MÉDINE
RUFISQUE, TRIÉS,
m’bidgem.
sed’hiou.
Décembre . . .
Janvier
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre. . .
Octobre
Novembre. , .
Saieon sècbe.
Hivernage . . .
Année
On pourra facilement rapprocher ces données statistiques, ainsi que celles que le docteur Bourgarel nous a fournies pour la période de nos observations météorologiques en 1873-1874
(V. pl.XlIl), des tableaux météorologiques contenus dans ce volume.
Nous formulerons en quelques phrases les résultats les plus saillants que fournissent ces rapprochements.
— L’insalubrité d’un point quelconque du Sénégal augmente ou diminue très-régulièrement avec la température moyenne mensuelle.
— D’un point à un autre de la colonie, l’insalubrité varie, règle générale, proportionnellement aux températures moyennes de ces points.
— L’ordre dans lequel se placent les divers postes relativement à leur insalubrité est le même que celui dans lequel se rangent les températures moyennes annuelles.
— Les oscillations thermométriques mensuelles ou diurnes ne piésentent aucun rapport direct avec les maladies endémiques.
— C’est une erreur d’attribuer l’insalubrité du Sénégal à des variations de température, qui sont plus faibles que celles observées en Europe et toujours très-faibles dans la mauvaise saison.
— Les variations hygrométriques diurnes, malgré leur étendue, n’ont aucune relation directe avec les maladies endémiques.
— Les maladies sporadiques, chez les Européens et chez les indigènes, sont au contraire en raison de l’étendue des variations de température et des variations dans l’état hygrométrique.
— De cette dernière proposition, résulte la vérité de cet adage des indigènes : La pousse des feuilles du baohab {Adansonia digilala) annonce la mort des blancs (hivernage). La chute des feuilles de cet arhre annonce la mort des noirs (saison sèche).
— Les forts maxima de la température n’agissent sur la constitution médicale que lorsque leur fréquence est assez grande pour élever la température moyenne.
— Les pluies aggravent l’insalubrité de l’hivernage, mais
leur influence sur la constitution médicale est moindre que celle de la température (à Bakel et à Médine, l’iiivernage est moins malsain que la saison sèche).
— Les vents ont une influence considérable sur l’état sanitaire; cette influence varie selon l’exposition des localités. Sur le littoral, les vents d’O sont les plus sains; c’est le contraire dans l’intérieur.
— Les observations d’ozone faites au Sénégal n’indiquent aucun rapport simple entre l’abondance de l’ozone et l’état sanitaire.
Les diverses propositions que nous venons d’énoncer sont surtout applicables aux Européens pour lesquels les maladies endémiques envahissent le domaine de la pathologie, ne laissent qu’un faible rôle aux affections sporadiques.
Les épidémies sont toujours extrêmement graves au Sénégal. Le choléra a plusieurs fois ravagé la population noire, n’atteignant que faiblement les Européens, ainsi que cela s’observe en Cochinchine.
La fièvre jaune présente pour ces derniers une épouvantable gravité, comme on peut en juger par les chiffres suivants extraits du livre de M. Bérenger-Feraud (1).
En 1830, à Sainl-Louis, sur 650 Européens, 600 atteints, 3*28 morts.
1830, à Gorce,
— loO
1837, à Corée,
1859, à Goiée,
1866, à Corée,
(1) V. De la fièvre jaune au Sénégal, p. 116-119-122.