‹ Recherches sur l’Anatomie comparée des Calycanthées, des Mélastomacées et des MyrtacéesChapitre 59 sur 134 · KE NS · texte numérisé non relu

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N2ag, Niag, Nam, Niad, Nzad, faisceaux sortants antérieurs ; N2pg, Nipg. Npm, Nipd, N2pd, faisceaux sortants postérieurs.

— a, b, c, d, faisceaux médullaires transversaux du nœud.

(A) Projection horizontale sur la section moyenne de l’entrenœud N du parcours des faisceaux dans le nœud N.

(B) Parcours des faisceaux médullaires dans la moitié gauche du nœud N.

1" Une assise de cellules épidermiques.

2° Une couronne de parenchyme cortical dépourvue de massifs libéroligneux.

3" Une couronne libero-ligneuse normale continue possédant à sa face interne une bande libérienne continue.

(1) La tige du M. farinosa est verticillée par deux. Ses entre-nœuds sont cylindriques, légèrement aplatis latéralement. Ses nœuds sont dépourvus de bourrelets latéraux. Toute sa surface est villeuse et présente l’aspect qui lui a fait donner son nom.

4° Une masse centrale de parenchyme médullaire contenant un seul massif libero-ligneux central.

Les cellules épidermiques sont petites, à plis cuticulaires longitudinaux. Cette assise porte deux sortes de poils à pédicelle unisérié. Les uns sont capités, glanduleux et rappellent les poils unisériés du Zasiandra macrantha. Les autres sont grands, hérissés de pointes unicellulaires plus ou moins recourbées vers sa base, Fig. 15, PL. 10 ; leurs parois sont légèrement épaissies, leurs cellules sont remplies d’air (1).

L’épiderme porte en outre de petits groupes de stomates.

Le parenchyme cortical est formé de 12 à 15 assises de petites cellules. Il comprend deux régions sensiblement égales, l’une extérieure collenchymateuse, l’autre intérieure herbacée. Cette dernière pénètre jusqu’à l’épiderme, en face des groupes de stomates.

Il existe dans tout le parenchyme cortical des cellules maclifères et des sclérites isolées, à parois régulièrement épaissies et canaliculées.

L'assise profonde du parenchyme cortical ne présente pas de différenciation bien nette. Toutefois ses cellules sont aplaties radialement. Cette assise renferme beaucoup de sclérites.

La couronne libéro-ligneuse est elliptique, son grand axe coïncidant avec le plan antéro-postérieur. Les faisceaux de cette couronne ne se distinguent pas les uns des autres. Toutefois le bois primaire est nettement plus développé aux extrémités antérieure et postérieure de la couronne. Il se compose de trachées plus ou moins isolées au milieu de fibres primitives à parois minces recloisonnées transversalement.

Le bois secondaire forme une couronne épaisse. Il se compose de vaisseaux et de fibres. Parmi les vaisseaux, les uns sont annelés et contigus au bois primaire, les autres sont ponctués, de taille moyenne (2) et dispersés au milieu des fibres ligneuses. Les ponctuations de ces vaisseaux sont généralement transversales, Fig. 21 ; elles sont simples ou quelquefois aréolées. Les fibres ligneuses secondaires sont à section transversale rectangulaire. Elles portent des files de fines ponctuations

(1) Ce sont ces poils aériferes qui donnent à la surface de la tige son aspect spécial.

(2) Leur diamètre est de 35 à 40 y.

Frevaens A) La Se = et Fig. 21. — Vaisseau ligneux et fibres ligneuses de la tige — 10 en D du Medinilla magnifica.

Le 25 OR (A) Section longitudinale ; (B) Section transversale. ee 0 0 OOt

croisées sur chacune de leurs faces. Un grand nombre de ces fibres sont recloisonnées transversalement. À

Les rayons de faisceaux sont nombreux. Leurs cellules sont allongées verticalement ; elles ont des parois ponctuées.

La couronne libérienne externe est peu épaisse. Le liber secondaire ne s’y distingue pas du liber primaire. Cette couronne renferme de petits îlots grillagés, des cellules maclifères et des sclérites canaliculées dispersés au milieu d’une masse parenchymateuse. Les cribles des cellules grillagées sont toujours petits, transversaux et simples. Les cellules maclifères sont réunies en files peu allongées. Les sclérites se distinguent par leur allongement vertical et leur petit diamètre de ceux du parenchyme cortical.

L’assise extérieure de cette couronne libérienne externe n’est pas différenciée en assise péricambiale. :

La couronne libérienne interne est intimement appliquée contre le bois primaire. Cette couronne est plus épaisse aux extrémités antérieure et postérieure, et elle forme, dans le plan ap, deux coins qui pénètrent dans la moelle.

Cette couronne libérienne interne est presque entièrement grillagée. Toutefois ses îlots grillagés sont surtout situés au contact du parenchyme médullaire. L'étude attentive de ces îlots grillagés montre qu’en général les cellules aux dépens desquelles ils se sont formés ont subi un premier recloisonnement parallèle à la surface interne du tissu libérien, et qu'ensuite les cellules filles ainsi formées se sont elles-mêmes divisées par des cloisons longitudinales qui sont le plus souvent perpendiculàäires ou parallèles aux premières.

Ce liber interne ne renferme ni macles, ni sclérites.

Le parenchyme médullaire est formé de grandes cellules polygonales. Une notable partie de ce parenchyme est sclérifiée et tranformée en gros nodules pierreux dont les cellules ont des parois régulièrement

épaissies et fortement canaliculées. Il existe quelques cellules maclifères.

Le massif médullaire central comprend une région ligneuse centrale et une région libérienne périphérique. La région ligneuse est formée de quelques amas trachéens grêles qu’enveloppent des fibres primitives à parois minces, recloisonnées transversalement. La région libérienne comprend un grand nombre d’ilots grillagés et son tissu ressemble à celui du liber interne de la couronne normale.

La décortication de la tige du M. farinosa est produite par un cambitorme phellique qui s'établit dans l’assise sous-épidermique. Le liège produit est formé de cellules plates, à paroïs minces ou faiblement épaissies.

Parcours des faisceaux dans le Segment moyen. — a. En montant de la section moyenne de l’entre-nœud N à la section de l’entrenœud (N+1) on voit :

10 Que les côtés antérieur et postérieur de la couronne libéroligneuse normale sortent dans les feuilles du nœud N. Chacun de ces arcs libéro-ligneux se divise au niveau de sa sortie en 5 faisceaux N distincts qui se disposent sur un arc de cercle presque fermé.

2° Que les bords de la couronne laissés libres par la sortie des arcs antérieur et postérieur se referment aussitôt dans le plan ap.

39 Que le bois primaire et le liber interne de la couronne deviennent plus abondants au milieu des côtés droit et gauche. Ces côtés prennent peu à peu l’aspect que présentaient les côtés antérieur et postérieur sur la section N. Ils constituent les systèmes foliaires (Ni) , (N+1h.

b. Le parcours des faisceaux médullaires dans le segment moyen est le suivant :

1” Le massif central unique se divise à la base du nœud Nen 4 lobes principaux qui s'écartent de l'axe de la tige, traversent le nœud et se réunissent de nouveau à la base de l’entre-nœud (N+1)en un seul massif médian,

2° Ces faisceaux médullaires verticaux émettent:

#, à la base du nœud, des lobes horizontaux, 4, qui se rendent à

chacun des faisceaux sortants. Les plus petits de ces lobes se dirigent vers les faisceaux médians Nan, Non et s’accolent à leur face interne. Les plus gros se rendent vers les faisceaux N latéraux entre lesquels is s'intercalent dans l'arc hbéro-ligneux sortant.

6, à la partie supérieure du nœud, 4 lobes à qui montent deux à deux en avant et en arrière et vont s’éx/ercaler dans la couronne libéroligneuse normale au point où cette couronne se referme après la sortie des faisceaux N.

LS 30 Il se détache de la face interne de chacun des côtés de la couronne normale.

#, de gros faisceaux libéro-ligneux, c, quise rendent aux faisceaux N latéraux et sortent avec eux dans les feuilles. Ces faisceaux ç s’anastomosent en partie avec les faisceaux 4.

6, des faisceaux plus grêles, 4, qui se rendent au massif médullaire central.

Ce parcours des faisceaux médullaires est encore compliqué :

1° par les nombreuses anastomoses que ces faisceaux contractent

entre eux

2° par l'insertion du réseau médullaire des bourgeons axillaires. Cette insertion se fait sur les cordons du réseau médullaire de la tige support qui sont les plus proches.

En résumé, le parcours des faisceaux médullaires du M. farinosa diffère de celui du Bertolonia miranda, surtout par la présence des grosses anastomoses € et par la plus grande importance des faisceaux 4.

Medinilla magnifica Lindl. et Paxt. (1)

a. Les caractères qui différencient la section transversale intranodale moyenne, du M. magnifica de celle du M. farinosa sont les suivants.

La section est très large et pourvue d’ailes latérales très developpées, Fig. 5, PI, 11.

La surface ne porte que des poils unisériés capités, dont le pédicelle est court et dont la tête n’est le plus souvent formée que de 4 cellules, Fig. 12, PI. 10.

(1) La tige du M. magnifica est très différente de celle du M. farinosa. Elle est grosse, ligneuse, quadrangulaire, à ailes latérales fortement développées. Ses entre-nœuds sont glabres. Ils sont longs de 10 à 12 centimètres. Les nœuds portent des feuilles presque sessiles. Ils sont couverts à leur partie supérieure de gros poils coniques, longs de pme larges, à leur base, de 1",

pre 209 —

Le parenchyme cortical est épais. Il comprend une région extérieure à cellules un peu plus larges et une région intérieure, épaisse de 5 à 6 assises, à cellules plus petites (1).

La couronne libéro-ligneuse normale du M. magnifica diffère de celle du M. Jarinosa :

19 Parce qu’il existe un plus grand nombre de faisceaux Na et Nh latéraux.

2° Parce que les vaisseaux ligneux secondaires sont un peu plus gros (2) et portent des ponctuations très allongées transversalement, Fig. 21.

3° Parce que la face interne de chaque faisceau foliaire est occupée par une masse libéro-ligneuse orientée en sens inverse des éléments normaux du faisceau, Fig. 3, PI. 10. La masse ligneuse interne est formée d’éléments grêles, cylindriques, à parois minces, Fp, et de trachées, Tr, dont les plus petites sont les plus extérieures (3). Le liber interne L; est très developpé. Il enveloppe intérieurement et latéralement le bois interne. Cette masse libéro-ligneuse interne peut être séparée du bois externe par une petite bande libérienne.

Le parenchyme médullaire est très large. Il est dépourvu de sclérites.

Il existe 4 ou 5 gros massifs médullaires très rapprochés du centre de la tige. Ces massifs semblent formés par la réunion de plusieurs faisceaux unipolaires accolés de telle sorte que leur pôle ligneux soit près du centre du massif, leur liber étant extérieur. En outre, une zone cambiale peut s’établirentre le bois et le liber primaires des faisceaux de chaque massif, Fig. 7, Pl. 10. Le bois primaire et le bois secondaire des massifs médullaires ne diffèrent des mêmes tissus de la couronne normale que par le petit nombre des vaisseaux. Le liber est très peu développé ; il ressemble au liber interne de la couronne normale.

b. Si on compare le parcours des faisceaux dans le segment moyen de la tige du M. magnifica avec celui du M. farinosa; on voit :

1% Que les 9 ou 11 faisceaux N de chacune des faces antérieure et postérieure du M. magnifica sortent successivement dans les feuilles Na et Nb et s’y disposent sur un arc de cercle presque fermé, de la même façon que les faisceaux sortants du M. Jfarinosa.

29 Que les seuls cordons médullaires horizontaux a existants, Fig. 20, sont ceux qui se rendent aux faisceaux N les plus latéraux.

30 Que les faisceaux médullaires, c, sont excessivement développés, Les extrémités inférieures de ces faisceaux médullaires peuvent ou bien s’accoler à la face interne des faisceaux (N + 1) des côtés de la couronne normale, ou bien s’intercaler entre ces faisceaux (N + 1) dans la couronne même.

49 Que les faisceaux médullaires, d, manquent généralement.

c. Le parenchyme médullaire du M. magnifica renferme de gros nodules pierreux

(1) Nous verrons dans l'étude de la différenciation des tissus de la tige que cette région intérieure est d’origine secondaire.

(2) Leur diamètre est de 40 à 50 y.

(G) Cette région ligneuse manque dans quelques faisceaux.

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