MAL
dont l'une reste verticale, tandis que l’autre se dirige presque horizontalement vers le plan gd.
Des quatre branches verticales, celles du côté droit seront (N+.1 a (IN + 1), celles du côté gauche seront [N + 1ka et {N + 1)gge Les quatre branches horizontales se réunissent deux à deux dans le plan dg et y forment un gros faisceau vertical. Nous appelons (N + 1}am celui de droite et (N + 1};m, celui de gauche.
3° Que les faisceaux (N + 2) se rapprochent un peu du plan 4p en arrivant à la partie supérieure du nœud. A ce niveau, chaque faisceau [N + 2) émet successivement vers le plan æ& :
Un lobe anastomotique qui s’accole au faisceau (N + 1} latéral voisin ;
Un lobe vertical qui sera un faisceau [(N + 3). Ce faisceau {N + 3) se trouve de la sorte placé, dans l’entre-nœud, (N+1}, entre son faisceau d'origine (N + 2;et le faisceau (N+1) latéral voisin.
b. Le massif libéro-ligneux médullaire central se divise à la base du nœud en 6 lobes dont 2 plus forts que les autres sont situés dans le plan ap. Chacun de ces 6 lobes se divise de nouveau en deux branches dont l’une verticale se rapproche de l’axe de la tige pour reformer le massif central de l'entre-nœud (N +1), et dont l’autre se dirige presque horizontalement {1} vers la couronne libéro-ligneuse. Parmi ces dernières, les deux grosses branches, 4, antérieure et postérieure, se dirigent vers les faisceaux sortants N, , N, et s'étalent contre leur face interne, les quatre autres, #, plus petites, se rendent à la face interne des faisceaux (N +1) les plus rapprochés du plan gd {2} (3).
D'autre part on voit, un peu au-dessous de la base du nœud, le massif libérien interne des faisceaux foliaires, et en particulier celui des faisceaux sortants, s’allonger vers l'axe de la tige et s'isoler même, en montant dans la moelle. Chaque massif libérien interne se réunit ensuite à la branche horizontale correspondante issue du massif médullaire central et rejoint avec elle le faisceau qui lui a donné nais-
sance.
(1) C'est sur ces branches horizontales que s'insère le système des faisceaux médullaires
des bourgeons axillaires. ; (2) Lorsqu’au lieu d'un seul massif libéro-ligneux médullaire il en existe plusieurs , ces derniers se comportent comme des lobes d'un massif unique et la distribution des faisceaux
dans le nœud n’est nullement changée. 2 (3) Dans les tiges grêles, les lobes qui se rendent aux faisceaux (N + 1) ne sont plus représentés.
c. Le parcours des faisceaux, entre les sections N et (N+1), étant le même pour chacun des quatre massifs angulaires, nous nous bornerons à le décrire pour l’un d’eux, par exemple pour le massif antérieur-gauche, Aa, Fig. 13, (A) et (B).
A la base du nœud N ce massif émet vers la droite un lobe A; qui sort dans la feuille à la gauche du faisceau N,. Ce qui reste du massif Aa Se rapproche du plan g4, puis se divise en deux branches, l'une ver-
‘ticale, l'autre horizontale. La branche horizontale s’anastomose bout à bout avec la branche formée de la même façdn aux dépens du massif angulaire postérieur-gauche. La branche verticale forme le massif
angulaire correspondant de l’entre-nœud (N+1) {1}.
La section moyenne de l’entre-nœud (N+1) ne diffère donc de celle de l’entre-nœud N que par son orientation qui fait avec la sienne un angle de 90", soit vers la droite soit vers la gauche. La section (N +2) est par suite directement superposable à la section N.
Les cellules du parenchyme médullaire des nœuds sont étirées transversalement. En outre, ce tissu renferme de nombreuses cellules maclifères et des cellules pierreuses, quelquefois même des noyaux pierreux.
Les éléments libéro-ligneux des nœuds sont courts et globuleux.
Le parenchyme cortical du nœud n’est pas sensiblement modifié.
Les poils sont plus allongés et plus nombreux à la surface du nœud que sur les entre-nœuds.
Heteronoma Galeottianum. Ndn.
La section moyenne d’un entre-nœud de la tige d'A. Galeottianum differe peu de celle du N. aqualïca.
Les faisceaux sont plus gros et les vaisseaux ligneux plus larges.
Il existe plusieurs petits massifs médullaires.
La moelle est très large.
Les massifs angulaires sont plus gros que ceux du Mepsera.
Les poils coniques sont très rares (2).
(1) Lorsque la section intranodale montre 2 ou 3 massifs corticaux dans chaque angle, on voit ces cordons se réunir en un seul avant d’arriver au nœud ; le parcours des faisceaux corticaux n'est par suite nullement modifié dans la région nodale.
(2) Le mauvais état de la surface de notre échantillon ne nous a pas permis de constater la présence ou l’absence de poils unisériés capités.
Le parcours des faisceaux libéro-ligneux dans le segment moyen est semblable à celui du N. aguatica (1).
Heterocentron axillare. Ndn.
La section moyenne intranodale de l’H. axillare est rectangulaire, les côtés antérieur : et postérieur étant plus larges que les côtés latéraux. On y observe les particularités suivantes, ;
Les poils coniques sont hérissés de saillies pointues produites aux dépens de l’extrémité supérieure des cellules superficielles. Is sont en partie sclérifiés.
Les 4 massifs angulaires sont grêles. Le liber y est presque nul. Le tissu secondaire . ne s’y produit que très tardivement.
La couronne libéro-ligneuse est rectangulaire, allongée dans le plan droite-gauche. Elle renferme les mêmes faisceaux que celle du Nepsera, toutefois ces faisceaux sont disposés un peu différemment. Ainsi les faisceaux Nad et Nag sont très rapprochés de Nam; de même Nha et Npg sont très près de Npm. Les 4 faisceaux (N + 1) sont très rapprochés du plan dg. Les 4 faisceaux (N + 2) occupent les angles de la couronne.
Les fibres ligneuses secondaires ressemblent, en section transversale, à celles du Lasiandra macrantha. Leurs parois tangentielles portent une file verticale de grosses ponctuations simples, arrondies. Toutes les fibres ligneuses sont recloisonnées. Les vaisseaux sont nombreux et souvent réunis par groupes de 3 ou 4 en série radiale. Les ponctuations simples de ces vaisseaux sont criblées comme celles du Lasiandra.
Le liber externe est peu développé. Il ne renferme ni macles, ni fibres.
Il existe 5 à 6 massifs libéro-ligneux médullaires très grêles.
La moelle est large. Elle est composée dans sa région médiane de grandes cellules couvertes de ponctuations simples, et à sa périphérie de petites cellules à parois légérement épaissies. Cette zone périphérique de la moelle forme un revêtement mécanique autour des massifs libériens internes des faisceaux. Entre les faisceaux cette zone s'appuie directement sur le bois secondaire.
La décortication de la tige se fait par un cambiforme phellique qui s'établit dans le liber primaire de la couronne normale sous a gaîne protectrice.
Le parcours des faisceaux dans la couronne normale de l’H. axillare diffère de celui du N. aquatica parce que les faisceaux N latéraux s’écartent très peu du faisceau N médian , (F) Fig. 14.
(1) La structure de l’Heteronoma diversifolium (*) DC. est la même que celle de l'H. Galeottianum.
(*) Cette espèce a été étudiée par M. Vôchting (Loc. cit.) sous le nom d’Heterocentron diversifolium.
4e een Na M 4 Ads/ly he Jelly
ff ons ll 4e le lets A ls
AT PAUPA
ay Way Qu)
EDS | UE)
the 7. # LS ÈS
| MIE Fig. 14. — Parcours, dans la tige des principales espèces du type Lasiandra, des faisceaux
du système foliaire N qui rentrent dans la couronne normale.
(N 1), (N-2), (N-3), systèmes foliaires des nœuds situés au-dessous du nœud N. — Les faisceaux des systèmes foliaires N comparés sont ombrés. Les lignes pointillées terminées par une flèche indiquent les cordons libéro-ligneux qui se détachent des faisceaux N et pénètrent dans la moelle.
(A) Lasiandra macrantha. — (B) Melastoma malabathricum. — (C) Monochetum umbellatum. — (D) Monochætum ensiferum et M. sericeum. — (E) Centradenia floribunda. — (F) Heterocentron axillare, H roseum. — (G) Nepsera aquatica, Heteronoma Galeot-
lianum, H. diversifolium.
Heterocentron roseum. À. Br. et Bouché.
La section transversale moyenne de la tige d'A. roseum diffère de celle d’H. axillare.
1° Parce que le parenchyme médullaire est transformé en un tissu mécanique non seulement contre la couronne normale, mais au si contre les massifs libéro-ligneux médullaires.
2° Parce qu’il existe 15 à 20 petits massifs libéro-ligneux médullaires. à : ‘ :
3° Parce que les fibres ligneuses secondaires de la couronne sont un peu plus grêles.
4° Parce que les poils coniques hérissés sont beaucoup moins abondants.
5° Parce que le liège de décortication montre, dès son origine, des assises alternatives de petites et de grandes cellules. Nous n'avons pu nous assurer si dans Ja suite il y a sclérification des petites cellules comme chez les Monochætum.
Le parcours des faisceaux de la couronne normale ressemble à celui de l’H, axillare.
B. — CENTRADENIA FLORIBUNDA. Planch. (1)
Section transversale intranodale moyenne. — La section transversale moyenne de la tige de C. floribunda montre, Fig. 18, PL 9 : |
1° Une assise de cellules épidermiques ;
2° Une zone de parenchyme cortical ;
3° Quatre inassifs libero-ligneux corticaux (2);
4° Une couronne libéro-ligneuse carrée, continue, dont les faisceaux sont pourvus de liber interne ;
5° Une masse centrale, gréle de parenchyme médullaire contenant un massif libèro-ligneux central (3.
L'épiderme porte des plis cuticulaires longitudinaux. Il est dépourvu de stomates. Ses poils coniques sont petits, terminés en pointe et légèrement sclérifiés. Jamais ils ne reçoivent de filets libéro-ligneux.
Le parenchyme cortical comprend : 1° deux ou trois assises extérieures de cellules collenchymateuses ; 2° deux ou trois assises inter-
(1) La tige du C. floribunda est grèle, ligneuse. Elle est quadrangulaire, dépourvue d'ailes Ses entre-nœuds sont a peu près glabres.
(2) Dans les rameaux très vigoureux, chacun de ces quatre massifs ou l'un d'eux seulement peut être accompagné d’un second massif très petit, plus rapproché du plan deg, voisin de la surface.
(3) Quelquefois il existe 2 ou 3 massifs médullaires très rapprochés du centre.
médiaires de cellules larges, à parois minces; 3° une assise profonde dont les cellules sont petites et peu différentes, en section transversale, de celles du parenchyme libérien. Ce parenchyme cortical possède de nombreuses cellules maclifères.
Les parois des cellules de la moelle sont épaisses et fortement ponctuées. Ce tissu renferme des files de cellules maclifères.
La couronne libéro-ligneuse contient 8 faisceaux qui sont :
Deux faisceaux Na, N, situés en avant et en arrière dans le - plan æ ; ;
Deux faisceaux (N + 1)3, (N + 14 situés à gauche et à droite dans le plan gd ;
Quatre faisceaux (N + 2) qui occupent les angles de la couronne (1).
Les fibres ligneuses secondaires ressemblent à celles du Zasiandra macrantha ; beaucoup d’entre elles sont recloisonnées transversalement. Les vaisseaux sont plus petits que ceux du Z. macrantha, toutefois leurs ponctuations ont, comme les siennes, un aspect criblé, Fist; PI.°9.
La couronne de liber externe est relativement moins épaisse que celle du Lasiandra macrantha. Elle renferme, dans sa partie secondaire, un assez grand nombre de petits îlots grillagés.
Le liber interne n’existe que dans les faisceaux foliaires. Il est surtout développé dans les faisceaux N; N,;.
Le massif libéro-ligneux médullaire du C. floribunda ne renferme jamais d'éléments ligneux caractérisés.
Les trachées initiales des massifs corticaux sont plus nombreuses que chez le Nepsera aquatica. La zone cambiale de ces massifs apparaît tardivement (2).
(1) Exceptionnellement, nous avons observé dans des rameaux très vigoureux du C. floribunda des faisceaux Ne, Na, au milieu des faces latérales de la couronne. Dans ce cas, les faisceaux (N + 1) étaient représentés chacun par deux faisceaux situés de chaque côté des faisceaux Ng, Na. Nous avons vu que ce fait qui est exceptionnel chez le C. fforibunda devient la règle dans le groupe auquel appartiennent les genres Lasiandra et Monochætum.
(2) Ces massifs angulaires ne sont pas décortiqués. Leur accroissement secondaire est très variable. Ainsi, sur une tige de 7"" de diamètre, l’un. des cordons angulaires formait un bourrelet longitudinal d'environ 1"" de diamètre , tandis que les autres ne comprenaient que quelques éléments secondaires. Tantôt l’accroissement secondaire de ces gros cordons corticaux se fait tout autour des cellules initiales, tantôt il se localise de bonne heure vers l’intérieur.
La décortication de la tige de C. floribunda se fait tardivement. Elle est déterminée par une zone cambiforme phellique qui s'établit daris l'épiderme même, Fig. 15, PI. 9. Le liège produit consiste en petites cellules plates à parois minces.
Parcours des faisceaux dans le Segment moyen. — Le parcours des faisceaux dans le Segment moyen du C. floribunda est le suivant :
1° Les faisceaux N, N, sortent dans les feuilles du nœud N. Ils se divisent en y pénétrant, chacun en trois faisceaux (1).
2° Immédiatement après cette sortie, les 4 faisceaux (N + 2) se rapprochent brusquement du plan 4p et s'y fusionnent deux à deux en formant les deux faisceaux (N + 24, IN + 2),
3° 4 lobes verticaux (N + 3)se détachent, à la base du nœud, des 4 faisceaux (N + 2) avant qu’ils ne se rapprochent du plan 4p.
4° Les faisceaux (N + 1}, (N + 1)a traversent le nœud sans subir
aucune modification.
Le parcours des faisceaux des massifs angulaires du C. foribunda est le même que celui des massifs angulaires du N. aquatica.
Le parcours des faisceaux médullaires diffère de celui du N. aquatica, parce qu'au nœud, un faisceau se rend à chacun des 8 faisceaux de la couronne normale.
Le parenchyme médullaire nodal du C. floribunda diffère de celui du N. aguatica en ce qu'il ne renferme pas de sclérites. Les macles y sont excessivement nombreuses.
Centradenia rosea. Don (2).
La section moyenne intranodale de la tige de C. rosea diffère de celle du C. flori-
bunda :
(1) Lorsque la couronne renferme des faisceaux Ny , Na , le parcours des faisceaux de la couronne est identique, dans le nœud, à celui que nous avons décrit chez le Monochætum.
(2) Les tiges du C. rosea sont quadrangulaires. Elles sont plus ou moins horizontales et tournent une de leurs arêtes vers le sol, de telle sorte que deux de leurs faces sont inferieures et les deux autres supérieures. Les faces supérieures sont très réduites, les faces inférieures sont très larges. Des deux feuilles de chaque nœud celle qui s'attache sur la face supérieure est très petite et tombe de bonne heure, l’autre est plus grande et persiste plus longtemps. De plus, la tige se tord , d’un verticille au suivant, tantôt à droite tantôt
1° par sa grande asymétrie. La face antérieure est beaucoup moins large que la face postérieure. La face gauche est plus petite où plus grande que la face droite.
Les faisceaux de la couronne normale et des massifs angulaires qui correspondent aux petits côtés sont très réduits.
2° La moelle est étroite.
3° Il n’existe qu’un seul massif libéro-ligneux médullaire et il est très grêle.
4° Les poils coniques sont abondants à la surface. La tête des poils unisériés est fortement turgescente, Fig. 6, PI. 8.
Le parcours des faisceaux dans le segment moyen du C. rosea est caractérisé par la réduction des faisceaux qui correspondent aux petites faces de la tige. Très généralement il ne sort que trois faisceaux dans les petites feuilles ; ce sont :
Le faisceau médian N qui pénètre dans la feuille sans se diviser,
Les faisceaux latéraux As émis par les massifs angulaires voisins.
Centradenia grandifolia. End. (1).
La section moyenne intranodale du C. grandifolia est caractérisée, Fig. 17, PIMOË
1° Par le grand développement de ses ailes et par la grande importance de son système libéro-ligneux cortical. Chaque aile renferme 5 ou6 massifs concentriques d'autant moins gros qu'ils sont plus éloignés du centre de latige. Les plus gros de ces massifs rappellent pour la taille ceux du Lasiandra macrantha, les plus petits ne contiennent que quelques trachées entourées par quelques cellules libériennes.
2° Par la grande largeur de son parenchyme médullaire.
3° Par l’importance de son système libéro-ligneux médullaire qui forme 3 ou 4 massifs très rapprochés du centre. Ces massifs sont presque uniquement libériens (2).
a gauche, Fig. 4, PI. 8, et cette torsion dispose les feuilles suivant deux files l'une à droite, l'autre à gauche de la tige. Dans chacune de ces files, par suite des atrophies indiquées précédemment. les feuilles sont alternativement grandes et petites, persistantes et caduques. Les rameaux axillaires, /, ne se forment que dans l’aisselle des grandes feuilles.
Après la chute des petites feuilles, dont les cicatrices sont à peine visibles. la disposition
des feuilles semble alterne et du cycle +
La tige du C. rosea est légèrement ailée et villeuse. (1) Latige du C. grandifolia est surtout remarquable par ses grandes ailes.
(2) Le mauvais état de notre échantillon de C. grandifolia ne nous a pas permis d'étudier le parcours de ses faisceaux.
D’après M. Vôchting ce parcours serait, au nœud, asymétrique par rapport au plan çd, l'un des systèmes sortants étant plus faible que l’autre. Le système sortant le plus faible ressemble à celui du Centradenia floribunda, le système sortant le plus fort ressemble à celui du Monochætum sericeum. En outre, ces deux systèmes sont l’un et l’autre caractérisés par l’adjonction de nouveaux faisceaux latéraux sortants détachés des faisceaux angulaires
les plus gros (*).
(*) La structure du C. grandifolia se montre donc, de même que celle des tiges très vigoureuses de C. floribunda, comme un terme de passage entre la structure des Lasiandra et la structure des Nepsera.
En résumé, dans les tiges du type Lasiandra le système foliaire (1) se compose, Fig. 14 :
1° De frois faisceaux Na, Nam, Naa qui rentrent ensemble dans la couronne normale, en suivant le plan ap.
Ces 3 faisceaux restent unis les uns aux autres, vers le bas, dans le groupe Lasiandra, (A) à (D),-et chez les Centradenia, (E). Ils s'écartent plus ou moins lés uns des autres dans les genres ÆJeterocentron, (F), Heteronoma et Nepsera, (G).
2° De deux faisceaux latéraux Nga, Naaqui rentrent latéralement dans la couronne en suivant le plan gd.
Ces faisceaux n'existent que dans le groupe Lasiandra, (A) à (D). Cependant on les trouve encore accidentellement chez les tiges très vigoureuses de quelques Centrademia. Ces derniers forment ainsi passage vers les autres genres du groupe MNepsera qui sont dépourvus de ces faisceaux Nua et Na.
3° De faisceaux A,, plus latéraux que les précédents, qui rentrent dans les massifs angulaires voisins. Il n'existe le plus généralement qu’un seul faisceau A; dans chaque bord du pétiole. Cependant on en trouve plusieurs chez Centradema grandifolia.
4° De faisceaux médullaires. Ces faisceaux se détachent de la face interne de chacun des faisceaux du système foliaire qui rentrent dans la couronne normale, et viennent se grouper dans la moelle en un ou plusieurs massifs. Le nombre de ces massifs médillaires est en rapport avec le développement diamétral de la moelle.
Les faisceaux médullaires peuvent se détacher des faisceaux foliaires à 3 niveaux différents :
En à , au niveau de la rentrée des faisceaux foliaires dans la couronne (nœud N);
En #, au nœud immédiatement inférieur (nœud [N — 1) );
En c, au deuxième nœud inférieur {nœud (N — 2; ). Le premier cas ne fait défaut que dans les tiges grêles. Le deuxième cas est très. fréquent, le troisième est plus rare.
(1) C'est-à-dire l'ensemble des faisceaux qui descendent d’une même feuille dans la tige.
Tyre MICONIA.
Les tiges du type Miconia nous ont montré des différences de structure qui nous permettent de les classer dans deux groupes principaux caractérisés l’un par le genre Bertolonia, l'autre par le genre Miconia.
. Les particularités du groupe Bertolonia sont les suivantes :
1° La tige ne possède qu’un petit nombre de massifs libéro-ligneux médullaires. Ces massifs sont gros et très rapprochés du centre de la moelle ; |
2° Au nœud, certains cordons libéro-ligneux transversaux de la moelle s’accolent au liber interne de la couronne, tandis que les autres s’intercalent dans cette couronne :
3° Les ponctuations aréolées des vaisseaux ligneux secondaires sont le plus souvent très allongées transversalement
Ce premier groupe se subdivise lui-même en deux sous-groupes caractérisés l’un par le genre Berlolonia, l'autre par le genre Medinilla.
Dans /e premier (Bertolonia) ,
les cordons libéro-ligneux médullaires qui se détachent au nœud du système foliaire rentrant se réunissent tous au centre de la moelle.
. Dans le second (Medimlla),
les cordons médullaires qui se détachent au nœud du système foliaire rentrant sont très gros el vont S’accoler en grande partie sur le hber interne des côtés latéraux de la couronne. Souvent ces cordons s’intercalent dans la couronne même.
Dans le premier sous-groupe, nous décrirons spécialement le Bertolonia miranda ; dans le second, nous étudierons le Medimlla Jfarinosa. Les tiges des autres espèces de ces deux sous-groupes ne seront décrites que par comparaison.
Les caractères du groupe Miconia sont les suivants :
1° La tige possède de nombreux massifs libéro-ligneux médullaires dispersés dans toute la moelle ;
ms 187 —
2° Les faisceaux de chaque système foliaire sont à peu près fondus en un arc foliaire compacte ;
3° Les branches du système médullaire qui unissent, au nœud, les massifs médullaires verticaux à la couronne libéro-ligneuse sont petites, très nombreuses et s’intercalent dans la couronne ;
4° Les ponctuations aréolées des vaisseaux ligneux secondaires sont rondes et très nombreuses.
Nous décrirons en détail la’ tige du Miconia Paroniana et nous étudierons par comparaison les autres espèces du même groupe {1}.
1° Groupe.
À. — BERTOLONIA MIRANDA (2).
Section transversale intranodale moyenne. — La section transversale
moyenne d’un entre-nœud de B. miranda est quadrangulaire. Cette section montre, Fig. 15.