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l'importance exacte de ceux-ci fait encore l’objet de controverses.
D'autre part, en 1917, Wanp et GALLAGHER employèrent pour la première fois l’intradermo-pullorination. Quelques auteurs américains l’utilisèrent à leur tour et en France, LesBouyriès, Rivsarp et Gasse publièrent des résultats encourageants qu'ils obtinrent en 1927-1928.
Toutefois la grande majorité des chercheurs reconnaît actuellement une supériorité diagnostique certaine à l’agglutination. Cette opinion a d’ailleurs été exprimée par le Congrès de Londres de 1930.
Voici, en effet, l'avis des quatre rapporteurs.
Le professeur MaurINGER, de Budapest, écrit : « Parmi les méthodes proposées pour reconnaître les animaux infectés, l’intradermo-réaction, provoquée par des produits qu’on désigne, en général, sous le nom de Pullorine, ne peut être considérée actuellement comme un procédé sûr. Par contre, le sérodiagnostic répond tout à fait aux exigences pratiques, à la condition que ses imperfections soient supprimées. »
Le Professeur PANISSET, partisan de la pullorine, conclut cependant : « L’injection révélatrice de pullorine est plus simple ; elle peut être pratiquée par le vétérinaire ou par le propriétaire lui-même. Mais ses indications sont moins exactes, en raison de la difficulté d'interpréter nombre de réactions ou du « silence » à l’injection de sujets réellement infectés.
Le capitaine John Rice dit : « La seule méthode
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pratique d’éradication de la diarrhée blanche bacillaire est le séro-diagnostic par l’agglutination. Sa valeur doit être jugée par la grande faveur qu'il a conquise dans la pratique et non par les discordances révélées au laboratoire. »
BEAUDETTE déclare : « L’agglutination proposée par Jones en 1910 est devenue d’un emploi général comme un moyen de dénoncer les oiseaux infectés. Bien que d’autres épreuves aient été proposées depuis aucune d'elles ne s’est montrée aussi sûre que l’agglutination.
Le Professeur LAHAYE, DE CUREGHEM dans un article paru en décembre 1931 prend nettement position contre le procédé d’agglutination et met en relief les avantages de l’emploi de la pollurine ; il attribue à l’agglutination un inconvénient très sérieux qui, d’après lui, la rend inutilisable dans la pratique. « Il est aisé, dit-il, de s’en rendre compte si l’on considère que 10.000 sujets seulement sont contrôlés en Belgique. Cela tient aux difficultés d'ordre technique inhérents au prélèvement du sang. »
C'est en effet un gros écueil à la méthode qui par ailleurs est parfaite mais mapplicable dans des effectifs élevés, car quoique M. le Professeur LEYNEN affirme qu'il puisse faire plus de 100 saignées à l'heure nous restons convaincu qu'il faut au moins une minute pour chaque prise de sang faite convenablement.
Dans un élevage de 1.000 poules, c'est deux jours qui seraient nécessaires pour faire toutes les prises de sang. Or, il est bien rare qu'un vétérinaire rural
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aie deux jours consécutifs entiers à sacrifier à des prises de sang sur un matériel qu'il a déjà tendance à dédaigner. Beaucoup plus simple et beaucoup plus pratique sera pour lui l'emploi de la Pullorine qui donne, d’après LEsBOUYRIES et GASsE, en un temps moins long exactement le même résultat.
Il est indispensable, en effet, dans un effectif de faire les recherches sur tous les animaux en même temps pour obtenir des résultats probants.
Les agglutinines en effet ne sont pas constamment mises en évidence dans le sang et telle poule qui est positive aujourd'hui est négative 15 jours après.
Il y a donc nécessité à soumettre l'effectif entier au diagnostic dans le plus court espace de temps, de façon à recommencer pour tout l'effectif encore, un mois après par exemple et à contrôler comparativement les résultats afin d'éviter les erreurs que nous avons pu constater à Alfort lorsque pour un poulailler donné nous ne passons pas toutes les volailles le même jour.
Voici la technique, dans tous ses détails, proposée par le Professeur LEYNEN.
Un certain nombre de volailles à jeun seront rassemblées dans des paniers ad hoc, peu de temps avant l’arrivée du vétérinaire, ainsi le travail ne subira aucune interruption lorsqu'il sera commencé. Dans ce même but, dès qu'un panier sera vide, on le remplacera instantanément. Trois paniers contenant chacun 20 volailies suffisent généralement pour 1 opérateur.
Celui-ci s’assied sur une chaise dans un endroit bien
éclairé. En face de lui un aide, qui reste assis également, et auquel on passe les volailles au fur et à mesure des besoins, présente le sujet à saigner de la façon suivante :
L'animal étant posé sur le dos sur les genoux de l’aide, celui-ci de la main droite tient la tête de l’animal et de la main gauche les pattes ; l'aile droite étant libérée est prise en main par l'opérateur qui pratique la saignée sur la veine sous-clavière que l'opérateur comprime lui-même de la main gauche en mettant le pouce un peu au-dessus de l'articulation huméro-radiale et le reste de la main à la face externe de l'aile. Il arrive qu'il faille dégager quelque peu la région en arrachant quelques plumes. De la main droite on passe rapidement un tampon d'ouate légèrement imbibé d'alcool. La veine très apparente est incisée, à l’aide d’un fin bistouri, ou d’un scalpel à petite lame, et très bien aiguisé, dans le sens de la longueur au voisinage de l’articulation d’un mouvement rapide et sans hésitation.
L'opérateur qui a à côté de lui une boîte contenant des tubes stériles qu'il a fait préalablement étiqueter, prend un de ces tubes et recueille sans précaution spéciale 1 à 2 cc. de sang, soit environ le 1/4 du tube.
Après avoir rebouché le tube il le passe à un aide, celui-ci en même temps prend la volaille et note sur une liste le numéro de la bague en face d’un numéro d'ordre — ce dernier seul étant reproduit sur le tube.
Et le professeur Leyxex de conclure :
« Nous sommes donc d'avis que la prise de sang en
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vue d'une agglutination ne demande pas plus de temps qu'une injection de pullorine et de plus qu’elle est d'une extrême simplicité. »
Qu'il nous permette simplement d’en douter, tellement il est manifeste qu'on injecte plus facilement 1/10 de cc. de pullorine sur des sujets que l’on vous présente à la suite, avec un matériel comprenant seulement deux seringues de 10 cc., qu’on ne leur fait une prise de sang avec la méthode indiquée précédemment.
Nous reconnaissons d’ailleurs que la pullorination demande une certaine habileté, car l'injection pour être bien faite doit être intradermique. De plus, il faut que le traumatisme provoqué par l'implantation de l'aiguille soit le plus minime possible, sous peine de provoquer une petite extravasation sanguine qui sera suivie d’un léger gonflement irritatif non spécifique.
Dans ce cas, l’appréciation du résultat de la pullorination est difficile. Nombre de réactions sont d’ailleurs d’une lecture imprécise et c’est là le grand inconvénient de la méthode inhérent d’ailleurs à tous les procédés de ce genre, tels que la tuberculination, la malléination, etc.
En effet, la réaction locale, provoquée par l’antigène, qui est de nature allergique, se produit avec une intensité variable.
Le moment de l'apparition de cette tuméfaction œdémateuse n’est pas identique pour tous les sujets.
STAUB, TRUCHE, LESBOUYRIES sont d’accord d'’ailleurs pour écrire que la pullorination employée seule
donne des résultats, mais à condition de répéter les inoculations à plusieurs reprises, les réactions étant difficiles à interpréter.
De plus, la simplicité apparente de cette méthode amènera infailliblement les aviculteurs à l'appliquer eux-mêmes, cela sera hautement regrettable, car aux inperfections inhérentes au test lui-même viendront s'ajouter les erreurs nombreuses d'interprétations individuelles de gens qui, à quelques exceptions près, n'auront pas le doigté et la discipline expérimentale nécessaires.
Il est indispensable que le vétérinaire lui-même fasse l'injection de pullorine et la lecture des réaction au moment le plus favorable.
La méthode d’agglutination semblerait donc incontestablement supérieure, mais avec le professeur La- HAYE nous nous demandons ce qu'il faut penser de la méthode, lorsque nous préconisons de répéter le test trois fois par an et qu’à la première épreuve un sujet donné est positif, qu'il est négatif à la deuxième, et encore une fois positif à la troisième.
La réponse dans ce cas s'impose d'elle-même à la première réaction positive, le sujet doit être éliminé, il est sûrement infecté disent LEYNEN et WiLLeMs.
Or, nous ne sommes pas du tout de cet avis et il n'est pas sûr du tout que le sujet soit infecté, car la plupart du temps il arrive que nous avons des agglomérats qui troublent les réactions et prêtent à erreur. Agglomérats dûs au développement des bactéries provenant de la peau des sujets, aux graisses, aux pro-
LUCE TEE
téines du sérum, etc... Les prises de sang ne sont pas en effet aseptiques, et au cours des expériences comparatives que nous avons réunies dans le tableau contenu dans ce travail, nous avons pu relever un certain nombre de discordances dues à ce phénomène de pseudoagglutination.
« On y remédie d’ailleurs par l'emploi de sérums les plus frais possibles », disent LEYNEN et WiLLems. Mais ils se gardent bien de préciser ce qu'ils entendent par là et nous avons constaté de pareils phénomènes avec du sérum de vingt-quatre heures, c’est-àdire du sérum tel qu'il est normal d'obtenir à la suite d’une prise de sang effectuée la veille. Aussi, pour plus de facilité et devant les inconvénients de cette méthode on a cherché à mettre au point des techniques rendant le travail de série plus simple et plus précis.
C'est ainsi que deux nouvelles méthodes ont vu le jour :
1° La réaction d’agglutination rapide au sérum, ou séro-agglutination rapide.
2° La réaction d’agglutination rapide à la goutte de sang ou hémo-agglutination permettant au vétérinaire d'opérer lui-même sur place et de déceler instantanément un grand nombre de volailles infectées.
Il suffit de consulter le tableau comparatif des résultats obtenus avec les différentes méthodes pour se rendre compte de sa précision, qui ne cède en rien aux autres techniques.
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