Une couronne peu épaisse de parenchyme cortical
3. Une couronne libéro-ligneuse possédant à sa face interne une bande libérienne continue.
4. Une large masse de parenchyme médullaire contenant de nombreux massifs libéro-ligneux médullaires bien développés et sensiblement égaux. Il peut exister jusqu'à 40 massifs libéro-ligneux médullaires.
L’épiderme, dont les cellules sont très petites, porte de nombreux poils dans lesquels un court pédicelle unisérié est terminé par une tête rayonnée, Fig. 10, PI. 10. Ces poils rayonnés ont des parois sclérifiées. Ils sont dépourvus de tannin.
La région extérieure du parenchyme cortical est collenchymateuse. La région intérieure est à parois minces, et renferme de nombreuses cellules sclérifiées. Il existe des cellules cristalligènes dans tout le parenchyme cortical.
(1) La tige du M. Pavoniana est grosse, ligneuse, à entre-nœuds assez allongés, Sa surface est complètement recouverte par un feutrage de poils rayonnés. Cette tige n’est ni ailée, ni même anguleuse.
L’assise interne du parenchyme cortical est caractérisée comme gaîne protectrice par la forme de ses cellules allongées tangentiellement. Extérieurement à cette gaîne et contre elle on trouve deux ou trois rangs de petites cellules de parenchyme secondaire.
Les faisceaux sortants de la couronne libéro-ligneuse sont intimement accolés les uns aux autres. Ils forment un arc antérieur N, et un arc postérieur N, dans lesquels on ne peut plus les délimiter.
La couronne lTibérienne externe est peu épaisse. Elle renferme, outre les îlots grillagés, des files de cellules maclifères et des fibres sclérifiées.
La couronne ligneuse secondaire est formée de fibres et de vaisseaux. Les fibres sont dépourvues de ponctuations. Quelques-unes d’entre elles sont recloisonnées transversalement. Les vaisseaux sont très gros (1) et groupés par 2, 3 ou 4 en files radiales. Leurs parois sont couvertes d’aréoles rondes à ouvertures transversales, Fig. 22.
Fig. 22. — Vaisseaux ligneux et fibres ligneuses de la tige du Miconia Pavoniana.
(A) Section tangentielle. — (B) Section transversale.
V, vaisseau; RF, rayon de faisceau; Fb, fibre ligneuse.
Le liber interne n’est bien développé que dans les arcs sortants antérieur et postérieur. Ce liber renferme beaucoup d'ilots grillagés surtout au contact de la moelle.
Le bois des massifs libéro-ligneux médullaires est situé au centre. Il est représenté par de petites lames trachéennes rayonnantes et par des fibres primitives à parois minces. Le liber entoure le bois. Ce liber contient de nombreux îlots grillagés. [l n’existe pas de zone cambiale
entre le bois et le liber.
(1) Ils mesurent souvent 70 y de diamètre
Les cellules du parenchyme médullaire sont assez étroites. Elles sont légèrement allongées longitudinalement.
Parcours des faisceaux dans le Segment moyen. — Le parcours des faisceaux de la couronne dans le segment moyen du M. Pavoniana est le suivant.
Les deux arcs antérieur N, et postérieur N, sortent directement dans les feuilles correspondantes. Chacun de ces arcs se divise au moment de sa sortie en une quinzaine de faisceaux isolés qui se disposent sur un cercle presque complet.
La couronne se referme dans le plan 4 en arrière des arcs sortants.
Des arcs foliaires (N+1};, (N+1ja se différencient peu à peu à gauche et à droite dans le plan 4.
Le parcours des faisceaux libéro-ligneux médullaires dans le segment moyen est le suivant.
1° I] se détache, en montant, du liber interne des divers faisceaux N et des faisceaux (N+1} (1) de très petits lobes qui se jettent sur les massifs libéro-ligneux médullaires les plus voisins. Les cordons qui partent des faisceaux (N+ 1) sont plus grêles que ceux qui partent des faisceaux N. :
2° Au niveau où les faisceaux N quittent la couronne, le système médullaire envoie successivement à ces faisceaux, à mesure de leur sortie, un ou plusieurs cordons libéro-ligneux qui, ou bien s’accolent à leur face interne, ou bien s’intercalent entre leurs lames ligneuses dont ils prennent l'orientation. Ces cordons sont d’autant plus importants et plus nombreux que les faisceaux auxquels ils se rendent sont euxmêmes plus développés (2).
3° A la partie supérieure du nœud, le système libéro-ligneux médullaire émet de petits lobes ascendants qui se dirigent vers la portion de la couronne dans laquelle se formeront les faisceaux (N+2), c’està-dire vers les faces antérieure et postérieure. Ces lobes s’intercalent entre les lames libero-ligneuses de la couronne.
(1) C'est-à-dire de divers points des arcs antérieur et postérieur N et de divers points des arcs droit et gauche dans lesquels on distinguera plus haut les faisceaux (N +1).
(2) Chacun de ces cordons part de plusieurs massifs médullaires; il en touche d’autant plus, qu’il est plus gros.
4° De nombreuses anastomoses s “établissent entre les faisceaux médullaires et les équilibrent.
Le parenchyme médullaire et le parenchyme cortical renferment, au niveau du nœud, de nombreuses macles et de nombreuses sclérites isolées.
SPHÆROGYNE LATIFOLIA. Ndn. (1).
a. La section transversale d’un entre-nœud de Sph. latifolia diffère de celle du M. Pavoniana par les caractères suivants.
Chaque poil comprend une colonne basilaire terminée par un plumet de cellules allongées, indépendantes les unes des autres. En section transversale , la colonne basilaire montre une assise superficielle de cellules irrégulières et quelques cellules intérieures. Tous les éléments du poil ont des paroïs minces et sont chargés de tannin.
La région extérieure du parenchyme cortical n’est que faiblement collenchymateuse. Vers l’intérieur, le parenchyme cortical passe insensiblement au liber primaire externe, et une section radiale permet seule par la différence de longueur des éléments de distinguer la limite deces deux tissus. |
Les faisceaux sortants N de la couronne libéro-ligneuse sont comme chez le M. Pavoniana réunis en un arc antérieur et un arc postérieur. Toutefois il est possible de distinguer dans chaque arc un faisceau médian dans le plan æp et deux ou trois larges faisceaux latéraux de chaque côté de lui.
Le liber primaire externe est peu développé. Le liber secondaire externe renferme des îlots grillagés nombreux, mais beaucoup moins larges que ceux du liber interne. Le liber externe contient en outre des files de cellules maclifères. On n’y voit jamais de fibres sclérifiées.
Dans la couronne ligneuse les vaisseaux secondaires sont généralement couverts d'aréoles rondes à ouvertures transversales, quelquefois cependant ils portent des aréoles allongées transversalement comme celles du Bertolonia miranda.
Le liber interne est peu développé contre les faces latérales de la couronne. Ilest plus épais dans les faisceaux foliaires N. Le liber interne
(1) La tige du Sphærogyne latifolia est quadrangulaire, à angles émoussés. Sa surface porte un revêtement velouté.
des faisceaux médians Nam, Npm forme un coin qui pénètre dans la moelle. Ce liber est fortement grillagé contre le parenchyme médullaire. |
Les cellules du parenchyme médullaire sont petites et couvertes de ponctuations simples.
Les massifs libéro-ligneux médullaires sont notablement plus gros que ceux du M. Pavoniana. 11 en existe 10 à 12. Les plus gros de ces massifs sont irrégulièrement distribués dans une bande antéro-postérieure. Chaque massif renferme des productions primaires et des productions secondaires. Le bois primaire est central comme chez le M. Payoniana ; il est représenté par des lames radiales trachéennes, Fig. 9, PI. 10, et par des fibres primitives (1}; le bois secondaire enveloppe le bois primaire; il comprend des vaisseaux, des fibres et du parenchyme ligneux. Le liber forme autour du bois une ceinture d’îlots grillagés dans laquelle on ne peut distinguer le tissu primaire du tissu secondaire.
b. Le parcours des faisceaux de la couronne libéro-ligneuse dans le segment moyen du Sp. latifolia diffère de celui du M. Pavoniana :
1° parce que les arcs sortants antérieur et postérieur se divisent chacun en 13 faisceaux dont les plus rapprochés du plan 4 sont discernables dès le milieu de l’entre-nœud N :
2° parce que les faisceaux médians (N + 1}, et (N + 1) deviennent visibles au milieu des côtés latéraux de la couronne dès le haut de l’entre-nœud N.
Le parcours des massifs libéro-ligneux médullaires diffère de celui du M. Pavoniana parce que les cordons ascendants qui se rendent aux faisceaux sortants sont plus petits. Au contraire ceux qui se rendent aux faisceaux (N + 1) sont plus développés.
Le parenchyme médullaire et le parenchyme cortical du nœud renferment comme chez le M. Pavoniana des cellules scléreuses isolées. Les poils que porte le bourrelet transversal du nœud sont plus gros
et plus nombreux que ceux de l’entre-nœud. Ce bourrelet se décortique assez rapidement.
(1) Lorsque le massif est très gros, il peut renfermer un peu de liber central.