‹ Recherches sur la structure et les affinités botaniques des végétaux silicifiés requeillis aux environs d'Autun et de St. ÉtienneChapitre 54 sur 61 · PLANCHE XXX · texte numérisé non relu

PLANCHE XXX

Figure 1. — (Grandeur naturelle.) Rameau effeuillé de sphenophyllum provenant d’Autun ; aux articulations on remarque de fines ponctuations, passages des faisceaux vasculaires des feuilles. La tige est lisse, les feuilles n’ont pas laissé de traces de leur insertion. Le nombre des faisceaux vasculaires parcourant l’écorce était de dix-huit, disposés très régulièrement et en rayonnant comme le montre la fig. 1 de la planche xxvi.

Fig. 2. — (Grandeur naturelle.) Fragment dépourvu de son écorce émettant en avant un rameau dans le plan de l’un des rayons du triangle vasculaire de l’axe.

Fig. 3. — (Grandeur naturelle.) Le même échantillon vu dans une position différant de 90° de la précédente ; il est facile de se convaincre que la tige, dépourvue de son écorce, n’est pas renflée aux articulations et que le rameau est solitaire.

Fig. 4. — Coupe transversale d’un jeune rameau; l’axe ligneux triangulaire et son enveloppe formée de tubes ponctués ont été seulement représentés.

tr. Trachées disposées en deux groupes à chaque extrémité des angles du triangle ligneux.

a. Vaisseaux ponctués ne remplissant pas encore toute la partie centrale de l’axe, indiquant ainsi que le développement a marché des centres trachéens en direction centripète.

a’. Vaisseaux n’ayant pas encore atteint tout leur développement.

c. Deux couches concentriques de tubes ponctués sur l’une

des faces seulement; les deux autres faces n’en possèdent qu’une rangée. Cependant on voit en c” c” quelques-uns de ces tubes qui sont en voie de formation en dehors de la première couche.

Fig. 5. — Rameau encore plus jeune en coupe transversale un peu oblique (gr. 45 d.). La première couche de tubes est moins complète que dans l’exemple précédent, une des faces paraît en manquer totalement. Mais en dehors, en c’; on aperçoit une couche de cellules coupées obliquement ; ces cellules à sections rectangulaires sont représentées plus grossies en c’ (5 bis), elles sont à parois épaisses sans ponctuations et forment une deuxième gaine autour de l’axe ligneux triangulaire ; elles sont colorées en noir intérieurement comme si elles avaient renfermé une substance riche en carbone (amidon, gomme, résine, etc.)

Cette couche semble disparaître dans les rameaux plus déveveloppés.

Fig. 6. — Coupe transversale d’une feuille de sphenophyllum quadrifidum (gros. 45 d.).

k. Tissu lâche du parenchyme intérieur.

t. Faisceaux vasculaires lunulés qui le parcourent et qui correspondent aux nervures extérieures.

ep. Épiderme inférieur de la feuille.

st. Stomates.

e’p’. Épiderme supérieur formé de cellules à sections rectangulaires et un peu plus grosses que celles plus arrondies qui forment l’épiderme inférieur.

Fig. 7. — Coupe longitudinale un peu oblique de la couche à tubes ponctués et de la deuxième enveloppe extérieure, prise dans l’échantillon figuré en 1, pl. xxvm.

c. Tubes ponctués accompagnés de cellules longitudinales et transversales.

c’. Deuxième couche formée de cellules en partie colorée et sans ponctuations.

d’. Tissu subéreux.

Fig. 8. — Coupe longitudinale montrant en g la base d’une feuille, en e, une touffe de poils et en m, le mamelon placé au dessus de l’aisselle de chaque feuille (gros. 45 d.).

Fig. 9. — Fragment d’épi de sphenophyllum (gros. 18 d.).

La figure montre quatre verticilles ; l’échantillon a subi une compression qui a brisé les bractées situées du côté droit.

c . Cellules rectangulaires à parois épaisses, sans ponctuations visibles, analogues aux cellules désignées par la lettre c’ dans les figures précédentes, elles entourent le faisceau vasculaire a.

a. Faisceau vasculaire occupant l’axe de l’épi et formé de vaisseaux scalariformes et de trachées.

g. Bractées disposées en verticille.

g”. Extrémités de bractées rompues.

sp. Macrosporange dont l’enveloppe, formée de cellules caractéristiques de ces organes, est en partie déchirée. ma. Macrospore incluse.

tr. Trachées qui se rendent à la base de Fenveloppe du macrosporange et qui partent de l’aisselle de la bractée inférieure. sp’. Macrosporange déchiré complètement.

ma’. Macrospore détachée et retenue par la bractée inférieure près de son aisselle.

s. Microsporange adhérent au fragment de bractée brisé, g’, et ramené contre la tige par la pression de corps étrangers. mi. Microspores.

s’. Autre microsporange en place à la partie supérieure de la bractée sur laquelle il s’est développé. mi’. Microspores.

m. Mamelon supra-axillaire analogue au mamelon signalé plus haut sur les tiges de sphenophyllum.

n. Mamelon inférieur à la bractée correspondant à l’organe désigné plus haut par la même lettre sur les tiges de sphenophyllum.

Fin. 10. — Microsporange (gros-. 45 d.). sp. Enveloppe du microsporange formée de cellules à section presque carrée, à parois assez épaisses, le microsporange paraît soudé à la bractée g et réellement épiphylle. mi. Microspores nombreuses et encore très jeunes. g’. Bractée stérile ou ayant perdu ses fructifications enlevées par le froissement qu’a subi ce fragment rompu d’épi de sphenophyllum.

m. Comme précédemment.

Fig. 11. — Macrosporange grossi (gros. 45 d.).

sp. Enveloppe du macrosporange d’une structure analogue à celle du microsporange.

ma. Macrospore déchiré à la partie supérieure, on distingue les cellules qui constituent sa surface.

g”. Bractée rompue, la base seule a persisté et est restée adhérente à la tige, à son aisselle on distingue quelques vaisseaux spiraux qui sont venus de l’axe.

tr. Faisceaux vasculaires passant par l’aisselle de la bractée g” et se dirigeant vers l’enveloppe du macrosporange à la base duquel il se perd.

Le macrosporange, pour ce motif, semble plutôt axillaire qu’épiphylle comme cela arrive pour les microsporanges. Malheureusement le mauvais état de conservation de l’échantillon a rendu impossible une affirmation positive sur ce point, m. Même signification que précédemment.

Fig. 12. — Feuille de sphenophyllum erosum , var. saxifragæfolium, trouvée en empreinte dans la silice et encore attachée à sa tige qui ne diffère en rien de la tige des sphenophyllum que nous avons décrits précédemment (grandeur naturelle).

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