LAMBERT
(vers H09 ET 1H0).
Eut une administration aussi orageuse que courte. D'abord, sur les plaintes de Lambert contre les vexations de Philippe de Grandson et de ses fils , un plaid remarquable
fut tenu à Orbe par les Primats (principes) de la province, Cono de Grandson et Gaucher (II de Salins) , qui rétablirent la paix.
Puis les rudes sires de Joilx , parurent en scène. — Landric et Amaury son fils élevaient des prétentions sur les possessions des religieux à Brussins et Bougel ; il^ les abandonnèrent toutefois contre des présens. — Mais Amaury de Joux , sur 4'9^i^Q?^& réçtomaliozv» de droits, désolait })rtttal6i)[ieot les ^lagçs du Couvent» voisins de sa fortere^se^"^. La phos? all^ j^uaqu'aiA meurtre du pcévôt de Baonens: alors sur I4 pla^iti^ de Lambert, le Comte Renaud tint un plaid à Jougne qt forçai Amaury à réparer ses torts ; et à donner des otages pour garans de sa tranquillité future.
ETnewïB (III).
(iiii,...)
Squs. \ai ÂiQaury fils de Landric de Joux, donne,, pour l'âme de son père , avec son frère Louis et sa mère, un pré au lieu dit I^loiont, dans la Cbau d'Arlie ; et met fin à d'autres différend? encore.
L'avantage est donc demeuré au Couvent dans ses débats avec les sires de Joux.
^^ On se rappelle les « clamatipoes de Amal.dricq > oui par ses déyastalions à Bannens, BloDstoris, Chafift>is , Sainte-Colombe, avait forcé one multitude de sujets du Prieuré à Texil.
Nous avions d'abord rapporté o^^jb c|iariQ a« i^ Amaury, mais elle se rapporte plus naturellement à la circonstance actuelle. — Y. p. 150 et 151.
GUIGON (II).
(vers 1115-1120.)
Il provoque à Lausanne , par devant TEWêque Comte de Yuauld, un plaid contre Ebal (II) de Grandson, au sujet de ses prétentions sur quelques hommes ; et, d'après la sentence, des otages durent être fournis.
ARTAULD (II).
Ebal de Granson refusait de se soumettre à la sentence de la cour de TEvêque de Lausanne. Alors Artauld, successeur de Guigon, se rendit auprès de TEmpereur Henri; et en obtint, en 1125, un rescrit adressé aux Comtes de Savoie et de Genevois, et à TEvêque de Lausanne , pour forcer à tout prix Ebal à se soumettre.
HARDUIN OU NARDUIN (1125-1126.)
Etait Prieur aussi en 1125 , et sous lui Ebal se soumit et fit même des donations. — Autre triomphe du Monastère romain.
En 1126, Ânseric Archevêque de Besançon, sur la demanide d'Harduin, donne l'Eglise de Bannens au CouTent.
Ce don estlaudé la même année par Humbert (ill) de Salins, en considération de la grandeur de ses pécHés. — Il concède de plus au Monastère, ce dont celui-ci s'était emparé par droit de premier occupant, suivant la coutume du Jura, à Wau autrement nonmié Vallée Qlen ; et dans le désert du Mont des fours , ou il avait envoyé une colonie de frères convers , qui fut la souche du Monastère du Mont Sainte-Marie.
Lambert de Châtillon, de son côté, renonce aussi à toute prétention sur l'Eglise de Bannens, et laude le don d'Ânseric pour la guérison de son âme.