‹ Recherches sur le climat du SénégalChapitre 118 sur 125 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Dans la saison sèche, les hôpitaux sont vides, les maladies légères. Dans Thivernage, tout le monde est plus ou moins malade, les hôpitaux sont trop petits, la maladie est l’état habituel de tous les Européens, et, en dehors même des temps d’épidémie, la mortalité est considérable.

Il nous resterait à comparer le climat du Sénégal à celui des autres colonies que nous possédons dans différents points du globe. Des documents précis relatifs à ces autres colonies peuvent être recueillis. C’est une étude que nous espérons pouvoir entreprendre, lorsque nous aurons complété celle du Sénégal, par l’étude de la question de l’acclimatement de l’Européen dans ces contrées, et des règles d’hygiène qu’il doit suivre pour vivre et résister aux influences de' ce climat destructeur.

Nous nous bornerons à indiquer en quelques mots nos idées générales sur ce climat. Dans rinvernage, le climat du Sénégal présente une grande analogie avec celui de Cochinchine et avec celui des côtes de Madagascar, dans la même saison ; nous pouvons, par notre propre expérience, affirmer cette similitude de points fort éloignés par la distance, mais se rapprochant par leur insalubrité.

Dans la saison sèche, le Sénégal n’est comparable à aucune des régions tropicales que nous connaissons. C’est un climat spécial ; il trouve son analogie, non sous les tropiques, mais dans les régions limitrophes du grand désert. C’est au S du Maroc et de l’Algérie, en Egypte, et sur les bords de la mer Rouge, qu’il faut chercher des points de comparaison si l’on veut trouver des phénomènes climatériques analogues à ceux observés au Sénégal.

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