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De'cembre 1873 .
Janvier 1874. . .
Février
Mars
Avril
Mai
Juin
Juillet 1873 . . .
Août
Septembre. . . .
Octobre
Novembre ....
Saison sèche. . . Hivernage. . . .
Année
CLIMAT DE SAINT-LOUIS
D’après nos observations, la pression atmosphérique suit à Saint-Louis une marche annuelle (voir pl. XIll, p. 209), qui présente une grande analogie avec sa marche diurne. Il y a dans Tannée, comme dans le jour, deux maxima et deux minima de la pression atmosphérique. Le premier maximum se présente en janvier, dont la moyenne mensuelle est 760“”, 1, le second en juin, 760““,2. Le premier minimum est en mars et avril, 7S8““,9; le second en septembre 758“”, 4. On voit que ces extrêmes diffèrent peu Tun de Tautre : la plus grande différence entre les moyennes mensuelles, est de 1““,8, c’està-dire que les variations barométriques sont extrêmement faibles; mais on même temps, elles sont extrêmement régulières.
Si, des moyennes barométriques, nous retranchons les moyennes mensuelles de la tension de la vapeur d'eau, nous obtiendrons les moyennes de la pression de Tair sec. Ces moyennes présentent un seul maximum, 759 millimètres en février, et un seul minimum, 735 millimètres en septembre ; elles marchent exactement en raison inverse des moyennes de la température. La double oscillation barométrique annuelle, est donc sous l’influence de l’état hygrométrique de Tair et de la température, ou du moins en relation intime avec ces agents atmosphériques.
La marche quotidienne du baromètre est celle de cet instrument dans toutes les régions tropicales. Il y a deux marées barométriques. Toutes nos observations horaires ont indiqué que le baromètre était ascendant au moment de l’observation, de six heures du matin, très-voisin de sa plus grande hauteur diurne à dix heures du matin; très-rapproché, mais cependant légèrement au-dessous de la moyenne à l’observation d’une heure du soir; qu’enfm il baissait jusqu’à quatre heures, moment voisin du plus bas minimum, pour reprendre son mouvement d’ascension jusqu’à neuf heures et au-delà de ce moment.
Dans l’hivernage, les oscillations barométriques diurnes sont faibles, elles sont en moyenne de l““,9 seulement. La
PRESSION ATMOSPHÉRIQUE
plus considérable observée n’a été que de le 24 juin et le 6 juillet, en coïncidence, dans ce dernier cas, avec le passage d’une bourrasque dans le voisinage de Saint-Louis.
Dans cette même saison les oscillations mensuelles n’ont pas dépassé 5““,8.
Dans la saison sèche, les oscillations diurnes sont en moyenne plus considérables (2”“,3). Les oscillations mensuelles ont été aussi plus fortes, en février, l’oscillation a atteint 8““,6, sous l’influence d’une baisse considérable accompagnée de calme et suivie d’une pluie assez abondante, puis d’une bourrasque de vent de SO, peu forte d’ailleurs. Nous avons déjà signalé cette pluie anormale observée dans la saison sèche 1874, elle a été générale sur toute la côte. Pendant quatre jours le baromètre a baissé à Saint-Louis et à Gorée simultanément, le ciel s’est chargé de nuages; le quatrième jour, une pluie fine et serrée est tombée sur toute la côte, pendant trente-six heures; le vent, d’abord très-faible, duSOest devenu énergique à la fin de la pluie et le baromètre a repris sa hauteur accoutumée dans les deux villes. Celte observation nous a permis de vérifier la bonne qualité des instruments dont nous nous servions dans CCS deux villes.
L’examen de notre journal météorologique montre que les jours où les variations horaires de la colonne mercurielle n’ont pas suivi leur marche habituelle sont extrêmement rares. Ces variations se font avec une régularité qui donne à la courbe quotidienne des hauteurs du baromètre une régularité parfaite, quelle que soit la saison.
Dans l’année 1873-1874, les hauteurs extrêmes du baromètre ont été ; la plus forte, 763““, 4 (les 4 et 8 janvier, à 10 heures du malin] ; la plus faible, 754““,! (le 22 février, à 4 heures du soir).
Le mouvement de la colonie mercurielle ou oscillation totale du baromètre a donc été de 9““,3. Ainsi l’oscillation annuelle peut s’élever à Saint-Louis à peu près à 10 millimètres.
Toujours les extrêmes de ces oscillations se prononcent
CLIMAT DE SAINT-LOUIS
SOUS l’influence de causes générales qui paraissent analogues à celle que nous avons signalée.
Nos observations nous ont parfaitement démontré que le baromètre est aussi utile au Sénégal que dans les autres climats, pour étudier les modifications de pression qui amènent de grands mouvements atmosphériques. Toutefois ces variations se passent toujours dans de faibles limites, et sont le plus souvent masquées par l’importance des corrections à faire pour obtenir le véritable poids de la colonne atmosphérique. Pour bien étudier l’influence que peuvent avoir les tornades, les orages et les divers vents sur le baromètre, il faut donc faire des observations d’une précision extrême. Un baromètre dans lequel le mercure serait remplacé par un liquide moins dense, serait un instrument difficile à construire et à graduer pour les hautes températures du Sénégal, mais dont les mouvements pourraient rendre à l’étude du climat de cette contrée des services importants.
Les variations du baromètre se font, au Sénégal, dans une étendue si restreinte que, malgré toute l’exactitude possible, il est difficile d’obtenir des observations faites avec une approximation suffisante pour certaines recherches. Des variations qui ne portent que sur des fractions de miltimètres, ne peuvent en effet être étudiées avec précision qu’en admettant que les erreurs d'observations ont été inférieures à ces fractions de millimètres. Or, dans l’état actuel des instruments qui nous servent à mesurer la pression atmosphérique, à moins d’une habileté exceptionnelle, l’observateur ne peut pas se flatter d'obtenir une approximation de plus de 1 dixième de millimètre. Aussi les calculs que nous avons faits pour déterminer les moyennes barométriques par chaque vent ne nous ont-ils conduits qu’à des résultats négatifs.
Les roses barométriques des vents, construites pour chaque mois, n’expriment aucune augmentation marquée de la pression atmosphérique pour tel ou tel vent, à 1 heure du soir, moment où les hauteurs s’approchent le plus des moyennes diurnes.