II. — SQUELETTE DE LA FEMELLE
Le spécimen que nous allons décrire est parvenu au Muséum par la même voie que le squelette du mâle. Il est inscrit aux magasins du Laboratoire d'Anatomie sous le n° 1886-602. IL est éminemment regrettable que cette pièce importante n'ait pas trouvé place dans les nouvelles galeries. La femelle dont provient ce squelette peut être considérée comme complètement adulte, les épiphyses sont soudées au corps des vertèbres dans toute la longueur du rachis, et il en est de même aux membres. Malheureusement le squelette n’est pas tout à fait complet, les dernières caudales (10 ou 41) manquent ainsi qu'un assez grand nombre de phalanges et d'os du carpe. Le reste est en parfait état de conservation, et mesure, tète comprise, 8 mètres de longueur. En ajoutant à cette dimension 0”,75 (2)
(4) Voir Note sur le squelette d’un Cachalot femelle, par G. Poucner et H. BEAUREGARD, in Comptes rendus de la Société de biologie, 9 mars 1889.
(2) Ces 0,75 sont calculés proportionnellement à la longueur du rachis en se basant sur la longueur des 10 dernières caudales du mäle.
qui représentent approximativement la longueur de la portion eaudale absente, on arrive à une longueur totale de 8,75. Le squelette du mâle décrit plus haut mesure 13°,30, mais n’est pas tout à fait adulte. Celui de Tasmanie, décrit par FLower, mesure 14°,60. On voit done ici que la femelle a environ les 3/5 de la longueur du mâle. Lorsqu'on Jette un coup d'œil d'ensemble sur ce squelette, on est vivement frappé d'une part de la gracilité générale de l’axe vertébral, d'autre part de la longueur relativement très grande des apophyses épineuses et transverses des vertèbres. Ce développement des apophyses est particulièrement frappant quand on compare cette colonne vertébrale à celle du mâle. Bien que le corps des vertèbres de la femelle ait environ un quart de longueur en moins que celui des vertèbres du mâle, les apophyses épineuses et les apophyses transverses dans les régions dorsale et lombaire atteignent et dépassent chez la femelle la longueur de celles du mäle. Il résulte de là que la colonne vertébrale du Cachalot femelle a un caractère bien différent de celui que présente la colonne du mâle; elle rappelle un peu l'aspect général de cette portion du squelette chez les Mysticètes, tandis que la brièveté et la forme massive des apophyses chez le mâle s’en éloignent complètement.
CRANE (PI. IT, fig. 1, 2). — Le crâne mesure 2°,30 de long. En comparant cette dimension à la longueur de la colonne vertébrale qui est de 6",45, on obtient le rapport 35,6 à 100. C’est le plus faible de ceux qui ont été relevés. Chez notre sujet mâle en effet, ce rapport est de 47,7 à 100 et chez les individus étudiés par FLower, 46, 57, 60 et 67 à 100, la longueur du crâne augmentant avec l’âge. Comme notre femelle est par faitement adulte, le rapport en question prend iei un intérèt spécial.
Le tableau ci-dessous que nous donnons des dimensions du crâne de cette femelle montre encore que, porportionnellement à sa longueur, sa largeur est plus grande que chez le mâle. Tandis en effet que sa longueur est au crâne de Tasmanie décrit par FLower :: 42,6 : 100, sa largeur est à ce dernier :: 51:100. De l’examen de ces dimensions il résulte que la forme du crâne de la femelle adulte se rapproche de celle du crâne des jeunes individus mâles, chez lesquels Fcower a établi que le diamètre
transversal l'emporte relativement beaucoup sur ce qu'il est chez l'adulte.
L’asymétrie du crâne est aussi prononcée chez la femelle que chez le mâle.
Dans le tableau suivant des dimensions du crâne de la femelle nous nous conformons à celui de FLowER :
mètres.
PIUSSe Tan de MlOn UE Eee Le CR er 200 largeur (au niveau de la région postérieure de RÉ SO dE TR Ne OR A TEE CNE 1,20 Plus grande hauteur (de la crête de l’occipital à l'extrémité TESAPIÉLYÉOIES) EN EM En 0 CE ete 2m she late 0,76 Longueur du rostre (de la pointe au niveau de la rainure ANICONDILAILE) 2er ne DT EME en UT Une 1,50 Largeur de la base du rostre (en dedans de l’encoche anté- RO) AS al Mn RO ARRETE ER IR TER SE 0,85 Largeur du rostre au 1/4 de la distance de la base du cràne SONO DLÉNNÉS RES CU LEE EM PRTOE NU M 10190 Largeur du maxillaire droit à ce niveau. . .. ......... 0,32 — — gauche Te tante so 20,018 — de l'incisif droit 0 ee Lee 0,08 —— — gauche UD A OP PER RERE 000 ÉSpaterentre les MnCiSfs ace mIveA EEE EE 0.07 are MdUMOSTeURNIIeNEEEt CENT ER CC 0,55 = Male TOI AU MIIEU EE EE 0,016 = — DAUCD EMI EL AN EL eS ee MU Volet LS 0 0162 de l'incisif droit te 0,076 — — gauche RER SET is oo 0016 ESpacerentre les nCrsifS alCe NIVEAU PEN CNE NN NE 0,055 Étendue des incisifs au delà des maxillaires . .. ........ 0,20 — — — CAO ORNE RE To e-Dees 0,29 Longueur antéro-postér. de l’apophyse orbitaire du frontal, . 0,225 — CHATELET PS PONS Ge IC NE 0,33 Hauteur de la erète occipitale au-dessus du fond du grand bassin supracränien, derrière l’ethmoïde, . . . ........ 0,42 Hauteur de la crête occipitale au-dessus du trou occipital . . 0,35 l'arsenmdes(condyles OCCIPIIAUX 0,175 Hauteur du condyle droit (verticalement). . . . . . . . .. ... 0,29 Largeur du trou occipilal dans sa partie supérieure entre les BONES oo 20 m0 ele ne 06 à po pin mob D oioté 0,14
Nous suivrons également, dans la description de ce crâne, la méthode adoptée par FLower, de manière à faciliter la comparaison.
Face supérieure (PL. IN, fig. 1). — L'’orifice supérieur de la fosse nasale gauche est très rapproché de la ligne médiane. Il est ovalaire, à grand axe dirigé obliquement d’arrière en avant et de dehors en dedans. Son
grand diamètre atteint 22,5, et son petit diamètre 14,5. Ses limites sont :
en avant et en dehors, l'incisif gauche; en avant et en dedans, le vomer; en arrière et en dedans, une lame saillante dépendant de l’ethmoïde, haute de 14 centimètres, prolongeant la paroi de la fosse nasale et se courbant au-dessus de son ouverture à la façon d'un opercule incomplet. Cette lame ne rejoint pas en dehors l'incisif gauche, de sorte que le bord postérieur de l'orifice nasal semble présenter du côté externe une sorte d'incisure. A partir de cet orifice, la fosse nasale se dirige un peu obliquement en avant et en dedans. Elle se rétréeit vers le milieu de son trajet, où son diamètre antéro-postérieur est de 13 centimètres et son diamètre frontal de 41 centimètres. Sa paroi est formée : en dedans et en arrière, par le vomer: en dehors, par une lame du palatin et par le ptérygoide. — On peut, somme toute, se figurer la paroï de la fosse nasale, comme formée de trois anneaux osseux superposés : 1° un anneau supérieur composé de l'incisif, du vomer, de l’ethmoïde et du maxillaire (ce dernier séparant, en arrière, l’ethmoïde de l'incisif et fermant l'anneau); 2° un anneau moyen formé par une lame du palatin et un prolongement du vomer; 3° un anneau inférieur, limitant l’orifice inférieur de la fosse nasale et formé en dehors par le ptérygoïde, en dedans et en arrière par le vomer. En superposant bord à bord ces trois anneaux, on obtient toute la hauteur de la fosse. D'après cette description, on voit que le vomer forme à lui seul la plus grande partie de la paroi interne, tandis que pour la paroi externe l'ineisif, le maxillaire, le palatin et le ptérygoide, se superposant de haut en bas, prennent successivement part à sa formation.
Le calibre de la fosse nasale droite est proportionnellement très réduit. Au niveau de son orilice supérieur, son diamètre sagittal est de 9 centimètres et son diamètre frontal de 10 centimètres; il est situé presque exactement sur la ligne médiane, et son bord antérieur est de 14 centimètres en arrière du bord antérieur de l’orilice gauche. Les deux sont séparés par la lame ethmoïdale et par le vomer. Les parois de la fosse nasale droite sont formées : en dedans, par l’ethmoïde; en avant, par le vomer; en dehors (de haut en bas), par lincisif, le palatin et le ptérygoïde; en arrière (de haut en bas), par l’ethmoide, le vomer et le ptérygoide.
La grande crête demi-cireulaire qui s'élève en arrière des fosses
Le Ce
nasales est constituée à la fois par les extrémités postérieures (comprimées et réduites à l’état de lames osseuses) des maxillaires et des incisifs, par les frontaux et par les nasaux. Tous ces os sont appuyés sur le supraoccipital qui se relève également en doublant ainsi l'épaisseur de la crête. Entre celui-ci et ceux-là s'engagent les os pariétaux.
Les maxillaires forment les parties latérales de cette crête et remontent jusqu'à son bord supérieur, mais ils ne se rencontrent pas sur la ligne médiane, où ils sont séparés par un espace de 40 centimètres environ qu'oceupe le frontal. Ils ne sont pas absolument symétriques, en ce sens qu'au niveau de l'orilice nasal gauche, le maxillaire correspondant dessine une surface concave qui continue en dehors la paroi de la fosse nasale; le maxillaire droit, au contraire, au même niveau, présente une forte convexité de sa surface.
Les incisifs sont beaucoup plus asymétriques encore. D'une part, l'incisif gauche en avant des fosses nasales est plus court que le droit, en raison du diamètre et de la position même de celles-ci. Comme sil était arrêté par l'extension de la fosse nasale correspondante, il se termine au côté externe de cette fosse en une lame osseuse mince. D'autre part, l'incisif droit plus long, après avoir contourné en dehors l'orifice nasal correspondant, se prolonge et s'étale en arrière de lui, contre la erête frontale. Il forme une lame mince, mesurant 35 centimètres de long sur 22 centimètres de large, qui s'élève à 12 centimètres de la crète supérieure. Cette lame est très irrégulière, ses bords sont déchiquetés et amincis. En outre, une lame osseuse mince, très irrégulièrement découpée, occupe à gauche, en arrière de la fosse nasale, une position à peu près symétrique à la lame de l’incisif droit que nous venons de décrire. Cette lame gauche, plus épaisse en avant, s’amincit en arrière et s'unit par engrènement de ses bords déchiquetés avec le frontal; elle s'étend de 2 centimètres environ en arrière de la fosse nasale jusqu'à 28 centimètres du bord de la crête frontale. — Faut-il, avec FLowar, considérer cette lame comme représentant l'os nasal? En ce cas, il n’y aurait qu'un nasal gauche, ce qui serait en harmonie avec l’asymétrie faciale du Cachalot. à moins de considérer la lame correspondante que forme l’extré-
mité postérieure de l'incisif droit comme un os nasal soudé à cet incisif.
La face supérieure de la tête osseuse, en avant des orifices du nez, est à peu près plane dans sa région médiane, se relevant insensiblement sur les bords. Elle est formée par les incisifs et les maxillaires. Les ineisifs se prolongent jusqu'à l'extrémité du rostre. Dans la plus grande partie de leur étendue, ils sont séparés par le vomer, mais en avant, sur une longueur de 1# centimètres environ, ils se rapprochent jusqu’à se toucher. Le bord interne des incisifs surplombe la gouttière vomérienne (occupée par le cartilage vomériem). Leur bord externe s’appuie sur les maxillaires. Il est un peu sinueux; en avant de la cavité nasale, il est d’abord convexe en dehors, puis il devient concave vers le milieu du rostre et convexe plus en avant, pour se terminer en ligne droite. La face supérieure de l’incisif est légèrement excavée en gouttière dans le tiers postérieur de l'os et à peu près plane dans le reste. L'incisif droit, à 17 centimètres en avant de l'orilice nasal, est percé d’un trou ovale à grand axe mesurant 7°,5; c’est l'orifice d'un conduit oblique en communication avec le canal sousorbitaire. Il n'existe pas de trou semblable sur l'incisif gauche.
Les maxillaires forment les parties latérales du rostre. Ils sont épais et relativement denses. Le trou sous-orbitaire peut être pris comme limite de deux régions, l’une rostrale, l’autre postérieure. La surface de la région rostrale esl légèrement bombée et, sous ce rapport, les deux os ne sont pas absolument symétriques, le gauche étant plus bombé que le droit. Plus en avant, ils deviennent à peu près plans et se terminent sur les côtés des incisifs par une extrémité pointue. Le trou sous-orbitaire est un large orilice losangique, à grand diamètre antéro-postérieur, beaucoup plus grand à gauche qu’à droite. À gauche, en effet, son grand diamètre est de 21°,5 et son diamètre transversal de 5°,5, tandis qu’à droite il mesure seulement 18 centimètres sur 6. Les deux orifices se prolongent sur le bord de la face supérieure des maxillaires en une gouttière profonde plus longue à gauche qu’à droite.
Face latérale du cräne (PI. If, fig. 4). — Elle présente en arrière la portion externe de l’occipital qui se relève pour concourir à former la crête frontale. Immédiatement au devant, est la fosse temporale qui mesure 26°,5 de haut et 22 centimètres de diamètre antéro-postérieur. Sa paroi très
concave est formée en arrière par le squameux, en avant par le frontal;
les deux os se rapprochent, sur le milieu de cette paroi, sans toutefois se toucher, comme chez l’individu de Tasmanie décrit par FLower. Entre eux est intercalée une lame osseuse large de 2°,5, qu'on peut regarder comme un vestige du pariétal ; cependant elle se continue en haut avec le supra-occipital. La fosse temporale est limilée en haut par une crête du bord externe du supra-occipital, élevée en arrière, mais qui en avant s’atténue jusqu'à devenir nulle (1).
Le cercle orbitaire, de configuration ovale, mesure 18 centimètres de diamètre antéro-postérieur et 12 centimètres verticalement. Son bord supérieur est formé par l'apophyse orbitaire du frontal, son bord inférieur par le jugal. L'angle antérieur résulte de lunion du jugal et de l’apophyse orbitaire du frontal; l'angle postérieur est ouvert, les deux os ne se rejoignant point et laissant entre eux un espace de 5 centimètres.
L'apophyse orbitaire du frontal, dirigée obliquement en dehors et en avant, fait une saillie de près de 35 ecntimètres, sa face supérieure dessine un triangle dont la base arquée, épaissie, forme le bord de l'orbite. Elle nous paraît plus aplatie et moins massive que chez le mâle.
Le jugal est coudé à peu près à angle droit au niveau de l’apophyse orbitaire du maxillaire, c’est-à-dire à l'angle antérieur (interne) de l'orbite. La branche verticale, montante, longue de 35 centimètres, est excavée en gouttière profonde où est reçu le bord postérieur de l’apophyse orbitaire du maxillaire. Les deux lèvres de cette gouttière sont très inégalement développées. L'interne, lamelleuse et élevée, embrasse en dessous et en dedans toute l'apophyse orbitaire et se prolonge à la face inférieure du maxillaire jusqu'à la base du temporal. La lèvre externe, comprimée, s'engage comme un coin entre l’apophyse orbitaire du frontal avec laquelle elle s'articule par une large surface rugueuse, et la face externe de l’apophyse orbitaire du maxillaire qu'elle recouvre en partie. — Quant à la branche horizontale du jugal, elle est à peu près perpendiculaire à la première et forme le bord inférieur de l'orbite. Large et épaisse en avant (en dedans), elle s’amincit graduellement jusqu'à ne plus être dans son 1/3 postérieur (externe) qu'une lamelle osseuse large de 2 centimètres et
(4) D’après le dessin de FLower, cette crète ne semble pas exister chez l'individu mäle de Tasmanie.
épaisse de { centimètre à peine. C’est cette extrémité amincie qui s'articule avec le squameux. '
L'apophyse orbitaire du maxillaire est nettement délimitée par une profonde encoche (encoche anté-orbitaire) que présente le maxillaire au niveau où il se relève pour former le bord de la crête verticale du crâne. C’est à ce niveau également que le bord du maxillaire atteint sa plus grande épaisseur, 17 centimètres. A partir de ce point, il diminue jusqu'à son extrémité antérieure.
Basedu crane {PI. IT, fig. 2). — Elle présente les mêmes caractères que chez le mâle. La seule différence porte sur les rapports du vomer avee les incisifs. Chez notre femelle, les incisifs cachent le vomer vers son extrémité sur une étendue proportionnellement beaucoup plus grande que chez le mâle. Ils commencent à devenir apparents un peu au delà de la région moyenne du rostre. Ils convergent rapidement l’un vers l’autre et se placent bord à bord sur la ligne médiane, en recouvrant complètement l'extrémité du vomer.
Le rocher est de très petite dimension. Il mesure 5°,4 de longueur et 6 centimètres de haut.
MacuorRe iNrÉRIEURE. — La mâchoire inférieure de notre femelle malheureusement ne nous est pas parvenue en complet état de conservation, les deux branches étaient séparées et les dents toutes détachées. Telle qu’elle s’est offerte à nous, elle a une longueur de 1”,85. La longueur de la symphyse est de 0",85. Les deux surfaces de contact des deux branches sont rugueuses en arrière seulement, lisses et planes dans le reste de leur étendue, comme habituellement. Il n'existe pas d’asymétrie appréciable, sauf que les excavations alvéolaires du sillon dentaire ne paraissent pas en nombre égal à chaque branche, ce qui est le cas ordinaire. On en compte 22 à gauche et 21 à droite. A droite, ces alvéoles sont plus grandes à partir du milieu de la symphyse. La 10° alvéole droite mesure, en effet, 6 centimètres environ de diamètre sagittal, tandis que celle qui lui correspond au côté gauche ne mesure guère plus de 4 1/2 à 5 centimètres.
Les dimensions suivantes permettront de comparer cette mâchoire à la
description de FLower.
mèêt. p. 100.
HONAUEUTAIONRIE EEE EERR 1,85 100 = ACID SON EC EL EN ENERNr 0,85 45 Largeur de la mandibule en arrière, . . . . (15 62
Si on compare ces chiffres à ceux de l’anatomiste anglais, on voit que les rapports entre la longueur et la largeur sont les mêmes que chez les jeunes sujets mâles. Nous avons déjà signalé pour d'autres points ce rapprochement.
APPAREIL HYOÏDIEN (PI. V, fig. 3). — Le basihyal mesure 27 centimètres de long sur 29 centimètres dans sa plus grande largeur. Il est plat, légèrement excavé sur les 2/3 postérieurs de sa surface et se rétrécit en avant en une sorte de col long d'environ 10 centimètres et large de 11 centimètres. La partie la plus large de los répond à peu près à son 1/3 moyen. À ce niveau, ses bords fortement épaissis, rugueux, donnent attache par un épais cartilage aux thyrohvals. Plus en arrière, ces bords s’amincissent graduellement en même temps que l'os diminue de largeur. Le bord postérieur, en effet, ne mesure que 14 centimètres. Il est légèrement échancré.
Les thyrohyals sont aplatis, irrégulièrement losangiques, à angles arrondis. Leur face supérieure en arrière est concave. Ils mesurent 32°,3 de long et 19°,5 de large. Leur bord interne est épaissi dans sa moitié antérieure, par laquelle se fait leur union avec le basihyal. Ce bord mesure à ce niveau 3 centimètres environ d'épaisseur. Il s'amincit dans sa région moyenne, et ne mesure plus que | centimètre d'épaisseur; enfin, à l’extrémité postérieure, il s'épaissit de nouveau et atteint presque 2 centimètres. Le bord externe en arc de cercle est lisse, il s'épaissit fortement à l’union de son 1/3 antérieur avec son tiers moyen et atteint à ce niveau 3°,8, tandis qu'en avant son épaisseur n'est que de 2°,5, et en arrière de 1°,4 seulement.
Les stylhyals sont légèrement arqués et de forme irrégulière. Dans les 2/3 internes de leur étendue, ils sont prismatiques triangulaires, avec une épaisseur moyenne de 5 centimètres, mais les angles s'émoussent progressivement et en même temps leur épaisseur augmente jusqu'à atteindre 8°,5 à l'extrémité externe, où ils sont à peu près cylindriques.
COLONNE VERTÉBRALE. — Nous possédons 38 vertèbres seulement : 7 cer-
vicales, 11 dorsales, 8 lombaires et les 12 premières caudales. Notre in-
dividu mâle qui est complet a 49 vertèbres. Le spécimen de Tasmanie décrit par FLower en a 50. Ce sont done les 11 ou 12 dernières eaudales qui manquent.
Atlas (PI. I, fig. 2). — La comparaison de l’atlas de la © avec celui du çj montre un certain nombre de différences.
L’atlas est libre. Les six autres vertèbres cervicales sont soudées entre elles. Les apophyses transverses de latlas, rugueuses, de forme conique, sont proportionnellement moins massives que chez le . La barre osseuse formant l'arc neural est arquée, un peu comprimée de haut en bas, et surmontée d'un tubereule mousse, représentant un rudiment d’apophyse épineuse, plus élevé au bord antérieur de l’are qu'à son bord postérieur.
Mais c’est principalement dans la forme et la dimension du canal neural qu'il existe des différences marquées. Il est proportionnellement beaucoup plus large, et a sensiblement le même diamètre que chez le G° malgré le volume moindre de l'os. Il est plus régulièrement triangulaire; le rétréeissement qu'on observe chez le cf avant le sommet (tourné en bas) n'existe pas. La base du triangle dessiné par le canal neural chez la femelle est arrondie; de plus, le sommet de celui-ci (tourné en bas) est légèrement asymétrique, le côté droit du triangle s’inclinant vers le gauche. Comme trace d’apophyse articulaire de l’atlas on observe seulement de chaque côté de l’apophyse épineuse une surface lisse un peu excavée, qui recoit l'apophyse articulaire antérieure de laxis.
L'atlas nous a offert les dimensions suivantes :
mèt.
BXÉTeMElALEBUL ECC EE CCC CE RTE CCI RES 0,60 Largeur entre les extrémités externes des surfaces articulaires
anténeutess 2 enaets DU e ORTt ÉE Ie eReC 0,40 Plus grand diamètre transversal de chacune de ces surfaces. . 0,19 Extréeme hauteur delces SUTLACES 0,26 GonpueurmdurcanalMenral ee CCE EE FER RE AE 0,175 Hauteur OS PTS de e ee UE EL ON EE C0 0,20 Hauteur de la portion inférieure rétrécie du canal . . . . . : .. 0,09 Larseurde l'orifice au SOMME 0,07 Hauteur du corps au-dessous du canal neural à gauche. . . .. 0,079 — — — AN ER 0,084 Extrême hauteur de l’atlas sur la ligne médiane . . . .. 0,325
Hauteur verticale de l’apophyse transverse à son Rule LEE EE RP D OR 0 DPOR ONE, MR UT D Mais 5 0,233
mèt.
Plus grande épaisseur antéro-postérieure de la même. ..... 0,067 Hauteur de l'arc neural au milieu (apophyse épineuse non