ; on rencontre dans ces poudingues des blocs de quartz de plusieurs centaines de kilogrammes dont les angles n’ont pas été usés, ce qui indique qu'ils n’ont pas été roulés et ne sont pas très éloignés du lieu où ils se sont formés ; j’ai recueilli des fragments dont la surface portait en relief et pour ainsi dire sculptés des feuilles et des pétioles de fougères, qui se seraient certainement brisés si le fragment avait subi quelques frottements un peu rudes.

La température de l’eau où la silice était en dissolution ne devait pas être très élevée, et bien certainement n’atteignait pas celle des geysers, car la délicatesse des tissus conservés n’aurait pas supporté une semblable macération. On rencontre en effet de jeunes bourgeons floraux renfermant les rudiments des graines futures, des corpuscules visibles dans l’endosperme conservé de graines plus développées, des anthères contenant encore des grains de pollen, des spores en voie de formation dans leur cellule mère, etc., tous ces organes se seraient rapidement ou détruits ou flétris dans des eaux chaudes et geysériennes. Si les tissus ont pu, malgré leur fragilité, résister d’un autre côté à la décomposition et à la pourriture, cela tient vraisemblablement à la nature antiseptique des eaux renfermant de la silice ou des silicates.

Gœppert 1 a fait de nombreuses expériences afin d’arriver à pétrifier le tissu ligneux, il a essayé tour à tour des dissolutions de silicate de potasse, de sulfates terreux, d’acétate de chaux, de baryte et d’alumine, et de bien d’autres sels métalliques. « Les résultats, dit-il,

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