‹ Recherches sur la Valeur Morphologique et la Signification des Differents types de Globules BlancsChapitre 13 sur 27 · Roux, Province médicale, Lyon, 1890, t. LXIV, p · texte numérisé non relu

Roux, Province médicale, Lyon, 1890, t. LXIV, p

ts

RE re

Müller: et surtout les conclusions du travail important de Rieder*?.

Les globules les plus petits, dont le diamètre était égal ou inférieur à celui des globules rouges, n'ont pour ainsi dire jamais présenté de mouvements, ni de déformations. Cependant, dans plusieurs expériences concernant Îles observations I, II, IV,nousavons constaté des mouvements amiboïdes véritables de leucocytes qui à l’état de rétraction étaient d’un diamètre sensiblement voisin de celui des globules rouges ou seulement un peu supérieur. Îl s'agissait là tantôt de l'émission de simples pseudopodes courts et minces, tantôt de déformations considérables et rapides, avec déplacements. Nous sommes portés à croire que certains de ces globules étaient de petits leucocytes mononucléaires, mais il est impossible de l’affirmer, car il existait, surles préparations fixées et colorées, des globules à noyau polymorphe de petite dimension. Nous rapprochons de cette constatation ce fait que Rieder aurait observé quelquefois les mouvements des plus petits globules, mais seulement dans certaines anémies; or, c’est dâns les anémies qu’il a décrit des globules à noyau polymorphe de petite taille.

3 Les leucocytes doués d’une activité véritable étaient en nombre variäble. Dans les observations [et IV c'était le 1/10, le 1/5, le 1/4, le 1/3 même des globules qui bougeaient. Dans les observations IT et II ils étaient plus rares. Ces globules correspondaient à des cellules moyenne taille, à protoplasma réfringent, très finement granuleux. Il m'a été impossible d’avoir la certitude qu'il s'agissait là de leucocytes à noyau polymorphe; mais on remarquera que les deux observations dans lesquelles les globules actifs étaient peu nombreux sont précisément les cas où ces formes à noyau bourgeonnant étaient rares. :

4° À côté des globules présentant de véritables mouvements amiboïdes, il en était d’autres qui offraient des mouvements très atténués; c'étaient des changements de forme

1. Müzzer, Die Morphologie des leukämischen Blutes, ete. (Centralbl, f. allg. Pathol. u. Path. Analomie, Juli 1894, p. 616). 2. Rreber, loc. cil., p. 383.

PES Nes

sur place, lents et peu considérables, formation de bosselures à grands rayons, passage d’une forme arrondie à une forme ovalaire ou bilobée, etc. Ces mouvements étaient visibles dans les observations I et IV et appartenaient surtout à des globules de grande taille, à protoplasma peu réfringent et très finement granuleux. Ces mouvement atténués semblent avoir été vus avant nous par Rieder. Il n’est pas certain qu'ils appartiennent à des formes spéciales et grandes, aux grands globules à noyau ovalaire, par exemple, comme j'avais d'abord été porté à le croire; il se peut que leurs grandes dimensions ne tiennent qu’à leur étalement. Dans ces observations de leucémie, le protoplasma des grands mononucléaires étaient finement granuleux. Cela est ainsi souvent dans la leucémie, comme Ehrlich ‘ l’a fait le premier remarquer.

5° Pour les globules à granulations réfringentes, les résultats ont varié suivant les cas; ceci explique encore les divergences de vues possibles. Dans l’observation I, ces éléments n'ont jamais présenté de véritables mouvements de progression, mais presque constamment, des déformations lentes et peu considérables avec déplacement des granulations. Dans l'observation II, je n’ai eu l’occasion d’observer aucun de ces globules. Dans les observations IT et IV, dans toutes les expériences, presque tous les globules à granulations réfringentes que J'ai vus présentaient des mouvements actifs. Cela était frappant surtout dans l’observation IV où ces globules étaient plus nombreux. Il s'agissait Ià de cellules éosinophiles, comme le montrait l'examen morphologique : le sang de ces malades ne contenait pas de cellules granuleuses « basophiles »°.Ces globules granuleux actifs présentaient des

1. Eurzicn, Ueber die Bedeutung der neutrophilen Kôrnung (in Furbenanalylische, p. 125).

2, Les grandes cellules granuleuses de Ia lymphe péritonéale du rat sont immobiles (Raxvier, Sur les éléments anatomiques de la sérosité péritonéale, C. R. de l'Ac. des sciences, 1% avril 1890). Les granulations de ces cellules se colorent vivement par le bleu de méthylène et les violets de méthyle, et répondent ainsi à la granulation + d'Ebrlich. Or, Ebhrlich à montré qu'on pouvait observer dans certains cas de leucémie des cellules portant des granulations ayant la même affinité pour les couleurs « basiques ». Ces cellules

sont-elles capables de mouvements? C'est ce qu'on ne sait pas encore. Si elles étaient immobiles, comme les cellules analogues de la Iymphe péri-

Page 1