SE
Fig. 23. — Lasiandra macrantha. Moitié gauche du parcours des faisceaux compris entre la tige et les nervures principales du limbe.
Aag — Aga, cordon libéro-ligneux cortical de la tige. — n,u,an, anastomoses transversales du nœud. — Na, Ng, As, faisceaux sortant de la tige.
Mn, Luig, LM2g, LM3g, AM, PM, faisceaux de la nervure médiane.
ME, Lird, Liza, Lizd, Llig, faisceaux de 1'° nervure latérale.
Mu, Liig, faisceaux de la 2° nervure latérale.
Mu, faisceau de la 3° nervure latérale.
Les petits traits transversaux indiquent le point où la section moyenne du pétiole rencontre chacun de ses faisceaux.
1° Les faisceaux sortants A; , Noea, Nag, Nam de la tige {voir page 10) viennent former directement les faisceaux Mur, Mn, Mi, M" de la section P (1).
(1) Nous désignons sous le nom de section P , la section transversale moyenne du Pétiole. Pour faciliter les descriptions nous employerons fréquemment cette abréviation dans cette partie de notre travail,
2° I se détache du bord droit du faisceau N;; un faisceau qui pénètre directement dans le pétiole et vient constituer le faisceau L de la section P.
L'épiderme du pétiole est la continuation directe de celui de la tige. Letissu fondamental sous jacent est la continuation directe du tissu fondamental de la tige.
Section transversale de la base des Nervures principales. — La section basilaire de la nervure médiane est arrondie, Fig. o, PI. 13. Sa face antérieure de chaque côté de laquelle s’insèrent les lames du limbe, est très étroite. Cette section montre un système libéro-ligneux comprenant :
1° Un arc libéro-ligneux semi-annulaire médian dont la structure rappelle celle du faisceau médian du pétiole ;
2° Deux ou trois faisceaux antérieurs A" indéterminés :
3° Une paire de très petits cordons libéro-ligneux P", si/ues de
chaque côté de la nervure entre le faisceau semi-annulaire et la face postérieure.
La section transversale basilaire de la première nervure latérale (nervure I) diffère de la section précédente :
1° Par la réduction de tous les tissus:
2° Par l’absence des cordons libéro-ligneux postérieurs P ;
3° Par l’absence des faisceaux libéro-ligneux antérieurs A.
Les sections transversales basilaires des autres nervures latérales (nervures IT et III) diffèrent de celle de la première nervure latérale par la réduction de tous ses tissus. Le faisceau de la nervure IIT est un petit faisceau monocentre étroit.
Rapports du Pétiole et des Nervures principales, Fig. 23.— Les faisceaux M", M", M'{1), M" de Ia section P restent parallèles jusqu’à la base du limbe et pénètrent directement dans les nervures princi-
(1) En arrivant à la partie supérieure du pétiole le faisceau M1 devient concentrique, mais à la base de la nervure I il reprend sa forme semi-circulaire,
pales III, IT, I, M dont ils constituent la portion médiane du faisceau semi-annulaire.
L'étude du parcours des faisceaux dans la base du limbe montre, en outre :
1° Que le faisceau L se divise en deux branches dont l’une sort comme premier faisceau latéral, L",, dans la nervure médiane, et dont l’autre sort comme premier faisceau latéral droit, L',4, dans la nervure lle
2° Que le faisceau M' émet successivement sur sa droite,
a. un lobe qui se divise en deux branches: L’une de ces branches devient le deuxième faisceau latéral, L",, dela nervure M, l’autre devient le deuxième latéral droit, L',4, de la nervure I.
b. un lobe qui sort comme latéral gauche unique, L',;, dans la nervure I.
3° Que le faisceau M''émet successivement sur sa droite de la même facon,
a. le troisième latéral, L",, de la nervure M et le troisième latéral droit, L'a, de la nervure-I.,
b. un lobe qui devient le seul latéral gauche, L',, de la nervure eee
4° Que chacun des latéraux L", , L", et L", de la nervure M émet en pénétrant dans cette nervure un petit lobe vers l’intérieur. Ces
petits lobes intérieurs se réunissent pour former les faisceaux antérieurs A" de la nervure M.
5° Que le premier latéral droit, L'4, de la nervure I émet un très petit lobe vers la nervure M. Ce petit lobe devient le faisceau P compris entre le faisceau semi-circulaire médian de la nervure M el sa face postérieure.
Parcours des faisceaux dans les Nervures principales. Rapports des Nervures principales avec les Nervures secondaires. — a. En montant de la base de la nervure médiane jusqu’à son sommet, on voit :
1° Que le système libéro-ligneux de cette nervure s’épuise peu à
(1) Les faisceaux latéraux LM, , LM, , Lu 3 , que reçoit la nervure médiame M, s'accolent successivement au bord du faisceau Mm et contribuent à la formation de l'arc libéroligneux semi-annulaire que montre la section basilaire de cette nervure.
I en est de même dans les autres nervures principales.
peu par émission de faisceaux dans les nervures secondaires transversales.
2° Que la sortie des faisceaux qui se rendent aux nervures secondaires se fait d’abord entre le bord du faisceau semi-annulaire et le bord correspondant des faisceaux antérieurs A", et aux dépens de ces deux sortes de faisceaux.
Par suite de ces sorties, les faisceaux antérieurs A" sont épuisés vers le milieu de la nervure médiane. A partir de ce niveau la sortie des faisceaux se fait uniquement aux dépens du bord de l'arc semiannulaire.
3° Que les faisceaux postérieurs P s’éteignent en pointe libre à peu de distance de la base de la nervure.
b. L'’arc libéro-ligneux médian de chacune des nervures latérales s'épuise comme l'arc libéro-ligneux de la nervure médiane dans sa moitié supérieure.
Nervures secondaires. Nervures d'ordre plus élevé. Rapports de ces nervures entre elles. — Les nervures transversales secondaires du L. macrantha et les nervures d'ordre plus élevé ne possèdent qu’un seul faisceau libéro-ligneux. Ce faisceau est presque concentrique. Sa structure est celle des petits faisceaux du pétiole; il ne contient jamais de tissus sclérifiés.
Dans chacune de ces nervures, les faisceaux sortant dans les nervures.d’ordre plus élevé partent des bords de l'unique faisceau médian.
Terminaisons des Nervures. — Le sommet de la feuille du Z. macrantha porte un long poil à la base duquel le faisceau de la nervure médiane se termine généralement par une petite ampoule. A cette ampoule libéro-ligneuse correspond souvent un groupe de quelques stomates sur la face supérieure du limbe et d’un peu de tissu lacuneux sous ces stomates. Les stomates et le parenchyme lacuneux manquent au contraire en ce point sur la face inférieure du limbe.
Le bord du limbe de Z. macrantha porte des dents marginales petites et nombreuses, à la base desquelles se terminent de petits faisceaux légèrement renflés en ampoule. Ces terminaisons ressemblent à celle du sommet du limbe.
Il existe en outre dans l’intérieur du limbe des terminaisons vascu-
laires en pointe libre, mais ces terminaisons sont grêles et peu nombreuses. Elles ne correspondent à aucune modification de la surface du limbe.
Section transversale moyenne du Limbe. Bord du Limbe. — La section transversale moyenne du limbe de Z. macrantha est très mince is Fig. 11, PL. 13. Cette section montre :
1. Une assise antérieure, Ep, , de cellules, épidermiques relativement grandes. La face supérieure du limbe porte de nombreux poils coniques dans lesquels pénètrent souvent quelques cellules allongées , épaissies, appartenant à l’assise du parenchyme en palissade.
2. Une assise de parenchyme en palissade , Pal, à cellules grêles, gorgées de chlorophylle.
3. Une couche de parenchyme lacuneux, P. lac, comprenant cinq rangées de cellules excessivement petites. C’est dans la région profonde de ce parenchyme que circulent les ramifications libéro-ligneuses.
4. Une assise postérieure de cellules épidermiques, Ep, , à parois latérales très ondulées, à stomates nombreux. Cet épiderme porte de nombreux poils coniques et quelques poils unisériés capités {2'. Les stomates sont composés de deux cellules stomatiques réniformes, Fig. 17, (D), PI. 13, qui sont sensiblement au niveau externe de la surface épidermique. Ils sont orientés de telle sorte que leur grand axe (cloison traversée par l'ostiole) est parallèle au plan de symétrie de la feuille. Chaque stomate se trouve à l’intérieur d’une cellule épidermique ordinaire aux parois de laquelle il ne touche que par son extrémité supérieure.
Au bord du limbe les cellules épidermiques sont très petites. Le parenchyme en palissade se continue jusque contre le bord de la feuille.
(1) Son épaisseur est d'environ o""15.
(2) Il arrive assez souvent que la division cellulaire qui provoque la formation de la tête chez les poils unisériés capités s'étend jusque dans le pédicelle, et celui-ci se montre alors bisérié dans toute sa longueur. Cette modification est de peu d'importance ; c’est pourquoi nous croyons devoir conserver le terme poils unisériés cabités précédemment choisi, pour opposer ces productions épidermiques aux grands poils coniques dont la forme est si variable,
B. — MoNOCHÆTUM UMBELLATUM (1).
a. La section transversale moyenne du pétiole du M. umbellatum montre les mêmes tissus que chez le Z. macrantha. Les particularités de ces tissus sont les suivantes :
1° Les poils coniques sont peu nombreux.
2° Le tissu fontamental ressemble au parenchyme cortical de la tige. Les macles de ce tissu sont plus nombreuses dans le voisinage des faisceaux.
3° Le système libéro-ligneux comprend 7 faisceaux isolés M'1,, Me, M'e, M", Ma, Mia, Mia, rangés sur un arc de cercle largement ouvert. Il existe en outre un petit faisceau L situé en avant du faisceau M".
Ces faisceaux sont tous à structure concentrique. Leurs productions libéro-ligneuses secondaires sont moins abondantes que chez le Z. macrantha. Leurs tissus rappellent ceux des faisceaux sortants dans la tige. Leur liber externe est caractérisé par la présence d'un très grand nombre de macles.
b. Les faisceaux sortant de la tige, Fig. 24, se rendent directement à la section P dont ils constituent les faisceaux M.
Fig. 24.
Fig. 24. — Monochætum umbellatum. Moitié gauche du parcours des faisceaux compris entre la tige et les nervures principales.
Aag-Aga, cordon libéro-ligneux angulaire de la tige. — Na , Nga, As, faisceaux sortant de la tige.
Les petits traits transversaux indiquent le point où la section moyenne du pétiole rencontre chacun de ses faisceaux.
M“, LM;g, LM 2g, faisceaux de la nervure médiane.
Mi, Mu, Min, faisceaux de la 1'°, de la 2°, de la 3° nervures latérales.
(1) La feuille du M. umbellatum est petite, pétiolée. Sa nervation comprend, comme celle du Lasiandra macrantha , 7 nervures principales dont deux marginales très petites. Elle diffère de la feuille de cette espèce en ce que les autres nervures transversales et longitudinales sont à peu près invisibles.
Les deux faces du limbe portent des poils très effilés.
Le faisceau L de la section P est formé par la réunion de deux lobes détachés sur les bords du faisceau N,. et d’un lobe détaché du bord correspondant du faisceau As.
c. Les faisceaux M du pétiole se rendent directement aux nervures principales sans contracter entre eux aucune anastomose dans la moitié supérieure du pétiole. A la base du limbe,
1° Le faisceau Mi émet, en sortant dans la troisième nervure latérale, un lobe Lr, vers le faisceau M".
2° Le faisceau M" envoie de même un lobe LA, dans la première nervure latérale.
3° Le faisceau M' envoie à son tour un lobe L*, dans la nervure médiane.
4° Le faisceau L sort comme 2° latéral, L",, dans la nervure médiane.
Les tissus libéro-ligneux que reçoit ainsi chaque nervure principale se disposent en un seul faisceau concentrique, au moins à la base de la nervure. Et
Le parcours des faisceaux dans les nervures principales et leurs rapports avec ceux des nervures secondaires rappellent ce que nous avons décrit chez le Z. macrantha.
Les nervures principales du M. wmbellatum présentent cependant à leur base la particularité suivante. Elles sont concrescentes par leur face inférieure.
Le parcours des faisceaux libéro-ligneux dans les nervures secondaires et dans les nervures d’ordre plus élevé, ainsi que les rapports contractés par ces faisceaux entre eux, ne diffèrent de ceux que nous avons décrits chez le Z. macrantha que par la réduction du réseau libéro-ligneux.
De même aussi que celle du Z. macrantha la feuille de M. umbellatum possède de petites terminaisons en ampoule à la base d'un poil terminal et à la base de poils marginaux. Les terminaisons libéroligneuses en pointe libre de l’intérieur du limbe sont assez nombreuses et à trachées légèrement globuleuses.
a. La section transversale moyenne du limbe du M. wmbellatum renferme les mêmes tissus que celle du Z. macranlha. Ces tissus présentent les particularités suivantes :
ce 273 = 1. Les cellules épidermiques antérieures sont larges. Cette assise porte quelques poils coniques très effilés.
2. Les cellules du parenchyme en palissade sont moins longues et moins grêles que celles du Z. macrantha.
3. Les cellules du parenchyme lacuneux sont sensiblement plus larges que dans cette espèce.
4. Les cellules épidermiques postérieures ont leurs parois latérales faiblement ondulées. Cette assise porte de nombreux stomates, des poils unisériés capités, des poils coniques effilés. Les stomates s'appuient généralement sur l’extrémité de trois parois latérales dont une le touche au milieu d’un côté, et les deux autres aux extrémités du côté opposé.
Le bord du limbe ne diffère pas de celui du Z. macrantha.
Monochætum sericeum (1).
La section transversale moyenne du pétiole du M. sericeum, Fig. 16, PI. 12, ne diffère que très peu de celle du M. umbellatum.
Les poils coniques superficiels sont plus nombreux.
Il n’existe pas de faisceaux L. Le faisceau Mn est un peu arqué. Les autres faisceaux M sont plus ou moins concentriques. Tous ces faisceaux sont plus petits que ceux du M. umbellatum.
Le parcours des faisceaux dans la base du pétiole est caractérisé par l'absence des faisceaux L.
Les 7 faisceaux M de la section P pénètrent directement dans Îles 7 nervures principales sans contracter entre eux aucune anastomose (2).
Le parcours des faisceaux dans le limbe du M. sericeum ne diffère pas notablement de celui du limbe du M. urabellatum.
Une particularité que présente la section transversale du limbe consiste dans le prolongement de beaucoup de cellules épidermiques supérieures en une petite papille conique.
Monochætum ensiferum (3).
La section transversale moyenne du pétiole du M. ensiferum diffère de celle du M. sericeum :
(1) La forme et la nervation de la feuille du M. sericeum diffèrent peu de celles de la feuille de M. umbellatum.
(2) La région postérieure de la base des nervures principales n'est pas concrescente comme chez le M. umbellatum.
(3) La feuille du M. ensiferum est plus petite que celle du M. sericeum. Elle ne possède que 5 nervures principales dont 2 latérales trés petites.
TM 8
1° Par la réduction de tous les faisceaux libéro-ligneux et surtout des faisceaux Mur.
2° Par l'absence de poils.
Le parcours des faisceaux dans le pétiole et dans le limbe ne diffère pas de celui que nous avons indiqué chez le M. sericeum. Toutefois les petits faisceaux Mn s’éteignent sitôt après avoir pénétré dans la base du limbe.
La section transversale moyenne du limbe du M. ensiferum diffère de celle du M. sericeum par les caractères suivants :
1° Les cellules épidermiques antérieures ne se prolongent pas en papilles.
LS 2° Les poils coniques n'existent que sur la face inférieure. Ils sont peu abondants.
3° La face inférieure ne porte qu’un petit nombre de stomates.
IIé Groupe.
NEPSERA AQUATICA (1).
Section moyenne du Pétiole. — La section transversale moyenne du pétiole du N. aquatica est fortement échancrée au milieu de sa face antérieure. Sa face postérieure présente trois côtes. Cette section montre, Fig. 14, PL 12:
1. Une assise de cellules épidermiques semblables à celles de la tige. Cette assise porte quelques stomates sur sa face antérieure.
2. Une masse de tissu fondamental dont les éléments sont larges, arrondis, à parois minces. La région antérieure de ce parenchyme est légèrement herbacée.
3. Cinq faisceaux rangés sur un demi-cercle, M",,M',,M", M'a4, M'a. Le faisceau médian M, le plus large, correspond à la côte médiane postérieure. Les faisceaux M' correspondent aux côtes latérales. |
. (1) La feuille du N, aquatica, Fig. 6, PI. 13, est construite sur le même type que celle du Monochatum sericeum. Toutefois elle est plus large et longuement pétiolée. Cette feuille possède 5 nervures principales dont deux marginales. La face supérieure porte de longs poils coniques largement espacés. Le bord du limbe présente des petites pointes inclinées vers son sommet.
Le faisceau M" est légèrement arqué. Il renferme du bois et du liber primaires externes, un peu de bois et de liber secondaires externes, du liber interne. La bande libérienne externe contient quelques îlots grillagés. Son assise extérieure est caractérisée comme assise péricambiale. Le tissu ligneux se compose de trachées et de petits vaisseaux annelés et rayés dispersés au milieu d'éléments à parois minces. Le liber interne n’est représenté que par un petit massif grillagé situé au milieu de la face antérieure du faisceau (1).
Les faisceaux M latéraux sont généralement dépourvus de liber interne. Les autres tissus de ces faisceaux sont moins développés que ceux du faisceau M".
Rapports de la Tige et du Pétiole. — Les cinq faisceaux sortant de la tige As, Nag, Nam» Nad, As vont former directement les cinq faisceaux M de la section P.
Section transversale de la base des Nervures principales. — La section transversale basilaire de la nervure médiane du N. aquatica montre :
1. Une assise antérieure de cellules épidermiques qui rappellent celles de la face antérieure du pétiole.
2. Une masse de tissu fondamental semblable à celui du pétiole. Ce tissu est séparé de l’épiderme antérieur par une assise de parenchyme en palissade.
3. Un seul faisceau libéro-ligneux dont la structure ne diffère de celle du faisceau M" de la section P que par le moindre développement de son tissu secondaire.
4. Une assise postérieure de cellules épidermiques semblables à celles de la face postérieure du pétiole.
La section basilaire des nervures latérales I et IT diffère de la précé-
dente par la réduction de tous ses tissus.
Rapports du Pétiole et des Nervures principales. — Les faisceaux Mx, M: , M" de la moitié gauche de la section P pénètrent directement dans les nervures principales M, I et II. En outre, un petit faisceau
(1) Cet flot grillagé est quelquefois accompagné de quelques trachées.
L", se détache, à la base du limbe, de la droite du faisceau M' et vient s’accoler au bord gauche du faisceau M" avec lequel il pénètre dans la nervure médiane.
Parcours des faisceaux dans les diverses Nervures du Limbe. Rapports de ces Nervures entre elles. Terminaison des Nervures. — Le parcours des faisceaux dans les nervures principales et dans les nervures d'ordre plus élevé du N. aquatica montre la même disposition que dans la feuille du Zasiandra macrantha. Toutefois ce parcours présente la réduction que nous avons indiquée précédemment dans les feuilles des Monochætum, et chaque nervure ne renferme qu’un seul faisceau.
Les terminaisons libéro-ligneuses en ampoule du limbe du N. aquatica, Fig. 15, PI. 12, sont mieux caractérisées que celles d'aucune des espèces précédentes. Elles se trouvent à la base des petites pointes marginales du limbe, et elles envoient généralement un petit prolongement dans l'intérieur de cette pointe.
Le limbe renferme de nombreuses nervures terminées en pointe libre. Ces ramifications libéro-ligneuses contiennent encore une ou deux trachées courtes, entourées par des éléments libériens parenchymateux.
Section transversale moyenne du Limbe. Bord du Limbe.— La section transversale moyenne du limbe du N. aguatica montre :
1. Une assise antérieure de cellules épidermiques qui porte quelques poils coniques et quelques petits poils à tête glanduleuse semblables à ceux de latige.
2. Une assise de cellules cylindriques, allongées perpendiculairement à la surface et gorgées de chlorophylle, qui constitue le parenchyme en palissade.
3. Une bande de tissu lacuneux comprenant quatre rangées de cellules larges dont quelques-unes renferment des macles à pointes peu nombreuses, acérées. C'est dans la couche formée par les deux assises profondes de ce tissu que circulent les petites ramifications libéro-ligneuses.
4. Une assise postérieure de cellules épidermiques. Les parois latérales ae cet épiderme sont fortement ondulées. Les stomates y sont
le plus souvent longitudinaux, attachés à la paroi de ia cellule mère par leur moitié supérieure. Cette assise ne porte que des poils unisériés capités.
Les cellules épidermiques marginales du limbe sont petites. Le parenchyme en palissade se continue jusque contre le bord de la feuille.
Centradenia floribunda (1).
La section transversale moyenne du pétiole de C. floribunda ressemble beaucoup par sa forme à celle du Monochætum sericeum.
Sa surface porte de nombreux petits poils coniques.
Son tissu fontamental est légèrement collenchymateux contre l’épiderme.
ILE système libéro-ligneux est représenté, comme chez le N. aquatica, par 5 faisceaux, qui sont rangés sur un arc de cercle très ouvert. Les faisceaux latéraux Mi, Mu, sont plus petits que ceux du Nepsera et peuvent ne pas renfermer de productions libéro-ligneuses secondaires.
De même que dans la feuille du N. aquatica, les 5 faisceaux sortant de la tige deviennent directement les 5 faisceaux M de la section P. Les 3 faisceaux Mn et M! se rendent, directement et sans contracter d’anastomoses entre eux, dans les 3 nervures principales. Les petits faisceaux Mit suivent d’abord le bord du limbe, puis ils s’éteignent rapidement.
Le parcours des faisceaux dans le limbe ne diffère pas sensiblement de celui des feuilles de N. aquatica. Toutefois les terminaisons en ampoule sont très réduites.
La section transversable moyenne du limbe du Centradenia floribunda est mince. Cette section renferme les mêmes tissus que la section correspondante du N. aquatica. Ses particularités sont les suivantes :
La face antérieure porte de nombreux poils coniques.
Le parenchyme lacuneux, P. lac, Fig. 12, PI. 13, n’est composé que de 3 assises dont la plus profonde est formée de petites cellules, 4, et renferme les dernières ramifications vasculaires. On trouve également dans cette assise de longs cristaux prismatiques d’oxalate de chaux. Les cellules des deux rangées postérieures du parenchyme lacuneux sont larges et légèrement rameuses.
Les parois latérales de l’épiderme postérieur sont faiblement ondulées. Les stomates, les poils coniques et les poils capités que porte cet épiderme, diffèrent peu
de ceux du N. aquatica.
(1) La feuille du C. floribunda est effilée, brièvement pétiolée. Elle est longue de 3 à 5 cent.. Son limbe très atténué à la base est souvent un peu asymétrique. Cette feuille ne montre que 3 nervures principales. Elle est velue à sa face supérieure et presque glabre sa face inférieure.
“ail — 278 —
Centradenia rosea (1).
a. La section transversale moyenne du pétiole des grandes feuilles de C. rosea diffère de celle des feuilles du C. floribunda :
1° Par sa taille plus petite.
2° Par son asymétrie. Les faisceaux Mi et Mn de l’une des moitiés de la section sont plus petits que ceux de l’autre moitié (2).
Les autres particularités de cette feuille comparée à celle du C. floribunda sont :
1° La grande longueur des prismes d’oxalate de chaux que renferme l’assise profonde du parenchyme lacuneux (3).
2° L’hypertrophie que subit la tête de certains poils unisériés capités, Fig. 6, PI. 8.
b. Les petites feuilles du C. rosea ne reçoivent que 3 faisceaux. Le faisceau médian
pénètre directement dans la nervure médiane. Les faisceaux latéraux sont très petits et S'éteignent près de la base du limbe.
Type MICONIA.
De même que pour les tiges, on peut classer les feuilles du type Miconia en deux groupes caractérisés l’un par la feuille du Bertolonia et l’autre par la feuille du Micona.
Dans les feuilles du groupe Miconia, les nervures principales sont généralement peu nombreuses. En outre les faisceaux médians de ces nervures sont réunis par de puissantes anastomoses qui, sur une section transversale du pétiole, sont placées les unes sur le même rang que les faisceaux médians, les autres plus intérieurement.
Dans les feuilles du groupe Bertolonia les nervures principales sont généralement nombreuses. Les faisceaux médians de ces nervures
(1) Les feuilles du C, rosea, Fig. 3, Pl. 13, sont très inégales (*), la grande feuille (A) de chaque verticille pouvant mesurer 5 cent., tandis que la petite (B) atteint à peine 5 mill. de long. La grande feuille diffère de celle du C. ffortbunda par une asymétrie très accentuée (**). La petite feuille ne possède qu'une seule nervure longitudinale,
(2) Les petits faisceaux correspondent à la petite moitié du limbe. G) Nous en avons observé qui atteignaient 1°° de long.
@) Voir page 183, note 2.
(**) Nous avons montré comment les feuilles du C. rosea sont ramenées à droite et à gauche de la tige , et semblent par suite s’insérer toutes dans un même plan. Or c'est toujours la moitié de la feuille correspondant à la face atrophiée du rameau qui est la plus développée. En outre une torsion du pétiole ramène le limbe dans un plan normal à la
surface de la tige support de telle façon que sa moitié atrophiée soit la plus rapprochée de cette tige.
sont rangés dans le pétiole sur un arc extérieur, tandis que les faisceaux anastomotiques qui les réunissent sont placés sans ordre reconnaissable à l’intérieur de l'arc du cercle. Ces derniers sont moins importants que dans le groupe Miconia. }
Les feuilles des deux subdivisions du groupe Bertolonia sont plus différentes les unes des autres que ne l’étaient les tiges correspondantes. Dans les unes (Bertolonia proprement dit) les faisceaux anastomotiques peuvent n'exister qu’au niveau de l'insertion du limbe sur le pétiole (1), dans les autres (Medinilla) les faisceaux anastomotiques s'étendent sur toute la longueur du pétiole.
I" Groupe.
À. — BERTOLONIA MIRANDA (2).
Section transversale moyenne du Petiole. — La section transversale moyenne du pétiole de B. miranda est arrondie, échancrée à la face antérieure. Cette section montre, (A) Fig. 25 :
Fig. 25.
Fig. 25. — Berlolonia miranda.
(A) Parcours des faisceaux entre la tige et la section moyenne du pétiole.
Nzag, Niag, Nam; Niad, N2ad , faisceaux sortant de la tige.
Mn, Mi, Mu, Mu, Miv, faisceaux de la section P.
(B) Parcours des faisceaux entre la section P et la base des nervures principales.
Mn, Luig, LM2g, LM 3g, LM 49, faisceaux de la nervure médiane.
Mi, Lia, Lig, faisceaux de la 1° nervure latérale.
Mu, Lug, Liug, faisceaux de la 2° nervure latérale.
Min, Ling, Ling, faisceaux de la 3° nervure latérale.
Miv, faisceau de la 4° nervure latérale.
(1) Il en résulte qu’une section transversale du pétiole ne rencontre que les faisceaux médians des nervures principales rangés en arc de cercle.
(2) La feuille du B. miranda est pétiolée. Son limbe, cordiforme à la base, est curvinervié. Ses nervures principales, au nombre de 9, sont réunies par des nervures secondaires transversales très nettes. Entre les nervures secondaires se trouvent un grand nombre de nervures longitudinales et transversales d'ordres supérieurs. Le bord du limbe est légèrement crénelé. Sa face supérieure porte de longs poils isolés souvent terminés par une petite tête.
1. Une assise de cellules épidermiques. Cette assise porte de petits poils capités et de grands poils coniques semblables à ceux de la tige.
2. Une masse de tissu fondamental à parois minces. Son assise interne n’est pas caractérisée comme gaîne protectrice.
3. Un système libéro-ligneux comprenant 9 faisceaux M", M', M", M", M, placés symétriquement sur un arc de cercle presque ferme.
Le faisceau M" est cintré. Son bois primaire est formé de trachées dispersées au milieu de fibres primitives allongées, à parois minces. Son bois secondaire se compose de vaisseaux très grêles, spiralés, annelés, quelquefois rayés. Ces vaisseaux sont alignés en files radiales régulières, que séparent de petits rayons. La zone cambiale est éteinte dans la feuille adulte. Le liber secondaire externe forme une bande très étroite entre le bois secondaire et le liber primaire. Il est presque entièrement composé de petits îlots grillagés. Le liber primaire externe comprend 3 ou 4 rangs de petites cellules parenchymateuses. Le liber interne forme une bande grillagée qui se relie latéralement au liber externe.
Les faisceaux M latéraux ont une tendance manifeste à devenir concentriques. Les plus antérieurs sont les plus petits.
Rapports de la Tige et du Petiole. — Des 3 faisceaux que la moitié gauche de la feuille reçoit de la tige,
Le faisceau NA devient le faisceau M" de la section P :
Le faisceau N,4, se divise en deux branches M' et M":
Le faisceau N,4 se divise de même en deux branches M" et M: (1).
Les faisceaux latéraux M', M", M", M'', pénètrent directement dans le pétiole jusqu’à la section P sans contracter entre eux aucune anastomose.
Section transversale basilaire des Nervures principales. — La section basilaire de la nervure médiane du B. miranda montre, Fig. 22, PI. 13: Un épiderme et un tissu fondamental semblables à ceux du pétiole, Un système libéro-ligneux en forme de fer à cheval comprenant un
(1) Il peut arriver que le faisceau sortant Nzag manque. Dans ce cas, le faisceau N'ag fournit par divisions successives les faisceaux M1, Mu et Mu. Il ne se forme pas de faisceau Miv.
D’autres fois la moitié gauche du pétiole reçoit 4 faisceaux. Ce cas ne diffère de celui à 3 faisceaux que parce que les faisceaux Mi et Mit sont séparés depuis leur sortie de la tige.
RS
faisceau médian M" et un groupe de faisceaux latéraux Lx“ de chaque côté. Ces faisceaux ne diffèrent de ceux du pétiole que par leur moindre développement secondaire.
La section transversale basilaire de la nervure latérale I diffère de la précédente parce que le système libéro-ligneux est moins puissant, et parce que les faisceaux latéraux L!' sont presque accolés aux bords du faisceau médian M'. Le système libéro-ligneux de la nervure latérale IT est représenté par un seul faisceau cintré. L’unique faisceau de la nervure latérale III est presque concentrique. L’unique faisceau de la nervure marginale IV est très petit.
Rapports du Pétiole et des Nervures principales, (B) Fig. 25. — Les faisceaux M", M1, M", M", Mi", pénètrent directement dans les nervures M, I, IT, III, IV dont ils deviennent le faisceau médian.
En outre les anastomoses suivantes s’établissent à la base du limbe.
Le faisceau M' émet sur son borà droit un lobe qui se rend à la nervure médiane, dont il forme le 1° faisceau latéral, L"..
Le faisceau M" émet sur son bord droit un lobe qui se bifurque. La branche de droite de ce lobe se rend à la nervure médiane, devient le faisceau L", et s’accole au faisceau L";. La branche de gauche du même lobe se rend à la nervure latérale I et s’y divise en deux nouvelles branches L',,, L',4 qui s’accolent aux bords du faisceau médian, l'une à gauche, l’autre à droite.
Le faisceau M"! émet de même sur sa droite un lobe qui fournit une branche L"; à la nervure médiane et deux branches L',, Li,4aà la deuxième nervure latérale.
Le faisceau M'Y émet également un lobe qui fournit une branche L", à la nervure médiane et deux branches L'",,, Lui,4 à la troisième nervure latérale.
Parcours des faisceaux dans les Nervures principales. Rapports des Nervures principales avec les Nervures secondaires. — En suivant la nervure médiane du B. miranda de sa base jusqu'à son sommet, on voit 1° que des lobes se détachent successivement des extrémités de l'arc libéro-ligneux et sortent dans les nervures secondaires, 2° que les faisceaux latéraux L" se rapprochent peu à peu du faisceau médian auquel ils finissent par s’accoler latéralement, 3° que les productions secondaires des faisceaux se réduisent de plus en plus,
Lorsque l'émission des faisceaux dans les nervures secondaires a épuisé les faisceaux latéraux Lx, elle se continue aux dépens du faisceau médian et l’épuise à son tour. ;
En outre, chaque faisceau sortant dans une nervure secondaire S émet sur son bord supérieur, au moment de sa sortie, un petit faisceau | qui monte dans le bord de la nervure médiane et fournit les faisceaux des petiles nervures transversales comprises entre la nervure secondaire S
et la nervure secondaire (S + 1){1).
Les faisceaux des nervures latérales s’épuisent de la même manière que ceux de la nervure médiane.
Nervures secondaires. Nervures d'ordre plus élevé. Rapports de ces. Nervures entre elles. — Les nervures secondaires du B. miranda ne possèdent qu’un seul faisceau libéro-ligneux. Ce faisceau est cintré, et les faisceaux qui se rendent aux nervures tertiaires, naissent sur ses bords.
Les rapports qui existent entre les nervures d'ordre plus élevé ne diffèrent de ceux que nous avons décrits dans la feuille du Zasiandra macrantha que parce que les dernières ramifications libéro-ligneuses , quelle que soit leur ténuité, se terminent toujours sur d’autres faisceaux. Il n'y a donc pas ici (dans les mailles du réseau nervulaire) de terminaisons libres analogues à celles du Lasiandra et du Centradenia.
Terminason des Nervures. — C'est au bord du limbe qu’on trouve des nervures dont le faisceau se termine en pointe libre. Le plus souvent ce faisceau s’épuise peu à peu sans présenter de renflement terminal; ses éléments deviennent seulement un peu plus courts. D'autres fois cependant il se termine dans une petite ampoule située comme celle du Nepsera aquatica, à la base d’un grand poil marginal. Dans ce cas l’ampoule peut envoyer w très petit prolongement libéroligneux jusque dans l'intérieur du poil.
Section transversale moyenne du Limbe. Bord du Limbe. — La
(1) Ce petit faiseau /, malgré la place qu’il occupe dans le bord de la nervure médiane, nous semble de même ordre que les faisceaux des nervures tertiaires. Mais'‘il est en même temps comparable par son parcours aux gros faisceaux L qui sortent dans les nervures secondaires,
section transversale moyenne du limbe de B. miranda montre, Fig. 13, P1213%
1. Une assise antérieure de grandes cellules épidermiques, Ep. Cette assise porte de nombreux petits poils capités et quelques grands poils capités ou non capités.
2. Une assise de petites cellules cylindriques formant parenchyme en palissade, Pal. |
3. Une bande de parenchyme lacuneux, Plac, comprenant 2 à 3 rangs de cellules. |
4. Une assise postérieure de petites cellules épidermiques, Ep,. Cette assise est percée de stomates et porte de petits poils capités.
Les cellules de l’épiderme antérieur sont toutes prolongées en petites papilles coniques dont la paroi terminale est légèrement épaissie. Les petits poils capités et les grands poils coniques ressemblent à ceux de la tige. A l'exception des poils marginaux, les poils coniques ne recoivent pas de prolongements libéro-ligneux.
Les cellules du parenchyme en palissade sont très chargées de tannin (1) (2).
Les cellules du parenchyme lacuneux sont toutes à parois minces. Quelques-unes renferment des macles. La région de ce parenchyme dans laquelle circulent les petits faisceaux libéro-ligneux n’est séparée de l’épiderme postérieur que par une seule assise de cellules.
Les parois latérales de l’épiderme postérieur, Fig. 16, PI. 13, sont légèrement ondulées. Les stomates de cet épiderme sont nombreux. Ils sont composés de deux cellules stomatiques réniformes qui sont sensiblement au niveau général de la surface épidermique ou font même plus ou moins saillie. Ces stomates sont orientés de telle sorte que leur grand axe (cloison de séparation des cellules stomatiques) soit parallèle au plan de symétrie de la feuille. Chaque stomate, vu de face, est situé à l’intérieur d’une cellule épidermique ordinaire et attaché
(1) Dans les maculatures blanches qui se trouvent à la base des longs poils coniques de la face supérieure, Les cellules épidermiques ne sont pas prolongées en papilles, le parenchyme en palissade n'est pas caractérisé et la chlorophylle fait défaut. ;
(2) Le parenchyme en palissade et les cellules épidermiques papilleuses se continuent sans interruption sur les nervures peu importantes. Le parenchyme en palissade subsiste même dans les nervures principales latérales, toutefois il y est fréquemment séparé de l'épiderme par une assise de petites cellules collenchymateuses,
par son extrémité supérieure au milieu de la paroi de cette cellule. En outre, chaque stomate est enveloppé par une paroi en U qui limite autour de lui une cellule annexe semi-annulaire. Les petits poils de l’épiderme postérieur diffèrent de ceux de la tige par la faible longueur de leur pédicelle. s
Le parenchyme en palissade subsiste jusque contre le bord du limbe, Fig. 14, PL. 13. Les cellules de l’épiderme antérieur y sont plus larges ; elles ne sont pas prolongées en papilles. La paroi superficielle est plus épaisse. Les longs poils de cette région ressemblent à ceux de la face supérieure. Quelqus-uns d’entre eux reçoivent un très petit cordon libéro-ligneux.
Bertolonia ænea (1).
a. La section transversale moyenne du pétiole de B. ænea est plus petite que celle du B. miranda. Elle ne possède, Fig. 26, que 7 faisceaux Mw, M1, Mu, Mur, Ces faisceaux sont plus-grêles que ceux du B. miranda, mais leur structure n’est pas différente.
Les petits poils que porte la surface du pétiole ressemblent à ceux de la tige.
Fig. 26.
Fig. 26. — Bertolonia ænea.
(A) Parcours des faisceaux entre la tige et la section moyenne du pétiole.
Nag, Nam, Nad, faisceaux sortant de la tige.
M“, M1, Mu, Mu, faisceaux de la section P.
{1 LE. (B) LEE des faisceaux entre la section P et la base des 1 / nervures principales.
Cyr a? S M", Lmig, LM 2g, faisceaux de la nervure médiane. AN 2 M1, Mu, Muni, faisceaux des 1°, 2e, 3° nervures latérales. 1? / À Wa
(1) La feuille du B. œnea, Fig. 2, PI. 13, diffère de la feuille du B. miranda parce qu'elle est plus petite et parce qu’elle ne possède que 7 nervures principales (*).
(*) Les feuilles insérées sur la région inférieure de notre échantillon étaient grêles, à pétiole allongé, à limbe réduit et à nervation pennée. Cette disposition pennée était due: 10 à ce que 3 nervures principales seulement s'étaient développées ; 2° à ce que les nervures secondaires reliant transversalement ces nervures principales avaient acquis une grande taille,
En s'élevant vers le sommet de la tige, on trouvait des feuilles de plus en plus développées et finalement on arrivait aux feuilles typiques.
b. Chaque feuille reçoit de la tige 3 faisceaux Nag, Nam, Nad.
Le faisceau médian Nam se rend directement à la section P et devient le faisceau M“
Le faisceau latéral Nag se divise en deux faisceaux Miet Mu, dont le plus extérieur My, se bifurque bientôt à son tour en donnant naissance sur sa gauche au faisceau Mu. Les faisceaux M1, Mn, Mu se rendent directement à sa section P sans contracter entre eux d’anastomoses.
c. Les faisceaux M“, Mi, Mu, Min de la section P montent parallèlement jusqu’à la base du limbe et pénètrent ensuite directement dans les nervures principales M, I, IL, IT, dans chacune desquelles ils forment le faisceau médian.
Il existe en outre, à la base du limbe , les anastomoses suivantes entre les divers faisceaux M.
Un lobe libéro-ligneux se détache de la droite du faisceau M1 et se rend dans la nervure médiane dont il forme le 1°° faisceau latéral Luis.
Un lobe se détache de la droite du faisceau Mr, Ce lobe se divise en deux branches. dont l’une, celle de droite, se rend à la nervure médiane et y forme le faisceau Lw, et dont l’autre, celle de gauche, Li , sort dans la nervure latérale | à la gauche du faisceau Mr.
Un lobe se détache de la droite du faisceau Mur, Ce lobe se divise en deux branches dont l’une, celle de droite, sort dans la nervure médiane comme 3° faisceau latéral L»; , et dont l’autre, celle de gauche, sort dans la nervure II comme faisceau latéral gauche Lung.
Les faisceaux Lm,:, Lm2,Lm; de là nervure médiane se fusionnent en un massif latéral Lx distinct, à la base de la nervure , du faisceau Mn.
Les faisceaux Lig, Lu s’accolent au bord gauche des faiceaux M1 et Mu.
d. Le parcours des faisceaux dans les nervures principales et les rapports de ces faisceaux avec ceux des nervures secondaires ne diffèrent pas de ceux que nous avons décrits chez B. mranda. Il en,est de même du parcours des faisceaux dans les nervures d'ordre plus élevé et des rapports que ces diverses nervures contractent entre elles. 11 existe aussi dans le bord du limbe de B. œænea de petites terminaisons libéro-ligneuses en ampoule avec prolongements dans les longs poils marginaux.
e. La section transversale moyenne du limbe de Bertolonia ænea montre une grande ressemblance avec celle du B. miranda. Toutefois :
1° Les éléments de tous les tissus sont notablement plus larges ;
2° Les cellules du parenchyme en palissade ont la forme de pains de sucre dont la base est tournée vers l’épidemre antérieur. Les grains de chlorophylle de cette assise sont très gros (1);
(1) Les échantillons dont nous avons pu disposer pour cette étude appartenaient à une variété présentant des taches blanches de chaque côté des nervures principales. La structure de ces régions blanches était caractérisée, ainsi que nous l'avons déjà constaté chez B. miranda, par l'absence de papilles épidermiques à la face supérieure ef par l'absence de parenchyme en palissade. En outre, les poils étaient plus rares sur les deux faces de ces régions et les stomales moins nombreux à la face inférieure.
3° Les petits poils capités des deux faces ressemblent à ceux de la tige. 4° Les stomates, (D) Fig. 17, PL. 13, diffèrent de ceux du B. miranda : 1° parce qu’ils sont attachés; non plus au milieu d’une paroi de la cellule épidermique, mais dans l'angle formé par deux parois; 2° parce qu’ils ne sont pas enveloppés par une cellule annexe en U.
Le bord du limbe ne diffère pas de celui du B. miranda.
Amphiblemma cymosum.
La structure de la feuille d’4. cymosum ressemble presque autant à celle de la feuille de Bertolonia miranda que la précédente ; il existe cependant entre elles quelques différences.
1° Les tissus de la feuille d’4. cymosum sont très réduits.
2° Le système anastomotique de la base du limbe est modifié de la façon suivante :
a. Les anastomoses Lu et Lua, Luig et Liia manquent ;
b. 11 existe deux nouvelles anastomoses Li2g, Li3g qui se rendent des faisceaux Muni et Miv à la 2° nervure latérale.
c. Le faisceau anastomotique Lw; se forme en partie sur la gauche du faisceau Mu et en partie sur la droite du faisceau Mu.
d. Le faisceau anostomotique L“, se forme en partie sur la gauche du faisceau Miv et en partie sur la droite du faisceau Min,
3° La structure de la section transversale du limbe ressemble complètement à celle du Bertolonia ænea. Toutefois les stomates de la face postérieure, vus de face, sont généralement enveloppés par une cloison en U. La position de ces stomates
dans la cellule mère épidermique est tantôt celle du B. miranda, tantôt celle du B. ænea.
SONERILA PICTA (1).
a. La section transversale moyenne du pétiole de S. pucta, Fig. 27, est légèrement aplatie dans le plan 4. Elle est échancrée à sa face antérieure. Cette section montre la même structure que celle de Bertolonia miranda, quoique beaucoup plus petite. Son assise épidermique
(1) La feuille du S. picta, Fig. 4, PI. 13, est ovale-lancéolée, pétiolée, longue de 5 à 8 centim, Sa nervation curvinerviée diffère de celle des feuilles précédentes en ce que ses 6 nervures principales latérales s'insèrent très obliquement sur la moutié inférieure de la nervure médiane. Les nervures secondaires transversales sont irrégulières et peu visibles, Le bord du limbe porte de petites dents inclinées vers son sommet. La feuille est glabre sur ses deux faces. Entre les nervures principales s’étendent de grandes taches blanches,
et son tissu fondamental rappellent ceux de la tige. Son système libéro-ligneux comprend 7 faisceaux M", M', M", M" rangés sur un arc de cercle.
M m] / Pre 027 HR, na | s Fig. 27. — Sonerila picta.
71 (A) Parcours des faisceaux entre la tige et la section moyenne A" du pétiole.
Nag, Nam, Nad, faisceaux sortant de la tige.
4) Mx , Mi, Mu, Mini, faisceaux de la section P. M M (B) Parcours des faisceaux entre la section P et la base des ner- HR vures principales.
Mu, M1, Mu, Min, Miv, faisceaux de la nervure médiane et des nervures latérales.
Hole hat
Ces faisceaux sont légèrement arqués. Leur structure ressemble à celle du faisceau M" du B. miranda, avec cette différence toutefois qu’ils sont beaucoup plus petits et que leur liber interne est très peu développé.
b. Le pétiole reçoit de la tige 3 faisceaux N4, Nam, Nad:
Le faisceau N,, devient le faisceau M* de la section P.
Le faisceau N; se divise en deux branches. La plus rapprochée du plan ap devient le faisceau M;, l’autre se divise de nouveau en deux
branches M et Mi.
c. Les 7 faisceaux de la section P pénétrent directement dans la base de la côte médiane du limbe. Puis les faisceaux M", M", Mi, sortent successivement dans les nervures principales latérales (1); le faisceau M" pénètre dans la moitié supérieure de la côte médiane. Chacun des faisceaux M1, M1, M' émet, au moment où il pénètre dans sa nervure latérale, un petit lobe qui monte dans le bord de la côte
(1) I! existe quelquefois 8 nervures principales latérales. Dans ce cas, le faisceau M1v qui pénètre dans la nervure latérale la plus rapprochée du bord du limbe, se détache, à la partie supérieure du pétiole, du bord gauche du faisceau Mu,
médiane. Ce petit lobe fournit les faisceaux de toutes les nervures secondaires qui sont, dans cette région, en rapport avec la côte médiane.
d. Le faisceau de toutes les nervures principales s’épuise peu à peu vers le sommet de la feuille en émettant sur ses bords les faisceaux des nervures secondaires voisines.
Les faisceaux des nervures secondaires, ceux des nervures d'ordre plus élevé et les rapports que ces faisceaux contractent entre eux ne diffèrent pas de ceux que nous avons indiqués dans les espèces précédentes. | :
Les terminaisons libéro-ligneuses en pointe libre de l’intérieur du limbe sont très grêles. Dans ces terminaisons les trachées sont courtes mais non globuleuses.
Les terminaisons du bord du limbe appartiennent à des faisceaux beaucoup plus gros que les précédentes. Ces terminaisons sont légèrement renflées et leur structure rappelle celles des ampoules marginales du Beriolonia ænea. Chaque ampoule se trouve à la base d'une petite dent marginale terminée par un poil conique. Il arrive assez fréquemment que la face supérieure de limbe porte quelques stomates en face de ces ampoules.
e. Une section transversale moyenne du limbe de S. picta montre:
1. Une assise antérieure de cellules épidermiques larges, non prolongées en papilles, à paroi externe légèrement épaissie.
2. Une assise de parenchyme en palissade, assez semblable à celle du Bertolonia ænea. Dans les taches blanches du limbe le parenchyme en palissade n’est pas caractérisé. Il est remplacé par un parenchyme lacuneux qui ne renferme que très peu de chlorophylle.
3. Une bande de parenchyme lacuneux comprenant 3 rangs de larges cellules, à parois minces, remplies de gros grains d’amidon semblables à ceux de la tige. C’est dans les deux assises profondes de ce tissu que circulent les petites ramifications libéro-ligneuses.
4° Une assise postérieure de cellules épidermiques. Cette assise est percée de nombreux stomates et porte de petits poils unisériés capités. Les cellules stomatiques sont beaucoup moins épaisses que les cellules épidermiques voisines. Les stomates sont tous orientés parallèlement à la nervure médiane. Leur extrémité supérieure s'appuie sur
la paroi de la cellule mère épidermique , ou bien est reliée, Fig. 18, PI. 13, à cette paroi par une cloison longitudinale. Vu de face ce stomate semble donc pendu à l'extrémité d’un petit pédicelle d’attache a. Il est entouré par une cellule annexe en U.
Les poils sont les mêmes que sur la tige. Leur cellule basilaire est restée beaucoup plus petite que les cellules épidermiques voisines.
Le bord du limbé montre un léger épaississement de la paroi superficielle de l'épiderme et un plissement cuticulaire très accentué. :
PHYLLAGATHIS ROTUNDIFOLIA (1).
Section transversale moyenne du Pétiole. — La section transversale moyenne du pétiole de Ph. rotundifohia est large, presque circulaire, légèrement échancrée sur son bord antérieur. Cette section montre, (A) Fig. 28 :
Fig. 28.
se: à (B] Lo > ; ; nor Bgr= À Fig. 28. — Phyllagathis rotundifolia.
LA (A) Parcours des faisceaux entre la tige et la sec- 0 ] tion moyenne du pétiole.
NN / m, 1,2, 3, 4, 5, 6, faisceaux sortant de la tige.
MAMIE MU Mt Miv, MY uLr EU ul, L;r, La, Ar , A2 , A; , A4, faisceaux principaux, 7" TEE - latéraux et antérieurs de la section P.
(B) Parcours des faisceaux entre la section P et les nervures principales.
Mn, Lu 18) LM 2g» AM, faisceaux de la nervure médiane,
Mi, Liig » Lg, Lig, faisceaux de la 1° nervure latérale.
Mu, Liig, Log, LU 3g, faisceaux de la 20 nervure latérale.
Min, Lui faisceaux de la 3° nervure latérale.
Miv, MY, faisceaux des 4° et 5° nervures laté-
rales. ‘
(1) La feuille du PA. rotundifolia est très grande et longuement petiolée. Son limbe, cordiforme à la base, est presque arrondi. Sa nervation curvinerve est fortement saillante à la face inférieure. Les nervures de divers ordres forment de nombreux réseaux rectangulaires. Il existe 9 à 13 nervures principales. La face supérieure du limbe diffère de celle du Bertolonia miranda par l'absence de longs poils. Son bord est légèrement crénelé, chaque dent étant formée par l'extrémité d’une petite nervure transversale.
ILIEEM TO
1. Une assise de cellules épidermiques qui porte, comme celle de la | tige, de très nombreux petits poils capités ;