La structure de chacun des faisceaux
s. Le degré de division de ces faisceaux.
£. L'écartement des bords de l’arc foliaire et par suite le mode de rentrée des faisceaux foliaires dans la couronne normale de la tige. C’est à ce même caractère qu’il faut rapporter la présence ou l'absence de faisceaux corticaux dans la tige, or ce caractère étant moins important que les précédents, nous pourrons rencontrer des faisceaux corti-
caux dans diverses familles, sans qu’il y ait lieu pour cela de rappro-
(1) Parmi les Mélastomacées que nous avons étudiées ce sont les Mémécylées qui se rapprochent le plus des Myrtacées. Et parmi les Myrtacées ce sont les Myrtées qui présentent le plus de ressemblances avec les Mémécylées.
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cher ces familles, si les autres caractères s’y opposent. — Exemple : les Mélastomacées et les Calycanthées qui possèdent toutes deux des faisceaux corticaux sont cependant éloignées les unes des autres.
ñ. Les variations de développement relatif que présentent les différentes parties du système foliaire (1).
0. Le déplacement le long du système foliaire de particularités intéressantes , telles que la région de plus grard développement du liber interne, la région de formation des faisceaux latéraux, des faisceaux antérieurs et des faisceaux médullaires.
… L’angle de divergence de la tige.
c. Dans les essais d'application de l'Anatomie comparée à la Classification des végétaux, les auteurs se sont fréquemment servi de la disposition du tissu libéro-ligneux sur une seule section transversale soit de la tige, soit du pétiole. Or ces sections ne peuvent donner que des indications incomplètes, souvent même erronées sur la véritable valeur des faisceaux qu'elles renferment. Il suffit pour s'en rendre compte de comparer entre eux les divers parcours de faisceaux que nous avons dressés (2).
d. Au point de vue de la détermination rapide des familles, des genres et des espèces, les caractères histologiques peuvent présenter un réel intérêt. Ce sont d'ailleurs les caractères dont les anatomistes descripteurs se sont plus spécialement servi. Je me contenterai d’indiquer ceux qui m'ont semblé les plus nets et les plus constants dans les familles que comprend cette étude. Ces caractères sont :
Dans la tige,
La forme des poils, la nalure des glandes, la forme et la localisation des cristaux, la présence ou l'absence de tannin, la structure du bois, la structure du liber, le mode de décortication ;
(1) À condition, bien entendu, de ne s'adresser, pour chaque plante, qu’à des feuilles adultes d’un développement moyen.
(2) Prenons un exemple. Comparons la section transversale du pétiole de deux plantes voisines, le Phyllagathis rotundifolia, (A) Fig. 28, et le Sphærogyne latifolia, (B) Fig. 32. Sur ces deux sections il existe de gros faisceaux disposés sur un are de cercle extérieur et des faisceaux intérieurs. La comparaison semble donc simple et facile, et cependant le parcours des faisceaux montre que la plupart des faisceaux de l’arc de cercle extérieur ont, malgré leur grande ressemblance dans les deux sections, une valeur morphologique absolument diflérente.
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Dans la feuille,
La forme des poils, la nature des glandes, le mode de formation des stomates, la forme des cristaux, la présence ou l'absence de tannin, la forme des siomates adultes, certaines modifications du mésophylle et de l'épiderme.
e. L'anatomie des organes végétatifs éloigne les Calycanthées des
- Myrtacées et des Mélastomacées (1). Elle confirme le rapprochement que font les botanistes descripteurs en plaçant les Myrtacées dans le voisinage des Mélastomacées. Les Mémécylées établissent le passage entre ces deux familles.
Parmi les Myrtacées, ce sont les Myrtées qui se rapprochent le plus des Mémécylées.
IT. — La présence d'’initiales spéciales dans le tissu méristématique du point de végétation de la tige n’a qu’une importance très minime. Elles existent dans certaines espèces, alors qu’elles manquent dans d’autres espèces du même genre.
III. — Dans la tige des Mélastomacées, la rangée cellulaire contiguë à la face interne du parenchyme cortical prend souvent l'aspect ordinaire de l’assise péricambiale des racines. Au moment où elle prend cet aspect définitif cette rangée est tantôt encore à l'état procambial, tantôt déjà parfaitement caractérisée comme tissu libérien.
Dans la tige des Myrtacées, l’assise dite péricyclique n’est qu’une gaîne mécanique plus ou moins régulière, plus ou moins épaisse, formée aux dépens du liber primaire déjà caractérisé par ses éléments grillagés.
Chez les Calycanthées, les îlots scléreux de la couronne normale qu'on a rapportés au péricycle sont des îlots grillagés sclérifiés. Ceux des massifs corticaux dérivent de fibres primitives et, dans les tiges âgées, des éléments ligneux les plus extérieurs.