Bourgeons axillaires
L'aisselle des feuilles adultes du S. picta ne renferme généralement qu’un seul bourgeon situé dans le plan de symétrie de la feuille et attaché sur la base de cette feuille (1). L'insertion des tissus de ce bourgeon est la même que celle du premier bourgeon axillaire du B. miranda.
Le point de végétation du bourgeon axillaire du S. picta n'est reconnaissable que dans l’aisselle des feuilles du nœud {n — 1) du bourgeon terminal. À cette époque il ne comprend encore que 2 ou 3 cellules épidermiques, 2 ou 3 cellules sous-épidermiques et 1 ou 2 cellules de la deuxième rangée du parenchyme cortical, toutes reconnaissables à leur protoplasme abondant. Plus tard, le cloisonnement de ces cellules végétatives amène la formation du bourgeon axillaire.
B. —— MEDINILLA MAGNIFICA.
1. — Le bourgeon terminal du M. magnifica est très petit relativement à la tige adulte. Il est porté sur une sorte de plateau que forme l'extrémité du rameau auquel il appartient, et il y est caché au fond d’un sillon qui traverse ce plateau dans le plan de symétrie des feuilles du nœud sous-jacent. Ce bourgeon ne comprend que trois régions nodales. Son point de végétation diffère de celui du Bertolonia miranda par l'absence de bourrelets latéraux, ou au moins par leur grande réduction (2).
(1) Lorsqu'il existe deux bourgeons axillaires , ils sont tous deux situés dans le plan de symétrie de la feuille.
(2) Dimensions et Particularités du Bourgeon terminal du Medinilla magnifica.
; Largeur et Particularités des Sections intranodales moyennes REGIONS Hau-
Massifs lib.-lig.
médull.
Parenc.
médull.
DE CL) DU BOURGEON teur Epi- Parenc.
derme | cortical
Couronne libéro-ligneuse
Point de végét.. 0.006 0.085 Nœudint 17... 0.040 0.006 |(3-4 rangs) Nam o 0.122 BA d Nœud (n-1)....1 0.042 | 0.007 | (4 rangs) [(N+1)gm <Nam-> (N+-1)dm| 0.053 o 0.174 Pr LB P7 Nœud (n-2)....[0.270 lo.o1o0| 0.065. N+Hi)gm> Nam <(N+1)dm| 0.160] LB |o.510 (5-6 rangs) Rs LB LB LB Nœud (n-3)....
Ent.-nœud (n-3) 0.021 | 0.865 [(N+1)gm> «Nam <(N-+1)dm|2.115| LB |G.152 Le SR on LB LB LB
| (*) Les flèches placées de chaque côté du faisceau médian indiquent que la différenciation s'étend graduellement dans les faisceaux latéraux.
2.— On ne peut pas, comme chez le B. miranda, distinguer d'initiales spéciales dans le méristème primitif de la section intranodale moyenne du M. magnifica au stade 1.
Au stade 2 on voit se dessiner dans le méristème primitif de cette section deux petits massifs procambiaux l’un antérieur, l’autre postérieur. Les cellules centrales de la section prennent un grand accroissement diamétral.
A la fin du stade 2 et au début du stade 3 les deux petits massifs procambiaux grossissent et s’élargissent de telle sorte qu’il y a constitution d’une couronne procambiale complète dans laquelle on distingue en avant et en arrière un groupe de 3 faisceaux procambiaux. Les faisceaux médians N,, et Npm de ces groupes font profondément saillie dans le parenchyme médullaire.
La différenciation ultérieure de la section ressemble beaucoup à la différenciation de la section moyenne du Phylagaihis rotundifolia. Elle en diffère par les particularités suivantes :
La différenciation libéro-ligneuse des faisceaux de la couronne est plus tardive. Elle est à peu près en retard d’un stade.
La différenciation des faisceaux médullaires ne commence à se produire qu’au stade 4. Ces faisceaux médullaires sont réunis en deux ou trois massifs rapprochés du centre de la moelle. '
L’accroissement diamétral de la moelle au stade 4 est très considérable. Cet accroissement est provoqué par un recloisonnement tangentiel très intense des éléments situés à la périphérie du parenchyme médullaire et de ceux qui sont placés contre la surface des massifs libéro-ligneux médullaires.
Le cambiforme établi dans l'assise interne du parenchyme cortical ne commence à fonctionner qu’au stade 4. Il fournit 7 à 8 rangs de cellules secondaires vers l'extérieur.
Le recloisonnement longitudinal, qui fournit le liber interne de la couronne libéro-ligneuse, ne commence à se produire qu’au stade 4, mais il devient rapidement très intense. Les {lots procambiaux internes fournis par ce recloisonnement se différencient en bois dans leur région exterieure el en liber dans leur région intérieure. Ultérieurement le liber prend un plus grand développement que le bois.
Le liber primaire externe des faisceaux de la couronne reste en partie parenchymateux. Quelques éléments de ce tissu épaississent leurs parois et deviennent des fibres libériennes , landis que d'autres se
recloisonnent transversalement avec une grande intensité el se transforment en files de cellules maclifères.
Le nœud du M. magnifica est caractérisé par la présence de très gros poils coniques dont le mode de formation est le suivant. Des poils unisériés à extrémité glandulaire se forment au stade 2 aux dépens des cellules épidermiques des bourrelets latéraux. Le pédicelle de ces poils est ensuite le siège d’un recloisonnement très actif qui lui permet de suivre l’accroissement superficiel des bourrelets. A Ia fin du stade 4 ces poils ont acquis tout leur développement et sont tels que nous les avons décrits dans la tige adulte.
3. — L'aisselle d’une feuille adulte de M. magnifica peut renfermer 5 bourgeons tous situés dans le plan de symétrie de la feuille et d’autant plus petits qu’ils sont plus éloignés de la tige support. Ces bourgeons sont insérés plutôt sur la tige que sur la feuille. Ils sont très larges à la base, et aucun d’eux ne comprend plus d’une région nodale. Leurs appendices sont tous situés dans un plan perpendiculaire à celui de la feuille support.
Dans les plus gros de ces bourgeons la différenciation libero-ligneuse est indiquée des le nœud n, c'est-a-dire dés le nœud qui est situé immédiatement au-dessous du point de végétation. Les massifs médullaires sont également indiqués à ce niveau.
L'insertion des tissus de ces bourgeons est la même que dans les genres précédents.
Le premier bourgeon axillaire apparaît dans l’aisselle des feuilles (n-2) du bourgeon terminal, puis les autres se forment successivement et très rapidement. ,
Il° Groupe.
MIicoNIA PAVONIANA.