‹ Recherches sur le climat du SénégalChapitre 34 sur 125 · PI. V · texte numérisé non relu

PI. V

DES PLUIES

viennent de TOcéan et sont analogues aux grandes pluies que porte à la côte orientale de l’Afrique du S et de l’île de Madagascar l’alizé de SE qui vient de la mer. Elles sont, en général, de force moindre que les pluies d’orages, mais ont une plus longue durée et ne sont que très-rarement accompagnées de phénomènes électriques. Il y a des années où l’un de ces modes prédomine sur l’autre. Alors les orages sont rares, les tornades se comptent seulement par une ou deux dans tout un hivernage et l’on voit des journées presque entièrement pluvieuses, la pluie étant accompagnée dans le jour comme dans la nuit de vent de SO d’intensité variable. Dans ce cas, l’hivernage, tout en étant la cause d’un aussi grand nombre de maladies que dans les autres années, est très- peu pénible à supporter.

D’autres fois les pluies sont toutes en grains extrêmement violents, mais très-courts, précédés d’un état atmosphérique excessivement pénible à supporter par suite de l’élévation de la température et de la quantité de vapeur d’eau contenue dans l’air.

En général, les hivernages sont constitués par un mélange des deux modes de pluies. Il en résulte que si une saison sèche ressemble toujours extrêmement à celle de l’année précédente, il n’en est pas de même des hivernages successifs.

On comprend combien il doit y avoir de rapport entre l’état de riiivernage et les maladies qui se montrent ordinairement à la fin de cette saison et au début de la saison sèche.

On pourra reconnaître en examinant la planche relative aux pluies qu’il y a, d’une année à Tautre, de grandes variétés dans le mode de distribution des eaux entre les mois de l’hivernage.

Le mois d’août est celui qui comprend le plus grand nombre de jours pluvieux, la moyenne de ces jours étant de quatorze. D’après les moyennes de six jours et de neuf jours qui s’appliquent aux mois de juillet et septembre, on voit que ces mois sont, en général, deux ou trois fois moins pluvieux que le mois d’août. Quelquefois l’époque du maximum des jours

CLIMAT DE CORÉE

plu\ieux se trouve retardée d’un mois : ce cas s’est présenté deux fois en 1858 et en 1861, années remarquables parle peu d’abondance de la pluie.

11 est à remarquer que jamais le maximum des pluies n’a eu lieu en juillet, mais deux fois en huit ans il a eu lieu en septembre.

L’abondance de la pluie est, d’une manière générale, proportionnée à sa fréquence dans chaque mois.

A quelle heure du jour la pluie tombe-t-elle le plus fréquemment? — Il résulte de nos observations qu’il pleut à peu près deux fois plus souvent vers dix heures du soir qu’à chacune des autres heures de la journée. Ce fait est en rapport avec la fréquence plus grande des orages le soir après le coucher du soleil que dans la journée.

Pleut-il plus la nuit que le jour ? — L’observation des pluies a été faite avec une grande précision par les observateurs dont nous utilisons les travaux ; aussi nous est-il facile de répondre à cette question. Dans l’année moyenne il tombe 255 millimètres d’eau le jour et 278 millimètres la nuit. 11 y aurait donc à peu près égalité entre la quantité d’eau tombée la nuit et le jour. En considérant chacune des années particulières on arrive aux mêmes conclusions.

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