‹ Recherches sur le couvent de Romainmotier et ses possessionsChapitre 27 sur 47 · AYMON (I · texte numérisé non relu

AYMON (I

(au MOINS DE 1266 à 1280.)

Appartenait à une famille féodale de Fancien Comté des .Equestres. Il était frère de Willerme de Pleysie (soit Pleasie), dont le fils (neveu d'Aynwn) s'appelait Jean de Duluyva (Dullit ?) .

Aymon fut l'un des Prieurs les plus marquans, et sous lui s'accomplirent, nombre de transactions importantes :

Le Plaid général, prit; en 1266, après un différend prolongé et grave, une forme nouvelle qui fixa la position politique et sociale de la Terre de Romainmotier. — D'après sa teneur, les hommes de la Terre sont tous de condition libre ejt peuvent quitter la Terre avec leurs biens meubles ;^mais à défaut d'héri-

1257. Arrangement avec les donzels Pelier de Yens sur on domaine féodal. 4257 R, Prieur, reconnaît que Pierre de Pontallie moine a donné 400 sols pour bâtir le moulin de Barlens.

tier légitime ou indivis , leurs immeubles sujets à la mainmorte retournent au Seigneur. — Aucun nouvel usage ne peut s'établir que d'un commun accord dans le Plaid général, sorte de Landsgemeinde composée de tous les chefs de famille.

Le transact avec le Comte Philippe sur l'antique garde des Clées, en modifiant Tancienne association(dell81)avec la Bourgogne, fixa en 1272, les rapports du Couvent et de la Savoie qui dut le protéger en échange d*une censé , mais il causa une révolte dans la Terre.

Vint encore Tacquisition de la suzeraineté sur quelque partie delà Baronniede Mont, faite (en 1276] d'TMion des Monts (deMontibus).— Prévoysmt Hraportance qu'acquerraient les possessions du Prieuré à La Côte^ Âymoh fit bientôt cous* truire un fort (fortalicium) à Brussins qui devint le centre d'une Châtellenie étendue.— S'étantmême pris de querelle avec Henry Evêque de Genève, au sujet de la possession du clos àe Bugez (v. s.) il y eut des hostilités entre eux.

Un arrangement se fit aussi avec Girod Tave (Tavel), citoyen de Genève, sur de nombreuses Terres à La Côte (1278).

En 1276 , fin d'un différend avec Alix Comtesse palatine de Savoie et de Bourgogne, par un accord qui fixa les droits respectifs sur les villages Franc Comtois de Bannens et Smnt»-^ Colombe,

Citons encore : — La grande affaire de l'avouerie de Morlens, dans laquelle le sife de Mont dut fournir des otages (1272): —

L'inféodation de Toflice de la Maréchallerie (1277) : —

L'arrangement avec ledonzel de Chabie, de Wufflens lajille, qui fit hommage (1278).

Bien d'autres actes témoignent de l'activité d'Aymon *^*.

''' Probablement d'abord, deux actes de 4265: a) échange avec les Montricher de possessions à Torclens contre Tavouerie d'Appies : b) Ebal Coseigneor de Goo* moëos prend à ferme du Coavent> la CbapeUe de Saint-Barlhélemi.

4269. Différend avec le Couvent d*Oujon sur uve disœe à Bursinel.

«ÂUFRED OU GAUFRID.

Succéda à Aymon et pâtit de ses velléités belligérantes. Aymon de Prangins lui suscita différend sur le fort bâti à Brussins (1284] ^^. Et en même temps, Jean de Duluyna (ou Duluyya) filsdeWillermedePleasie^^lui réclama des indemnités, pour lesdoiamages majeurs soulier ts par son père eatrainé à prendre part à la guerre d'Âymon contre TEvéque de Genève ; et il dnJt lui donner des terres ea fief.

La même année , accord de, Gaufred avec Jaques de Montricber sur Tayouerie da Jolens , qui nous révèle les droits du Couvent sur ce village.

En 1S84, AymoB de Prangins prend les religieux et leurs possessions seus sa garde pendant 4 ans , en échange d'un char 4ev»uaanueL

1 270. Aymon acquiert du terrain de Jean, sire de Prangins, pour 4 2 livres à Brussins.

4272. Droit reconnu à Romaînmotîer de lever taille snr quelques hommes de

4275. Achat du Couvent à Hont-la-ville, d*tin domaine féodal.

4280. Reconnaissance de la Mayorie de La Rivière, en faveur de Romainmotier.

Girard et Jean des Mtmts abandonnent à Romainmolier tous leurs droits à AloUens.

Don au Couvent (par Aymon) d'une coupe de vin annuelle pour une acquisition à Brussins.

Jean Clerc, bourgeois Cossonay se donne lui et les siens à Romainmotier.

*" Et aussi sur des terres cédées par Willerme de Pleasie au Couvent, et qu' Aymon de Prangins disait être de son. fief.

En 4285 Acte < super raisiam > (la scie) de Vallorbes.

En 1285, Jaques Curé de Gimel donne à Romainmotier des biens considérables dans cette paroisse.

C'est ce Gaufred dont on célébrait l'anniversaire à Romainmotier , comme ayant le premier édifié la Ferrière (ferreriam) de Vallorbes *^.

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