‹ Recherches sur le Domesday; ou, Liber censualis d'Angleterre, ainsi que sur le Liber de Winton et le Boldonbook, contenant Io. une description de ces registres, pour servir d'introduction; 2o. trois tables accompagnées de notes historiques et généalogiques sur les familles françaises et anglaises inscrites dans ces registres; 3o. un glossaire; 4o. une statistique de l'Angleterre;Chapitre 11 sur 11 · GUILLAUME EN AN6LBTEBRE · texte numérisé non relu

GUILLAUME EN AN6LBTEBRE

Aba, s. t. ( Norlhamptonshire , folio 22^ b )• D sons-tenaH de Hugues de Grentemesnil onze bydes de terre de sa baronnie, située à Seifford , dans le hundred ou ci^tenie de Corbet. Le nom latin Aba ou Abba^ que porte ce sous-tenant , permettrait de supposer qu'il appartenait à une famille du nom de Labbé , qui passa en Angleterre. On la retrouve depuis 1118 jusqu'en 1167, et notamment en 1159, dans un accord fait entre Roger , prieur de Malvame, et Guillaume Burdet , dans lequd un Geoffroy Labbé figure comme témoin. S existe en France deux familles portant le nom de Labbé ou Labbey ; mais quelle était celle de ce S. T.? La première, celle de Labbé, seigneur de St-Jean-de-Livet, a toujours été regardée comme noble , bien qu'elle ait été rejetée par Montfaouc, en 1463, sans doute faute de preuves. La seconde, celle de

(1) Les tenants en chef sont désignés dans cette table par les lettres T. E. C. Les divers ofikiers on serviteurs do roi , rétriboés en terre , sont indiqnés par les lettres T. du R. ou tenantsdu roi» On distingue les sous-tenants par celles-^i: S. T.Les lettres T. R. £. indiquent ceux qui étaient les tenanciers du temps d'Edouard, ou avant la confection du Jkmesday-Book. Enfin l'abréviation Add. désigne les documents puisés dans les Âdditamenta au Domesday d'Excter.

Worce^ershire, 177 b ; Herefordskire, 180, 180 b, 187; Warwickihire , 243 b ), et S. T. ( HerefordMre , 180 ). Urso d'Abetot , tenait en chef, 80US le nom d*Urso de Wirecestre , une byde de terre à Chiesnecote , comté de Gloucester , et , sous le nom d' Abetot , il tenait de la même manière Gocbeby, Osmerlie, ainsi que quatorze autres domaines dans le Worcestershire. Dans le comté de Hereford , il tenait en chef trois bydes de terre, à Gedevin, de manerio de Leofminster. Le domaine de Buterley, qu'il tenait en cbef dans le même comté , produisait 11 d. de droit. Enfin , celui de Wigetune , centenie de Plegeliet , qu'il tenait en cbef dans ce même comté d'Hereford, Roger de Lacy le tenait de lui per cçmbitionem. Dans le comté de Warwick , il tenait également en chef à Hildeborde et à Beniston , centenie de Ferlecumbe.

On peut aussi appliquer à Urso d' Abetot toutes les sous-tenures du comté de Worcester, inscrites folios 172, 172 b, 173, 173 b, 174, 174 b, 175 , 175 b [bis) , 176 {ter) , 176 b. Sans donner ici le détail de ces diverses sous-tenures, il nous suffira de dire qu'il sous-tenait, souvent avec son frère Robert-le-Dépensier , par spéculation ou par extension de ses baronnies , trente et un domaine ou parties de domaines , soit dans les terres du roi , soit dans celles des églises de Worcester, de StrPierre de Westminster, de S^'^-Marie de Persore, soit enfin dans celles de l'évèqpe de Bayeux et d'Osbem, fils de Richard Scrope. Urso ou Orson d' Abetot parait avoir pris son nom de la terre de St-Jean^'Abbetot , canton d« . >^^ Golbosc , dans l'arrondissement du Havre , dont la seigneurie et le "*-'■ patronage appartenait à la famille des Tancarville, comme on le voit par la charte de fondation de la collégiale de Str-Georges de Boeberville. Son fondateur, Raoul, fils de Gérald , première tige connue de la maison de Tancarville , et chambellan du duc Guillaume , donna , en 1050 , régiise et la dlme d'Abbetot , pour l'entretien des chanoines de cette collégiale , qui fut transformée en abbaye , en 1114 , par Guillaume V, fils de Raoul de Tancarville, chambellan de Henri P% et dont la donation fut confirmée parle pape Innocent H, en 1131. Cette donation et le voisinage des deux terres de Tancarville et de StJean-d'Abbetot permettent de croire, quoique sans preuves, que le père d'Urso était frère de ce même Raoul de Tancarville, et que celui-ci, conunele plus jeune, avait reçu la terre d'Abbetot en parage et en avait pris le nom. Au surplus ,

Abbndone (Abbatia Sanctâe Mariœ ), T. £. G. et T. R. E. {Berkshire, folios 56 et 58 b ; Oxfordskire , 156 b ; Gloucestershire , 166 ; WarunckMre^ 239). Cette abbaye ayait tenu et tenait encore, dans les trois premiers comtés, différents manoirs, et elle avait acheté deux hydes de terre da fief de Turchill , à Hill, dans le Warwickshire. Le registre de l'abbaye d'Abingdon on Abendone (MS. Gotton. G . IX , folio 134) , dit qu'Adelelmns fut abbé d' Abendone, en 1071 , après la détention et la déposition de son prédécesseur. Ge même manuscrit parle aussi des hommes d'armes , ou Milites Abendonnenses , qui avaient été blessés étant au service du roi Guillaume , et à l'un desquels ce prince fit donner , à titre de pension, par l'abbé de ce monastère , une portion de terre , qua quandiu vixerit possit sustetUari. (Voyez, dans le Glossaire, le mot REX WILLELHUS)

Abernon ( Roger d' ), S. T. (5urry , folio 35; Suffolk, folio 395). Il sous-tenait de Richard de Glare , dit de Tonebrige , dms le comté de Surry , Molesham , et quatre charrues de terre pro manerio^ à Frestîna, comté de Suffblk. Robert Fitz Wimar tenait cette terre T. R. E.

La famille d' Abernon, ou plutôt d'Aubernon, est maintenant peu con« nue en France. Elle aura probablement pris son nom d'un fief ou de quelque hameau de la paroisse d' Abernon canton d'Orbec , arrondissement deLisieux, Galvados, nommée aujourd'hui Abenon. M. l'abbé De La Rue ( Hist. des Trouvères, vol. 2 , p. 357 ) parle du trouvère Pierre d' Abernon , improprement nonuné Pierre de Yernon , par l'an- . teur de VEtat de la poésie française aux XIP et XI IP siècles. Enfin un Enguerrand d' Abernon figure aussi parmi les témoins de la charte de fondation de l'abbaye de Savigny , en 1112. Roger d' Abernon suivit le Gonquérant en Angleterre , bien qu'il ne soit pas porté sur la liste d'André Duchesne. Il fut doté par ce prince du manoir de Stokes , qui prit ensuite le nom de Stoke-Abemon. Ge domaine demeura dans cette famillejusque vers le milieu du XY* siècle, c'est-4-dire jusqu'à Guillaume d'Abemon, mort sans postérité mâle. Il ne laissa qu'une fille, du nom d'Elisabeth, qui épousa Guillaume Grofier , Esq. et de leur union il ne sortit également qu'une fille nonmiée Anne, qui fut mariée à Sir Henry Norbury , chevalier.

AfiETOT ou ABBETOT ( Urso d*), T. E. G. ( Gloucestershire , folio 169;

du prieuré de Lodres , en Angleterre , faite par Richard de Reviers » à Urso d'Âbetot, abbé de Montebourg. Enfin, un Walter d'Abetot figurait encore dans laliste des gentilshommes normands» faite sous Philippe- Auguste. Mais, depuis cette époque , on ne trouve plus aucune trace de cette famille , qui parait éteinte en Angleterre comme en Normandie , ou du moins qui n'y subsiste plus que par des collatéraux.

Abraham ( Presbyter ) . S. T. (Glimcesterdiire , folio 162). Il soustenait du roi dans le château d'Estrighoul ; et il tenait deux domaines (villas) à Wales, dans le même comté de Gloucester.

AcARDCS. Il sous-tenait de Roger de Hontgommery (StMsea;, folio 25 b), deux bydes et demie de terre , dans la centenie de Bonestède ; de Guillaume Fitz- Ansculf ( BuckinghamMre , folio 148 b ) , sept bydes et une vergée de terre, à Redlingbam. Enfin il sous-tenait du même Fitz-Ansculf , à Swinforde et à Pevemore ( WorcesterMre , folio 177). Ce sous-tenant parait appartenir à une famille riche et puissante du Passais Normand , du nom d'Acard ou Achard , châtelain de Domfront, en 1020 , qui souscrivit comme témoin la charte de fondation de Tabbaye de Lonlay, en 1025. Nous ignorons si celui porté dans le Domenday était fils ou petit-fils de cet Achard; mais il prenait le surnom d*Ambrières. Il se distingua surtout aux sièges des châteaux de Mayenne et d'Ambrières , dont les habitants , excités par Geoffroy de Mayenne, s'étaient révoltés contre le duc Guillaume (Ord. Vital, liv. 3, etGuill. de Jumiéges, c. 27). Ce prince lui conserva la chàtellenie d'Ambrières, dont il ne fit pas détruire le château comme celui de Mayenne. Deux années après cette expédition, c'est-4-dire en 1066, Achard d'Ambrières, ainsi que Henri deDomfront et Mathieu de laFerté- Macé, amenèrent à ce prince quatre-vingts hommes d'armes du Passais Normand, pour les mener àla conquête de l'Angleterre. Il était probablenient le frère aine de Guillaume Achard, qui , suivant la liste des châtelains de Domfront, fut gouverneur de cette ville, depuis l'an 1091 jusqu'en 1 102, époque présumée de sa mort. Guillaume Achard rendit de grands services à Henri V\ lors du siège de Domfront, et contribua beaucoup à lui conserver cette place; aussi, dès que ce prince fut monté sur le tr6ne d'Angleterre , il récompensa Achard par la donation de sept manoirs dans le Berkihire, dont les principaux étaient Sparsholde et Adelr

noas ne poavons pas partager ropinionde Kelbam ni celle des généalo* gisfes anglais, qui désignent Urso d' Abetot comme frère de Hugues de Montgommery ( Peerage , t« I , p. lOi )•

Urso d'Abetot était fils atné d'Amaury d' Abetot et frère de Robert , Stewart ou dépensier de la maison du prince , d'où il prit le nom de Despenser f qu'il transmit à sa famille ( EaAinci wnd DornuM Baronage , ▼ol. 3 f édit. 1807}. Urso suivit en Angleterre le duc Guillaume » qui le créa shériff ou vicomte héréditaire du comté de Worcester et gouverneur du château et de la ville de ce nom. Il faisait partie du conseil du roi , auquel il rendit de grands services en 1073 , lors de la révolte des comtes de Hereford et de Norfolk. D of^rima tellement les habitants du comté de Gloucester, que le Damesdojf dit , en parlant des salines de la province : Ursus vieecames Ua vasiaioit komines ^tiod modo reddere non possunt soi.

Après la mort du Conquérant , on voit Urso d'Abetot figurer comme témoin dans une charte de l'évèque Ulstan, en faveur de l'église de Worcester : Vrso viceeomes cum anrnUms tnilUibus vieeeamikais ejfuf (MS.Gott.Tiber.A, folio 192).llvivait encore sous le règne de Henri P% comme on le voit par les chartes de ce prince , insérées dans le Monasii" cùn ÂngUeanium. La date de sa mort est inconnue , ainsi que le nom de sa femme » dont il n'eut qu'un fils et une fille. Son fils, du nom de Roger d* Abetot , lui succéda dans ses dignités et ses grandes possessions ; ma'is » ayant tué un des serviteurs du roi Henri P' » ses biens et ses honneurs furent confisqués, et il mourut peu de temps après, sans avoir laissé de postérité. Sa SGsnr , Éméline , épousa Walter de Beauchamp, branche de Bedford; et le roi Henri P% qui parait avoir fait ce mariage, rendit à son mari les biens qu'il avait confisqués sur son frère Roger d'Abetot.

Une partie de la famille d'Abetot resta en Normandie et contribua à la fondation du prieuré de S'^-Barbe-en-Auge, faite par (Mon Stigand^ et confirmée par le Conquérant, en 1068. On voit que Radiel, fils de Guillaume-le-GhambelIan et neveu deœ même Odon, en confirmant les donations de son oncle, par sa diarte de Fan 1128, confirma également celles faites à ce prieuré par Lesca, femme de Robert d'Abetot. On trouve pareillement une charte de Henri P, par laquelle fut confirmée la donation

qu'Osberoe le Tauconnier. U tenait, à Gerley» centeniede Fordingebrig, une hyde de terre, dans ce même comté.

ÂcciPiTRARics ( quidam ) , S. T. ( Sussex , folio 2i). Ce sous-tenant ne nous est pas connu. D tenait, près de Meredon, dans la terre du comte Roger , sans doute de Montgommery, une demi-hy de de terre , qu'il tenait, T. R. E.

Nota. Il existe encore plusieurs autres fauconniers inscrits dans le Domesday ; mais ils sont portés à leurs lettres respectives.

AcHEBRANNi (S.CANONici ),T.E.G. [Cornwoll, folio 121). Les chanoines de St-Keverne, dans le Ck)mwall, tenaient du roi un manoir , dans le hundred de Kirrier.

AcHET (Vallerus), S. T. {Buckinghamshire ^ folio 148). Il soustenait de WalterGiffard, dans la centenie de Bradewelle, comté de Buckingham. Nous trouvons dans une charte de 1040» parmi ceux qui firent une croix comme témoins , dans une liste énumérative des officiers et serviteurs de la maison de Thibaut III , comte de Chartres , un nommé Aché ou Achet, oCQcier de ce prince. D*un autre côté, Texistence de deux paroisses du nom d* Achet, dans le département du Pas-de-Calais, pourrait faire supposer que notre Achet appartenait à une famille picarde. Mais il nous serait aussi impossible de prouver son origine dans cette dernière province que dans le Pays chartrain.

AcHius ou Akius, s. t. {Suffolk, folios 309, 438 b, 439 {bi$) et 440). Il tenait, T. R. E.> plusieurs manoirs ou terres, à Bradmere, à Walsan, à Cascefeld et autres lieux, dans la centenie deGesworth, et ces manoirs, lors de la confectionMu Domesday , formèrent une partie de la baronnie de Robert-le-Blond , dont il les tenait alors.

AccLECS (Bogerus vel Regerus), S. T. {Add. Exon Domeêday^ Devonshire, folio 433). Ce Roger sous-tenait, de Nicolas Tarbalestrier , Wilberia, Holeborn et Bagathore. Ne serait-il pas la souche d*une famille anglo-normande d'Aguilon , qui n'obtint de dignité en Angleterre que sous le règne de Richard , en la personne de Manser Aguilon ? Il est en effet probable que le nom de Manser Aguilon n'était qu'une corruption de celui deManassier Aguilon ou Aiguillon, qui fut porté, pendant trois ou quatre générations de suite , par le fils aine de cette famille normande. Nous trouvons, dans les chartes de l'abbaye de St-André-en-Gouffem,

maostoa. Il existait même plasieurs tombeaux de la famille anglo-normande d'Achard, dans une des chapelles de cette dernière paroisse. Elle portait aussi le nom de Sporton ou même celui de SportoD-Achard , parce qu'elle possédait cette seigneurie dans les XII* et Xlir siècles. Gettebrancbeparalt$*ètreéteintet en Angleterre, sous lerêgne d'Edouard m, après la mort de son unique héritière, femme d'un sieur De La Mare, dont elle n'avait eu qu'une fille, par laquelle les biens de son père et de sa mère passèrent dans la famille des Forster , du Berkshire. La (amiUe normande d'Achard d'Ambrières tire une partie de son illustration de Guillaume Achard, abbé de Sft-Victor» à Paris» évèque de Séez,en 1155, et d'Avranches, enll66>qui mounitenodeurdesaînteté, le 29 mars 1 1 72 , laissant plusieurs ouvrages, encore fort estimés aujou rd*hui pour leur es^il de douceur et de véritable philosophie. Enfin nous retrouvons les branches collatérales de cette famille dans celles des Achard de Bonvouloir, de Vacognes, de St-Anvieu , des Hautes Noës et autres encore existantes,

AcAnnus (Presbyter), sous-tenait {Susseaf iolio 25)> à titre de prébende, sur la iète de Roger de Montgommery , deux vergées de terre , à Walburgetone.

AcciPiTRARius (Bemardus), T. duR., mais non tn copiée, par droit de sa charge de fauconnier du roi, à Walsinge ( Berkshire j folio 63). Ce Bernard , .fauconnier du roi, ainsi queles trois autres qui suivent , étaient rétribués en terres affectées aux fonctions qu'ils remplissaient auprès du prince. Les divers officiers de la maison du roi, au nombre de plus de soixante-dix, étaient également rétribués en terres. Houard donne quelques détails sur l'ofQce du Fauconnier, dans son Traité des coutumes anglo-normandes , 1. 1 , p. 222.

AcciPiTBARius ( Edricus), T. du R. ( Norfolk, folio 272). Il tenait du roi quinze acres de terre, à Schenalgram , dans ee même comté.

AccBPiTaAaius ( Godwinus), T. du R. ( Hants , folio 50). Godwi* nus tenait du roi , dans ce même comté , à SUvetune^ une demi-hyde de terre, dont il était tenancier, T. R. £.

ACCIPITRARIUS ( Osbenms ), T. du R. { Bcmis, foKo 49 ). Andi^ Du* chesne, dans sa liste des conqiagnoDs du duc GuillMne, ne porte T.I. 7

Etienne de Gaen. On y lit : Emit Eudo à Durando Maloperato de BadrverU, filiU $uù eoncedeniibuSf vigirUi ocras terrœ in uno campo qui vœaiur ctUtura Fuidiberti; et prœterea dedUt idem in elemoiina Sancto Stephano quatuor ocras terrœ ad cap^t ejusdem culturm.

Adah. Sous ce simple prénom , nous trouvons denx autres personnages inscrits dans le Dom^idoy, comme sous-tenants de révèque de Bayeux. L'impossibilité de les reconnaître nous force d'indiquer séparément leurs sous-tenures.

Le premier sous-tenait, dans la baronnie de Tévèque. de Bayeux, à Lampeth et à Titebert, Gravelay , avec trois autres domaines {Hertfordshire, folios 134 b et passim ) .

Le second sous-tenait, du mime évèque, Sexintone, Blade et trois autres manoirs dans le comté d'Oxford (folios 155 , 156 et 156 b) .

Enfin , un troisième Adam sous-tenait, de ce mê^me prélat , trois vergées de terre, dans son fief, à Gerlintone [Northamptonshire^ folio 220 ). Ces trois sous-tenants , portant le même prénom, n'étaient-ils qu'un seul et même individu? Étaient-^ils fils de Durand Malopert » dont nous venons de parler , ou de Hubert de Rye , qui suit? Ne pouvaient-ils pas aussi appartenir à une troisième famille du nom Adam, qui n'est pas, à la vérité, inscrite dans leDomesday, mais dont le chef est désigné sous le nom d'Adam Fitz-Normand , dans les rôles normands de la SI"* année du règne d'Henri H , comme ayant payé à l'Échiquier XVUI liv. VI , pour obtenir la permission de marier sa fille avec le fils de Guillaume de Glay? Au surplus, le prénom d'Adam était extrêmement commun à l'époque de la Conquête , et il y avait, en Normandie et ailleurs , beaucoup de familles qui le portaient. Telle est, entre autres , celle de l'un des auteurs de ces Recherches^Aoni l'un des membres, Adam de S^*'-Marie-d'Outrer£au( diocèse de Bayeux), aurait pu, comme les précédents , être sous-tenant du même prélat. Mais ces diverses indications n'éclaircissant pas la question, nous nous abstiendrons de les citer.

Adam ( Filius Huberti } sous-tenait , dans la baronnie de l'évèque de Bayeux. On le trouve inscrit (Kent ) comme & T. 1** à Rediege ; 2*" a Sudgray, à Wicbeham, centenie de Helmestray; S"* à Lelelburo (folio 6 b) ; 4"* à Sudtone, à Bogelay , à Langueley, à Obringedene, à Esselve^ cen-

qu*uD Manassier Agoillon fut le père de Manassier et de Guillaume Aguillon , et que ce dernier donna le jour à un troisième Manassier , qui confirma, avec son père, en présence de Henri, évèque de Bayeux , une donation de treize acres de terre , faite à cette même abbaye , par leur antécesseur Manassier d'Aguillon . Enfin , nous y trouvons encore un Geoffroy ainsi qu'un Henri d*Aguillon , qui figurent dans difTérents actes , depuis 1247 jusqu'à 1272.

D'un autre côté , nous retrouvons un Robert d'Aiguillon'et son fils , figurant comme témoins dans une charte donnée en 1100, par Etienne , comte de Chartres , lorsqu'il partit pour la croisade, par laquelle il remettait à Yves, évëqùe de Chartres, le droit qu'il avait sur les biens des évèques de son diocèse lorsqu'ils venaient à mourir. Ce Robert et son fils habitaient-ils le Pays chartrain ou le comté de Dreux? Nous ne le pensons pas, et tout nous porte à croire que cette famille normande avait pris ou donné son nom à la paroisse de S^^'-Marie-de-la-Hayed' Aiguillon, que Philippe de Yassy donna, en 1213, à Jourdain, évèque de Lisieux, lorsque ce prélat fonda son abbaye de Mondaye, enclavée dans le diocèse de Bayeux.

La famille anglo-normande de Manser Aguilon s'éteignit, en Angleterre, la quatorzième année du règne d'Edouard P', par la mort de Robert Aguilon , arrière-petit-fils de Manser, qui ne laissa de son premier mariage qu'une seule fille , du nom d'Isabelle, laquelle épousa Hugues de Rardof . Ce Robert avait épousé , en secondes noces , Marguerite de Rewers, fille du comte de Devon, dont il n'eut pas d'enfants et qui se fit religieuse, après la mort de son mari. ' AcuN ( Homo Rogerii Pictavensis ) , S. T. ( Lincolnshire , folio 352 ). Ce vassal de Roger-le-Poitevin , tenait de lui une charmée de terre , pour le prix de 70 sols, laquelle était située dans la centenie de Haintone, comté de Lincoln.

Adam ( filius Durandi Malis Operibus ) , T. E. C. ( Essex, folio 94). Il tenait en chef et en baronnie , dans ce comté , les manoirs de Willingheham, et de Horstedford. Cet Adam paraît appartenir aune famille normande du nom de Malopert , qui, dans le XU* siècle, possédait des terres à Ravent. On la retrouve dans une charte de Henri H, par laquelle ce prince confirma les acquisitions faites par les abbés de St-

Etienne de Gaen. On y lit : EnUt Eudo à Durando Maloperaio de Badrventt fUiû iuis concedeniibuSt viginti ocras terrœ m imo campo qui wcaiur ctUtura FulMerti; et prœterea dedU idem in elemoiina Sancto Stephano quatuor acras terrœ ad cap^t ejusdem culturm.

Adah. Sous ce simple préiiom , nous trouvons deox autres personnages inscrits dans le Dom^idoy, comme sous-tenants de révèque de Bayeux. L'impossibilité de les reconnaître nous force d'indiquer séparé^ ment leurs sous-tenures.

Le premier sous-tenait, dans la baronnie de l'évèque. de Bayeux, à Lampeth et à Titebert, Gravelay , avec trois autres domaines {Hertfordshire, folios 134 b et passim ) .

Le second sous-tenait, du mime évèque, Sexintone, Blade et trois autres manoirs dans le comté d'Oxford (folios 155 , 156 et 156 b) .

Enfin , un troisième Adam sous-tenait, de ce mê^me prélat » trois vergées de terre, dans son fief, à Gerlintone [Northamptanshire^ folio 220 ). Ces trois sotis-tenants , portant le même prénom , n'étaient-*ils qu 'un seul et même individu? Étaient-*-ils fils de Durand Malopert » dont nous venons de parler , ou de Hubert de Rye , qui suit? Ne pouvaient*ils pas aussi appartenir à une troisième famille du nom Adam, qui n'est pas, à la vérité, inscrite dans ]eDomesday^ mais dont le chef est désigné sous le nom d'Adam Fitz-Normand , dans les rôles normands de la 31* année du règne d'Henri H , comme ayant payé à l'Échiquier XVUI liv. VI , pour obtenir la permission de marier sa fille avec le fils de Guillaume de Glay? Au surplus, te prénom d'Adam était extrêmement commun à l'époque de la Conquête, et il y avait, en Normandie et ailleurs, beaucoup de familles qui le portaient. Telle est, entre autres , celle de l'un des auteurs de ces Recherches^doni l'un des membres, Adam de S^^'-Marie-d'Outrel'Eau ( diocèse de Bayeux), aurait pu, comme les précédents , être sous-tenant du même prélat. Mais ces diverses indications n'éclaircissant pas la question, nous nous abstiendrons de les citer.

Adam ( Filius Huberti ) sous-tenait , dans la baronnie de l'évèque de Bayeux. On le trouve inscrit {Kent ) comme & T. 1** à Redlege; 2*" a Sudgray, à Wicbebam, centenie de Helmestray; S"* à Lelelbum (fi>Ko 6 b) ; 4"* à Sudtone, à Bogelay , à Langueley, à Obringedene, à Esselve^ cen-

tenie dÀlborde (folio 8 ) ; S"" à Pinpa, à Celea (folio 8 b ); e"" à Heham, à Collinge, à Bicheley (folio 9};Tk Ore, à Stanefelle, centenie de Favrecliam (folio 10). Dans ce même comté de Kent^ il sous-tenait , de Tabbé de St-Aagostin, le domaine de Daradan (folio 12). II sons-tenait également i Fane, dans la terre de Bagues de Montfort ( folio i% ). Enfin il sous-tenait, dans la baronnie de l'évèque de Bayeui {Surrtff folio 31 b), un manoir à Benestede , centenie de Waletone , ainsi qu'une hyde de terre dans la même centenie. Cet Adam était le quatrième fils de Hubert de Rye et Fun d^ frères d*£udon-le-Dapifer. Il est aussi désigné, dans le Domeiday {yol. V\ folios 16& et 183), sous le nom de Legatus régis, ou commissaire du i^omté de Worcester, pour la formation de ce registre cadastral. Il fut asseï richement doté par le Conquérant , à cause des services que sa famUle lui avait rendus. Banks [Extincî and dormant Bar» t. Vf folio 166 } dit que le roi, ayant jugé que les services d'Adam FitE^Hubert lui seraient plus profitables en Normandie qu'en Angleterre, le renvoya dans cette province avec ses deux frères Raoul et Hubert» et qu'il ne garda près de lui qu*Eudon , qu'il investit de la charge de dapifer, et auquel il donna, en outre , vingt-cinq manoirs dans différents comtés ( Voyez budo bapifeb ).

Adam (unus homo), S. T. {Kent, folio 8). Nous ignorons quel était ce vassal du nom d'Adam.

Adàii (homo episcopi LJncolieosis), S. T. ( Lincolnshire, folio 344b). C'était probablement un indigène, du nom d'Adam , qui était alors soustenant de cet évèque, à Ringesdune et à Lenssingham.

Adelardus ** S. T. {Inter Ripam et Mersam, folio 269 b). Adelardus ou Adélard tenait une hyde de terre, dans la centenie de Yalintune , en vertu d'une donation de Roger-le-PoiteviUé II était probablement le père OD le frère aîné d'un Adélard, religieux bénédictin anglais , qui vivait sous le règne de Henri V. Û voyagea beaucoup, et, après avoir parcouru successivement l'Espagne, l'Egypte et l'Arabie, il revint en France, pour y professer publiquement l'astronomie. On a de lui plusieurs dissertations sur cette science, et la bibliothèque d'Avranches possédait deux mamiscrils inéffils de ce savant religieux, qui ont été enlevés du volume qui les renfimnaît. H praoait ùmb ses manuscrits le nom de Adelardus bethboensis.

Abbldrbda ( Sancta ), T. E. C. [Norfolk, folio 212b). (Voyez la notiee concernant Tabbaye d'EIy.)

ÀDBLDRBBiE (S. MoNAcni), S. T. {EssBx, foHo 2). Ce monastère était sous le vocable de saint Pierre, prince des apôtres , et de sainte iEtheldrete, vierge de l'église d'Ely. Il fut fondé par Edgard» et nous voyons dans le grand rôle de Tabbaye de Savigny que les trois premiers abbés de ce monastère , depuis sa restauration , portaient les noms de Leslin, Theodwin et Ricard. Ce dernier était mort en 1120.

Adeledmus vel Adelalmcs, S. T. (Norfolk, folio 275). Ce soustenant parait être le même qu'Adeielmus, qui suit. . Adelelmus, s. t. ( Berkshire , folio 61 ; Wiltshire, folio 69 b {bi$) ; Herefordshirey folio 186 b {bis) ; Leicestershire , folio 236 ; Essex, folios 77, 77 b ; Norfolk, folio 208 ; Suffolk, folio 419 (6is).Nous croyons devoir scinder cet article, composé de cinq sous-tenants, du nom d*Adelelmus; parce que le premier, qui est Tobjet de la notice suivante, nous parait n'avoir tenu que d'Albéric de Ver, dont il suivit la bannière , et qu'il était évidemment normand , tandis que les quatre autres pouvaient être aussi bien anglo-saxons que normands. Le premier Adelelmus sous-tenait, dans la terre et baronnie d'Albéric de Ver, à Hersam, Bumestedam {Essex JoVios 77 et 77 b). Il sous-tenait aussi, à Burgatam, Gislingham, dans la baronnie du même seigneur [Suffolk, folio 418).

Un second Adelelmus sous-tenait dans la terre et baronnie d'Edouard de Sarisbury, à Devret et à Ballochelie {WiltsMre, folio 69 ).

Un troisième sous-tenait de Drogon Fitz-Pons , à Hamlie et à Matme {Herefordshire, folios 186 et 186 b).

Un quatrième sous-tenait, de Drogon de Bevrere, 4 car. et2bot>. ter-rœ, à Hobie [Leicestershire, folio 236).

Un cinquième enfin sous-tenait, dans la terre de Hermer, 1 soc et 10 acres de terre, à Scippedane et à Jacbesbam [Norfolk, folios 208 et 275) .

Nous avons tout lieu de crttire que le premier Adelelmus était frère ou parent d' Adelelmus, abbé de S^*-Marie-d' Abendone, dont nous avons parlé plus baut. L'un et l'autre étaient probablement issus d'un Adelelmus, miles, qui ét^t attaché au duc Robert, père de Guillaume-le-Gonquérant, comme on le voit dans l'extrait suivant de la charte confirmative de ce dernier prince : Àccidit quod Robertus, nobilissimus Normaano-

rum Dux , piissimi Ricardi principis fUius , Vicum Crucis , qui situs est ifUer Bûiron et Montem Sancti MichaelU » dedU in beneficium caidam militum iuorum nomine âdeleuio , qui catholicus Dei inspiratione , etc. , beneficium quodtendxU sanctissimo Michaeli archangelo sUri liceret tradere^ etc., etc. Ego WiUelmus... hanc donationis eartulam, propria manu corroboraci et mei$ episcopû oc primatibuê corroborandam tradidi. Cette charte est en outre revêtue de la croix ou du sigle d' Adelelme, chevalier 9 deBéatrix, sa femme, et de celui de Robert, son fils.

La Roque , dans son Histoire de la Maison d^Harcourt , dit , avec beaucoup de probabilité , que Robert Adelelmus était la souche d'une famille du Gotentin du nom de Grux. La charte précédente vient à l'appui de son opinion, et prouve que Robert Adelelmus aurait adopté pour nom de famille celui du bourg Vicus Crucis , dont il était resté seigneur temporel, après la donation du bénéfice que son père en avait faite à Tabbaye du Montât-Michel. On trouve aussi en Angleterre une famille de Grux, portant le nom de Grux-Hill ,'en Hartlix , et il y avait également des Grux à Milton et à Sbeldewich , dans le même comté ; mais rien n'indique s'ils descendaient d' Adelelmus ; du moins leurs armes sont fort différentes. Les Grux de Normandie portaient d'azur à deux cotices d'argent, accompagnées de sept coquilles du même ; tandis que ceux d'Angleterre portaient d'argent au pal, avec une bordure de sable, une aigle éployée entre deux croix formées du premier.

Adelelhus ( homo Goisuan), S. T. ( Uncolnshire , folio 357). Il était tenancier d'un seigneur anglo-saxon, duquel il tenait deux charmées de terre, avec un moulin, situés à Gheftesby , comté de Lincoln.

Adelina ( Joculatrix), S. T. {Hants^ folio 38). On trouve, dans le Domesday^ plusieurs exemples de jongleurs anglo-normands qui avaient été recompensés par des donations de terre, dans différents comtés. Ainsi Bardie , le Jongleur du roi Guillaume, tenait de ce prince diverses pièces, dans le comté de Surry. L'abbé de Lyre possédait trois vergées de terre dans le manoir de Gladford , ainsi que la dime de la ville ; enfin , cette même Adélina Joculatrix avait également été dotée par le comte Roger , ^ans la centenie d'Andover , comté de Hauts.

Adeung (Edgar), T.E.G. { Hertfordshire , folio 142), petit-fils

d*Edmond-IroDsid ( Côte de fer ) et héritier direct de la courooDe d'Angleterre, après la mort d'Édouard-le-Gonfesseur. Edgard habitait U Normandie, et suivit le duc Guillaume en Angleterre* Suivant quelques historiens 9 ce prince lui donna de vastes domaines dans ce royaume ; ce qui cependant parait peu probable, puisqu'Edgard n'est inscrit qu'une seule fois dans le Dome^day , comme tenant du roi six ou sept hydes de terre , à Horemede et à Berchery, dans les centenies d'Edwin, comté de Hants. On attribue assez généralement la parcimonie du Conquérant, vis-à-vis d'Edgard , au déplaisir que ce prince éprouva, lorsque Marguerite, sa sœur, épousa Malcolm, roi d'Ecosse. Edgard quitta la Normandie en 1086, pour se rendre en Angleterre ; mais il fut contraint de revenir dans cette province en 1091, par suite d'un différend qu'il eut avec Guillaume-le-Roux. La date de sa mort n'est pas bien connue.

ADEL15GI ( vel Adelingiensis Abbatia) , T. E. C, ( Dorutshire , folio 78 b; SomersetOiire, folio 91 ). Cette abbaye, T. B.E. possédait une partie des domaines mentionnés dans ces comtés , et, lors de la formaiioD du Domesday^ elle les tenait par échange fait avec le comte de Mortain.

Adeliz vel Adeliza ( Uxor Hugonis de Grentemesnil ) tenait en chef Broches et cinq hydes et demie de terre dans la centenie d'Hertford^ (Hertfordshire , folio 142 b) ; Eseltone , Oustone et Mildentone, dans les centenies de Radborgenstoch et de Wichestanestow {Bedfordihire , folios 217 b et 218 ); à Merthe, Petlinge et Bascheby {Leice$ttr$kirt^ folio 236); eniinà Mildentone, Herdeberge ( IFanctcAr«Aire , folio 2iib). Elle réclamait, en outre, une grande partie des terres de la seigneurie d'Oustone , dont Hugues de Beauchamp s'était emparé. L'inscription particulière des domaines qu'Adelize possédait, comme feoune de Hugues de Grentemesnil , prouve qu'ils étaient indépendants de ceux de son mari , qui , de son côté , avait été gratifié , par le Conquérant , de cent manoirs en Angleterre , ainsi que du titre de shériff ou vicomte de Leicester.

Suivant Orderic Vital ( lib. VUI, p. 717 ), Adelize était fille d'Yvon U, comte de Beaumont-sur-Oise, et sa mère portait le nom de Jud^ ou Ju* dith. Il ajoute qu'elle donna à son mari six fils et six filles, bien que, dans la liste qu'il avait précédemment dressée de la filiation de cette famille f page 692, il ne désignât que cinq enfants de chaque sexe (Voyez plus

bas cette généalogie rectifiée. ) Ce même historien dit aussi qo'Âdelize moarut à Rouen, le 11 du mois de juillet, sept années avant son mari, qu'il fait mourir le 22 février de l'an de Tincamation 1098. Mais la traduction d'Orderic Vital (t. III, page iOO) reporte, avec raison, cette dernière date à l'an 1093.

Httgaes de GrentemeniKs Hadwise ou Havoise de Giroye.

Hvgoes de s Adelize de Robert, abbé Enauld. Afliés. femme de Adeliie, femme Grentemeflnil.l Beaumont. de Sl^ETioult. Eobert de Moulines. d'Onfroy du TiUeoL

!• Robert S* Guil- 8* Hu- 4* Yves 5* Albe- 6* Ade- 7* Rohane, 8* Mathilde, 9« AgnéalO«JIad- ' épouse laome gués, épouse rie, cbe- lise, femme de femme de femme wife,

Affnés , épouse mort la fille valier. femme Richard Hugues de de morte

fille de Maud jeune. de de de Gourcy. Montpinçon. Guil- jeune.

Ranulf de ou Ma- Gilbert Roger laume

Baveux; thilde, de dlrry. de Say.

S* Emma fille de Gand.

fille de Robert

Robert Guisd'Esiou- eard.

terille; 8* Luœ,

fille de

Sarary- Fits^nu.

Adelold , s. t. ( Kent, folio 7b), probablement le même qu'Âdeloldus , qui suit. D sous-tenait d'Odon , évèque de Bayeux.

ÂDBLOLDUS, S. T (Kent, folio 1 b, 7 b, 8 {bis), 9 b, 10 b ; Surry, folio 32). D tenait, comme le précédent, une partie de ces domaines, T. B. E. Cet Adelod ou Âdelodus sous-tenait , de l'évèque de Bayeux, Eslede , centenie d'Aiborde ( Kent , folio 7 b , 8 b ) ; Testain Benestece , centenie de Twifferde ( folio 9b); Eswalde , centenie d'Estre ( folio 10 b) ; Dene , centenie de Ferleberge. D sous-tenait également , dans la terre et baronnie des chanoines de Saint-Martin-de-Douvres, très tirg. terrœ in Addeham , centenie de Gomelai ( Kent , folio 1 b). On le trouve aussi T. L 8

ioscrit t à la leUre H, de la manière suivante : Hugo, nepog HerberCi, et AnBUiLDD»( Ktni ^ 7 b). -^ Voyez Huoo«

AnÉLohùH ( Camerariiis ) , 8. T. {Kmêf folio 7 b )« Il ioiM4enail, de l'évèque de Bayeux » le manoir de Fredne^d , dans le bundred d'Aihome , comté de Kent. — Voyez Hugo, Adeloldus Camerariuâ. ^

Adelolfus ( ou Adelulfus de Mère ) S. T. Ce sous-tenant était probablement un flamand ou un artésien , venu sous la bannière d'Eustache , comte de Boulogne, qui tirait son nom de la paroisse de Merck- St-Lievin , de l'arrondissement de St^mer » département du Pas-de- Calais. Il sou&-tenait , dans la baronnîe du comte de Boulogne , à Lattune ( Essex , folios 27 et 28) ; à Doqimar ( Emx , folio 28 ); à Sor^ tegrate , et à Arumestede. Il est également inscrit dans trois autres localités ( Sussex , folios 29, 31 b et 32 ).

Adelulfws , s. t. ( Kent ^ folio 11b; Cambridgeshire , folios 198 , 199 ; Bedfordshire , 206 )• Cet Adelulfus, probablement chambellan de révèque Odon , sous-tenait , dans le comté de Kent , de Tabbaye de la Bataille ( Kent , folio 11); dans la baronnie de Hardouin de Scalers , dw)virg. etdimid., à Ligtindone, centenie de Standes {Cûmn bridgeshire ( folio 198 ) , et , du même , une hyde de terre , à Cror chestone { Cambridgeshire ^ folio 199). Il sous-tenait également deux hydes de terre dans la baronnie de Totenehou , m dimid, hundred de Stanburge ( Bedfordshire , folio 216 ). L'évèque de Bayeux enleva , par force ( per vim ) , ces deux hydes de terre , qui dépendaient de Guillaume-le-ChambelIan , situées à Totenehou , dans le comté de Bedford. Ce prélat les donna à Adelulfus , malgré les réclamations de Guillaume , qui prouva qu'elles appartenaient à ses prédécesseurs. Enfin il sous-tenait , dans le comté d'Essex ^ le domaine de WitefeM , qui fut donné , par ses descendants , à l'abbaye de Bltlesden, dam le Bukinghaflasblre.

AoeLundcs , s. t. ( Suffolk , folio 367 ). U sou»^^MiaU , à Eveetuoe, de l'abbé d» SlH-Edtnond.

Adelwi{9U9 9 s. t. ( Suffelk , folio 3SA ). Cet angio««axoti wmb est inconnu. Il sous-tenait^ à Hamihgeitune , de la baroaaie de Sogei^k^ Poitevin.

AnBLwOLDus, S. T. {Kent, folio U). Usous^tenaitle manoir de Dene, de révèque de Bayeux.

Adbstan (Adestanus), S. T. [Lintolnahin ^ folio 3iS h). Ce breton sous-tenait d'Alain » comte de Bretagne , sans doute Ricbemond , .qu'il suivit probablement en Angleterre. II «o«»-tenait une hyde de lerre « à Saham, dans labaronnie du comte Alain de Bretagne» centenîa de Stanes {Cambridgeshire^ Tolio 195 b ). Il sous-tenait également, du même comte, dans sa baronnie du comté de Lincoln {Lineolmhire^ foMo 348 b), Aex bovat. terrœ , à Gosberleschire, centenie d'Alfgare. Dans FimpossibîHté où Boils étioni de pnéciser ta dîfférNice qm poutr^t eiister entre AëeatAB ^t Adestanus, qui suit , Aous avons era dey^ réimîr leurs teiwtfti dans une seule no&e*

ABBSTAMiJSi S. T. ( Co/mbridgeshire , felio 195 ). Même note fue. pour le précédent.

Adobbo ( Rualdus) , T. E; C. {Devonshire , folios 114 b, 115). Il 4endt en baronnie Lamberton-Brige et vingt-sept autres maneîrs, qui en dépendaient, dans le comté de Devon. Il possédait aussi une mstson à Exeter , qui devait le droit coutumier au roi. VExon Domeséoy Aâé. (pages â82et 387) fait aussi mention des propriétés de RuaM A^obed, et (page 494) il dite la maison qu'il occupait , fn Exonia m itrra œcupain. Ce BuaMus Adobed n*est autre que Ruallon ou RivsfHon, seigneur appartenant à là Bretagne , qui s'était révolté cotifb^ Gosan H , duc de Bretagne , et s'étatt emparé du château de Dol , sans doute à rinsfSgafion du duc Guillaume. La tapisserie de Bayeax semMe indiquer, en cfffet , que Roaid étiHt parvenu à lui eonsenoer ce cbftteau, et elle représente le messager qu'il envoya au duc pour lui annoncer que Conan en avaft abandonné le siège , et qull se sauvait dti cAté de Rennes, et Conan fuga vertit Riéneêi etc. Mais, d'où pouvait provenir le surnom de Adobed que Ruald ne portait pas encore à Vépoque du Mége du château de Dol f II nous serait peut-être permis de croire que ce châtelain^ , dont les terres avaieirt été ravagées, suivant les historiens, par les Bretons comme par les Normands, en aurait été dédonomagé par le Conquérant, et quTaprês cette expédition il aurait élé armé chevalier, en même temps qu'Hérold , quoique la tapisserie ne représente que l'invesfiture de ce dernier. Il est donc probable qu'il prit alors le surÉfom d' Adobed ou de chevalier adobé , ndle$ aiobatuê , etpressioft û soervent cttiployée dans les «ideiMi romans de chevderie.

^ 60 -^ On Ht dans le Roman de Girard de Vienne :

Mes d'une chose me dites vérité , • Se oncques fûtes Chevalier adohi.

Et dans le Roman de Garin :

Ricard s'en vet à Laon la cité.

En sa compagne trois cens des adobei.

Adolfus , s. T. {Devonshire, page 101 ). D tenait du roi , sans doute comme fermier, un manoir assez étendu , situé à Ulwardesdone , qui avait fait partie des domaines du roi Edouard , et qui alors appartenait à la couronne. Dans la liste des anglo-saxons , qui possédaient avant la confection du Domesday , on trouve un Adulfus , qui parait être le même qu*Adolfus.

Adolofus. U sous-tenait (£«««0;, folio 34) à Bisfeldam, dans la baronnie du comte Eustache de Boulogne, dont il était peut-être un des hommes.

Adreci (Normand d' ), inscrit comme T. E. C. en baronnie, dans le comté de Lincoln [Lincolnshire , folio 361 b , 362), et parmi les réclamants du west-riding de ce même comté (folio 376b). 11 suivit le Conquérant en Angleterre , et fut doté par lui de trente-^trois seigneuries, disséminées dans lenorthj sud et west-riding du Lincolnshire , qui formèrent sa baronnie de Nocton, long-temps habitée par sa famille. Il vivait encore la sixième année du règne de Guillaume-le-Roux , et fut un des bienfaiteurs de Tabbaye de Sainte-Marie d'York (Dugdale, Baronages; 1. 1, page 369). Cette famille a formé trois branches en Angleterre. La première, provenant de Normand d'Adréci ou d'Arcie , baron par tenure, s'éteignit en 1418, par la mort d'une fille, héritière unique, qui avait porté les biens de sa famille dans la maison des barons de Conyers, Conniersou Connières , sortis des Coisgnières de Normandie. La seconde , portant le nom d' Artie de Arsie , s'éteignit en 1635 , et ses biens retournèrent à la maison deConniers, par héritage collatéral. Ces Conniers ou Conyers ajoutèrent à leur nom celui d'Arcie , et l'un d'eux fut créé comte d'Holdemesse. Cette famille s'éteignit en 1778 , par la mort de Robert d'Arcie , qui ne laissa pour héritière qu'une fille, du nom d'Amélie: celle-ci s'était mariée à Francis Osbern, d'abord

marquis de Çaiaiarthoii , pafs dac de Leeds ; mais elle divorça en 1779, et elle épousa en secondes noces Jean de Byron, neveu^eLord B^ron ; elle laissa des enfants de ces deux mariages. Enfin la troisième branche portait le nom d' Archie-Ghicbe et un Thomas d'Arcie-Ghiche , qui en • faisait partie , fut créé vicomte de Colchester , en 1621 , et comte de Hivers en 1626 , avec réversion du titre sur son gendre Thomas Savage ; cette branche is'éteignit» en 1639.

D'après les chartes de l'abbaye de Savigny ou du cartulaire du Mont- Saint-Michel (Bibliothèque royale, MS. n'^SiSO)» la famille normande de Normand d' Arcie paraîtrait avoir pris naissance dans l' Avranchin et dans la paroisse de Saint-Aubin-de-Terregate {de terra gasta)^ où il existe un hameau du nom d' Arcie. On trouve en effet, dans les premières, une charte de Ranulf d' Arcie, datée de l'an 1202, qui est encore revêtue de son sceau, portant un lion passant, avec l'exergue Sigillum Radulphi de Àrceio. Le cartulaire du Mont-Saint-Michel offre non seulement une charte de ce même Ranulf,mais encore celles d'un Pierre d'Arsiz [de Ar$ieco)t des années 12i3 et 1247, ainsi que celles de Jean de Arsiz ou Arsit, de 1248, 1252 et 1254, qui toutes relatent des donations faites à cette dernière abbaye, dans leur domaine de Terregate.

D'un autre côté, le doyenné de Magny, dans la Seine-Inférieure, renfermant trois paroisses désignées sous les noms d' Artie, de Yillers-en- Artie et de Saint-Gyr-en-Artie, pourrait également revendiquer le droit d'être le siège primitif de la famille de Normand d' Arcie, d'autant plus que le nom latin de ces paroisses n'est pas altéré dans les registres de Philippe-Auguste. On y lit que Jean de Gisors tenait le fief de Yillers in Arceio et Chaciam de foreUa-Àrcie. On retrouve également dans le MS. de Rosny , un Stephanus de Arceio^ qui figure, en qualité de commissaire, dans une enquête faite à la forêt d'Évreux , en 1205. Mais , malgré ces derniers documents, que nous avons dû indiquer, comme les précédents, pour faciliter les recherches , nous sommes cependant portés à croire que le siège primitif de la famille de Normand d* Arcie était dans l'Avranchin.

AmiBT, S. T. {SonwieneiMre , folio 90 b ). Il sous-tenait de l'église de Bath. Le Domesday d'Exeler^ Add. folio 154 , dit qu'il tenait cinq hydes de terre et une habitation ou ferme, à Yitone, dans les domaines de l'ab-

bayedeGlastonbury, que tenait encore Almenie, le jour 4e U mort du roi Edouard.

Adwinus (Presbyter) , S. T. {Àdd. inquirit. EUentU, foBo 497)^ juré dans le hundred ou centenie de Flammegedit.

Adzo , ou Atzo» s. t. ( DarseUkin^ Àdd. Eaxm Domadag » folio 48). Il sous-tenait, de la femme de Hugues-Fitz-Grip et de sa baronnie, une byde de terre , à Winterborne ( Add. folio 64 , Devomhiré) . D sous-tenait, dans la centenie de Plinton, une demi-liyde de terre, àê la baronnie de Reginald de Tortevat.

iEiLRicus (Ârchidiaconus), S. T. {WoreeMrshire^ fotio 173). U soi»tenait, de Téglise de Worcester, la même terre qu*il tenait avant la confection du Domesday.

iCLDEVA (Libéra femina), T. £. C. et T. R. E.{ Berkshire, folio 63). Elle était femme d*un thane , qui avait fait sa soumission au Conquérant ; Guillaume lui avait laissé en aumône une byde de terre , dont elk jouissait du temps du roi Edouard. — Elle figure aussi dans le Domesdojff comme S. T. dans ce même comté.

iELDREn,S. T. (ShropMre, folio 260b). Cet anglo-saxon tenait la même terre, T. R. E.

iELDREB (Presbyter), S. T. (Susêex, (blio 17). Inconnu.

iCLDREDUS (Archiepiscopus), T. E.G. et T. R. £. {Clamores Ebùrœ. folio 373 b). Il fut archevêque d'York, depuis l'an 1061 jusqu'en 1069. Ce fut lui qui couronna le duc Guillaume comme roi d'Angleterre. La Domesday (v. V% folio 376), en parlant de l'acquisition des donnines de Lawintone et de Schiilinton , que ce prélat avait payés de ses deniers et qui lui étaient contestés, dit que les jurés videnmi sigilium régis per quod ressaisitus est de ipsis terris, quia Hilboidus eum dissaisierat de eii.

iELDREDcs (Frater Ode), S. T. [Bonis, folio 48 b). Usou»-tenait de Guillaume l'Archer, et réclamait de lui une pièce de terre dépendant do manoir de Cnntune, qu'il disait tenir du temps du rot Édonard. Hugnes dePort, ainsi que ses tenanciers et les hommes du*hundredoa de la centenie de Sunbrone, dans laquelle cette terre était située, attestèrent, devant la reine Mathilde , qu'il disait la vérité. ^Idredus , ccvmn» on le voit, était évidemment un anglo-saxon dépouillé par on normand.

iCLFELMUs , s. T. [Siaffordshire, folio 247). Il est désigné sous le titre

de Mit komo; T. B. E. Il 06ii6-teiiait , de Tévèque de Gbester^^FrodeswéHet dAoâ la eenteoie de FerehoIIe. * ^

iELQOTTO^S* T. {StaffordsIUn , folio 249). D sou&^tenait, de Robert de StafTordy une hyde^de terre à Estone,, dans la eenteoie de ce nom.

iEuiBlt ( Presbyter), $. T. ( Bûrlahire , folio 56 b ). Personnage in-

iStONft « & T. iSfêffolk, folio 360 {bis). Il sous-tenait, à Nivetune et à HeralvestUDB , de t'aUNâye de Saint-Edmond , et probablement anssi de la même abbaye » T* R. £»

^tVBVB(Fem.Watenian deLond.), S.T.{Middleêêex, folio 130b,(W5). Elle tenait en aumône « du roi , dans la centenie de Spelethorne» les trois quarts d'une hyde de terre, dont Geoffroy de Magne ville était saisi lorsqu'il passa la mer et revint en Normandie pour le service du roi. ^le tenait aussi k du même prince , une demi-hyde de terre, à Greneforde, centenie de Helethorne. Il est probable qu*i£lveve était ^ femme d'un anglo-saxon au service de Geoffroy de Magneville.

iELWÀRnus, S. T. {Berefordshire , folîa 180). Cet iïllvard paraît être un thane non soumis, devenu sous-tenant de quelque baron normand.

iCRNOLBCS, s. T. {Stfffbtk, folio 347). Il sous-tenait, à Tfaistelden, un homme libre ainsi que <;hiqoa&te acres de terre, de Roger-Ie^Poitevin, troisième fils de Roger de Montgommery et de Mabille de Bellème. iEmold ast un prénom probablement; car noua ne connaissons pas dia famîllB da ce Booi.

AAiLaiÊTO, T. E« C. ( SiMMersetsUre, foUo99). Il tenait directement dn roi, dans la terre det thaneft , te manoir de Humes, qui appartenait à la reine Eddid, dt taBips dn roi Edouard.

Âaamu, T.E«C. et T. Ri. E« {Bmts, foUoit b, 50 (6îi), 50 b, 51 b; imcidn^t$^ 336)* H tenait du »oi dans la terre des tbMes, et en baronnie dans la centenin.dnBroctDae^ le manoir de Weleve , qu'il possédait du temps d'Edouard. Il tenait aussi, de Hugues du Port , deux hydes de terre^dansle domainequace normand tenait lui même dans la baronnie de l'évêque de Wincbestar » qu' Agenwnd possédait igâimitDt du temps du roi Edouard. Enfin il tenait,, avec Godric, soa OIa» une byde de terre jàfiowesto » insaragio^ U est évîdciii que cet aoglo-«saxott avait Mi sa soumission au Conquérant.

Agemundus, s. t. {Nottinghamshire^ folio 284). Il sous-tenait, dans le comté de Nortingham , à Glistone , dans la baronnie de l'évèque de Lincoln ; mais il était propriétaire avant la formation da Domesday , et il possédait déjà huit acres de prairie dans ce comté.

ÂGEMUNDUS (alter), T. £. G. et T.R. E. {HanU, folio 50). Cet autre Âgemund ût aussi sa soumissission au Conquérant, qui lui confirma la jouissance des terres qu'il tenait in alodium^pro nuinerio de rtgtEduHxrdo.

Agemundus (Presbyter), T. £. G. [LincoliMhire^ folio 371 b), probablement attaché à la chapelle du Conquérant: du reste il nous est inconnu.

Agemundus, S. T. { Northamptonshire ^ folio 228). Il sous-tenait d'Eustache, sans doute dTustache de Boulogne , et de sa baronnie, une demi-hyde de terre à Grastone , centenie de Nevesland , dans le comté de Northampton.

Agenetus, s. t. (Suffolk, folio 358). D sous-tenait, àHalstede, vingt acres de terre de Tabbaye de Saint-Edtnond.

Agenulfus, s. t. ( Wiltshire, folio 68 b). Son père tenait les mêmes terres avant la formation du Dome$day^Book.

Aghemundus, s. t. {ûants, folio 45). Il sous-tenait , de Hugues de Port, des terres à Glinchamps, dans la centenie de Basingestoch, dont il était tenancier avant la formation du Domesday.

Agnès ( filia Alveredi de Merleberg, uxor Turstini de Wigemore) , S. T. {Uerefordshire , folio 186). Elle tenait de son père le manoir de Buves , dans la centenie deRadIaw. — On trouve une autre Agnès, inscrite sous ce seul prénom {Essex^ folio 89), qui tenait de la baronnie de Hugues de Gournay , à Erleia , deux hydes de terre pour moitié de celle qu'Osbert tenait lors de la confection du Domesday. Mais quels rapports pouvaient exister entre cette Agnès et Osbert, ou même qu'elle était la famille de ce dernier ? C'est ce qu'il est fort difficile de dire aujourd'hui.

AiLBERTUS (Dapifer) , S. T. {Àdd. inquisitio Eliensis, folio 504). H sous-tenait de l'abbé d' Ely, six hydes trois vergées de terre, à Middeton. Cet Aiibertus était sans doute un officier du puissant abbé d'Ely , qui, comme les comtes et les barons, avait créé de semblables charges dans sa maison, à l'imitation de celle du roi.

AiuoDUS (P. B. sans doate, Presbyter], S. T. [Suffolk, folio 360 b) ; îDconna.

AiLBVÀ , ou EiLBYA , S. T. [Somerset , folio 94 ; Warvickshire ^ folio 243 ; Add. Exon Ikmt$day, folio 402). Elle tenait, de la baronnie de Roger de.Goarcelles, i Donescumbe , une cbamiée de terre, 6 acres de pré , 3 acres de bois et 6 acres de pâture. Elle était probablement femme d'un anglo-saxon an service de Roger de Gourcelles.

AiLMARUS » S. T. [WarviekMre^ folio 243). 11 tenait» de la baronnie de Guillaume Fitz-Corbucion , deux hydes de terre à Gintone. On ne trouve aucun autre détail sur ce riche sous-tenant

AiLMERUs (Filins Godwini), T. E. G. et T. R. E. ( Norfolk, folios 171 et 272 b ), et S. T. ( Norfolk, folio 272 b et 273 ( W^ ). Get Ailmar était probablement fils de Godvnn Haldenus» danois ou anglo-saxon* qui, suivant Blomfidd ( Norfolk , folio 125 ) , fut le seul des anciens habitants du comté de Norfolk qui participa aux faveurs de Guillaume-le- Conquérant. D ne fut dépossédé que d'une partie de ses domaines. D est inscrit dans le Domesday parmi les thanes , ou liberi homines régis , et conmie sous4enant , dans le même comté , quelques-uns des domaines de révèque de Tedeford. Le registre cadastral en parlant du manoir de Stoftam 9 situé dans la centenie de Grenehou , semble désigner Âilmar comme étant évèque : Stoftam tenuit Alfnarus q^iscopus. Mais nous ne pouvons dire à quel évèché appartenait , et toutes nos recherches sur ce sujet ont été infructueuses.

Aujuc, ou Ailricus, S. T. {Buekinghamshire, folio 148 b; Oxfordêhire, 154. Gloucestershire , 164 b; Warwickshire, 241, 242 b(Us); NottinghamMre, 587 (bu); 5tt/]rott, 360b). Get Ailric ou Ailricns, ainsi qu*Alric ou Alricus dont les noms se trouvent inscrits plus bas, semble être un thane du roi Edouard , qui avait fait sa soumission au Gonquérant , et qui conserva ses nombreuses sous-tenures.

AoRUN, T. £• G. {Donetshire, folio 84), thane soumis, dont la famille nous est inconnue. O tenait directement du roi Widechesword , situé dans la terre des thanes de ce prince.

AiLVÀRDUS (FUius Belli ), S. T. {Suffoik, folio 391). Cet anglo-saxon nous est totalement inconnu, ainsi qpe son père.

AuvÀCHS, S. T. {Somersetskire , folio 90). Le Domuday dit qu'il T.L 9

tenait Blacheford , de l*abbaye de Glastonbury , et , par une singularité difficile à expliquer, ce même registre dit plus bas, sous le nom Alnod Monachus , que ce religieux tenait également Blacheford de la même abbaye. Serait-ce une erreur? Ou cette terre, située dans le comté de Somerset , aurait-elle été tenue par deux sous-tenants différents. Enfin les ÀdditamerUa à VExon Domesday Tiennent encore augmenter cette confusion, en disant que ce même Ailvacre tenait, de Tabbaye de Glastonbury , la terre de Blacheford , dans le comté de Devon.

AiLWARD, T. £. G. {Dorsetshire^ folio 84). Cet anglo-saxon est inscrit parmi les tenanciers avant la confection du Dome$day. Il est présumable qu'il se soumit au Conquérant, qui lui conserva une partie des domaines qu'il tenait T. R. E.

AiLWÀRDUs, S. T. [Somersetshire^ folio 97), parait être le même que le précédent , inscrit comme lui parmi les tenanciers T. R. Ei

AiNCURT ( Walterius ou Vallerus d' ) , T. E. C. ( Northamplonshire , folio 226; Derbyihire, 276 b; Nottinghamskire, 280 b, 288 b; Yùrk$hire, 326; Lincolnshire, 361; Clamores in Chetsieven, 376 b, 377 b; Yorkshire, 379 ). Walter ou Gauthier d'Aincourt accompagna le duc Guillaume en Angleterre, et fût un des Normands qui le servirent avec le plus de zèle; aussi en fut-il récompensé généreusement par ce prince , qui lui concéda près de soixante manoirs situés dans différents comtés d'Angle* terre , et , entr'autres , le domaine de Blankney , dans le Lincolnshire , qui devint le siège de sa baronnie. Suivant quelques généalogistes anglais , Edmond d'Aincourt ou d'Eincourt aurait été le dernier de la branche aînée de cette famille , et serait mort sous le règne d'Edouard III, en 1327; mais cette famille ne s'éteignit réellement, dans la branche cadette , que la première année du règne de Henri YI ( 1422 ), comme on peut le voir par ce qui suit.

Edmond d' Aincourt , huitième baron de ce nom, dont le fils unique était mort de son vivant, n'ayant plus qu'une fille , du nom d'Isabelle , pour héritière de ses biens et de ses honneurs , présenta une requête au roi Edouard II , à l'effet de pouvoir disposer de ses domaines honorifiques de la manière qu'il jugerait la plus convenable. Ce prince ayant accédé à sa demande , par ses lettres-patentes , Edmond aliéna et transmit ses domaines et ses honneurs à Guillaume d' Aincourt »

ffls de Jean d'Aincoort, deigneor de Knothorp» da» le comté de Derby. Ce dernier deseendait d'une branche cadette, sortie d'un Robert d' Aincourt 9 qui vivait sous les règnes de Bichard-Cœor-4e^lioa et de Jean-Sans-Terre* Guillaume , par suite de cette transmission « fut en effet appelé au Parlement ; mais-Ja nouvelle branche , émanée de lui, ne dura même pas un siècle. EDe s'éteignK , en 1422 ou 1423 , par la mort de Jean d' Aincourt, qui , de son mariage avec Jeanne de Grey, fille de RcdNurtde Grey, n'avait bissé qu'un fils et deux fflle^. Ce fih , portant le nom de GuiHaume , n'avait que trois ans lors de la mort de son père , en 1422 , et lui-même mourut l'année suivante , en 1423. Quant à ses filles, l'une, nommée Marguerite, épousa Sir Ralph Cromwel, mort sans postérité ; l'autre , nommée Alix ou Alice, ftat d'abord mariée à ^r Ralph Boteler , dont eUe n'eut pas d'enfanta , et die éperna en secondes noces, WiUiam Lowel, lord Lowel, etc. , auquel elle tinnsmit tons les biens de la famille anglo-normande d'Aincourt.

Il noua reste peu de documents sur le berceau de la famille normande de Walter d'Aincourt , quoiqu'il existe beaucoup de localités partant les noms d'Aincourt, Encourt, Eincourt ou autres^ tant dans la Ifaïute* NormaBdie que dans le Beauvoisis. Nous sommes cependant portés à crmre que cette famiHe était sortie de la paroisse d'Aincourt^ située dans le Yexin normand , doyenné de Magny ^ dont le patronage fut donné, par l'un des descendants de Walter, à l'abbaye du Bec. On voit en effet, dans le MS. de Rosny , déjà cité , que la terre d* Aineourt était un fief noble, appartenant à Olivier d'Aincourt. On y lit aussi, jlns ba§, que le roi tenait ce fief en ses mains, sans doute i cause des enfants en bas âge.

AiNCURT (Walterusd') , S. i;. {lAficolnMre, folio 340). U tenait, de l'archevêque d'York et dans ce même comté,, quelques terres à Billengd>urg et à HorbeUnge.

AimAnnos, S. T. {DorMMre , folio 83). Airard» aousntenant d'Ainlf le Chambellan , est inscrit dana le Domesdag^ à la suite de Hugues de Lury et alii Francigmi , c'est-à-dire parmi ceux qui n'avaient paa pu prouver qnlls étai»t angkda (Rudbome, GloceU. page 80). U paraît être la souche d'une famille mNrmande du nom d' Airard ou Érard , marquis de Montreuil, qui 9 ayant épousa une héritière fort riche, du

nom de Le Grip , dont la fandlle est également inscrite dans le Damesday , exigea qoe ses enfants joignissent à son nom celui de sa fenmie et portassent le nom d'Érard-Le Grip.

AisTAN , S. T. ( SuffoUc 9 folio 446 b) , probablement le même que Estan ou Estanus , qui est inscrit parmi les tenanciers T. R. E.

AiTARD, s. T. {Chester , folio 266). Il sou&-tenait, de GuUlaume Fitz- Néel, une hyde de terre à Heletune, centenie de Tunendune » comté de Chester. Ce Guillaume Fitz-Néel était un des barons de Hugues d'Àvranches , et tenait lui-même du comte palatin de Chester , qui jouissait des droits régaliens. Nous n'avons aucun renseignement sur la famille d'Aitard.

AiTARDUS (Presbyter), S. T. [Nottinghamshire, folio 280 ). Il possédait deux maisons dans la ville deNottingham ; du reste, il nous est inconnu.

AiTARD, S. T. {Norfolk, 12ib (W«), 125, 175, 180b, 186 {bis), 188 b, 277 b; Suffolk, folio 331). Ce normand réclamait, sur la terre de Scotessa , alors en la main |du roi , ainsi que sur le fief de révèque de Bayeux, trois hommes libres et douze acres de terre, dans le comté de Norfolk, indépendamment d'une charmée et demie de terre et de quinze autres acres de terre , le tout situé dans le même fief et le même comté. Il était aussi tenancier de Roger-le-Bigot , dans les comtés de Norfolk et de Suffolk. Il tenait en outre de ce seigneur , en Normandie , à Vire ou Mortain.

AiCLF, S. T. {Comwall, folio 120 b ). Il possédait une moimo à Carnoga , qu'il tenait probablement de la reine Mathilde. Le Domesday dit, en effet , en parlant des quatre manoirs du comté de Comouailles , inscrits dans le folio que nous venons de citer : inscriptas terra» Brietric tenebat , et post Mathildis regina.

AiuLFUS, T. E. C. et T. R.E. {Devonshire, folio 116), et S. T. ( Wiltshire , 69 b ; Dorsetshire, 75 , 78, 78 b ; Somersetshire , 94; Worcestershire, 172 {bis) , 175 ; Devonshire , 109 ). Cet Aiulf tenait directement du roi une baronnie , dans le comté de Devon , et les ÀdditamerUa à VExon Domesday , folio 426 , disent que les seigneuries dont elle était composée , étaient situées in terra francorum militum. Les terres dont il jouissait avant la Conquête , conmie tenancier , soit dans ce même comté , soit dans celui de Somerset , il les sous-tenait alors de Juhel de To-

tenais. D était également soufr-tenant des abbayes de Mideltone et de Sceptesbury , dans le comté de Dorset , ainsi que d'Urso d'Abetot, dans celui de WoreesUr. ( Voyez Add. folios 41 et 58. )

L'inscription de ces deux tenanciers « sous le nom seul d'Aiulf , ou d'Àiulfus, ainsi que celle des autres qui suivent, sous les titres d'Àiulfus Caraerarius ou d'Àiulfus Yicecomes , ne nous permet pas sans doute de les confondre ensemble ; mais , si Ton voulait considérer ce nom d'Aiulf comme un prénom » sans admettre que ceux qui l'ont porté fussent frères ou parents , la confusion deviendrait alors inextricable pour nous. Quels que soient , au surplus » les rapports de filiation qui pourraient exister entre eux , nous, dirons que nous ne connaissons jusqu'ici qu'une seule famille à laquelle il nous soit permis de rattacher tous ces Aiulf .

Cette famille, riche et puissante, habitait la ville de Gaen. Elle portait le nom d'Aiulphus deForo, parceque la place du marché St-Sauveur de cette ville faisait partie de son fief. Elle possédait en outre une grande partie du territoire et de la banlieue de cette ville. Suivant le cartulaire de l'abbaye d' Ardennes, Aiulf-du-Marché et Asceline sa femme jetèrent, en 1121 , les premiers fondements de ce monastère , situé à la porte de Caen, qui fut consacré, en 1138, par Richard de Gloucester, évoque de Bayeux. Us moururent l'un et l'autre en 1140 , et laissèrent , après eux , quatre fils , qui furent la souche des riches familles de Mondrainville , d'HermanvUle et autres. (Voyez les Essais sur Caen^ de M. l'abbé de La Rue, t. 21, page 98).

AiULFUS (Gamerarius), T. E. G. {Dorsetshire, folio 82 b] , et S. T. ( Hants f folio 52 ). D tenait en chef et directement du roi , une baronnie dans le comté de Dorset, dont le siège étaitàBlancforde,etqui s'étendait sur seize autres seigneuries. L'une de ces dernières, nommée Hampreston, a même conservé jusqu'ici le surnom de Hampreston-le- Chamberlain. Get Aiulfus Gamerarius ne figure pas parmi les tenanciers du temps d'Edouard. Il est donc évident qu'il appartenait à une famille française, et qu'il devait au Gonquérant et sa baronnie et son titre de chambellan.

Aiulfus (Vicecomes) , T. E. G. {Berkshire, folio 63 b; Wiltshire, folio 73 ). On lit dans le Domesday^Book^ au sujet de ce dernier comté :

Aiulfu$ filius tenet Gramested. Pater ejui tenait T. R. E. et geldebiU pro una hida et dimid. II tenait également dans le comté de Dorset, avant la confection de ce registre. Les Àdditamenta au Domeeday d'Exeter disent aussi qu'il tenait , du Conquérant , le manoir de Winteri)onet situé dans le même comté. Àlulf-le-Yicomte possédait en outre, dans le hundred ou centenie d'Englie , du comté de Berks , une baronnîe, dont le siège était à Siford , et que Brictric tenait en aleu du temps d'Edouard , pour le prix de dix livres. Il avait aussi reçu du roi une autre baronnie» dans le WUtshire » dont les seigneuries de Bermentone et de Tollard faisaient partie. Le territoire de cette dernière seigneurie dépendait de trois baronnies différentes. Gdle d'Edouard de Salisbury en possédait deux hydes et demie. Cinq hydes de t^re faisaient partie de celle d'Aiulf-le-Vicomte, et le surplus des terres composait la baronnie de Guillaume, comte d'Eu.

Parmi les quatre tenants du nom d'Àiulf ^ qui sont inscrits ci-dessus , deux paraissent avoir suivi le prince Edouard , lorsqu'il quitta la Normandie, pour prendre possession de la couronne d'Angleterre. Us en furent récompensés par la donation de différents domaines dont la jouissance leur fut conservée par le Conquérant, qui, de son côté, dota également les deux Aiulf qui l'accompagnèrent en Angleterre. Mais quel rapport pouvait-il exister entre Aiulf, le père du Vicomte , et les personnages de ce nom qui précèdent, ou même avec la famille Aiulf-du- Marché , de laquelle ils paraîtraient sortis ? C'est ce qu'il est impossible de dire aujourd'hui: on peut seulement ici tirer des conjectures.

Alamus ( Comes , ~ sans doute pour Alanus Cornes ) , S. T. {Hauts , folio 52. ) ( Voyez Alanus. )

Alan (Clericus episcopi Baiocensis) , S. T. {Kenty folio 1*' b). Il n'y a rien à dire de ce clerc de l'évêque de Bayeux.

A LAN, S. T . {SusseXf folios 21 et 22 b) . D parait être le même qu' Alanus, qui suit.

Alanus, S. T. {Sussex, foUcfi 20 » 22 b; Buckmç^èomshire , folio 116; Cambridgeshiref folio 195; AbrttoniptofMAtre, folio 223iHU5àii, 229 {bu). Cet Alanus, désigné par ce seul nom ou prénom, nous est tout-àrfait inconnu . n faisait probablement partie des chevaliers du comte de Bfortain, duquel il tenait non seulement six bourgeois dépendants de ses bourg

et baronnie de Pevencey, mais encore onze hydes et demie de terre à Ferles , à Pelinges , à Ode, à Bristoche et à Witungrave , dans les comtés de Sussex et de Buçkingham. Il sous-tenait également , du même seigneur, àDerburg, dans le comté de Northampton, six hydes et demie de terre. Enfin , dans le comté de Cambridge, il tenait, de la baronnie du comte Alain Fergant, deux hydes et demie de terre à Bunrelle, centenie de Staplehow.

Alanus (Ck)mes] T.E.C. {Bants, folio 44; Dor9etshire,19; Hertfordshire, 132, 136 h; C€unbridgeskire, 189, 193 b; Northamptonshire, 224; Derby- $hire, 273; Nattinghamshire^ 282, 298, 298 b; YorkMre, 298, 298 b, 309; JUncolnMre^ 547 b; Clamares 9ud lAneoln^ 375; Clamores fwrlk Lincoln, 376; Clamores m Cketsteven, 3T1, 377 b; Yorkshire, 379, 379 b, 380 b, 381 , 381 b ; Eêtex , 35 ; Norfolk, 144, et Suffolk, 293 ); et S. T, ( Hertfordskire, 137; Essex, folio 4; Norfolk, 110 b. 115). (Voyez aussi les Add. Exon Domeêdag, folio 20, et InquUU. Eliensis, depuis le folio 116 jusqu'à 122.) .^.* •

Nous devons d'abord faire observer que , dans notre opinion , l'article de cet Alanus Gomes, devrait être scindé; et nous pensons que M. EUis , en parlant, sous un seul nom, dans sa table des T. E. G. de toutes les possessions situées dans les différents comtés ci-dessus , et en les attribuant au même comte^ a conunis une grande erreur.

Une aussi fausse énonciation pouvait d'autant moins subsister dans notre travail , que trois seigneurs de Bretagne , ayant suivi le duc Guillaume en Angleterre , portaient et le nom d'Alain et le titre de comte, sous les noms d'Alain Fergant, Alain-le-Ronx et Alain-le-Noir; que tous trois avaient été dotés par ce prince , après son invasion , ou après qu'il eut apaisé les révoltes partielles des seigneurs anglais et anglo-saxons, en 1068 , époque vers laquelle il s'empara des baronnies qu'il leur avait laissées , pour les distribuer à ses compagnons , normands , bretons et autres. Nous devions donc restituera chacun de ces Alain , les tenures qui semblaient devoir leur appartenir d'après le Domesday. A cet effet , nous avons formé trots divisions des nombreux domaines inscrits ci-dessus , sous le titre unique d' Alanus Gomes , et nous les avons fait précéder d*une courte notice sur les trois comtes du nom d'Alain , qui furent présents à la Gonquète.

V Alanus Cornes , ou Alain dit Fer gant ou Fergent , fils de Hooel Y, due de Bretagne , fut envoyé par son père, en 1066 , près du duc Guillaume, avec un fort secours de chevaliers bretons , pour faire la conquête de T Angleterre. Cet Alain ne fut duc de Bretagne, qu'après la mort de son père , le 10 avril 1084. — Les deux autres comtes du nom d'Alain furent désignés , par courtoisie , dans les généalogies anglaises , sous les noms de comtes de Bretagne; mais ils n'étaient réellement que comtes en Bretagne.

Guillaume-le-Conquérant donna au comte Alain Fergant , probablement avant son mariage avec sa fille Constance * vers 1076 ou 1077 , tous les domaines saisis sur le rebelle Morckard , qu'U tenait en chef, en baronnie, savoir :— ^ l"" Hertfordshire ^ trois maisons , dont il jouissait dans la ville de Hertford; il tenait in coptïe, dans le même comté, les manoirs de Watone, de Mundene, centenie de Bradewater , ainsi que dix seigneuries dans les centenies d'Odesey , d'Edwin-Strew et de Hertford ( Hertfordshire , folios 132, 136 e^l37 ) ;— 2^ comté de Cambridge» cinq burgenses à Cambridge , et il tenait en chef dans le même comté , Fuieberne , Hintone , Tevresham , centenie de Flamiding , soixante-sept seigneuries dans les centenies de Cildeford , Wittelesford . Norestow , Chavelay , Stanie et Radefelle [Cambridgeshire, folios 189, 193 b, 194, 195 ) ; — 3*" comté de Northampton , T. E. C, la seigneurie de Warafeld, centenie de Claileia , que Ranulf , son dapifer, sous-tenait de lui {Northamptonshire , folio 224 ) ; — 4* comté de Derby , T. E. C. la seigneurie d'Elnod ( Derbyshire , folio 273 ] ; — S"" comté de Nottingham, T. E. C. Sibetorp, Sudetone et trois autres seigneuries {NoUinghœnshire^ folio 282 ) ; — 6*" Comté de Lincoln , T. E. C. Bortone , Welingeham , Lea et plus de quatre-vingts seigneuries, qui appartenaient presqu'entièrement à Morckard, et dans lesquelles il avait droit de soea {Lincolnskire^ foUos 347 , 347 b , 348, 348 b); — 7'' Clamores in north reding Lincoliœ à Treding , il réclamait les domaines et le droit de soca , dont jouissait son prédécesseur ; des terres de l'évèque de Durham , de Robertle-Dépensier et de Drogon , à Fulgertone , et les honmies du hundred soutenaient sa demande {Clamores in north reding Lincoliœ^ folio 376 ) ; il réclamait aussi , Clamores in Chei$t. , dix bofoaUu ter. à Benintune , et nous voyons que Guad , l'un de ses honmies , disait

que le prédécesseur du comte avait eo, à Gherch , cinq bov. terrœ eum saca et sœa {Ckmores in Chetst., folios 377, 377 b) ; — 8"" comté d'York , il tenait en chef à Fulford » dans le territoire de la yille dTork, que Morckard avait possédé; à Gliflune, il tenait dix-huit car. ter. , et, à Overton, Hallam avec une car. ter., cinq vil. trois bav. cum. trib. car. et una tilv.; à Sciltun, unum ham. avec une car. ; à Fortune , un manoir de huit car. , possédés par Morckard et auquel était attaché le droit de soc sur quatre hommes. Il obtint aussi, du Conquérant, le titre et les droits de comte palatin ( Yorkshire, folios 298 et 313).

2^-Alanus Gomes, ou Alain-Le-Roux, dit le Rébré, second fils d'Eudon, comte de Penthièvre et comte en Bretagne. Il tenait en chef et en baronnie les domaines que le comte Edwin , fils d'Olgar , possédait dans le comté d'York , et dont il avait été dépouillé par le duc Guillaume , après la reddition d'York. Alain-Le-Roux jouissait , dans le territoire de cette ville, de trois car. ter. (ForArsAtre, folio 298). Il tenait en chef le domaine de Ghellinges d'où relevait Berewithe, et huit seigneuries dont se composait surtout la baronnie du comte Edv^in , et dont se forma ensuite le comté de Richemond. On y ajouta Àpleby et seize autres localités de ses dépendances , ainsi que Hottune , Middeltune , et au moins cent soixante autres seigneuries, dont six dans le West-Reding et une dans TEst-Reding, avec leurs dépendances ( Torkshire, folios 309-314). Il réclamait à Itelthone, quinque car. et quinqite bov. ter. : à Gateby , duo car.; à Sprotebang , à Balleby et Gurenv^orde, octo car. ; à Aleastre , sex bov. ; à Ascham , octo car. ter. ; à Terintune aussi octo car. ter. ( CUmiores in York, folios 379, 379 b, 380 b) ; cent quatre-vingt dix-neuf manoirs dépendaient de sa chAtellenie ; cent huit étaient dévastés ; cent trente-trois étaient tenus par ses hommes , et enfin il réclamait, à Ghilchefeld, deux car. ; à Diston, quatre, et autant à Ghelesford {ibid. foîio 381 b ter).

3'' Alanus Gomes, ou Alain«-Le-Noir, frère du précédent, troisième fils d'Eudon de Penthièvre, comte en Bretagne , succéda à son frère dans le comté de Richemond. Il tenait en chef et en baronnie, — 1*" au comté de Hauts, Groftone, Fauteley et un autre manoir dans la centenie de Ticefelle , qu'Ulward et Ausgot, fils d'Elmer, tenaient T. R. E.{Hants, folio 44) ; — 2* au comté de Dorset , le manoir de Devenis, pour quinze T. I. iO

hydes déterre, que Brictric tenait T. R. E. (Dorsetshire, folio 77); — 3" au comté dTssex , Epingham , Wlingehallajofi et huit autres seigneuries {EsseXf folio 35 ) ; — i"* au comté de Norfolk, Suasham, Nereford et quarante-huit autres seigneuries ( Norfolk , folios 144-151 ) ; — 5' enfin , . au comté de Suffolk, Risemberg , Stow, Torp et quarante deux autres seigneuries (Suffolk, folios 292-298).

L'extrait suivant de la généalogie de ces deux familles servira à rectifier quelques erreurs accréditées depuis long-temps par les auteurs des Peerages.

Alain Ferganl.^

Houel V, duc de Bretagne» :pilafoi8e de Bretagne,

€** de Dolet de Cornouailles, mort en 1084.

8<Bur et héritière du duc Gonan, II* du nom.

1 Alain Fergant, c** des 1 * Constance de Normandie, Mathias, c** de

Bretagne , duc en 2* fille du Conquérant , 1084 , mort le 13 M. S. P.

octobre 1119. Il se=: 2** Ermengarde d'Anjou , fit moine A l'abbaye de Rhedon , en 1112.

' Ermengarde d Aniou , fillo de Foulques IV, dit Le Réchin.

Nantes mort sans postérité.

Conan III, dit le Gros, Gfeoffroy, dit Le

duc de Bretagne en Roux , mort

1112. Il fut le père en Palestine,

de Berthe , femme en 1116.

d'Alain III.

I I Deux scnirs.

Havoise mariée A = Baudoin VII , c** de

Flandres , dit La Hache.

Geoffroy I*^, comte de Bretagne, ^ Hadwiffe de Normandie ,

2* fille do duc Richard.

mort en 1008.

Eudon ou Eudes , 2* fils du comte de Penthiéfre et d'Afaujour.

Agnès , fille d'Alain Gagnard, comte de Cornouaille.

Geoffroy n, Alain I*% Alain II Étienne,sN. sa femme. Trois autres une fille. ditBothe- dit Le ditLeNoir, c** de enfants

miles.

AlaioLeRoux y ditBothe- dit Le ditLeNoir, c** de et < rel, c** de Roux, 1" du sur- Pen-

Alain Le Noir. \Penthevière, M. S. P. nom , M. thié? re, |tuéADol,24 en 1089. S. P. en mort en aoûtl093. 1093. 1137.

N., son fils Alain m, dit Le Noir ; aîné. et le 2* de ce sur-

nom, mort en 1466.

Berthe, fille atnée de Conan m, doc de Bretagne, héritière du duché.

Conan IV, dit Le Petit, père de s Mathilde d'Ecosse, sœur do roi Constance, et mort en 1171. Maloolm.

Sir William Dagdale et, après lui, tous les généalogistes anglais , ont répété qu'Alain Fergant , comte de Bretagne et de Richemond , avait épousé Constance , seconde iBlle du Conquérant ; qu'il avait commandé l'arrière-garde de Tannée de ce prince à la bataille d'Hastinges, et enfin qu'il en avait été récompensé par la donation de quatre cent quarante-deux manoirs, dont cent quatre-vingt-dix-neuf, situés dans le north riding de l' Yorkshire , avaient appartenu au comte Edwin , et formèrent ensuite le Richemondshire. Nous avions partagé cette «erreur ; mais , en étudiant avec plus de soin l'histoire de Bretagne , et particulièrement l'acte suivant, par lequel le Conquérant donne à Alain de Bretagne , son neveu , les terres du comte Edwin , nous avons pu nous convaincre qu'il n'avait pas fait cette dernière concession à Alain Fergant, son gendre, mais bien, conime nous l'avons indiqué plus haut, à Alain-Le-Roux , second fils d'Eudon comte de Penthièvre. Cet acte s'exprime ainsi : Ego GuiUelmus cognomine Bastardus , rex ÀngliŒf do et concedo tibi nepoti meo Alano Britanniœ comiti , et keredibus tuis in perpetuum omnes villas et terras , quœ nuper fuerunt comiti Edwyni , in Eborascbira^ cum feodis militum , et ecclesiis , et alii$ libertatibus et consuetudinibus , ita libère et honorifice sicut idem Edwinus eas tenuit. Dot, in obsidione coram civitcUe Eboracens. (MS. Cott. Faust. B. VIL Intit. Honneur de Richemond. )

En efTet, le mot NEPOS, par lequel le duc-roi, désigne, dans cet acte, le comte Alain , ne convenait pas à son gendre, mais à Alain-Le-Roux, petit-fils d'Havoise de Normandie , fille de Richard P'. Guillaume avait réellement sur lui le droit d'issu de germain, et, par conséquent, il pouvait et devait même l'appeler son neveu, suivant la coutume de Bretagne et de Normandie.

Que des auteurs français, n'ayant aucune connaissance de la charte précédente , aient été induits en erreur et n'aient pas établi exactement la filiation des comtes de Richemond , cela n'a rien de surprenant , puisque la question était purement anglaise. Mais , nous avons lieu de nous étonner de voir les auteurs des Peerages et Baronages commettre la double erreur de confondre Alain Fergant avec Alain- Le-Roux; et, après avoir unanimement désigné le premier comme comte de Richemond , lui donner pour successeurs , au lieu de ses pro-

— vêpres enfants , les frères d'Alain-Le-Roux , et ne Cadre ainsi qii*ane seule famille de deux branches bien distinctes. Voici au surplus la gâiéalogie des Richemond» telle que Nicolas Harris l'a donnée, d'après Dugdale ( Sinopm etc., édit. de 1825 ). Nous y ajoutons quelques notes en regard.

1° Alain Fergant, comie de Bretagne, créé comte de Richemond par le roi Guillaume, mort en 1089 (i\

2« Alain-Le-Noir, son frère, mort sans postérité, en i093 (2).

5<* Etienne, son frère, mort en i 137 (5).

4° Alain , son second ûls , mort en

5<» Gonan IV , dit Le Petit , mort sans postérité, en 1171.

(1) Alain Fergant mourut trente ans plus tard , c'est-à-dire le 13 octobre 1119.

Ainsi on le confond déjà avec Alain-Le- Roux , mort en 1089 , et évidemment premier comte de Richemood, suivant l'acte précédent.

(2) Alain-Le-Noir était frère d'Alain- Le-Roux et non pas d'Alain Fergant. Ce dernier n'eut qu'un frère, du nom de Mathias, comte de Nantes, ainsi que deux sœurs. Il eut en outre deux fils, Gonan UI et Geoffroy dit Le Roux. Son âls aîné lui succéda au duché de Bretagne en 1112 , ou sept ans avant sa mort , lorsqu'il prit rhabit religieux à Tabbaye de Rhedon ; mais ni son frère ni ses fils ne furent comtes de Richemond.

(3) Etienne était frère d'Alain- Le-Roux et d'Alain-Le-Noir. Il paraîtrait leur avoir succédé ; mais les généalogistes anglais ne lui donnent le titre de comte de Richemond qu'avec quelque défiance.

(4) Get Alain est bien évidemment Alain dit Le Noir , second de ce surnom , et second fils d'Etienne et de Berthe, fille et hçritière de Gonan III. Cet Alain mourut en 1149 et non pas en 1165, comme le dit Harris.

(5) Gooan IV était fils d'Alaio-Le-Noir et de Berthe, filJe atnée de Gonan III, duc de Bretagne.

Il est évident, pour tout critique éclairé, que cette filiation estyicieuse;

qu'elle pèche dans son principe ; et qu'il y a confusion , pour le premier comte de Ricbemond , entre Alain Fergant , fils de Houel Y, comte de Bretagne, et Alain-Le-Roux , fils d'Eudon « comte de Penthièvre. Elle doit donc être annihilée, sinon en totalité , du moins en partie ; et nous croyons devcnr la rétablir conmie il suit :

riLIATIOll DE8 COMTES UCBEMOIID DE LA MAISON DE BBETAOHB.

ERAIfCHB DE PBNTHlftYRB ET ERANCHE DOCALE.

l"" Alain V\ dit le Roux , second fils d'Eudes , comte de Penthièvre et d* Avanjour , mort en 1089 , confondu avec Alain Fergant.

2* Alain II, dit Le Noir, premier de ce surnom , frère du précédent , mort sans postérité , en 1093.

3* Etienne , frère des précédents. Il est désigné , dans quelques actes, sous le nom d'Etienne, comte de Richemond. Peut-^tre que son fils, qui lui succéda , était alors mineur , et qu'ayant la garde du comté, il en prit le titre. Il mourut en 1137. Néanmoins il avait probablement remis le comté à son fils, avant sa mort; car on le trouve sous le titre de comte de Richemond , lors de l'usurpation de la couronne par Etienne , comte de Roulogne , et c'est en cette qualité qu'il fut un des plus chauds adhérents de ce prince contre MathUde.

i** Alain III, dit Le Noir , deuxième de ce surnom, fils d'Etienne. Il devint duc de Rret^gne, aux droits de sa femme Rerthe, fille de Gonan III, duc de Bretagne , mort sans postérité mâle. Alain fut le père de Gonan lY, qui suit, mort en 1146.

5!" Gonan lY, dit Le Petit , fils d' Alain-Le-Noir , et dernier comte de Richemond , mort sans postérité mâle. Il avait épousé Mathilde , fille de Malcolm , roi d'Ecosse , dont il n'eut que deux filles , Énogine ou Imogine , abbesse de Sainl-Sulpice de Rennes , et Gonstance , qui eut

successivement trois maris: 1*" Geoffroy, fils deHeDri II; 2® RaDuIf. comte de Chester, surnommé de Blondeville ; 3** enfin Guy de Thouars, auquel le roi Jean permit de porter le titre de Richemond , jure uxoris , mais sans avoir la jouissancedes revenus du comté mis en ferme.

Cette dernière rectification de la filiation des Richemond fournit une nouvelle preuve du danger qu'il y aurait à s'en rapporter aveuglément aux Peerage$ et Baronages , surtout lorsqu'il s'agit de la souche et de Torigine des familles normandes ou françaises.

Alanus (Dapifer Juditœ comitiss») , S. T. ( Buntingdonshire, folios 206 b, 207 ; Northamptonshire , folio 229). Cet officier particulier de la comtesse Judith tenait deux hydes de terre qui dépendaient de sa baronnie, à Einulverberie, centenie de Renebattum, comté de Huntingdon. Il sous-tenait aussi à Herdewiche , comté de Northampton, deux hydes de terre qui lui avaient été concédées par cette même comtesse.

Albamarla (Comitissa de) , T. E. C. ( Essex, folio 91 b ; Suffolk, folio 430 b ). Elle tenait directement du roi deux baronnies composée^ des manoirs de Seiddinham et Barleam , comté d'Essex , et de ceux de Simplinga, Belestede et autres, comté de Suffolk. On voit aussi {Add, mquisit, Eliensis , folios 520 et 521) qu'elle avait plusieurs honunes libres dans ce dernier comté, et qu'elle possédait à Delpeche , centenie de Willeford, et à Burch , centenie de Karleford.

Suivant Dugdale {Baronage, 1. 1", p. 60), Adelize, comtesse d'Albemarle et d'HoIdemesse , femme d'Eudes , comte de Champagne , aurait été fille de Herluiu de Conteville et de Harlotte, concubine de Robert II» duc de Normandie , et par conséquent sœur utérine de Guillaume-le- Conquérant , et propre sœur d'Odon , évêque de Bayeux , ainsi que du comte de Mortaiu. Après la Conquête, le comte de Champagne fut gratifié de la seigneurie de l'île d'HoIdemesse , dans l'Yorkshire , et créé comte d'Albemarle , à la sollicitation de Jean, arch^èque de Rouen , qui lui avait concédé divers droits dans la ville d'Albemarle,sous la condition que ce comte porterait sa bannière et défendrait son église avec dix chevaliers.

D'un autre côté, l'existence de deux Adelide ou Adelize, mère et fille, nous est révélée par une charte de fondation de l'abbaye de St-Martin d' Auchy , faite par Guerinfrey , seigneur d' Aumale , du temps du duc

Robert , mais particulièrement par aD ancien rôle intitulé : Veterrima notitia , contenant l'état des biens de cette abbaye* Cet acte avait été trouvé dans les archives de Rouen par M. Deville , et M. Stapleton le fit connaître , en 1835 , à la Société des Antiquaires de Londres. On voit, dans la notice , que le rôle de la propriété des chanoines de la collégiale d'Auchy, ou d'Aumale,fut rédigé par l'ordre l"" d'Enguerrand, consul ou comte de Ponthieu , fils de Rerthe, fille de ce même Guerînfrey, fondateur de cette collégiale , 2^ de sa femmeAdelize , sœur du duc Guillaume ; que celle^^i survécut à son mari, mort au siège dn château d'Arqués , en 1053 ; qu'elle était encore jeune lorsqu'elle fit consacrer cette église par MaurillCy archevêque de Rouen; que les comtesses Adelize et Judith étaient ses filles ; que la première, qui était l'ainée , m imperio succesrit, c'est-à-dire qu'elle obtint la suzeraineté des domaines de son père et de sa mère, après leur mort.

Mais cet acte , tout en indiquant qu'Adelize et Judith étaient filles d' Adelide , sœur du Conquérant , laissait cependant ignorer qu'elles étaient issues non-seulement de deux mariages différents ; mais encore que cette même Adelide en avait contracté un troisième avec Eudes de Champagne. Une nouvelle recherche faite par M. Stapleton , dans les titres de l'abbaye d' Auchy , lui ayant fait découvrir un second rôle de la même date, mais plus exact que celui qu'il avait trouve dansl'ilrctoolo- (/ta, t. XXYI, U s'est empressé de nous en donner une rectification complète ( Collectanea topographica et genealogicat année 1840 , t. YI , page 265.)

D'après ce nouveau document chronologique , il parait hors de doute qu' Adelide , sœur du Conquérant , n'avait eu qu'une fille du nom d' Adelize ou Adelide , de son premier mari , Enguerrand de Ponthieu , seigneur d'Aumale , aux droits de son père ; que Judith , sa seconde fille , dont il est fait mention dans l'acte précité , était issue de son mariage avec le comte Lambert de Lenz, en Flandres; enfin qu'elle avait épousé , en troisièmes noces , (Mon ou Eudes , comte de Champagne , dont elle eut un fils, du nom d'Etienne , qui , en qualité d'héritier de sa mère, reçut le titre de comte d'Albemarle, mais seulement en tenure ou en commun avec sa sœur ainée, Adelize, qui en avait l'honneur ou in imperio suecesiit. Cette communauté est cor-

roborée par la donation de l'église de Saint-Martin d'Auchy, faite à Tabbaye de St-Lucien de Beauvais , par ce même comte Etienne , eonr $ensu et corroboralione sororis meœ Àdelidis. (Gailia christ ^ t. XI, instr. col. 19. )

Quant à la comtesse Judith , filia supra dictœ dominœ , nous voyons dans le MS. de Croy land de la bibliothèque de Douay , dont M. Francisque Michel nous a donné une copie , que 6uillaume-le-Conquérant Ta désignée positivement comme sa nièce et conmie fille du comte Lambert de Lenz : Neptem suam Juettam^ filiam comitis Lamberti de Lem , sorth rem nobilis vivi Stephani comitis de AWamarla. {Chron. Ànglo^Narm.,, t. II, page 112. )

«Suivant une charte, insérée dans le Monasticon-Ànglicanum^ p. 993, par laquelle le comte Etienne d*Albemarle faisait une donation en faveur du prieuré de St-Martin-des-Champs, à Paris, on voit qu'il avait épousé Hawise , fille de Ralph ou Raoul de Mortimer , dont il eut plusieurs enfants , entr'autres Guillaume , dit Le Gros , comte d'Aumale, seigneur fl'Holdemesse et de Bitham. Ce Guillaume-le-<Gros épousa Cécile d'Ecosse , dame de Graven , fille ainée de Guillaume, comte de Murray , fils de Duncan , fils de Malcolm. De ce mariage sortirent deux filles : la première, nommée Havoise, succéda à son père dans le comté d'Aumale ; la seconde , du nom de Cécile , mourut jeune, suivant quelques auteurs, et, suivant d'autres , elle fut mariée à Eston, tige de la famille anglaise d'Eston.

Havoise , fille ainée de Guillaume-le-Gros , héritière des comtés d'Aumale , d'Holdemesse et dame de Craven , fut mariée trois fois : 1*" avec Guillaume de Mandeville , comte d'Essex , en 1179, mort sans postérité, en 1189 ou 1191 , suivant la chronique de Robert du Mont-St- Michel ; 2'' avec Geoffroy de Fortibus ou de Forts , si l'on en croit les Peeragest mort en Palestine , en 1191 , suivant la chronique d'Alberk, ou en Angleterre , en 1194 , d'après les Peerages : il laissa un fils du nom de Guillaume III , dont il sera parlé plus tard ; 3*" enfin elle épousa , en troisièmes noces , Baudouin de Béthune , à l'instigation de Richard- Cœur-de-Lion , dont il était le favori. Duchesne (dans son Histoire de la maison de Béthune , liv. II , page 151 ) dit qu'il était fils puiné de Robert Y , seigneur de Béthune. Baudouin mourut

— sien 1211 i laissant un fils du même nom , mort en bas-âge , ainsi qu'une fille nommée Hadwise ou Havoise , qui Ait mariée à Guillaume 11 aré^ chai, deuxième comte de Pembroke, morte la cinquième année du règne du roi Jean. Ce Guillaume Maréchal épousa, en secondes noces , Eléo^ nore » fille du roi Jean.

Guillaume de Fortibus ou de Forts , troisième du nom , succéda à sa mère comme seigneur de Graven , comte d'Holdernesse et d*Aumale; mais ce dernier comté n'était plus qu'un yain titre; car Philippe-Auguste, après avoir ruiné de fond en comble la ville d'Àumale, en 1196 , en avait concédé *le domaine à Renaud de Dammartin , pour lui et ses hoirs. Guillaume III épousa Aveline » seconde fille de Richard , seigneuf de Montfichetet Langley. Umourat eti 1241 , laissant pour héritier Guillaume de Fortibus , quatrième du nom , qui continua de porter le titre vain de comte d' Aumale, avec les titres, plus réels, attachés à quelques terres, qu'il possédait en Angleterre. Il fut marié deux fois, 1*" à Christine de Sully ou Sullie, fille puînée d'Alain de Sully, comte de Gallovay en Ecosse, et de Marguerite d'Ecosse , et qui mourut sans postérité, en 1246; 2^ à Isabelle de Reviers, comtesse de Devon, dame d'Orkchampton et de l'Ile de Wight. Elle était fille de Baudouin lY, comte de Devon , et d'Amicie de Glare. Elle devint héritière universelle de son frère Baudouin Y, comte de Devon , mort sans postérité , en 1262. De cette seconde union naquirent, 1"" Thomas; 2^ Guillaume; 3"" Havoise , qui moururent tous trois en bas âge ; 4"" Aveline de Foriibus, qui leur survécut. — Cette Aveline tomba, fort Jeune encore^ sous la tutelle et la garde du roi Henri III , qui la maria , le 8 avril 1270 , à Edmond , comte de Lancastre, son second fils. Elle mourut en 1293, sans laisser de postérité. Sa succession fut partagée entre les seigneurs de Gourtenay et de Plays. Les premiers y avaient droit par leur alliance avec la maisoi^ de Reviers ; les seconds , à cause de leur parenté avec le» Montfichet ; mais le roi retint en sa main le comté d'Holdernesse.

Nous croyons devoir donner ici la filiation suivante de Ja fomille d*Albemarle ou d'Àumale , rectifiée d'après les nouveaux documents :

Richard , dac de Normandie.

Guérinfirey • leign. d'Aamale.

Robert , dac de p Harlotte.

Normandie , mort A Nieée, en 1035.

Berthe, fille et hérit de Guerinfrey , f eigneor d'Annulé.

iHngaet,«omCede Ponthien, mort le SO nof embr. lOSS.

Guillaume, rois Mathilde Adelide,=l» à Enguerrand ,^A Lambert, 0*sr8«àEndea, d'Angleterre. î de née en fiU de Berlhe et *' ' ^ »•— .

de née en Flandres 10S9 , Tir. en 1080, mar. 8 f.

comte de Ponthieu, mort en 1058.

Adelize , comtesse ^N.

d'Aomale. *~

'de Lens , on Flandres.

Judith. ?WaUheof , comte de Huating- :don, décapité en 1078.

le et

gne, oai^iS, ▼ivant oa-

Etienne d'Albemarle , comte ^^^Hawyse , fille de Raoul d'Aumale , mort en 1126. ou Ralph de Mortemer,

Guillaume l^'dit Le Gros , comte c^Cécile d'Ecosse , fille du d'Aumale , mort en 1179. | comte de Murray.

I* Ha? Oise , mariée s 1* A Guillaume de MandcTille , mort sans post. II* Cécile

sS^'AGuill* ou Geoffroy de Fortibus , mort ' en 1191 ou 1194.

^ 8* A Baudouin de Béthune , mort en 1211.

1* Baudouin , mort en bas Age.

2* Hafoiscss Guillaume Maréchal , M. S. P.

Guill* in,deFortibas.3 Aveline delloiil-

i fiebot..*.

Guillaume IV , de Fortibus , s l** A Christine de Sully , morte S. P. mort en 1259, marié 2 fois. ^ 2* A Isabelle de Reriers.

1* Thomas , 2*" Guillaume , 8* Haroise, 4* Areline, morte sans Edmond j^antageoet mortenb. Ag. mortid. mort. jeun. postérité, en 1298. comte de Laneastre.

Albani ( S, Abbatia ) . T. E. C. et T. B. E. ( BerkMre . folio 56b, 59 b; Hertfardskire, folio 135 h ; Bwkmghamshire , foMo 145 b). La plupart des manoirs qae Tabbaye de St-Alban possédait dans les deux derniers comtés » faisaient partie de ses domaines du temps d'Edouard. Elle fut dépouillée du manoir d'Heuret , dans le Berksbire « par Nigel d*Àubigny » après la Conquête.

Albani ( S. Ecclesia ) , S T. {BedfordMre , folio 213 ). L'église de St-Alban , située dans lé comté de Hereford , fut bâtie par le moine Paul 9 neveu de Tarcbevëque Lanfranc , qui avait acquis de trè&grands talents en architecture , sous la direction de ce savant prélat. Paul fut nommé abbé de St-Alban , le 4 des calendes de juillet 1077 ; il mourut en 1093. Cette église avait la préséance sur toutes les autres maisons religieuses d'Angleterre » en vertu d'une bulle d'Adrien lY .

ALBAifi ( S. villœ Burgenses ) , S. T. ( Hertfardskire^ folio 135 ). Les bourgeois de St-Alban possédaient une demi-byde de terre dans le territoire de cette ville.

Albbmarlb ( Bobertus d' ) » T. E. C. ( Devonshire » folio 113 ). Il tenait , directement du roi et en baronnie » Odetreu , Calocoma » Mideltone , et dix-sept autres manoi» dans ce même comté.

Le Domesday d'Exeier nous fait aussi connaître qu'il avait épousé une des filles de Bobert-Le-Blond » qui lui avait donné en dot deux hydes et demie de terre » sur les quatre qu'il possédait dans le hundred de Bucberge. On voit en effet que, lorsque Bobert-Le-Blond maria son autre fille à Guillaume Audley ( de Aldeleio ) , il ne put lui donner qu'une hyde et demie de terre pour sa dot. Le silence que les historiens gardent sur ce Bobert d'Albemarle , inscrit si particulièrement dans le lÂymesdag , nous ferait présumer qu'il pourrait descendre des anciens seigneurs d' Aumale » ou du moins que ce serait un simple chevalier , habitant la ville d* Aumale et qui en aurait pris le nom. lia existé en effet , dans l'ancienne province de Picardie , une très^ancienne famille de ce nom » qui probablement avait la même origine » et qui sans doute subsiste encore aujourd'hui. Le premier qui se rencontre est Jean d' Aumale , seigneur d'Herselines » près Gamaches » qui , en 1339» se rendit à Lille » avec Aliaume deBoucret» son écuyer , pour y servir sous les ordres de Baoul de Brienne, comte d'Eu et de Guisnes » connétable

de France , et qui fiit un des seigneurs qui se jetèrent dans Tonrnay , pour défendre eette ville contre les Anglais. Cette maison a formé pln-^ sieurs branches : les seigneurs Du Quesnoy , les vicomtes de Mont- Notre-Dame , les seigneurs de Balastre , de Bugny , dlvrencheux , de Hauoourt , de La Horgne , de Gondreville et de Nampfel. Ib portaient d'argent à une bande de gueules , chargée de trois besans d'or. H est même évident que cette famille d'Aubemarle ou d^Aumarle existait encore en Angleterre, au commencement du XY* siècle. Nous trou vons, dans les archives de la Manche , une charte datée de Fan 1206 , par laquelle Reginardus d*Aubemarle , mile$ et (hminus de Wodbery , donne , à l'abbaye du Mont-St-Michel , son domaine de Blakedone ; et , plus tard , nous trouvons aussi un Guillaume d* Aumarle , père d'un autre Guillaume et d'une fille du nom d'Élizabeth , cohéritière de son frère, morte en 1361. Élizabeth n'avait alors que 17 ans. Elle fut mariée deux fois , 1^ à Jean de Mau travers , mort le 15 juin 1386 ; 2"" à Humphrey de StafTord, l'ainé. Elle mqurut à l'âge de 69 ans, en 1413 , ne laissant de postérité que de son premier mariage.

Des actes de ses deux maris nous font aussi connaître un Jacques d' Aumarle, ainsi qu^m Thomas d' Aumarle , ctere. Le premier, Jacques d'Aumarle, fut chargé, en 1380 , de la procuration de Jean de Mautravers , pour donner la saisine de divers biens que cehii-ci avait inféodés, et, en 1386, il reçut, de ce même Jean de Mautravers, plusieurs fiefs et domaines en tnféodation. — Le second, Thomas d'Aumarle^ elerc , reçut de Humphrey de Stafford et de sa femme Élizabeth , pendant sa vie seulement , le domaine et fief d'Alfreten, dans l'tle de Wight, avec un moulin , à charge d'une rente annuelle de dix-huit marcs. Cet acte, flaté de la quinzième année du règne de Richard II, en 1392, est revêtu du sceau de Thomas d'Aumarle.

Quelle que soit au surplus l'altération que le nom d'Albemarte ait subie en France comn^e en Angleterre , nous ne pouvons cepentent y trouver aucun rapport avec la fomille anglaise de Damarelle » qui , suivant Lyssons , sortait de Robert d'Albemarle , et qui donna son nom aux manoirs de Milton-Damarelle et de Stoke-Damarelle , dans le De- Vonshire (Lyssons, Mag. Brit, page 51).

Albbri ou Alberic, s. T. T. R . E. ( Devonskirtj feKos 106 et 106(6t«j,

109 ; Àdd. Exon Domesday , folio 382 ; Somerseiskire , folio 432 ). Cet Albeii ou Alberic est évidemment un saxon dépouillé de ses biens, li sous-tenait alors , dans le comté de Devon , 1*^ de Baudouin de Redwers, vicomte d'Exeter, Porrige, Stocbilie et Oiadam; 2* delà baronnie de Théobald Fitz-Berner, le domaine de Restone » et , S"" de Hunfrey le Chambellan , une maison à Haltona ou Altone.

Albericus , S. T. {Sus&ex , folio 24 b ; Wilt^ire, foUos 67 b, 70 b ; Northamplonshire , folios 220 {bis ), 221 b; Leicestershire , folio 235 b). Ce sous-tenant semblerait être d'origine normande et probablement du diocèse de Coutances ; car tous les barons dont il tenait des terres dépendaient de cet évèehé. Peut-être aussi appartenait-il à la famille de Ver , qui suit ; mais rien ne le prouve. Dans le comté de Sussex , il sou»-tenait, à Codebam, de Robert, qui lui-même tenait de Roger d*Arundel. Dans le Wiltshire , il sous-tenait , de Tabbaye de Seepteberi « deux bydes de terre , à Tisseberie. Dans le comté de Northampton, il sou»-tenait , de réyéque de Coutances , deux bydes et demie de terre , ainsi qu'une bw. ter. k Wademo. Enfin dans celui de Leicester; il sou»-tenait, de Geoffroy de Wirce , six charmées de terre, à Niwetone.

Albbuicus (de Ver), T. E. C. {Middksex, foMo 130 b; Cambridge^re, folio 199 b; BunHngdonshire, folios 204 et 207; Essex, folios 76» 101, 107 ;5u/]rof*, folio 418).

n tenait , en chef et par baronnie , dix bydes de terre, à Chenesit, centenie d'Osulvestane , dans le comté de Middiesex. Dans celui de Cambridge , il tenait de la même manière Esselie , Sextone et huit autres seigneuries. Il en avait usurpé une partie , notamment dans la centenie de Stanes , sur le roi lui-même. Enfin, il s'était emparé de vive force du domaine d'Abintone, qui était situé dans la centenie de Cildeford. Dans le comté de Huntingdon , il tenait en chef le dcHnaine de Gelinge , centenie de Tolesland , ainsi que celui d'Emingford , dans lequel il sous-tenait également cinq bydes déterre , de la baronnie de l'abbé de Si-Benoit de Ramsey. — D tenait en chef, dans le comté d'Essex, Canefeldam , UdcheriMde et treize autres seigneuries , parmi lesquelles se trouvait Haingheham , aujourd'hui Bedingham , qui parait avoir été le chef de sa baronnie. Il sous-tenait également ,

dans le même comté, du comte Alain, à Roinges et à Canefeldam, sans doute par extension. Enfin , il s'était emparé, dans ce comté, d'une hyde et demie de terre, à Maggedana, ainsi que de trois acres de terre, dans la centenie de Golecestre , qu'il prétendait avoir été tenus par Wlwin , son prédécesseur. Alberic de Ver tenait également , dans le comté de SufTolk , neuf manoirs , ainsi que sex car. ter., qui avaient été tenus par le thane Ulvinus , T. B. E. Il y jouissait du droit de saea et soca.

Il serait difficile de trouver une famille illustre à laquelle une généalogie plus ridiculement extraordinaire ait été donnée ou supposée, que celle que nous voyons, dans Yltiturary de Leland, pour les de Yer, comtes d*Oxford. L*auteur les fait descendre de Noé , par Méléagre , vainqueur du sanglier de Calydon^ et par Diomède, qui assista au siège de Troie. Collius dit avoir vu une généalogie de la maison de Ver, qui la faisait remonter à Abraham, et lui donnait pour membre l'empereur Antonius Yerus. La réalité est que cette famille est ancienne ; qu' Alberic de Yer, dont il est ici mention , suivit le duc Guillaume à la Conquête, et que ce prince lui donna non-seulement quatorze seigneuries dans le comté d*£ssex, pour former une baronnie et le siège de sa résidence ; mais encore trois autres baronnies dans les comtés de Cambridge, de Huntingdon et de SufTolk , ipdépendamment de la concession des terres qu'il avait usurpées dans les domaines du roi ou sur d'autres tenants , sous le spécieux prétexte que son prédécesseur en avait joui du teinps du roi Edouard.

Kelham était sans doute mal renseigné , lorsqu'il a dit ( page 53 ) qu' Alberic de Ver avait épousé la nièce et l'héritière de Manaster ou Manasses , comte de Guisnes. Ce ne fut réellement que son arrièrepetite-nièce. Le comte de Guisnes descendait de la maison de ce nom, fondée en 912 , par Syfrid-le-Danois. H n'eut qu'une seule fille , qui ne fut point héritière de son comté ; il passa à sa tante Gisles on Gillettes , sœur de Manasses , mariée à Winemar , châtelain de Bourbourg et non de Baurbourg, comme le disent les Peerages. Cet Henri appartenait à l'une des branches issues des comtes de Flandres ; il eut plusieurs enfants de son mariage avec Sybille ; et Béatrix de Bourbourg , sa fille , fut mariée avec Alberic de Ver , P' du nom ,

mtn eat de cette union une fille, dont le nom nous est inconnu , ainsi que cinq fils, 1* Geoffroy , mort avant son père ; 2* Alberic , IP du nom ; 9" Roger de Ter ; i"" Robert de Ter , et 5"" Guillaume de Ver. — Nous ne pouvons dire si cet Alberic de Ter est le même que les deux tenants en cbef qui sont inscrits plus bas, soit sous le nom à*Alb€ricus CamerariuSf seul, soit sous celui d'AWericus camerarius reginœl Cela est probable ; mais nous n'en trouvons pas la preuve.

Son fils Alberic II épousa Adelize , fille de Roger dlvri , dont il eut , l"" Alberic III , son successeur ; 2"" Robert dé Ver ; 3"" Geoffroy de Ver; V Guillaume de Ter, ainsi que deux filles, Adelize et Juli^me de Ter. Alberic II fut créé grand chambellan héréditaire d'Angleterre , par le roi Henri P' , près duquel il était en grande fkveur , lors de la disgrâce de. Robert Mallet , qui avait pris le parti du duc Robert-Gourte-Heuse. ' D fut également haut-justicier d'Angleterre , sous le même prince , ef il fut tué dans une émeute populaire , à Londres, en 1140, la cinquième année du règne d'Etienne.

Alberic m , son fils , lui succéda et fut confirmé dans la charge de grand chambellan , par l'impératrice Mathilde , qui le créa en outre comte d'Oxford , après lui avoir laissé le choix entre les comtés d'Oxford, de Rerks , de Wilts et de Dorset , qu'elle avait mis i sa disposition. Cette donation et ce titre , confirmés , en 1155 , par Henri II , et par conséquent plus de 69 ans après la confection du Damesday^ prouvent évidemment qu' Alberic de Ter , premier du nom , ne pouvait pas alors porter le titre de comte et qu'il n'avait aucun rapport avec l'Albericus Comes inscrit comme lui dans ce même registre. Enfin les honneurs , les titres et les dignités de comte d'Oxford et de grand chambellan d'Angleterre , furent transmis , par Alberic m, à ses descendants ; et ils furent portés par vingt seigneurs du nom de Ver, jusqu'à Jean, comte d'Oxford , mort le 12 mars 1702, sans avoir laissé de postérité mâle.

La famille anglo-normande de Ver portait écartelé , or et gueules , avec une molette d'argent au premier quartier.

Deux paroisses , du nom de Ver , dans la Rasse-Normandie , revendiquent l'honneur d'avoir été le berceau de l'ancienne maison des comtes d'Oxford. D'un cAté, celle de Ter, près Rayeux, semblerait mériter la préférence, soit par son importance , soit par l'ancienneté de

son église. D*un autre côté , celle de Ver , dans le Cotentin , paraîtrait aussi avoir des droits à la primauté ; ils ont été appuyés par M. de Gerville , si consciencieux dans ses recherches , et nous ajouterons même que la circonstance de Tinscription, dans le Domesday^ d'Alberic de Ver , comme soa&-tenaot de Geoffroy , évèqoe de Goutances » dans leâ cinq comtés où ce même Alberiô figure comme T. E. C. du roi. formerait une forte présomption en faveur de la paroisse de Ver dans le Cotentin. Hais , pour ne pas prolonger inutilement cette notice^ nous, dirons seulement que la famille normande de Ver figure parmi les bien^ faiteurs des abbayes de Sainte-Trinité de Caen, de Fontenay « d'Aunay, de Savigny, etc. et qu'elle a toujours conservé des relations de parenté avec la branche anglaise. Ainsi » nous voyons, dans les chartes normandes» qu'Alberic de Ver , comte d*Oxon » abandonna » en 1209, à Tabbaye de Sainte-Trinité , tous les droits qu'il avait sur les manoirs de Felsted et de Holsted , en Angleterre, sous la condition que deux jeunes filles seraient admises comme religieuses dans ce monastère « et qu'elles seraient présentées par lui ou par les comtes ses successeurs en Normandie. En 1248, un Guillaume de Ver confirma les donations faites à Tabbaye d'Aunay, par les comtes ses prédécesseurs , ainsi qu'une nouvelle donation faite par son père Geoffroy de Ver, miU$^ dans son domaine de Sain t-4îeorges^'Aunay. Enfin, en 1301, un Jean de Ver présenta , à l'abbesse de Caen, une fille de Thomas de Halvoisin , pour être admise dans ce monastère en qualité de religieuse , conformément aux droits qui lui étaient acquis par ses antécesseurs.

Albbriccs (de Ver) , S. T. {MiéUUesBX, folio 130 b ; CambridgtAire , folio 190 ; Huniingdonshire , folios 20i b , 208 ; Eêsex , folios 35 , 35 b ; Suffolk , folio 287 b ). Cet Alberic , inscrit comme sous-tenant dans les mêmes comtés et presqu'à la même page que TAlberlc de Ver qui précède , ne permet pas de mettre en doute l'identité des deux personnages* Outre cela , le manoir de KensingUm, que ce soostenant tenait de l'évèque de Coutances , devint ensuite la propriété de la famille de Ver , comme Causant partie de la baronnie attachée à l'office de grand chambellan d'Angleterre , et il y demeura Jm^n'à la mort de Jean XII , comte de Ver, arrivée en 1461.

Albericus ( Gamerarius) , T. de B. ( HarUs , folio 49 b;

folio 74 b). Dans le premier comté , il tenait directement du roi le domaine de Harlie, dans le hundred de Holesete , qu'Alaric » thane saxon» tenait m aOadnmf T. B. E. ; et, dans le second comté , il tenait du même prince , m t&rra iervientium régis » les seigneuries de Sma* lebroc et de Drevel. Il paraîtrait » d'après cela, qu'Alberic le Chambellan était le même qu'Àlberic de Ver , dont le fils devint grand chambellan d'Angleterre » après la disgrâce de Robert Mallet; puisque les seigneuries dont il fut doté » étaient affectées à l'office de chambellan 9 qu'il remplissait dans la maison du Conquérant.

Alberigus (Camerarius Regin») , T. du R. ( Wiltshire^ folio 63 b). n tenait directement de la Reine une byde et demie de terre à Burlie, dans la centenie de Radingc^, qui avait été tenue par le thane Alward, T. R. E. Cet Alberic pourrait être le même que le précédent : sa, possession, dans tous les cas, avait le même principe.

Albebicus ( Comes) , T. E. G. ( Wiltshire , folio 69 ; BuckinghamTshife , folio 143 ; Oxfordshire , folio 157 b ; Narthamptonàhire , folio 224 ; Leieestershire , folio.231 b; WarmckO^ire, folios 238 , 239 ). Il possédait aussi T. R. £. , et il est porté dans le .WiU$kire\ folio 74 ) et dans le Dorsetshire Qfolios 154 et 156 ) comme tenant avant la confection du Domesday.

n tenait en chef et par baronnie, dans le comté de Wilts , Contone , Deriton , et huit autres seigneuries. Cette terre était rentrée dans la main du roi lors de la confection du Domesday. — Dans le comté de Buckingham , il tenait un bourgeois. Dans celui d'Oxford , il tenait de la même manière une baronnie qui s'étendait sur Giveteley et Minstre. — Il tenait en chef , dans le comté de Northampton , centenie de Olboldester, lès manoïrs de Hasow, Sigresham, et six autres seigneuries. Ces terres étaient également dans la main du roi. — Dans le wapentac de Gutlacestan , y tenait en chef Cnapetot , Scepecote , et plusieurs autres seigneuries dans le comté de Leicester. — Enfin , il tenait en chef dans 4e comté de Warwick, à Estone, centenie de Coleshelles ; à Cliptone , centenie de Moutone , et dans quatre autres localités. Cette baronnie était en la main du roi , qui en donna la garde à Geoffroy de Wirce. Le comte Alberic avait aussi, à Warwick, quatre maisons qui dépendaient ^e sa baronnie.

n règne » en général, une grande obscurité sur la famille d'Albericos Cornes , qoi n'a bien évidemment d*autre analogie ayec les Alberic de Ver , dont nous venons de parier , que celle de porter le même prénom , d*étre leor contemporain et d'avoir été désigné par tons les auteurs anglais , sous le nom générique et général pour eux de normand, qu'ils donnent indistinctement aux Bretons , aux Angevins, aux Manceaux , aux Flamands , aux Allemands , et généralement à tous les chevaliers qui suivirent le duc Guillaume à la Conquête. Suivant ce principe , Simon de Duriiam et quelques autres» après lui avoir donné une origine normande , ajoutent qu'il fut créé comte de Northumberland , en 1080 , inmiédiatement après Walcher ou Waucher, . troisième évéque de Durham, qui occupa ce siège depuis 1072 jusqu'au 14 mai 1080, date de sa mort. Cependant il existe encore une charte de ce même Alberic , comte de Northumberland , par laquelle il confirme la donation de l'église de Tinmont , faite à l'abbaye de Durham , par Waltheof , prédécesseur de Walcher. On le réprésente également comme un homme inexpérimenté dans les affaires publiques , d'un caractère fadble , hors d'état de gouverner son comté et incapable de le défendre ou de résister aux attaques incessantes des Écossais , sur cette marche ou frontière de l'Angleterre. D parait qu'il se démit de cette charge en 1085 ; ou peut-être fut-il révoqué : il se retira en Normandie.

Il nous semble fort douteux que le comte Alberic fût normand , et même qu'il eût suivi le duc Guillaume en Angleterre ; mais , tout en émettant ici une opinion que nous ne pourrions démontrer , nous persistons à croire qu'il sortait d'une branche de la maison de Flandres, et qu*il était parent de la reine Mathilde. On trouve même i cette époque un Alberic , comte de Gatenois , qui avait épousé une sœor de Geoffroy Martel , et qui laissa postérité.

Les Add. Exan Damesday ( folio 20 ) font aussi mmtion d'un Albericus , non titré , qui tenait • comme baron du roi , dans le oonlé de Devon , près de neuf hydes de terre , ainsi désignées : de Urra geldandi et rex non habuU geUum , ce qui semblerait indiquer que cette terre faisait partie des domaines du comte Alberic. Enfin , ce même registre (folios 11 et 18) dit que le roi n'avait retenu en sa mm

que quatorze hydes de terre de la baronnie qu'Alberic possédait dans le comté de Devon, et qu'il donna les autres à plusieurs Normands^ du nombre desquels étaient Gilbc^rt de Bretteyille, Milon Crispin et Alver red de Merleberg. On sait en effet que , lors de la confection du Dome$r dag^ les terres que le comte Alberic possédait dans ces différents comtés étaient tn mamu régis, et Dugdale dit que Geoffroy deWirce avait en sa garde celles du Warwickshire. Un acte de la deuxième année du règne de Guillaum&-]e*Roux ( 1088) nous fait aussi connaître que Geoffroy de Monbray, éyèque de Goutances, avait l'administration de ce comté : eo tempore Geofrid Northimbrorum eomulaty/m gerebcU. Plus tard , en 1090 , ce prélat fit obtenir cette administration à Robert de Monbray , son neveu.

Les conjectures ne nous manqueraient pas » si nous voulions recher*cher les progéniteurs du comte Alberic , soit parmi ceux qui , à cette éopque , portaient le prénom d' Alberic » soit parmi les Seigneurs qui possédaient des fiefs dans les paroisses du nom d' Aubery ou d' Aubry ; mais, bien que ces recherches pussent donner des résultats probables» il est douteux qu'elles fussent admises par une critique éclairée.

Albsaici Uxoa » S. T. ( E$$ex , folio 24 ( 615 } , probablement la femme d'Alberic de Ver, qui possédait plusieurs manoirs dans ce même comté. Elle sous-tenait , de Tévèque de Bayeux , le domaine de Nepstedam , centenie de Hideneford , qui était tenu , T. R. E.» par huit hommes libres, ainsi que le manoir d'Aldeham, dans le même comité, centenie de Lassendone.

Albbrtvs ( AuBERT ). D est inscrit sans aucune désignation » soit comme T. E. G. (BerkMre, folio 63; lÀncotnihire , folio 336 b } ; soit conune S. T. ( Svatex, folio 26 b ; WiUàhire , folio 67 b ; Budànghamshire, folio 151; Worcesiershire , folio 174 b ; ShropOire , folios 254 et 255|Mi5«fm; Eêsex^ folio 20 ). Il sous-tenait, dans ces derniers comtés, des baronnies de Guillaume de Yarennes , d'Alvered de Merleberg , de Tonstain , fils de Roll, de Tabbé de Saint-Edmond, de Guillaume de Corbudon , ainsi que de Rainald-le-Yicomte, qui luinnème tenait du comte Roger de Montgommery.

Cet Albert ou Aubert suivit le duc Guillaume en Angleterre , et tenait directement de ce prince et en baronnie de vastes domaines dans le

Berkshire. U parait être le même personnage qu'Albert Picot de Say , ^igneur d*Aunay, dont le fils , Jourdain de Say « près d'Argentan , fonda 9 en 1131 , l'abbaye d'Aunay ; on voit en effet » dans sa charte de fondation, qu'il donna , à ce monastère, la dime des églises et de tous ses domaines situés in Berkce$cira , qui avaient été concédés à son père par le Conquérant. Nous ignorons cependant si cet Albert de Say était frère ou parent de Robert Picot de Say , qui , en 1060 , participa, avec ses enfants , à la fondation de l'abbaye de St-Martin de Séez ( Orne ), et qui , en 1083 , fut présent à celle de Schrewsbury , faite par Roger de Montgommery. Notre incertitude est la même au sujet de Roger Picot , vicomte d'Essex , ou Roger de Cambridge , fondateur du Prieuré de Bemewell. Tous les trois sont inscrits dans le Domesday^ comme T. E. C. ; ils étaient vassaux de Roger de Montgommery , tant en Normandie qu'en Angleterre, et ils furent la souche de deux familles dans ce dernier royaume .

La première parait être sortie de Robert Picot ; elle possédait vingtneuf manoirs dans le Shropshire , dont l'un prit le nom de Stoke-Say , chef-lieu de sa baronnie. Cette branche anglaise s'éteignit dès la seconde génération , par Eustachie , fille unique de Théodoric de Say, fils de Robert Picot de Say. Elle avait épousé Hugues , filsd'Osbert, fils de Robert Scrope ou Scrupe , saxon , qui bâtit , dit-on , le château de Richard-Castle ou d'Avreton , dans le comté de Hereford. Hugues et ses descendants portèrent le nom de Say ; mais la nouvelle broche, qui. était sortie de la femme de Hugues, s'éteignit encore à la cinquième génération , à défaut de postérité mâle. Cette famille de Say portait de gueules, aux deux barres vairées, argent et azur (Nashes , 1. 1 , p. 261).

La seconde branche .anglaise paraîtrait descendre de Picot de Cambridge , ou Roger Picot , vicomte d'Essex , qui avait pour siège de sa baronnie le manoir de Bume ou Borne , dans le Cambridgeshire , d'où il avait pris le nom de Picot de Cambridge , sous lequel il est inscrit dans le Domesday^ comme T. E. C. Cette seconde branche anglaise portait écartelée or et gueules , ce qui la rapproche davantage de la branche normande.

Voici un extrait de sa généalogie d'après les Peerages :

« 1° N. Picot de Say , vivant en 1083 ; 2* Enguerrand de Say ,

vivant en 1138 ; 3'' Guillaume de Say ,- vivant sous le roi Etienne ; 4* Geoffroy , vivant sous Richard P'., mort en 1214 ; 5** Geoffroy, deuxième du nom , mort en 1230. »

Depuis ce dernier , cette famille anglaise se perpétua , en ligne directe et sans interruption , jusqu'à Jean de Say , mort en bas âge , en 1382. Sa sœur Élizabetb, quoique mariée deux fois ; ne laissa point de postérité, et elle n*eut pour héritiers que les descendants de ses deux tantes, dont l'une fut mariée à Jean de GUnton, et l'autre à Guillaume de Fiesnes, d'une famille française ; d'où vient que les Tiennes , en Angleterre , portent encore aujourd'hui le nom de Wons de Say and Sein.

Lesdescendans de la famille anglo^normande de Picot de Say; seigneur d'Àunay , formèrent plusieurs branches , vers la fin du règne de Henri P'. Il en sortit une de l'alliance de Guillaume de Say avec Béatrix , fille de Guillaume de Magneville, dont il eut deux fils. L'aîné, nommé aussi Guillaume de Say, mort du vivant de son père, ne l^ssa que deux filles. Geoffroy de Say , premier du nom , succéda à son père après la m(M*t de ton frère. Il laissa plusieurs enfants , dont l'alné , Àrnulph de Say , fut banni d'Angleterre. Le second , Geoffroy II , fut comte d'Essex , aux droits de son père , et mourut sans postérité , en 1167 ; le troisième , Guillaume , mourut également sans postérité. À la mort de Guillaume , Béatrix de Magnevillc , femme de Guillaume de Say, se trouva sa {dus proche héritière , et réclama sa succession au nom de son fils et de son petit-fils , Geoffroy, premier et deuxième du nom. Elle lui fut contestée par Geoffroy Fitz-Piers , qui fit valoir les droits de sa femme Béatrix de Say , fiUe aînée de Guillaume de Say> qui luimême était l'ainé de Geoffroy I" , père de Geoffroy H. Les droits de ce dernier eussent prévalu, sans doute ; mais , comme il n'avait pas pu payer une somme de 7,000 marcs d'argent, qu'il devait pour l'investiture du comté d'Essex , sa dette fut acquittée par Geoffroy Fitz-Piers, qui dès-lors fat créé comte d'Essex. Ce dernier adopta l'écusson de Magneville, écartelé or et gueules, avec la simple brisure d'une bordure ou orle vairée.

Une autre branche de la famille de Picot de Say , seigneurie d'Aunay, s'est formée j. en 1155 , par le mariage d'Agnès , fille de Jourdain de

Say , avec Richard Du Hommet , connétable de Normandie , regardé comme le second fondateur de Tabbaye d'Àunay. Son fik» Guillaume Du Hommet , épousa Agnès de SemiUy , fille et héritière de Guillaume , seigneur de Semilly , Camille puissante qui s'éteignit sous le règne de Henri HI. Guillaume Du Hommet eut quatre fils de son mariage avec Agnès de Semilly : l"" Guillaume ; 2'' Jourdain , évèque de lisieuz ; 3*" Geoffroy Du Hommet ; i"" enfin , Enguerrand Du Honmiet. L'aîné^ Guillaume , prit le nom de sa mère , celui de Semilly , comme on le voit dans une de ses chartes » par laquelle il donne » à TaMiaye d'Aunay , cent acres de terre de son domaine « du consentement de ses trois frères désignés ci-dessus. Vers le milieu du XIH* siècle , saint Louis , roi de France , donna la terre de Semilly en fief» à charge de rente , à Charles de Parfouru ( sans doute Parfouru-sur-Odon ) » et cette terre passa , en 1330 , dans la famille de Mathan » par le mariage de Jeanne , fille et héritière de Richard de Parfouru » avec Jean de Mathan. ^

Albbrtus ( Gapellanus ) , T. £. C. ( Kent, folio 14 b). C'était probablement un chapelain du Roi. Il tenait en chef et en baronnie le manoir de Newetone , centenie de Middleton » comté de Kent » que Sigard tenait de la reine Edith , du temps du roi Edouard.

Albertus ( Clericus ) » inscrit comme T. E. C. ( Surry , folio 36 b ; RtUland, 394 ) , et comme S. T. ( Surry , folio 56 b ; RutUmd , 294 ). C*était probablement aussi un clerc de la chapelle du roi » duquel ce clerc tenait non seulement la baronnie d'Eddintone, dans le Surry» ainsi que les terres du ms^oir et du château de Windsor» mais oacore, à titre d'aumône » trois hydes de terre à Optone , comté de Warwid^, et , dans le Rutland , trois églises assez considérables » diverses tenures de terre , ainsi qu'un moulin et des redeyances en argent.

Albertus ( Lothariensis) , T. E. G. ( Herefordshire ^ folio 186 ; Bêdfordêhire » 216 b ). Dans le premier comté, il tenait en chef » àLedene, centenie de Radelaw, neuf hydes de terre qui avaient^ été tenues, T. R. E., par Eddid, sœur du comte Odon (sans doute la reine Eddid). Albert de Lorraine tenait également en chef , dans le comté de Bedford , Celgrave, Otone et deux autres seigneuries , situées dans les centenies de Manesheve , Radbemestoc et Wilga. Mais il ne tenait que Cdgrave ,

T. R. E. Deux manoin étaient tenus alors par AtmaTt et les autres , par Algar, homme de la reine Eddid.

Il est fait mention de cet Albert de Lorraine dans une charte de Guillaume-le-Conqdérant » en faveur de l'abbaye de Westminster ( Dugdale, t. P' , p. 301 ). Son inscription dans le Domesday , comme tenant directement du roi, permettrait de supposer que cet Albert était un fils naturel , sorti de la famille d'Albert de Lorraine , descendant des comtes de Ferrete , source commune de la maison de Lorraine et de celle de Hapsbourg , d'Autriche. Son petitrfils » Albert, troisième du nom , avait, été investi du duché de la Haute-Lorraine , par l'empereur Henri UI ; mais il fut tué , en 104*8 , par Godefroy lY , duc de la Basse-Lorraine , qui voulait s'emparer de sed États. On sait que l'empereur , indigné de la conduite de ce dernier , le dépouilla à son tour. Il serait donc possible qu'un membre de cette famille disgraciée fût venu se réfugier en Normandie ou même en Angleterre. Cette conjecture semble d'autant plus probable, que , dans le siècle précédent, quelques familles lorraines, notamment celle de Glinchamp, étaient venues , avec Lothaire , s'établir dans cette province, où elles s'étaient impatronisées , en s'alliant aux puissantes familles normandes. Il est évident , d'ailleurs , que cet Albert de Lorraine avait fait sa soumission au Conquérant, et qu'il en fut richement récompensé, lorsque ce prince monta sur le trône d'Angleterre.

AuiBETtTS ( Homo Drogonis de Bevrere) , S. T. ( Yorkshire , folio 224 b j. U sous-tenait de ce seigneur et de sa baronnie , dans le comté de Gagenestade, les terres que deux Saxons tenaient T. R. E.

Albbrtus (Homo Rogeri Pictavensis), S. T. {lAncolntkiref folio 352; Norfolk^ folio 2i3 b). Il sous-tenait, à Haintone, dans les baronnies de ce seigneur, comté de Lincoln et de Norfolk, une partie des terres que Roger de Poitiers possédait avant sa disgrâce. Ce sous-tenant est . probablement un Poitevin , dont la famille nous est inconnue.

Albertus (Crematus), S. T. {SuffoUt, folios 347 et 351 ). Le nom de Çremaiiu^ Le BHdi , que porte cet Albert , est-il celui de sa famille , ou seulement un sobriquet? c'est ce qu'il est difficile de décider aujourd'hui, n sous-tenait , de Roger-le-Poitevin , les terres que l'abbaye de St-André possédait, T. R. £., à Willaverham, àBlacham et à Tonestaten .

ÀLBERTus et FuLCHERUS , S. T. {Suffùlk, foIioB 357, 365 , 366» 367). Ils étaient probablemeDt frères ou parents, et sons-tenaient conjointement trois hommes libres , à Sexam, de Tabbaye de St-Edmond ; mais Fulchenis^as-tenait seul , de la même abbaye , des terres à Hoptuna , à Teolftbane et à Guedeshall.

ÀLBERTUS (Homo Abb^tis de Ramsay ) S. T. {Add. Inqiùs. ElieM. ; Cambridgeskire , folio 498). Juré dans le hundred de Pampesward, il sou»4enait de Tabbé d'Ely les terres qu'il possédait dans cette centenie.

ÀLBiNGi ou Albini (Nigcllusd' ), inscritcomme T. E. C. {Buekinghamshire , folio 151 b ; Bedfordshire, folio 214 ; letceaerMre , folio 236 ; Warwickshire , folio 244) , et comme S. T. {Berkshire, folio 59 b ; fiedfordshire, folio 210 b). D tenait en chef, — 1^ au comté de Buckingham, Tilleberie, centenie de Destenberg , et Eie, centenie de Thitheshele ; — 2" au comté de Bedford, à Grovelay, Tingre et quize autres seigneuries; — S"" au comté de Léicester, les domaines de Sela> de Duntone, dans le wapentac de Gosecot;— 4"* au comté de Warwick y les manoirs d'Aldevestre et d*Altone; — 5'' enfin il avait tenu en chef la baronnie de Henno, dans le Berkshire ; mais il l'avait donnée ou aumônée à Tabbaye de St- Alban, avant la confection du Damesday, et elle est, en effet , portée au nom de cette abbaye dans ce registre.

Néelou Nigeld'Aubigny descendait d'une famille normande, attachée au service de Robert , père du Conquérant. Il était le plus jeune des enfants de Roger d'Aubigny (Pinceme), et d'Amicie de Molbray ou Monbray sa femme. Guillaume, son frère aine, étant entré dans la conjuration des Normands contre leur duc, entraîna facilement Néel dans ce parti ; et, après sa défaite , ce dernier fut obligé de se retirer en Bretagne. Les preuves de valeur qui le firent distinguer dans la guerre contre les Angevins, lui firent également obtenir sa grâce du duc Guillaume , qui , bientôt après , le combla de ses faveurs et lui donna de nombreux domaines dans les comtés de Buckingham , de Bedford , de Leicester et de Warwick. Enfin, après avoir vécu sous quatre rois d'Angleterre, il mourut en 1138, la troisième année du règne d'Etienne.

Néel d'Aubigny possédait en Angleterre , suivant Banks , cent vingt fiefs de chevalier , et autant en Normandie. Henri P' , auquel il rendit de grands services i la bataille de Tinchebray , lui donna en outre trois

cents manoirs » en partie confisqués sur Robert de Monbray , comte de Mortbumberland , son cousin, à la condition que Roger» son fils aine , prendrait le nom de Monbray. Les descendants de cette nouvelle branche conservèrent, sous ce même nom, toute leur puissance en Angleterre . Os furent successivement comtes de Nottingham en 137^, comtes maréchaux d'Angleterre en 1383, et ducs de Norfolk en 1410. Cette branche s'éteignit en la personne de Jean de Monbray, mort en 1475, sans postérité mâle , et n'ayant laissé qu*une fille, du nom d'Anne de Monbray, qui fut fiancée k Richard Plantagenet, second fils du roi Edouard TV ; mais il fut assassiné à l'âge de neuf ans, avec son frère Edouard Y, dans la Tour de Londres , en 1483.

Le' second fils de Néel d'Aubigny , nommé Henri et non Robert, sui*vaut les Peerages , fut la tige d'une branche cadette en Angleterre , qui prit le nom d'Albini Cainho. Elle s*éteigniten 1223, par la mort de Rdbert d'Albini , troisième du nom , qui ne laissa que ses sœurs pour héritières. Le château de Cainho , dans la paroisse de Glophill , passa , par l'une d'elles , dans la famille de St-Amand.

Quant à Guillaume d'Aubigny, frère aîné de Néel , il ne trouva point grâce devant lé duc Guillaume , et ne passa en Angleterre que sous le règne de Guillaume-le-Roux, ou même de Henri P', dont il obtint d'assez grandes concessions dans le comté de Norfolk , notamment la baroniede Rekemam, à laquelle était attachée la charge de grand bouteiller , d'où lui vint le nom de Pincema , sous lequel il est souvent désigné. Son fils , Guillaume d'Aubigny , .troisième du nom, épousa Ade* lize de Louvain, veuve du roi Henri I*^, et , par. ce mariage, il acquit , dans le comté de Surry , le château d' Amndel , qui avait été confisqué sur Robert de Relesme. La branche des d'Aubigny d'Arundel, s'éteignit en 1343 , par la mort de Hugues d'Aubigny d'Arundel , qui ne laissa point de postérité mâle.

Suivant les généalogistes anglais , les armes d'Aubigny de Monbray seraient de gueules au lion rampant d'argent , et celles d'Aubigny Pincerne ou d'Arundel , de gueules au lion d'or rampant , armé et langue d'azur. Mais toutes deux diffèrent beaucoup de cdles qui se trouvent sur un sceau par&dtement conservé de Rertrand d'Aubigny, dont l'écu . sans couleur représente trois pots, deux et un, avec l'exergue : StgUlum T. I. 13

Bertranni de AWihneio . La charte à laquelle ce sceau est appendu n'est pas datée ; mais Bertrand donne à l'abbaye de Savigny une rente pour Fâme de son père , Alemanni de Albigneio ^ qui ^ dans une charte antérieure , figurait comme témoin avec Alain de Dinan et Alain-le-Roux (Ruflb ), iiar conséquent vers le milieu du XIP siècle.

La famille normande d' Aubigny parait s'être conservée dans le Cotentin. Guillaume d'Aubigny en possédait le titre et les honneurs, et nous le voyons confirmer les donations que ses ancêtres avaient faites à l'abbaye de Montebourg , lorsque son frère, Onfroy d'Aubigny, prit l'habit religieux dans ce monastère (Gart. gén. de Normandie, MS. Record's office). Mais bientôt après, sous Philippe-Auguste, les comtes dePonthien tenaient en leurs mains les fiefs d'Aubigny, et Montfaouc, dans ses Jleciierches sur la noblesse , ne fait aucune mention des d'Aubigny , quoiqu'ils eussent donné leur nom à une sergenterie du Gotentin.

Nous donnons ici un extrait de la généalogie rectiQée de cette grande famille; parce que jusqu'ici Guillaume d'Aubigny, père de Roger, avait été souvent confondu avec Guillaume et Néel d'Aubigny, ses petits fils.

Gaillaume d'Aubigny. z^ N. sœar de Grimoult-

du-Plessis.

Roger d'AabigDy. = Amicie de Monbray.

GuilUiime d'Aabigoy. = N... Néel d'Aubigny. =N...

Roger d'Aabigoy. HoDri d'Aabigoy.

Alboldus, s. t. {Middlesex, folio 129 b et 130). Il sou^tenait, dans la baronnie d'Ernulf de H^ing , sept hydes et demie de terre i Cbingesberie « dans la centenie de Heletome , que Wulward, thane du roi , tenait T. R. E. Cet Alboldus était-il saxon ou flamand? NousTignorons et nous n'avons trouvé aucune indication particulière sur ce soostenant , non plus que sur les deux Alboldus qui suivent. ""

Alboldus (Glericus) , S. T. {Suffolk , folio 358 ). Personnage incoiinu. Voyez la notice précédente.

AuiOLDVS ( GocQS ) , s. T. ( Hents , folio 38 ). Même observatioii, que ci-4essus .

Albus ( RobertDS ) » T. E. G. [Northœnptùnshire, folios 225 b et 238). Robert Le Blanc tenait directement du roi et en baronnie, à Grastone , dans la centenie de Nevesland , tonte la terre que le saxon Achi possédait dans ce comté , T. R. £. Mais quel était ce Robertus Albus? On sait que les noms AUms , Niger ^ Rufus et autres du même genre qui se rencontrent fréquemment dans le Domesday , n'exprimaient souvent que la couleur des armes , de la bannière, ou même celle du cheval des sei^ gneurs qui suivirent le duc Guillaume eh Angleterre. U eût été sans doute fort naturel de regarder ce Robert comme appartenant à la famille de Torstin ou Toustain, fils de Raoul , qui porta la bannière ducale à la bataille d'Hastinges, et auquel Robert Wace a donné le surnom d' Albus ou Le Blanc ; mais nous avons été forcés de rejeter ce rapprochement , non seulement parce que Turstin n*est désigné dans le Domesday que par les seuls noms de Turstinus fUius Rolf^ mais encore parce que son frère Robert n'est également inscrit que sous ceux de Robertus ou Rodbertus fUius Rolf. Il était même évident que ce Robert Le Blano ne pouvait avoir aucun rapport , ni avec le saxon Ulvard Albus ou Le Blanc , qui sait 9 ni avec le thane AI winus Albus, le plus souvent inscrit sous le nom anglo-saxon de Wit-Alwinus , son synonyme. Dans le doute, nous devions donc nous abstenir et nous borner à faire remarquer que la dernière inscription d' Alwinus , ainsi que celle de beaucoup d'autres tenants, sous les différents vocables de Witt^ Wii ou Wite^ pour celui de Le Blanc , semblait expliquer le motif pour lequel nous n'avons pu trouver en Angleterre aucune famille anglo-normande du nom de Le Blanc.

Quoiqu'il en soit, Robert Le Blanc est évidemment d'origine française: nous trouvons son fils inscrit comme lui , sous le nom de Hunfridus filius Attri ; mais appartenaient-ils à la Normandie , à la Touraine , au Berry ou autres provinces dans lesquelles il existait des familles du nom de Le Blanc? D'un côté , nous trouvons en Normandie quelques jalons isolés qui nous guidentjusqu'au commencement du XrV siècle, no* tamment un Robert Le Blanc ,. témoin dans une charte de l'abbaye de Ylllers-Canivet, en 1166 ; la fille d'un Jean Le Blanc, faisant une dona*

lion i la même abbaye , en 1244 ; un Godefroy Le Blanc , en 1272 , et un Guillaume Le Blanc , en 1311. Mais ces points de repaire nous laissent dans une complète ignorance de la filiation de cette famille et du lieu qu'elle habitait. D'un autre côté , le père Anselme Indique une famille de Le Blanc dans la Touraine , qui , suivant l'histoire de la noblesse de cette province , prit indistinctement les noms de l« Blanc , La Beaume ou de La Valière , et dont la souche fut un Perrin l« Blanc , damoiseau, en 1310. Par conséquent elle ne surgit qu'à l'époque à laqudle nous avons perdu la trace de celle qui précède. Peut-être chercherait-on avec plus de succès la véritable origine de cette famille dans l'ancienne seigneurie et chàtellenie du Blanc, qui relevait de la baronnie de Ghàteauroux, en Berry, et dont l'une des branches se sera fixée plus tard dans la Touraine. Tout cela n'est encore qu'une conjecture, qui cependant parait assez plausible.

Auras ( Ulwardus] , S. T. ( Wiltshire , folio 66 ). Ce même Ulward Le Blanc est également inscrit parmi les tenanciers avant la confection du Domesday , sous les noms suivants : l"" Wit ou Wuit Ulwardus ; 2* Wuit Ulwardus , thane du roi ; 3"^ Yuite Ulwardus , seul. H sous-tenait , de la baronnie de l'abbaye de St-Pierre de Jumiéges, le domaine d'HeUngey, qu'il avait tenu m cdlodium^ de la reine Eddid , et qu'il conserva sous la condition qu'à sa mort , ce domaine reviendrait intégralement à cette même abbaye. Dans les Add. Exon. Domesd., folio 20, on voit aussi qu'il sous-tenait, de l'abbaye de Glastonbury, une hydeet trois vergées de terre dans la centenie d'Albresleberg , sur lesquelles le roi fwn hcMmi geldum.

Alcher, S. T. (Susstx, folio 24; StaffordMre, folio 248 h; SArop- $hire , folios 254 b , 259 h). — Voyez Alchenis.

ALCHkRUS, S. T. {Shropskire, folio 255 (bts); Derbyshire, folios 274 b passim , 275 ; Essex^ folio 53 b ). Un Alcher , inscrit parmi le» tesa»ciers avant la confection du Domesday^ permet de croire que cet Alcher ou Alcherus était un saxon rallié au Conquérant. Il était alors sous-tenant du comte Boger de Montgommery, dans les comtés de Sassex et de Shrewsbury ; et , dans ce dernier comté , Q sous-tenait aussi d*aiitres terres de Bainald-Le-Yicomte , qui lui-même les tenait du comte Roger de Montgommery . Dans les comtés de Stafford et de Derby, il sous-tenait

de la baronnie de Henry de Ferrières ; et enfin , dans le comté d'Essex, il soufl4enait de Hugues de Montfort«ur-Risle , de la branche des Bertrand.

Aldb, s. T, ( Wanoickshire , folio 2il ). Cet Aide nous est inconnu. Il . sous-tenait de la baronnie de Turchil de Warwick.

Alded (Libéra femina), S. T^ {SuffM^toUo 446). Cette femme libre est également inscrite parmi les tenanciers de ce même comté, avant la confection du Domesdojfy sous les noms de Aideda^ libéra femina eamrviêndaia E. de LaxeftlUij probablement un saxon sous la protection duqo^ elle était.

Aldblbia (WiUelmns), S. T. {Àdd.. Eaan. D<mesdaif, folios 3» 8 ). Il possédait, dans la centenie de Ruberge, une hyde et demie de terre, que Robert Le Mond lui ayaitaccordée avec la main de sa fille.

Tout nous porte à croire que ce Guillaume Aldelée ou Adelée fut le chef d'une famille de Mesnil-Adelée, dans l'arrondissement deMortain, canton de Javîgny , qui prit ou donna son nom à son manoir (manito 00 memil)^ et par suite à la paroisse dans laquelle il était situé. Quoique cette famille n'ait (tas eu une illustration brillante, elle s'est cqiendant fort bien alliée. Nous la trouvons en France et en Normandie dés la fin du XI* siècle , notamment l"" par le mariage d'Anne du Mesnil-Adelée avec François de Ste-Marie ; 2* par un Raoul Du Mesnil-Adelée, figurant ccMnme témoin, en 1240, dans une charte en faveur de l'abbaye de Lonlay; S"" par un Guillaume Du Mesnil-Adelée, chevalier, qui fit partie de rOst de Foix, en 1271 , et qui compai:ut à Tours, en 1272 ; i'^par un Geoffroy Du Mesnil-Adelée , qui consentit, en 1289 , à payer aux religieux du Mont-S4r-Michel , quinze livres tournois , pour fin de relief a Tacquit de Robert Avenel desRiards. Enfin, nous voyons, peu après Tan 1376, cette famille perdre le fief du MesniUAdelée, qui passe à Richard de Garbonel, aux droits de sa femme Agnès du Mesnil-Adelée; et depuis, ce même fief échût à la famille des Poilvilain, qui s'en dessaisirent encore par échange.

Nous, nç pousserona pas phis loin nos indications sur cette famille dont la généalogie sera bientôt authentiquement établie dans Fouvragé que doit publier l'un des collaborateurs de cet Essai sur le Ihmesdaifl Nous dirons seulement que nous n'avons rien trouvé sur cette famille en An-

gleterre : car, malgré la similitade des noms d'Aldelée, ou Adelée, ayec ceux d'Audley ou Aldlthley , portés en Angleterre par une branche cadette de la maison de Verdun , nous ne pensons pas que les lords Audeley de Walden soient sortis de Guillaume Aldelée , objet de cette notice.

Aldelin ( homo Willel^li de Warenna) , S. 1 . {Lincolnshire ^ folio 351 b). n sous-tenait à Garletune quelques terres dépendant de la baronnie de Guillaume de Yarennes.

Alden , t. de R. { Derby shire , folio 278 b ; NoUinghamshire , folio 292 b). Il est aussi inscrit parmi les tenanciers du temps du roi Edouard, dans les comtés de Northampton , de Leicester , de Lincoln , d'York et de Suffolk. Dans ce dernier comté, il est inscrit sous les noms de Halden ou Haldeinus. Ce riche saxon parait avoir fait sa soumission au Conque rant , qui lui donna une seigneurie à Ulristune , dans la terre affectée aux thanes , et qui lui conserva en outre celle de Grumwell qu'il possédait dans le comté de Nottingham, T. R. E. Cet Alden fut la souche de la noble et puissante famille des Grumwell , en Angleterre , qui , après douze générations , s'éteignit en 1455, par la mort de Ranulf de Grumwell , dixième du nom , qui fut lord trésorier d'Angleterre et chambel-< lan du roi Henri YI.

Alden, S. T. ( NoUinghamshire , folio 282 b ). Il sous-tenait de la baronnie du comte de Mortain, à Normentune, aujourd'hui Normantonesur-Sore.

Alden (Presbyter), T. E. G. [Lincolnshire^ folio 371). Cet Alden était Lageman du temps d'Edouard, et l'un des douze jurés du Lincolnshire ; il fit probablement sa soumission au Gonquérant, duquel il reçut unebaronnie.

Aldene, t. e. g. {Rutland, folio 293 [bis) ; Lincoînshire, folio 371). 11 est aussi inscrit parmi les tenanciers T. R. E. dans les comtés de Derby, de Nottingham , d'York , ainsi que parmi les réclamants de ce dernier comté. Ge saxon nous est inconnu et semble être le même que le tenant en chef inscrit plus haut sous le nom d' Alden. Gonmie lui , il fit sa soumission au Gonquérant qui lui conserva une partie de ses propriétés.

Aldene , S. T. [Hertforddiire^ folios 141 , 141 b). B sous-tenait cinq hydes et demie de terre à Tewinge , dans la baronnie de Pierre de Ya-

lognes, dont il relevait; mais il les possédait avec sa mère, avant la formation du Domesday. Cette terre avait été concédée à sa mère par le roi Guillaume , pro amma Ricardi filii sui ^ suivant les expressions de ce même registre. Aussi est-il assez difficile de dire si cette donation fut faite pour le repos de l'âme de Richard , second fils du Conquérant « qui fut tué par un daim, dans la Forèt-Neuve , ou , ce qui parait plus probable , si elle fut faite à la mère de Richard Aldene , tué peut-être par suite d'une rencontre ou d'un accident qui aurait eu lien sous les yeux du roi. Quoiqu'il en soit 9 cette donation fut contestée » et Aldene réclama , disant qu'il tenait ce manoir directement du roi , et il montra même aux jurés le Rref royal qui le lui concédait.

Alhi ( Quaedam femina ) , S. T. {Surry^ folio 30 b). On trouve parmi les tenanciers du comté de Suffolk, T. R. E. une Aldid, libéra femina. A-t-elle quelque rapport avec celle-ci ? C'est ce que nous ne pouvons dire, ne connaissant ni l'une nil'autre.

Axorr , T. E. C. ( Norfolk^ folio 271 ) . Il tenait en chef et en baronnie le manoir de Guella , dans le hundred ou centenie de Grenehow , que le saxon Retel possédait T. R. E. Il est probable que cet Aldit ou Aldiet , qu'on trouve inscrit parmi les tenanciers, antérieurement à la formation du Domesday , était lui-même un saxon soumis au Conquérant, qui le récompensa aux dépens du rebelle Ketel.

Aldred , T. de R, et T. R. £ ( WiltOiire , folio 378 b (bis). Non seulement cet anglo-saxon jouissait de son domaine de Wiltshire du temps d'Edouard , mais il en possédait encore plusieurs autres , in allodiutn^ dans le comté de Devon et dans l'Yorkshire. Aldred paraîtrait n'avoir fait sa soumission au Conquérant que postérieurement aux autres thanes, puisque ce prince ne lui laissa qu'un seul domaine et qu'il distribua les autres à ses compagnons.

Alorboa (Sancta ) , T. E. G. et T. R. E. { Hertfordshire , folio 135 ; Cambridgeshire , folio 109 b). — Voyez plus haut : Monachi SanctœAdeldrœ ; voyez aussi: Ely^ abbcUia sancta Etheldredœ.

Aldreous, s. t. {Gloucestershire, folio 165). Il possédait cette même terre du temps du roi Edouard , ainsi que plusieurs autres domaines dans les comtés de Somerset , de Devon et d'Essex ; mais il en fut dépouillé par le Conquérant. Il ne conserva de tous ses biens qu'une hyde

— lOi —

de terre, qu'il souft-tenait alors de Tévèque de Goutances ou plutôt de St- Lo , suivant l'expression du Domesday : Episeopus de Sancto Laudo.

Aldrib ( Willelmus de) , S. T. ( WiUshire, folio 71 b [Uns). Guillaume Aldrie ou Audry sous-tenait , dans ce comté, de Guillaume d'Eu (d'Ow) , onze hydes de terre, dont le saxon Alestan tenait une partie T. R. £. et qui formaient alors la dotation des thanes de l'église de Salisbury . Ce sous-tenant parait avoir suivi le duc Guillaume en Angleterre; du moins il ne possédait pas avant la Conquête , ce qui permet de le considérer comme français ; rien n'indique qu'il ait fait souche en Angleterre. Nous ne trouvons en France que des données fort incer* taines sur une famille du nom d' Audry , dans un acte de tutelle , passé en la vicomte de Gaen , en 1352 , par lequel le tuteur de Jehan Audry échange des terres de son pupille avec un de ses parents , du nom de Pierre Audry.

Il serait peut-être plus convenable de chercher cette famille dans la paroisse d'Audrieu, arrondissement de Caen, canton de Tilly-sur- Seulles, dont le nom latin de Àldreio a plus de rapport avec celui de ce sous-tenant , conmie on le voit par la charte de fondation de la prébende de Aldreio , faite en 1153 , par Philippe , évêque de Bayeux , et qui fat confirmée , en 1154 » par le pape Eugène III. On y voit aussi que le flef d' Aldreio ou d' Audrieu fut concédé à ce prélat, et qu'un nonuné Zacha* rias de Burcy le tenait de lui. Il est donc présumable que ce feudataire était un descendant des premiers seigneurs d' Audrieu , dont il aura repris le nom , et nous trouvons ensuite un Guillaume d' Audrieu , fils de Roger d' Audrieu , chevalier , faisant des donations au prieuré de Sainte-Marie de Gagny, en 1223 ; ainsi qu'un Nicolas Audrieu de Rosel qui , en 1273 , fit des donations au prieuré du Plessis4irimoult. Nous ne suivrons pas plus loin cette famille qui parait s'être éteinte dans le seizième siècle.

Aldvi , T. de R. et T. R. E. {Samersetshire , folio 99). Ce saxon , rallié au Conquérant , tenait directement de ce prince le diunainede Stoche , dont il jouissait avant la confection du Domesday. On trouve aussi dans les Add. Exon Ihmesday , un Aldwinus et son firère, qui étaient sous-tenants d'Alverede de Merleberg.

AiBUfcs , S. T. ( Worcestershire , folio 177 ; Yorkshirtf folio 32i).

Dans le premier comté il sous-tenait à Wervelie de la baronnie de Guillaume Fitz-Ansculpb , et dans le second comté à Wascham, de celle de Drogon de Bewrere. On ne peut rien dire de cet Alelmus, qui n'était sans doute qu'un simple tenancier ou fermier avant la Conquête. Etaitil bien le même que le précédent ?

Alençun (Bemardus d) , S. T. [Suffolk, folios 442, 442 b). Bernard d'Âlençun ou de Balençun , suivant une variante, ou plutôt une faute du copiste du Dam^sday , était sous-tenant de Hervey de Bourges , et tenait de lui la moitié du manoir de Tudeham, qu'Edric de Laxefeld possédait du temps d'Edouard. Guillaume-le-Gonquérant donna d'abord ce manoir à Robert Malet , puis à Guillaume Malet , et , à la mort de ce dernier, il échut à Hervey de Bourges, qui le tenait en baronnie lors de la confection du Domesday. Il est probable que ce Bernard d'Alençon était un bâtard de la maison princière d'Alençon , dont les descendants auront pris le nom de la ville chef-lieu de ce comté.

. Quoiqu'il en soit, cette famille d'Alençon a existé en Angleterre jusqu'à la vingtième année du règne de Henri HI. On y trouve un Jean d'Alençon , vice-chancelier de Richard Gceur-de-Lion , la première année du règne de ce prince , et la troisième année de celui du roi Jean , il faisait valoir ses droits sur l'église de Hoton , dans le comté de Lincoln ,

contre Walter de Newill , clerc.

Un Richard d'Alençon flgure souvent dans les rôles de Henri lU , depuis la sixième jusqu'à la vingtième année de son règne. On y voit aussi un Herbert d'Alençon , qui fut vicomte ou shériff de Norfolk et de Suffolk, depuis la onzième jusqu'à la seizième année du règne de ce prince ; mais on ne trouve plus aucune trace de cette famille sous le règne d'Edouard V\

Il nous reste peu de détails sur cette famille en France : elle y a subsisté , et y fut maintenue dans sa noblesse , par De Marie, en 1666. Ces d* Alençon étaient seigneurs de Survie et de Serrant ou Sérans, arrondissement d'Argentan , département de l'Orne. Dans les chartes de l'abbaye de St-Desir deLisieux, on voit, en 1298, un Guillaume d'Alençon et son frère , oncles et tuteurs, avec Robert de Rou , clerc , de Nicolas Rou , leur neveu , auquel il manquait encore quatre ans pour atteindre T.L 14

sa majorité de vingt-cinq ans. Enfin , un Charles d'Alençon fut le père de Galherine d'Alençon, mariée à Pierre de Sarcilly, seigneur d'Exmes, vers 16tO.

Les armes mêmes de cette famille , qui porte d'argent à un cheyron de gueules, accompagné de trois aigles de sable , deux et un , ont une si grande analogie avec celles des premiers comtes d'Alençon, qu'elles pourraient fournir une nouvelle preuve que Bernard était un fils naturel de la maison d'Alençon.

Alerannus (iidd. Ifiquis. Eliens., folio i97). Il faisait partie des jurés dans le hundred oucenteniedeSlanas.

ÂLESTAA, T. de R. {Willshire, folio 73 b). Il tenait une demi-hydede terre à Tidulphie, dans les domaines des thanes du roi. Parmi les anglosaxons du nom d'Aleslan , qui tenaient T. R. E. ou antérieurement à la rédaction du Domesday^ nous trouvons: 1* Alestan (sans désignation ), inscrit dans douze comtés; 2*" Alestan , liber homo commendaitis uhece; 3° Alestan, prepositus London, ; 4"* Alestan ieinnus Heroldi; 5"* Alestanus ( sans désignation , comme le premier ) ; G*" Alestanus, liber homo ; 7* Alestanus, teinnus; S° Alestanus, teignus (régis Edwardi ). Mais pas un seul de ces tenanciers ne possédait dans le Wiltsbire. Il est donc évident que tous les domaines que le premier Alestan possédait dans douze comtés avaient été confisqués par le Conquérant , et qu'il les avait déjà concédés à ses compagnons, lorsque cet anglo-saxon lui fit tardivement sa soumission.il paraîtrait même, comme nous Tavons dit plus haut, à l*article d'Aidred , qu'il ne lui restait plus entre les mains qu'une baronnie, dans le Wiltshire , qu'il partagea entre Alestan et ce même Aldred.

Alestan, S. T. (Somerseisft/re, folio 90; Buckinghamshire^ folio 146 b; E$$ex , folio 58 ; Norfolk, folio 116 ; Suffolk, folio 320). Ce sous-tenant parait être le même que le précédent ; du moins il possédait T. R. E. dans les comtés de Somerset , de Norfolk et de Saffolk , une partie des terres qu'il sous-tenait alors de l'abbé de Glastombery, du comte ée Mortain et de Robert Mallet. Il sous-tenait de Geoffroy de HagneviHe, dans le comté d'Essex. Il paraîtrait avoir conservé ses teoures d^os le comté de Norfolk , torsque Alain , comte de Rretagne , y obtint sa baronnîe.

Alestan (Angles ) , S. T. ( Norfolk , fefio 178 ), Cet Alestan , proba-

blenaeni anglais , noas est totalement inconnu. U sou»4enait , de la baronnie de Roger Bigot , à SnarsheUa» soixante acres de terre.

Alestanus (Teignus Haroldi) , T. E. C. [Norfolk, folio 181 ). Cet Aiestan , thane du roi Harold, tenait le domaine de Hais, T. R. E., lorsque Guiliaume-le-Gonquérant le donna à Roger Bigot , dont le tbane devint le sous-tenant.

Alffr, s. t. {Kent, folio 4 ) , T. R. E. H tenait Olecumbe de la baronnie affectée aux chevaliers de Tarcbevèque de Cantorbery. Il en fut dépossédé, lorsque le Conquérant donna ce domaine au comte d^Eu, qui devint alors feudataire du même archevêque.

Alfhilla , T. de R. et T. R. E [Devomkire , folio 118 b). Le mari de cette femme était un thane du roi Edouard. U paraîtrait avoir fait sa soumission au Conquérant , et , après sa mort , ce prince donna à sa femme le manoir de Chendestane , situé dans la terre des thanes du roi.

Alfilbis, t. de r. ( Wiltshire, folio 74). Le Domesday dit que son mari tenait ce même domaine T. R. E. La note précédente peut donc également s'appliquer à cette Alfildis, veuve d'un thane qui avait Elit sa soumission.

Alflet , s. t. ( Herefordshire, folio 134). Cet anglo-saxon, du nom d'Alflet , tenait de Robert , fils de Wimarch , T. R. E., dans les comtés de Suffolk , de Devon , d'Hereford et de Cambridge ; mais sa baronnie passa i l'évèque de Bayeux , et il fut dépouillé de ses domaines par le Conquérant , sans doute parce qu'il ne fit pas sa soumission.

Alfredus , T. E. C. ( Norfolk , folios 270 b , 271 ). Quel est cet Alfredus ou Alfred , désigné par un simple prénom , tenant en baronnie et directement du roi, le manoir d'Attebure? Il n'était pas inscrit parmi les tenanciers du temps d'Edouard, et, quoique le domaine qu'il tenait, dans le comté de Norfolk , fût de peu de valeur, on ne peut cependant mettre en doute qu'il ne fût le prix des services qu'il avait rendus au duc Guillaume » avant ou après la Conquête. Mais à quelle province , à quelle famille de France pouvait-il appartenir?, c'est ce que nous ne saurions dire.

Alfbbbus, s. t. [Su$$ex , folio 27 b ). Cet Alfred parait être le même que le précédent. Il sous-tenait à Benefelle, centenie de Falmere,

une hyde de terre, située dans la baronnie de Guillaume de Warennes, que le saxon Lewin tenait en parage T. R. E.

4LFRIC , S. T. [Somersetshire , folios 90 b et 91 ). Cet Alfric , ainsi qu*un Alfricus , qui probablement est le même et ne varie que par la finale du nom , figurent comme tenanciers dans les comtés de Worcester, de Berks et deNorfolk, T. R. E. On trouve également [Add. Exan Domesday , folio 158 ) un Alfricus et un Everardus , sans doute frères ou parents , qui sous-tenaient du roi, dans la baronnie de l'abbaye de Sainte-Marie de Glastombery, comté de Devon, une hyde de terre, laquelle faisait partie des trente hydes qui , sous le roi Edouard , étaient annexées à la baronnie de l'abbaye, mais avec réserve, et qui pouvaient en être retirées à la volonté du roi : circonstance que le Conquérant ne laissa pas tomber en désuétude et dont il profita pour en donner sept iiydesau comte de Mortain.

Alfridus, s. t. [Norihamptomhire y folio 227 b ; LeicestershirCf folio 235 b ). Il sous-tenait , de Geoffroy de Wirce , plusieurs charruées de terre dépendant des deux baronnies que ce seigneur possédait dans ces comtés.

Algar ( Presby ter ), T. de R. ( Devonshire , folio lOi ), probablement un chapelain du roi ; du reste il nous est inconnu.

Algard, T. E. C. et T. de R. ( Wiltshire, folio 73 b ; DetxmOàre , 118 b ; NoHinghamshire, 292 b ; Lincolnshire , 371 ). Ce saxon , inscrit parmi quatorze autres grands tenanciers, portant comme lui le nom d' Algard, possédait, avant la confection du Domesday, d'inmienses propriétés dans vingt comtés de T Angleterre. Il ne paraîtrait pas appartenir à la famille du comte Algar, fils de Leofric, duc de Murcie, et de Godiva, sa femme; du moins ses domaines étaient séparés de ceux que le comte possédait alors. Algard se soumit probablement au Conquérant qui lui conserva une partie de ses baronnies. Son inscription dans le Damesday^Book^ ainsi que dans celui i^Exeter, nous fait aussi connaître qu'il jouissait en partie de ses autres domaines comme sous-tenant du comte de Mortain, des évêques de Coutances et de Salisbury, de Turchil de Warwick, de Ranulf Piperel, de Guy de Graon, et enfin de Swain d'Essex.

ALGARn ou Algarus , S. T. ( Berkshire , folio 56 b; Darsetshire, 77 ; Devonshire, 105 b.; Comwatt, 124 b passim ; Northatnplonshire , 220,

220 b {bi$) ; Warwiekshire , 241 b ; Lincolnshire , 365 b , 367 ; Essex, 40 b , 73 b , 102; Suffolk, 352 , 402 ). Ce sous-tenant est probablement le même que le précédent , et la même note peut lui être appliquée, au sujet des terres qu'il possédait, particulièrement dans le Lincolnshire , avant la confection du Dome$day , et qu'il tenait alors de Guy de Graon ou Wido de Gredun , auquel le Gonquérant les avait concédées.

Algerus , S. T. ( Essex , folio 92 ). Du temps d'Edouard , ce saxon était grand tenancier dans les comtés de Norfolk et de Suffolk ; mais, après la Gonquëte , il fut dépouillé de ses domaines , et n'était plus alors que sous-tenant de la terre et baronnie de Freddon , dans le comté d^Essex. Parmi les réclamants de Ghesteven , folio 177 , on voit aussi qu'il était l'homme ou le tenancier du comte Alain , lorsque cehiici était en contestation avec Guy de Graon , au sujet de quelques portions de terre situées àDraitone.

Alich ou Allic , s. t. ( Huntingdanshire , folio 205b ). Non seulement ce saxon possédait T. R. E. le même domaine dont il n'était plus alors que sous-tenant; mais il jouissait encore d'une autre baronnie dans le Wiltshire, dont il avait été entièrement dépouillé par le Gonquérant.

Alis ou Alisics ( Willelmas ) , T. E. G. ( HœfUs , folio 48 ). Il tenait directement du roi la baronnie d'Ellatune , dont le saxon Godman jouissait T. R. E. Ge normand suivit le duc Guillaume en Angleterre, et fut la souche d'une famille de la Haute-Normandie , peu connue maintenant, qui avait son siège près du Pont-de-l' Arche , dans la paroisse d' Alis , aujourd'hui Alisay , près de Pitres , où il se tint plusieurs conciles dans le IX' siècle. Gette famille tirait son nom d'un fief de chevalier comme on le voit dans le Livre rouge de l'Echiquier.: Feodum de Alisio prope Pontem Archœ unius militis régi et domino feodi 3 milit. Canon de Petra Fonte tenet. Dans le rôle de l'Echiquier des comptes de Normandie , pendant Tannée 1184, il est également fait mention d'un autre Guillaume Alis , son arrière-petit-fils : Willelmus Alis reddit eompotum de YU Libris, quia interfuit sponsaiiis uxori$ jRoberti de Sakenvilla. Henri II s'était opposé à ce mariage , et ce rôle fait connaître plusieurs amendes de ce genre. — Dans une transaction de Tan 1200, passée entre Alberic, comte de Dammartin, et Walter ou Gaulthier de Goutances , archevêque de Rouen , on voit que le patro-

nage de Téglise de St-Germain d'AIisay devait appartenir au comte , et que les deux, tiers de la dime étaient prélevés par Tarehevèque qui faisait , à cause de cela , une rente de 40 sous angevins au vicaire de cette église. — Enfin , une charte du même comte de Dammartin en faveur de l'abbaye de Fontaine-Guerard , également datée de l'an 1200 et qui fut donnée opud Alisi in monasterio SancH Germani , indique qu'il y avait des chanoines réguliers dans ce monastère dont le vocable était le même que celui de l'église paroissiale d'AIisay , ainsi que cela se rencontre fréquemment.

ÀLiVETCs, S. T. [Devonshire^ folio 116 b ). Les Add. Extm Domesday ( folio 6) disent qu'il sous-tenait de la baronnie d'Odon Fitz-Gamelin, pro duobus fertinis ( gâteaux de miel ) ; mais le DomesdaySook ne Eait pas mention de cette tenure , ni de la redevance , à l'article de la baronnie d'Odon Fitz-Gamelin.

ALH.ER , S. T. ( Berkshire , folio 61 b , 63). D était sous-tenant de Gilon , frère d'Ansculph , dans le hundred ou centenie de Tacham , et, dans celui de Chenetebery, il sous-tenait de Humfrey-vis-de-Lew.

ALMiSRus, S. T. [Buckinghamshire, folio 146). D sous-tenait delà baronnie de Robert, comte de Mortain, àBricstoch , centenie de Costelay. Il jouissait de plusieurs manoirs, T. R. E.

Almanesches ( Abbatia d' ) , S. T. ( Sussexy folio 24 b, 25). L'abbaye des Bénédictins d'Almenesches , située dans le diocèse de Séez, département de l'Orne, fut primitivement fondée, en 700, par sainte Opportune et sainte Nantilde, et elle fut détruite en 870, lors de l'invasira des Normands ; mais Roger de Montgommery et Mabile , sa femme , la rétablirent et en jetèrent les nouveaux fondements en 1060. Suivant Gough [Alien Priories, U I, p. 102), elle possédait, à Levenestre, dans le Sussex, un prieuré du même ordre, qui avait été fondé du temps de Guillaume- Ic-Conquérant, par Roger de Montgommery, comte d'Arundel.

ÂLMAR , T. £. G. ( Wiltshire , folio 73 b ) et S. T. Somersetshire , ft>lio 94 {bis); Çomtoall , foho 124 b ; Buckinghamshire , folio 146 ; Wartcickshire , folio 241). Sous les différente noms ou prénoms ée Aîlm, Aitmar, Ailmarus , Ailmaerus, Ailmœms, Almaer, Abnar, Almarius , Almarus , ou Aimer et Aimeras , ou trouve trente et an personnages inscrits comme tenanciers T. R. £. Aussi serait4I fort

difficile d'établir aujourd'hui, et même d'indiquer la nature des rapports qui pouvaient exister entre ces tenanciers primitifs et leurs homonymes , inscrits dans le Damesday-Book , soit comme T. E. C, sait comme S. T. et qui , après avoir fait leur soumission au Conquérant , conservèrent une partie de leurs biens , ou devinrent les feudataires des barons normands. Nous ne pouvons donc dire si ce tenant en chef avait quelques rapports de parenté avec Almar , évèque d'Elmham , du temps d'Edouard. Il tenait alors directement du Gonqokimtun manoir à Tidulfhide, dans la terre d*Odon , qu'il possédait avant sa soumission , et qui était située dans la baronnie afTectée aux thanes du roi. Ce même Almar sous-tenait de Roger , comte d'Arundel, dans le comté de Somerset. Les Add. Exon Domesday (folio 406) disent qu'il tenait aussi dans ce même comté des terres de Roger de Gourcelles , et ( folio 210 de ce même registre ) on voit qu'il sous-tenait de Robert, comte de Mortain , les terres dont il jouissait du temps d'Edouard dans le comté de Comwall. Enfin , il sous-tenait de Turchil de Warwick, deux manoirs dans te comté de Warwîck.

Almarus, t. E. C. {Dorsetshire , folio 84 b; Bedfordshire , folio 218 ; Suffolk, folio 250 b; Norfolk , folio 272 ). Le Domesday dit que le père d'Almare tenait T. R. E. la terre du comté de Bedford, et que le roi Guillaume la rendit à son fils par un bref particulier. Mais cet Almarus était-il fils du précédent? C'est ce qu'on ne nous dit point. 11 est également inscrit comme tenant en chef dans les terres affectées aux serviteurs ou ministres du roi , dans le comté de Norfolk. Il avait en outre la garde des terres non fieffées des hommes libres du temps d'Edouard, qui avaient été réunies aux domaines du Conquérant. Dans use encfuète faite par les barons, pour connaître la valeur de leurs terres dans les comtés de Cambridge et d^Hereford (HS. Cotton. Brtt. Mbs.^ folio 38 )y on trouve parmi les jurés du hundred de Stow un Almar Cilt, c'esir-à-dire issu dl'une famille princière, ainsi qu*un Almar de Cofham^ parmi ceux de la centenie de Cestretone ; mais nous ignorons quels rapports existaient entre ces Almar et ie tenant en ckef d-desBus, qUi parait s'être empressé de faire sa soumissien au Conquérant

Almarus ou AuiAmnjs ,S. T. ( Buekinghamtkire , folios 146 , iiê h ;

Cambridgeshire f 194 ( bis ) , 194 b , 195 passim , 195 b ( bts ) ; Bedfordshire , 218 ; Leicestershire , 231 b ; Warwickshire , 241 {bis) , 241 b [bis); Stafordshire , 250 , 250 b ; Essex , 32 , 45 b ; Norfolk , 272 ; Suffolk , 352 , 426 b ) . Cet Almanis paraîtrait être le même que celui qui précède. Il sous-tenait du comte de Mortaio et d*Édouard de Salisbury, dans le Buckinghamshire, ainsi que du comte Alain de Bretagne, dans le Gornouailles. Dans le comté de Bedford , il faisait partie des bourgeois de ce nom, et sous-tenait une portion des terres de la famUle de Raoul Taillebosc, ainsi que celles du comte de Mellent dans le comté de Leicester. Daûs celui de Warwick, il sous-tenait de Turchil de Warwick , et de Guillaume Fitz-Ansculph , dans le Stafordshire ; dans le comté d'Essex, il sous-tenait de Richard Le Forestier, de Swain d*£ssex et du comte Eustache ; enfin , il était également sous-tenant de Roger de Potiers et de Robert de Gorbucion , dans les comtés de Norfolk et de Suffolk.

Almarcs ou Almericcs (Prepositus régis), S. T. {Suffolk^ folio 352) . Il sous-tenait à Hamingestone et à Wledane.

Parmi tous les Almar que nous venons de signaler ci-dessus, le sous-tenant Almanis ou Almericus est le seul qui soit désigné, dans le Domesdat/f par le titre particulier de preposit\AS régis. Il ne figure pas parmi les tenanciers avant la confection du Domesday^ ce qui permettrait de croire qu'il appartenait à une famille française , qui aurait suivi le duc Guillaume en Angleterre. S'il était même rationnel de traduire le nom ou le prénom d'Almarius par celui d'Amaury ,on trouverait peut-être cette famille dans celle d'Amaury, qui , dans le XIIP siècle , et probablement avant , habitait la paroisse de Gampandré , située dans l'arrondissement de Gaen. Nous ne croyons cependant pas que la famille française d'Amaury ait eu quelques rapports de parenté avec les barons d'Amoric ou d'Almaris d'Angleterre , qui possédaient , du temps de ta Gonquête , dans le comté de Somerset et dont nous retrouverons la souche plus bas dans le T. E. G., Willelmus de Dalmari.

Almeger , S. T. {Hertfordshire , folio 136 ). Get abglo-saxon nous est inconnu. Il sous-tenait de l'abbaye de St-Alban, à Redbome.

Alher t. de R. {Hants, folio 50 b ). Il tenait directement du roi

avec Foulques d*Àuet , fik d'Osmond de Gent-Villes , qui §ODt deux personnages différents. En effet , Orderic Vital (lib. m , p. 479) , en parlant du mariage de Baudry Le Teutonique avec la nièce de Gilbert de Brionne ( il eftt dû dire avec sa petite-fille ) , désigne positivement Foulques d'Aunou par le nom latin de Fulcho de Àlnou ; tandis que Guillaume de Jumièges dit, en parlant du mariage des nièces de la duchesse Gonnor : Quarta Osmondo de Ceniumr-VUUs vieeeomUi Vermmii, tx qua mtfuj tU primus Ftdco de Àneio , nom qu'on a traduit par Foulques d'Âsney ou d'Annou» au lieu d'Anet, qui en est la véritable version. La différence qui existe entre ces deux Foulques est encore mieux AémwoArée dans le Livre Rouge de rÉchiquier de Normandie ( Trad. de Ducarel , p. 229 et 230). On y lit : Sinum ^Àneti , ou de Aneio , descoidant reconnu de Foulques d'Anet , // milii. et ad servttium $uum IVmilit. ; et plus bas : Ftdco de Abum IVmUii. et ad servi- Ittim xavm XXIV mUU.

Alnod, t. E. g. ( Dewnshire , folio 118 ). Cet Alnod est inscrit parmi les thanes ou ministres du roi , et , en cette qualité , il tenait le manoir de Bray, situé dans la baronnie des (hanes , dans le Devonshire. U est I»*(rf>aMe que ce thane avait fa^ sa soumission au Conquérant, qui lui avait conservé son titre et une partie des biens dont il Jouissait T. B. E.

Alnod , S. T. ( Kent^ folio 13 b [bis) ; Comu)aUf 124 b paseim; Warwickshire ^ 241 ). Cet Alnod possédait de nombreux domaines T. B. E. , notamment dans le comté de Comwall , dont il avait été dépossédé. Réduit à l'état de sous-tenant ou de feudataire du comte de Mortain , il ne jouissait plus alors que des manoirs de Talgolle , de Disart , de Trewderet et Ullavestone , qui dépendaient précédemment de ses domaines. Il est aussi désigné , dans le Domesday d'Exeter Add. (folios 204 , 223 et 243 ) , sous le nom d'Ailnot ou d'Alnot. Il sous-tenait, dans le comté de Kent, le manoir de Hortone, dépendant de la baronnie de Hugues de Montfort , et, dans celui de Warwick» il sous-tenait à Machiton, dans la baronnie de Turcbil de Warwick.

Almodds (Monacbns)^ S. T. { SmnenetMre ^ folio 90). H sous* tenait le manoir de Blacbeford ^ de l'abbaye de Glastoid^ury ( Voyez au mot lf7«acr« la note sur ce manoir).

— ni —

néaomoîDS que la similitude du nom latin de Àlno , sous lequel sopt désignées , dans les chartes normandes , deux familles du département de rOrne , nous avait portés à regarder ce T. £• C. comme étant indirectement sorti , soit de celle de Foulques d'Àunou « de la commune d'Àunou-le-Faucon f arrondissement et canton d'Argentan , soit de celle d*Aunou-sur-Ome , arrondissement d'Alençon » canton de Séez , dont les seigneuries , quoique distinctes » appartenaient à la même famille. Mais , jusqu'ici , toutes les recherches que nous ayons pu faire sur ces familles , en Angleterre , ont été infructueuses ; et M. l'abbé de La Rue dit aussi , dans ses notes manuscrites , qu'il ne les y a point découvertes , bien qu'elles y aient possédé plusieurs domaines. Il est cependant assez surprenant de ne trouver aucun détail circonstancié , soit en France , soit dans le Domesdaff^Book , sur une famille assez puissante pour avoir fourni au Conquérant ( suivant le MS. anonyme de Taylor , p. 209] quarante vaisseaux pour son expédition sur l'Angleterre. Quoiqu'il soit douteux que Foulques d'Aunou ait été présent à la Conquête, il est cependant évident que son fils ^u lui rejoignit plus tard le Conquérant en Angleterre , et que l'un on l'autre revint , avec ce prince , à Caen « en 1082 , c'est-A-dire avant la confection du Domesday^ dans lequel il ne figure pas. Le motif pour lequel le duc ne répandit pas ses faveurs sur ce puissant seigneur, nous est maintenant inconnu; car il n'est pas présumable qu'il ait été relégué parmi les sept personnes inscrites comme S. T. dans le registre» sous le seul prénom de Fulco , lorsqu'on voit que cinq de ces sous-tenants étaient des hommes d'armes des barons normands.

La famille de Foulques d'Aunou parait s'être éteinte , en France , vers la fin du XIV siècle ou plutôt du XYIS On voit que le chafHtre de Séez possédait , en 1360 , la baronnie d'Aunou-sur-Ome , subdélfrgation de Séez , et que celle d' Aunou-^le^Faacon , subdélégatf on d'Argentan , qui parait avoir fait retour à l'état , avait été engagée , en 1584 , à François d'O, surintendant des finances , avec faculté de rachat perpétuel.

Nous devons aussi faire remarquer ici que , par suite d'une fausse interprétation du texte d'Orderic Vital et de Guillaume de Jumièges, on a souvent confondu Foulques d'Aunou » fils de Baudry Le Teuton»

encore , nous voyons an Guillaume d*Âuré figurer comme témoin dans une charte de Robert Malherbe , par laquelle il donnait, à son fils , sa terre de Cheddoc ( Collect. cartrar. Bibl. Harl. n* 616 ). Ce même Guillaume d'Auré était vicomte de Salop , la première année du règne du roi Jean , et il assista , en cette qualité, à l'Échiquier de ce prince , pour les affaires du comté. Enfin , Herbert d'Auré fut témoin de la charte d'Emma d' Anvers » en faveur de l'abbaye de Thama, comté d'Oxford ( Cari, ex eod. cari, by Sanderson ).

Ces diverses citations suffiront , sans doute, pour établir, non seulement l'existence de la famille d'Auré ou d'Aurey en Angleterre , mais encore pour justifier M. l'abbé De La Bue , qui l'a inscrite dans sa Uste supplémentaire des compagnons du duc Guillaume , quoiqu'elle ne figurât point dans celle de Robert Wace , ni dans le Damesday.

Cette famille bretonne avait pris le nom d'Auray , soit parce qu'elle possédait la chAtellenie héréditaire du château de cette ville, célèbre par la bataille qui s*y donna entre Charles de Biois et Jean de Monfort , pour la succession du duché de Bretagne , le 29 septembre 1364 , soit parce qu'elle en était simplement originaire. Nous la retrouvons dans cette province dès le commencement du XU* siècle , dans Geslin d'Auray , qui , en 1128, figurait comme témoin dans une charte de donation faite par Conan-Ie-Gros , duc de Bretagne , en faveur de l'abbaye de de Sainte-Mélaine de Rennes. En 1160 r Eudon d*Auray fat également témoin dans un accord fait entre l'abbé de cette même abbaye et les seigneurs de Moustiers, près Vitré. Un autre seigneur d'Auray fut mis au rang des plus braves chevaliers qui se distinguèrent en Espagne, en 1385, sous les ordres d'Olivier Duguesclin, frère du connétable. Vers la même époque , cette famiUe s'établit en Normandie dans l'arrondissement de Mortain , par le mariage de Jean d'Auray avec Jeanne de Meulan , dame de la baronnie de Saint-Pair^e-Servain ( vulgairement Saint- Poix ) . et des seigneuries de Courseules , de Bemières et de Lyon-sur- Mer. De ce mariage sortit Jean d'Auray, deuxième baron de Saint-Pair, qui épousa Béatrix de Yauloger , dont il eut Jacques d'Auray , marjé a Marguerite d'Aché ou d'Achey, dont un fils, Beuves d'Auray, fut marié à Jeanne de Mesnildot, de laquelle il parait avoir eu quatre fils : Georges d'Auray , marié à Hagdeleine de La Luzerne ; Jacques d'Auray , marié

Ce moine Alnodas ne serait-il pas le même qu*Aliiotti , quatrième fils du comte Godwin , qui le donna en Atage, avec son neveu Huçon, comme garant de sa loyauté envers Edouard , lorsqu'il eut obtenu de ce prince sa grâce après sa révolte ? On sait qu'Edouard envoya ces deux jeunes gens en Normandie, sous la garde du duc Guillanmev qui les retint prisonniers jusqu'après la Conquête. Huçon fut alors mis en liberté ; mais Alnoth n'obtint cette fayeur qu'à la condition d'embrasser la profession religieuse , et , s'étant fait moine à l'abbaye de Salisbury , il y demeura jusqu'à sa mort » dont la date ne nous est pas connue.

Alnodus , S. T. [Middlesex , folio 129 ). Ce sous-tenant paraîtrait avoir été dépossédé ; cependant parmi les vingt-six tenanciers de ce nom qui possédaient T. R. E., nous n'en trouvons pas un seul , inscrit comme tel » dans le comté de Middlesex.

Anulfus (PresbyterinGepeswiz), S. T. {Suffolk^ folio 290). Ce prêtre nous est inconnu.

Alodiarii (duo), S. T. { Berkshire ^ folio 60 b). Les allodiaux ou francs-tenants , cités dans le Domesday^ sont considérés conune tenant leurs terres avant la Conquête. Ils en jouissaient à titre héréditaire et perpétuel; ils en disposaient comme il leur plaisait, par donation ou par vente ; mais ils étaient néanmoins sujets au droit coutumier de la taxe du hydage. Dans le comté de Kent , le roi avait aussi le droit de forfaiture, tant sur les tenants par franc-alleu que sur leurs hommes.

Alre ( Willelmus d' ). Dans les Add. Eœon Domesday ( folio 61 ) on lit : pro una virgata quam tenet WiUelmus de Aire in Devon, in SuU^ fer Ion hundred , rex non habet geldum. Bien qu'il soit évident que ce Guillaume fût à la Conquête et qu'il obtint des terres en Angleterre, il n*est cependant pas inscrit dans le Domesday-Book , ni parmi les tenanciers T. R.E. Néanmoins nous retrouvons sa famille plus tard, en Angleterre , sous les différents noms de Aire , de Alra ou d'Auré. Ainsi» les chartes de l'abbaye d'Abendone nous montrent un Radulfîis de Alra , tenant un fief de chevalier, dépendant de la baronnie que cette abbaye possédait dans le Berkshire ; et nous voyons ce même Raoul désigné sous le nom de Badulfus de Aure , dans les lettres-patentes de la dix-septième année du règne de Jean-sans-Terre. Antérieurement

qui est inscrit ci-dessous. On le trouve également inscrit dans les comtés de Devott et de Stafiord , comme tenant en chef et comme sous-tenant , sous les différents noms précités, soit dans le Ikme$daff , soit dans les AdditœnerUa.

Alaic , S. T. et T. R. E. ( Sotnerfelshire, folio 93 b passim , 94 {t^) ; DevofisMre , folio 112 {bi$) ; CarmoaU , folio 124 b {bis) ; NarlhamptansMre, folio 224 (bts); Yorkshire, folio 316b, 317), Cet Alric parait être le même que celui qui précède. On le trouve inscrit dans les mêmes registres et sous le même nom ou prénom, dans ces différents comtés , comme sous-tenant du comte de Mortain » de Roger de Gourcelles , de Walter de Douay. Il tenait d'Ubert de Lacy, dans l'Yorksbire, la même terre dont il jouissait du temps du roi Edouard.

Alric (et Nepos ejus), T. £. G. et T. R. E. ( Bonis, folio 53 b). Le Domesday dit : Ipsimei tmuerufU in aUadium de rege E. ( Voyez la note sur le premier des d' Alric, ci-dessus).

Auuc (Presbyter ) , S. T. [Staff widiirt^ folio 247 b ). Ce prêtre nous est inconnu.

Alricus , T. E. C. et T. R. E. {Bedfordshire , folio 210 , 218 b). Le Damesdan dit ^ulement de lui : Idem qui tenet , tenuU.

Aleiccs, s. t. {BudUn^umishire f folio 149 b; WarcesUrshire , folio 173 , 173 b ; Bedfordshire , folio 215 b, 218, 219 b ; Staff ordskire , foUo 2kl \ Derbyskire , folio 247 b). C'était probablement le même que le précédent ; mais alors il ne jouissait des terres qu'il possédait dans ces différents comtés , qu'en qualité de sous-tenant de quelques barons normands. Gonune bourgeois de Bedford , il tenait aussi une vergée de terre dans le territoire d'Hanslau , qui faisait partie du bien communal des bourgeois de la ville.

Alricus (Goquus) » T. de R. (Bwokinghamshire ^ folio 153). Cet Alricus Goquus ou Le €oq n'est pas inscrit parmi les tenanciers de ce nom du temps du roi Edouard. Il avait probablement pris son nom de l'oCflce de contrôleur ou de maitre d'bMd du Conquérant, qu'il avait suivi en Angleterre. Ce prince le récompensa en lui concédant, dans la centenie de Lamva * vingt bydes de terre i Glamdone , l'un des domaines affecté aux diverses fonctions que ses ofiBciers remjdissaient dans sa maison. Ce tenant en chef parait être la souche d'une famille normande du nom

à dame N*'** de Mallet , et deux antres qui sont restés inconDos. Du mariage de Georges d' Auray avec Blagdeleine de La Luzerne , sortirent deux fils : l"" Pierre , tiaron de St-Pair , marié à Jeanne de Yillete , d'où sortit Antoine d'Auray , tiaron de St-Pair ; 2* Jean d'Auray , seigneor de Mesnildot , etc. Nous ne pousserons pas plus loin la flliation de cette famille » qui a formé plusieurs branches à la Tourelle, en Berry, à Goulouvray, à Cuves, à Cresnay et à la Chaise-Baudoin, dans rAvranchin. Armes : lozangé d'or et d'azur.

Alred, s. t. (f enl, folio I h). Parmi les tenanciers T. R. E. ou avant la rédaction du Domesday-Book^ on trouve , dans le même comté et au même folio , l'inscription suivante : Aldredi pater. Il est donc évident que ce sous-tenant était un indigène , maintenu dans l'héritage de son père , après avoir fait sa soumission au Conquérant ; et , malgré la similitude de son nom d' Alred avec celui d'Alré ou d'Auré , il est également évident qu'il ne pouvait y avoir aucun rapport entre lui et le précédent.

Alreford { Aluric d' ) , S. T. ( E$$ex , folio 101 b ). Il tenait la même terre T. B. E. Le Domesday dit qu'il réclamait en outre l'usurpation faite sur ses droits par Richard de Clare , fils du comte Gilbert de Brionne.

Alric, t. E.C. et T.R. E. {HatUs, folios 50b, 53 b; fFittdkîre , f((H lio 73 b ; DevonMre , folio 178 b ; Staffordskire , folio 250 b ). Parmi les quatre-vingt dix-huit personnes inscrites dans la liste des tenanders avant la formation du Domesday , soit sous les noms d' Ailric , d* Alric ou d' Aluric , soit sous ces mêmes noms avec leur terminaison latine, vingtquatre seulement paraîtraient avoir (ait leur soumission au Conquérant, et figurent comme T. E. C, on conune S. T. dans le Dameidayû» TÉdiiquier , ou dans celui d'Exeter • Souvent le même personnage s'y trouve inscrit sous l'un et l'autre de ces noms , avec ou sans titre ; aussi est-il presque impossible aujourd'hui d'établir une distinction précise on même approximative entre eux , et de dire si le tenant en chef était le même que le sous-tenant. Tel est cet Alric, probablement thane du roi Edouard, qui , après avoir fait sa soumission au Conquérant , conserva une partie de ses domaines dans le comté de Hants , et notamment celui de Hotolestone, dans l'Ile de Wight, qu*il tenait encore conmie il Tavait tenu du temps d'Edouard , en commun et in oUodium , avec son neveu Alric ,

Fun et Tautre comme témoins. Une charte de la même époque , donnée par ce même Bobert , vient encore jeter quelque éclaircissement sur la filiation de cette famille. On y lit : Ego Roibertus Pincema fUius Ascelini do et concedo Deo ,. sanctoque MiehaXli archangelo , in monte videlicet Tumba , pro sainte patris mei et mairie meœ filiique mei (joec^lini, fratrieque mei GaUeri, pro remedio animœ meœ^ omnem meam consuetudinem quam jure hcBreditario tenebam in castello de Dinmi : vide- Kcet patellam (1] et omnia quœ propriis usibus monachorum empia fuerunt.

D'après renoncé de cette charte , il est présumable qu' Ascelin , qui fut le père commun de Goisfrid Alselin ou Asselin , ainsi que de Bobert et de Gautier , aurait été un cadet ou un bâtard de la famille bretonne de Dinan , qui aurait eu en apanage quelques droits coutumiers sur le château de cette ville , et qu'il transmit ces droits à son second fils Bobert ; car il n'est pas probable qu'il soit ici question du château de Dinan , situé dans le pays de Galles , qui ne fut d'ailleurs concédée Foulques, l'un des compagnons du duc Guillaume, que par le roi Henri 1" , d'où ce chevalier prit ensuite le nom de Foulques de Dinan.

Le nom d'Uselin, porté par Goisfrid, dans le Dome$day , a été encore plus défiguré par les généalogistes anglaîs, qui ont converti la première syllabe de ce nom , ^I, en Hau , pour y trouver l'origine d'une famille Hauselyn, portant, comme Ascelin, le prénom de Goirfrid ; et ce même registre , en inscrivant dans le comté de Kent un T. E. G. du nom de Willelmus filius Goisfridi , a pareillement fourni à ees généalogistes les éléments nécessaires pour établir la filiation de cette famille dite anglo-normande. Mais, celle-ci n'eut pas une longue durée , et elle se trouva bientôt divisée , 1*" par la mort de Balph Hauselyn , onzième du nom , qui ne laissa qu'une ou plusieurs filles , dont l'ainée , nommée Bose , transmit, en 1171 , les biens de son père à Thomas Bardolf , qu'elle avait épousé , et 2^ par la mort de Bobert de Gaux , ou Galx , frère de Balph , premier du nom , vivant encore en 1165 , et qui ne laissa qu'une fille, mariée deux fois , comme on le voit dans la généalogie anglaise qui suit :

(i)Voyez Ducarige , au mot Patella,

du nom de Le Coq , qui possédait des terres à Mézidou , et que nous voyons souvent apparaître dans les chartes de nos abbayes depuis la fin du XII* siècle, soit comme témoins de donations, soit comme en faisant eux-mêmes A différents monastères.

Alricds ( CoDunendatus Guerti ) , S. T. {SuffoUc, folio 283 b ). Cet anglo-saxon possédait du temps d'Edouard. On voit, par les deux mots accolés à son nom, qu'il s'était mis sous la protection du saxon Gnert, qu'on trouvera inscrit , à son tour, comme l'un des honmies du comte Alain.

Alricus ( Archidiaconus), S. T. ( WorcesterMre^ folios 173, 173 b). Cet archidiacre nous est inconnu.

Alselih ( G. vel Goisfridus ) , T. E. C. ( Northamptonshire , folios 219 , 227 ; Leicesiershire, folio 235 b ; Derbyshire , 276 b ; Nattingkon^ shire , 280 , 289 ; YorkMre , 326 ; Lincolnshire, 336, 369 b ; Clamor$$ Ebor., 373 b , 374 ; YorkOnre, 379). Goisfrid Alselin, ou plutôt Ascelin, tenait directement du roi , tant en chef qu'en baronnie , non seulement plus de quarante manoirs, situés dans diverses centenies des six comtés désignés ci-dessus ; mais encore vingt-quatre maisons , ainsi qu'une église dans les villes de Nottingham et de Lincoln , indépendamment de deux hommes d'armes, dans ce dernier comté. La plus grande partie des domaines qui lui furent concédés après la Conquête appartenaient , du temps d'Edouard , au saxon Tochi , et ce fut en raison de la possession de ce dernier , qu'il réclamait encore , dans r Yorkshire , quelques terres tenues alors par Roger de Busly , parce qu'elles faisaient partie des domaines du saxon. Mais il fut débonté de sa demande par les jurés , qui dirent ignorer à quel titre et de quel droit il pouvait réclamer.

Ce Goisfrid ou Geoffroy Ascelin suivit évidenmient le duc Guillaume en Angleterre: néanmoins nous ne connaissons pas de familles françaises de ce nom ; ce qui nous porte à croire qu'il aura été défiguré par les enquesteurs saxons , ou par les scribes du Damesday-Book. Nous trouvons , en effet , tant en Normandie qu'en Bretagne, des familles du nom d'Asselin ou Ascelin, soit dès l'an 943 et 987, soit postérieurement, dans les chartes du duc Guillaume, qui nous montrent un Robert Pinceme , fils d' Ascelin , ainsi qu'un Ranuf , fils d'Ascelin, figurant

Alsi , T. E. G. et T. B. E. ( Hants , folio 53 b ) ; Buckinghamshire , 153 ; Oxfordshire , 160 b ; a Wartoickshire , 244 b ; Yarkshire , 330 ) , et S. T. [Hants, foUo 42 b (bis) , 49, 52 b, 58 ; Comwall, 124 b ; Buckinghamshire , 153 ( &t5 ) ; Leicestershire , 234 ; Staffordshire , 249 , Derbyshire , 275 ; Norfolk , 178 ). Cet Àlsi paraîtrait avoir suivi le roi Edouard , soit en Normandie , soit en Angleterre ; et nous voyons que, du temps de ce prince , il possédait» dans ce dernier royaume, plus de quarante manoirs, répartis dans seize comtés. Le Domesday dit, en parlant de celui de Gestreham : Hoc manerium tenuit Eddid regina et ^)8a dédit eidem Alsi, post adverUum régis Willelmi; et, pour celui de Sortelai , ce même registre ajoute : Hoc manerium tenuit Wlwardus, hwno reginœ Eddid T. R. E. et ipsa dedil huic Alsi cum fUia Wlwardi. n tenait en outre , comme sous-tenant du comte de Mortain et de la baronnie de Roger Bigot , une partie des vastes domaines qu'il possédait du temps d*Édouard.

Parmi les quatorze grands tenanciers antérieurs à la confection du Dmnesdayf que nous trouvons inscrits sous les noms d*Alsi ou d'Alsius , celui-ci seul ne porte aucune désignation particulière. Gependant les deux citations précédentes semblent indiquer qu'il était attaché à la maison de la reine Eddid , veuve du roi Edouard , et qu'il doit être le même que deux autres tenanciers, inscrits dans le comté de Bedford , folios 209 et 213 , l'un sous le nom de Alsi homo reginœ Eddid , et l'autre sous celui de Alsi de Bremeham^ homo Eddid reginœ. Toujours est-il qu'il ne peut avoir aucun rapport avec les trois autres Alsi qui

suivent.

Nous ignorons également le motif qui a pu déterminer André Duchesne à porier cet Alsi dans sa liste des compagnons du duc Guillaume. Nous ne connaissons d'ailleurs aucune famille française de ce nom. Il serait possible cependant que , d'après la conversion si fréquente de Al en Au , il eût appliqué ce nom d'AIsi à celui d'Ausi ou d'Auxi , appartenant à une famille de la Picardie , qui figura dès le XI* siècle parmi les chevaliers bannerets du Ponthieu , sous Philippe-Auguste.

Alsi ( Berchenister ) , T. de B. ( Hants , folios 50 , 50 b ). Il tenait à Etham et Stivetune, dans la baronnie desthanes du roi. Cet anglosaxon ne figurait pas parmi les tenanciers T. B. E. , et nous igno*

Goisfrid Haoselyn. = N.

Willelmos, âlios Goisfridi. s N.

nhn« dA Hiiu«i»lvii. - N. Robertus de Caux ou Caix. s= N.

Radulphas de Hauselyn, :r N*

K résent à la bataille de NoitallertOD , la 3' année du régne du roi Etienne.

Matbilde de Caux, mariée deux (ois, 1* avec Adam FiU-Peter (1); ««avec Ralph Fitx-Stephen.

Radulphus II , mort sans s N.

postérité mftie, en 1 1 71 .

Rose de Hauselyn. ^ Thomas Bardolf.

Doun Bardolf , etc., etc.

ÀLSELiar ( Goisfridus et Radulfus nepos ejus ) , T. £. G. ( Northamp^ (on^Atre , folio 219 ; ItncoInsAtre , folios 336, 339). Ge Radulphou Ralph , neveu de Goisfrid , était fils de Gaathier » frère de Robert et de Goisfrid. Il tenait, conjointement avec ce dernier , deax maisons seulement, à Northampton. Ralph est également inscrit dans le Domesday comme tenant en chef, dans la baronnie de son oncle , divers manoirs au comté de Lincoln.

Alselin (G. vel Goisfridus) , S. T. ( Derbyshire, folios 27i b , 275 b ). Ce sous-tenant est évidemment le même que le premier et le second tenant en chef dont nous venons de parler. Il sous-tenait et réclamait, dans la baronnie de Henri de Ferrières , quatre charmées de terre, à Scrotone.

(l)Âdam Fiu-Peter, seigncarde Birkin, le premier mari de Malhilde de Caux , eut de son mariage un ûls du nom de Jean, qui fut le père de Thomas Fitz-Peter et d'une fille, nommée Isabelle , qui devint seule héritière de son frère , mort sans postérité mâle. Elle épousa , sous le règne de Henri 111 , Robert de Evc-ringfaam , auquel elle apporta plusieurs fiefs en mariage. Ces fiefs, et les possessions d*Isabelie, suivant Gollins, avaient appartenu à Goisfrid Hauselyn. filais c*est là une erreur, et les possessions d'Isabelle provenaient évidemment delà descendance de Robert de Caux, et non de celle de Goisfrid.

de Backingbam» et» dans cèloi de Cambridge, il sous-tenait de là baron-^ nie de Hardooin de Scalers , à Moidune» centenie d'Ernmgford , située dans la baronniè de Picot de Cambridge.

Alterd , T. de R, et T. R. E ( SamenetMre , folio 99). Cet indigène paraît avoir fait sa soumission au Conquérant » qui ne lui consenra cependant qu'un seul des domaines qu'il possédait du temps d'Edouard , celui de Wiche , situé dans la terre des thanes du roi.

Alveredus , S. T. {Buckinghamshire , folio 146 b ; CambridgeMre , folio 200 b). Cet Alveredus est le même qu'Alveradus, inscrit plu» baut.^ Il sous-tenait des mêmes seigneurs , dans les mêmes comtés.

Alvers [Robertus de ) , T. E. C. ( XarthampUmêhire , folio 219 ). ir n'avait obtenu du Conquérant qu'une seule maison, à Nortbampton. Le Bamesday de l'Échiquier, ainsi que celui d'Exeter, ne donnent pas d'autres renseignements sur ce tenant en cbef , qui ne possédait pas du temps d'Edouard , et les rôles plus récents d'Ely , de Winton et de Bol- Ion , ne nous en fournissent pas de plus étendus. Suivant les notes manuscrites de l'abbé De La Rue (Coll*"" du marq*' de S^ Marie ), ce Roberi d' Alvers était d'origine française et aurait été la soucbe de la famille * d'Anvers, d'Angleterre , qui s'est maintenue dans ce royaume jusque vers la fin du XYIP siècle. On trouve aussi dans Parkin qudiques détails sur les alliances de cette famille, qui possédait de vastes domaines dans le comté de Norfolk. Il cite entre autres un Jean d'Auvers, qui fut témoin dans une transaction ( sans date) faite entre Rog^ , abbé de Fipperwel , et Roger Pantolf. Mais cet acte, quoique antérieur à l'an 1233, date de l'extinction de la famille Pantolf en Angleterre , ne peut cependant servir à nou^ faire connaître à quelle province de France ces d'Auvers pouvaient se rattacber . Ds portaient , en Angleterre , de gueules à trois gantelets de la main droite pendante ou supportée par un canton écbiqueté or et azur.

Il existe plusieurs localités du nom d'Auvers dans les provinces de Normandie , du Maine , de l'Anjou et de l'Ile de France. Nous signalerons quelques familles du nom d' Anvers, Tune en Normandie et deux dans le Maine , qui semblent avoir des droits à faire remonter leur origine à Robert d* Anvers qui nous occupe. En Nonnandie, nous trouvons dans le Livre des cens et rentes , de l'abbaye du Mont St*Michel ( MS. de

rons par quel motif il obtint du GonquérauC deux manoirs dans le comté de Hauts.

Alsi ( fiUus Brixi ) , T. E. G. ( Bonis , folios 49 b , 50, 53 b ), et S. T. ( Hants , folio 42 ]. Il tenait directement du roi et en baronnie les manoirs de Mindesley , centenie de Holesete , celui de Wallop , dans celle de Brocton , ainsi que les domaines de Torley et d'Abaginge, dans rile de Wighti 11 sous-tenait aussi » dans la baronnie de Tabbaye de St-Pierre de Wincbester , un manoir et trois charruées de terre , à Undemanecotte , centenie de Manesberg.

Brixj, père d' Alsi , possédait de vastes domaines, du temps d'Edouard, dans les comtés de Snssex , de Surrey , de Wilts , de Somerset , de Devoo et de Gomouailles; mais il paraîtrait ne pas avoir fait sa soumission au Ck>nquérant ; du moins il n'est plus inscrit que conune S. T. dans le comté de Gomouailles.

Alsi ( de Ferend) , S. T. {Oxfordshire , folio 154 b ). Get Alsi de Ferend sous-tenait du roi huit bydesde terre, àSciptone, dans le domaine de ce prince et sans doute à titre de fermier. Il nous est totalement inconnu , bien que le nom de Ferend ait été porté par quelques familles normandes. Ge fut sans doute par ce motif que Duchesne l'inscrivit dans sa liste des compagnons du duc Guillaume. Mais , quoique nous trouvions^ dans les chartes de St-Jean de Falaise, un Bobert Ferand , en 1 253 ; et , dans les Recherches de Monfaoucq , en 1463 , un Ferrand de St-Germain-le-Yicomte ; ainsi qu'un Jean Ferrand de St- Sauveur-Lendelin , dans les sergenteries de Lessay et de Dierville , nous ne voyons pas cependant que ces Ferrand aient jamais porté le prénom d'Alsi.

Alsi( Monachus) , S. T. ( WiUshire, folio 65 b ). Il possédait la même terre du temps d*Édouard.

Altbt (Quidam), S. T. (KetU^ folio 11). Du temps d'Edouard , il demeurait dans la terre de Tévèque de Kent , duquel il tenait en aleu deux hydcs de terre , qu'il continua à tenir d'Ansfrid , sous-tenant de ce même évèque.

Alveradits , S. T. (Buckinghamshire , folio 146 b ; Càmbridgeshire , folios 198, 201). U sous-tenait, du comte de Mortain et de sa baronnie, cinq hydes de terre, dans les centenies de Muselay et de Stofald , comté

Jacobescherche , dans le Devonshire, et qu'elle sous-tenait en outre Coidrige, de Walter de Douay .

Alvbva (Gomitissa ) , T. E. C. et T. R. E. {LeiceêUrshire, folio 231). Elle était la mère du comte Morcard. Après la révolte de son fils, elle avait été dépouUlée de tous ses biens , et» lors de la confection du Dome^day , ces biens étaient in abeyamce , et elle ne possédait plus qu'une baronnie, dans le comté de Leicester . Ce registre dit aussi ( folio 286 ) « en parlant des domaines qu'elle possédait dans le comté de Suffolk : Terra matris Morcarii comitis quant Willelmus Camerarius et Oiho Aurifex servant in manu régis.

Alvid (Quaedam Anglicà) . S. T. {Essex, folio 45 b). Nous voyons dans le Domesday que cette femme était brodeuse. Elle tenait , du temps d'Edouard, une demi-hyde de terre, que Goderic lui avait donnée, lorsqu'il était sbérifTou vicomte, ni illa doceretfUiam ejus aurifrisumoperari.

Alvied , t. de B. ( Wiltshire , folio 74 ). Il tenait à Heortbam , dans la terre des thanes du roi. Ce saxon possédait dans d'autres comtés, du temps d'Edouard, et, lorsqu'il eut fait sa soumission au Conquérant, ce prince lui donna le domaine qu'un de ses hommes tenait pour lui dans le Wiltshire , à cette époque.

Alviet ( Presbyter ) , T. E. C. et T. R. E. {Somersetshire, folio 91 b), et S. T. {Cambridgeshire ^ folio 191). C'était probablement un chapelain du roi.

Alviet , S. T. {Sussex , folio 29; Berkshire ^ folio 58). Il sous-tenait de labaronnie de Guillaume deBraipse, à Mobam, centenie d'Isewerith, comté de Sussex ; et, dans celui deBerks, il sous-tenait, dans la terre des thanes du roi, deux hydes de terre à Ordia, centenie de Gamesfel. Un autre Alviet sou&-tenait cette terre du temps du roi Edouard.

Alvietus ou Alveius , S. T. {Devonshire , folio 116 b ; Add. , folios 353 et 464 ). Cet Alvietus sous-tenait de la baronnie d'Odon Fitz-Gamelin , à Bochelande, à Achi , et particulièrement à Oberintone, toutes les terres que neuf thanes du roi tenaient en parage T. B. E. Ce personnage nous est d'ailleurs inconnu : il ne possédait pas avant la confection du Domesdatf^Book.

Alulfus , S. T. ( Yorkshire , folio 322). Il sous-tenait de Guillaume de Percy , à Alvintone , centenie de Poelintone. Inconnu.

Tan 1270) un Robert Bertrand tenant les terres queFabbé de ce monastère avait achetées deGarin d'Auvers, dans le champ d' Anvers» paroisse d*Ardevon. Dans celle des Pas , un Jean d' Anvers devait à cette abbaye diverses redevances, pour un hébergement ainsi que pour le fief d'André Auvers. Dans les communes de Monthébert et de Dom-Jean, nous trouvons Raduif et Ranulf d'Anvers , qui payaient diverses redevances à TabbayedeSt-Michel. Dans un autre livre des cens et rentes, de St-Sauveur-Le^Vicomte, écrit en 1296 , nous voyons que , dans la paroisse de Thornebusq , un Robert d' Auvers devait , entre autres redevances , à cette abbaye , les quatre fers d'un cheval , à cause d'une maison occupée par Réginard d'Auvers , située près de celle de son frère Raduif d' Auvers. Il y est en outre fait mention de plusieurs concessions faites à cette abbaye, ab anliquitate de dono armigeri de Auvers. Enfin, un Thomas ainsi qu'un Richard d'Auvers eustaient encore en 1352 , et, dans les Recherches de Montfaoucq , en 1463 , il est fait mention d'un Denis d'Auvers , dans la sergenterie de Pont-l' Abbé , élection de Yalognes.

Dans le Maine, nous trouvons aussi deux paroisses d'Anvers, dont l'une , portant le nom d'Auvers-Montfaucon , appartenait à la maison d'Assé , qui prouvait une origine voisine de la Conquête, et dont un cadet prit le nom d'Auvers. Ce dernier portait argent et sable endenté ou émanché de huit pièces. L'autre paroisse , du nom d'Auvers-le-Hamon , était une baronnie. Au Xir siècle, un Robert d'Auvers, qui en était seigneur , figure comme témoin dans un acte de donation , faite au prieuré de Solesme, par Geoffroy de Sablé {Hist. de Sablée par Ménage). Ce même Robert d'Auvers parait aussi avoir contribué à la fondation de l'abbaye de Boisrenou (Le Perray-Neuf), faite, en 1189, par Robert de Sablé, troisième du nom (Ménage, ibid.). U semble rationnel de rapporter l'origine de sa famille au Robert d'Auvers du Domesday , et de considérer les deux autres branches des d'Auvers comme sortis de la même souche. •

Alveva, t. E. C. et t. R. E. {Devonshire, folio 118 b), et S. T. {Devonshire, folio 112; Oxfordshire^ folio 15i). Le Domesday-Book dit: Ipsa lenebat et geldebcU pro una virgata terrœ. Les Add. Exon Do-mesd. , folio 328 , nous font aussi connaître qu'elle tenait le manoir de

Il est évident» d'après eesdtatioiw» que la plus grande partie de ces Alared aTaie&t des rapports de ccMisanguinité avec les normands Alured et GiiiUaimie lfiddl)eiic ou Maobant, présents k la Gonqoète. Les À4ii^ iamenla an Domndag éTExeter prouvent également que cet Alnred était qwlqneCois désigné sous le titre de Pineema , et qu'il éljut attaché en cette qualité à la maison du comte de Mortain « duquel il tenait, dans la baromie du comté de Devon, neuf manoirs, trois dans celle de Sussex, treize dans cdle de Comwall , dix dans celle de Somerset, ainsi qn'nne byde de terre dans le domaine de Dorset. Enfin , Guillaume, fils d'Alu* red , snivil Texemple du comte de Hortain , son suzerain , et il donna , à Tabbaye de Grestain , sa terre de LefH • en Angleterre , aiitti que la dlme des terres qu'il possédait à Weimington, dans le même royaume. Suivant le ManoUieim ÀngUcimam (t. II, page 984), Henri Mauteavers, qui possédait sans doute ces domaines par alliance avec cette iamîlle anfloHMNrmaiide, confirma à l'abbaye de Grestain la donation qm lui aviit été fiiile par Guillaume Fitz-*Alured , laquelle fut également confirmée par lettres-patentes 4e la neuvième amée du règne d'Edouard H, en 1316.

Outre la baromnie qu'Alured tenait direetni^ent du roi , dans le Linooflnsbîre , il sous-tenait encore une grande quantité de manoirs dans différents comtés, notamment, de l'évèque de Bayeux, dans criui de Kent; delà baromuede Ruald Adobed, dans celui deDevon; des abbayes de la Bataille et de GJastombery , dans le Somersetabire ; enfin, dans le Devonsbire, il B<Mis-tenait paiement de cette dernière abbaye ainsi que de celle d' Adelinges .

ALUlKEnus* S. T. {MiéUaesex , folio 129 ; Oxforébhire , firiios 155 b, 159 b {bi$); WûrceHerMre, foUo 173; CambridgeMre, folio 198 ; AntmtdmMre, fùHoiX»; Norilum^onshirt , folios 223b, 22i, 22fi, 228 [btê) ; Nomnghmnskin, folios 281 b, 280b; YorkMu, folios 388 b,315b;£s<ftr,foliosU, ^7,80; SuffM, folio 411). Cet autre Alored , sans qualification , nous est inconnu. Il sou»-tenait , à litre de fermior, de l'évèque de Lincoln et de sa baronnie, six bydes da terre i Thame, comté d'Oxford. Cette bapcmnie contenait .quarante bydes, dont vingt-sept étaient ternies par sept dievaliers, et le aurph» était affermé è driners fermiers. Dans ce même courte, il tenait, de la baronnie de Mfon T. L 17

AxuLFUS ( Homo Willelmi de Perci ) , S. T. ( Uneolnskire , folio 35i ). n sous-tenait de ce seigneur, à Staintone. C'était probablement le môme que le précédent.

Alurbd , S. T. {Berkshire y folio 63 b). Cet Alnred était inscrit comme tenancier dans neuf comtés , et particulièrement dans celui de Berk t avant la formation du Domesday.

Alurbdus , T. E. C. {lÀncolnMre , folio 336 b) , et S. T. (Keni, folio 9 b, 11 b; Sùssex, folios 17 b, 18, 20b (fris) ,22;BerkMre, foUo 61 b ; Dorseishire , folios 77 b , 78 b , 80 ; Somersetshire , folios 87 , 87 b , 90, 91 b {bis), 92, 92 b passim , 93 {bis) ; Devonshire , folios lOi b {ter), 105(frts), 105 b (frû), 114 b; Comwall, folio 124 poMtm). Sous les diflérents prénoms d' Alured , Aluredus , ou Alnret , on trouve orne personnes inscrites parmi les tenanciers , avant la confection du Dameê' day , qui en contient lui-même vingt autres , sous ce prénom soit seul , soit accompagné d'une qualification quelconque, ou très>rarement d'un nom propre. Aussi est-il presque impossible de préciser aujourd'hui la famille française ou anglaise à laquelle l'un oii Tautre pouvaient appartenir. Cependant , en citant ici quelques chartes normandes , dans le^ quelles figurent des Alurede, peu après la Conquête, nous parviendrons peut-être à faire connaître la famille de ce tenant en chef, désigné ici par un simple prénom. Ainsi , dans les chartes de l'abbaye de Troam , de l'an 1068 , et dans celles de l'évêché de Bayeux, de Tan 1083 , nous trouvons un Alured Malbeding , Malebanc ou Maubant , frère de Guillaume, qui suivit le duc Guillaume en Angleterre « et est inscrit dans le I>omeidajf. Une autre charte, de Roger, fils de ce même Guillaume Manbant, datée de l'an 1105, nous montre, parmi les tenanciers, un Alurede de Solemnis, et Guillaume Langlois, son frère ; Ranulf, vicomte deVire» parent de Robert Maubant ; Sylvain de Clinchamp, ainsi que ses frères» Guillaume et Aiverede; Richard de Sainte-Marie et Alverede de Crema. Sôus la même date de 1105, nous trouvons une charte d'Ahired de Combray , neveu de ce même Ranulf, vicomte de Vire et parent des Clinchamp, dont les témoins sont Guillaume Dapifer, Alexandre PI»cerne , ainsi qu' Alured Cocus. Outre cela, nous voyons , en 1122 » un Alured Pmcerne et Guillaume son fils , figurer comme témoins dans la charte de Henri I*' , pour la restauration de l'abbaye de Grestain » -etc.

Aluredas Brito , ou Breton , ou Le Breton , tenait directement du roi en baronnie vingtrdeux seigneuries, dans ce comté. Il paraîtrait être un de ces nombreux chevaliers bretons qui suivirent Alain , comte de Bretagne , en Angleterre ; il fut sans doute inscrit dans le Domesdau sous le nom générique des habitants de cette province , pour le distin* guer des autres tenants portant , comme lui , le nom d'Alured. 11 n*est pas rare , en effet , de trouver dans ce registre de nombreux exemples de ce genre de désignation d'une famille par le nom de sa province; telles que celles de N. Angevirms ou N. Lothariensis^ et, plus bas,, parmi ces mêmes Alured , nous trouvons Aluredus Hipaniensis^ Jspaniensis ou de Ispania. Le Dome$day porte en outre les noms de huit autres Brito , que nous donnons à la lettre B. Nous dirons seulement ici que ce nom de Brito ou Le Breton se trouve fréquemment en Angleterre , même assez tardivement, jusqu'au delà du règne d'Edouard IL Tel est, entre autres, un Roger Le Bretun ou Breton , cité dans une charte comme possédant dans le Bedfordshire , vers 1175. Un thomas Brito , marié avec Alice de l'Isle , fut, aux droits de sa femme, héritier, avec les deux sœurs de celle-ci , de Brian de l'Isle ,. mort sans postérité mâle , la dix-neuvième année de Henri III. Enfin, un Adam Le Breton fournit un archer pour la défense de l'Isle de Wight, pendant le règne d'Edouard I*' {Inqui$it. , folio 16 , règne d'Edouard V^).Le nom de Brito est quelquefois altéré et mis pour celui de Bret ou Bretun.

Alcrbdus ( Glericus) , S. T. ( Oafordshire , folio 159). Ce clerc nous est inconnu.

Aluredus (Da[nfer), S. T. (JSTenf, folios 9 b, 11 b). D sous-tenait, dans le hundred de Fulchestam, le manoir de ce nom , appartenant à Guillaume d'Arqués ( de Archis ) , ainsi qu'un solin et onze acres de terre , ou deux cent vingt acres. Suivant ja mesure normande, le solin valait cent quatre-vingt acres ou neuf scorr^s. Non seulement il sous-< tenait dans cette seigneurie de vastes terres; mais il possédait encore un domaine contenant onze charmées , cinq attelages de bceufs. et douze acres de prés. Toutes ces terres dépendaient dte la baronnie de l'évèque de Bayeux ; mais le Domesday ne dit cependant pas que Guillaume d'Arqués les tenait de ce prélat. Alured sous-tenait en outre, 4^ la baronnie de i'évëque, 1(6 manoir .de Midleia , centenje d'£^e. jSop inscription

Crespin , dix hydes de terre , dont cinq à Harpendone et cinq à Sexintone. Dans le comté de Huntingdon, il sou*-tenait , d'Eustache-l«-Vicomte, cinq hydes de terre et yingt-quatre acres de prés. Danscc^Joi de Northampton, il sous-tenait huit manoirs, dans la baronnie du comte de Mortain , et deux autres dans celle d'Eustache de Huntedune , ainsi que quelques pièces de terre dans celle de Guillaume Peyerel. Dans le comté d'Essex , il tenait deux manoirs de la baronnie de Swain d'Essex , à titre de fermier , ainsi que quelques portions de terre de la baronnie dé Rânulf, frère d'Uger , qu'Eleweva , femme libre, tenait T. R. E. Enfin^ dans le comté de SufTolk , il sous-tenait le manoir de Beindunam , dé-^ pendant de la baronnie de Geoffroy de Magneville. Il est évident que cet Alured n*avait aucun rapport avec le précédent, et qu*il était un indigène tenant un grand nombre de terres à titre de ferme.

Aluredus (Anglus), S. T. {Norfolk, folio 178 b). Il tenait seulement une charmée de terre, à Fortune, dans la baronnie de Roger Bigot.

Cet Aluredus Anglus ou Anglicus paraîtrait avoir quelques rapports avec Willelmus Anglicus, frère d* Aluredus de Solemnis, que nous avons vu figurer plus haut conmie témoin , dans une charte de Boger Fitz- Guillauroe-Malebenc , en 1105. Dans la supposition que le nom d' Anglus peut être traduit par celui de Langlois , il paraîtrait être la souche d'une famille Langlois , citée dans les Recherches de Montfaoucq , en 1463 , qui trouva noble un Bichard Langlois , à Orval , sergenterie de Coutances , ainsi qu'un Jean Langlois dans la ville même de Goutances. Au surplus , cette famille est probablement éteinte maintenant : car , si Roissy , en 1558 , la trouva encore assez nombreuse dans ces mêmes lo^ calités , Ghamillard , dans sa recherche de l'an 1666 , n'en parle pas , et il ne fait mention que de deux familles , du nom de Langloto et non TAnglois ; l'une dans l'élection de Yalognes, qui fut anoblie aux francsfiefs, en 1570 , et l'autre, élection d'Avranches, anoblie en 1644. Il existe en outre trois autres familles de ce même nom, indépendammoit de celles qui précèdent : l'une en Picardie, élection de Laon ; une autre à Bouen , qui s'est distinguée au parlement , et enfin une troisième dans réiection d'Argentan. Mais toutes ces familles paraissent nouvelles , et nous ne pouvons leur attribuer une grande ancienneté.

Aluredus (Brito), T. E. G. (DetonsAtre, folios 115b et 116). Cet

tQflri bien que la première, dire « d'après MoranI, qu'elle tirait son ori-^ ^fne d'Espagne .

La famille d'Epaigne est souTent mentionnée dans les chartes de l'abbaye de Préaux. Elle habitait et possédait des terres dans la paroisse d'Epaigne ; mais la totalité de cet aleu ne lui appartenait pas ; le comte de Meulan en était propriétaire, et il le tenait de ses ancêtres , les sires de Beaumont-Le-Roger et de Pont-Audemer , dont les chevaliers d'Epaigne releyaient et n'étaient par conséquent que les sou»-tenanls. — nri>ert de Beaumont donna anx religieux de Notre-Dame de Préaux la dlBie de sa terre, ainsi que celle de l'église et du moulin dTpaigne. Il fut imité par son frère Roger, qui donna à la même abbaye tout ce qu'il possédait dans cette même paroisse » et entre autres la forêt et le bois d'Epaigne. Il excepta de cette donation les cheyaliers qui relevaient de lui, et n'en céda que trois à l'abbaye , en se réservant tous les droits de suzeraineté sur les chevaliers qui possédaient des fiefs à Epaignes. Jos* celin, d'Epaigne , était l'un des chevaliers cédés aux religieux ; Buault de Saleme en était un autre , et nous voyons ses héritiers vendre , avec le consentement de leur suzerain, à Richard de Fourneaux, quatrième abbé de Préaux, de 1102 à 1131, tout ce qu'ils possédaient à Epaignes, à Préaux et à Toutainville.

Le MS. de Rosny, que possède maintenant la bibliothèque du roi, nous fait aussi connaître que l'évèque de Bayeux possédait également dans la paroisse d'Epaignes, et que, depuis l'établissement des fiefs, le comte de Meulan tenait, de ce même évêque, plusieurs fie(s, in hponia^ in Saler" na , et in foresta de Brotane , dont jouissait Jean de Brucourt. Enfin nous y trouvons encore des traces de la famille d'Epaigne en Normandie, et ce HS. dit : Johanne$ de Yspania et participes m tenent dimidium [eodum .

AtURBDUS. (Homo Colsuan), S. T. [lincolnAife ^ folio 357). Il sous-tenait des terres rdevant de la baronnie de Colsnau son Suzerain.

Ai^utEnus (Homo Durandt Mdet), S. T. ( ItnoobuAtre , foUo 305). Il soos-tenaît des terres relevant de la baromiie de son seigneur, Durand Malet

jUiniBiHS (Homo comitisMoritoniœ), S. T. (^oltfngtemiAiW , folios

dam le Domesday , soud le titre de Dapifer , et se» nombreuses tettdfes dtas le comté de Kent , permettent de supposer qu*il était attaché en cette qualité à la maison d'Odon , évéque de Bayeuic , où régnait un grand luxe et à laquelle étaient attacliés de ces sortes d'officiers, sourent en plus grand nombre que ceux du roi Guillaume « son frère otérifl: exemple imité par les autres grands tenanciers , dans la tenue de leurs maisons , ainsi que nous avons déjà en occasion de le remarquer.

AxtRBDOs ( Hispaniensis « Ispaniensis ou de bpania) , T. E. C* ( ITitt- $hiré , folio 73 ; Dùrêeistiirê , folio 82 b ; Sùmerseishire , folio 97 ; D0OMikire y folio 115 b ; GUmcestenhire , folio 162 ; HertfardMre, Mio 186), et S. T. ( WitlMrê , folio 6i b ; SomerMMre , folio 86 ; GlmeeUêrMre, folio 162). Il tenait en chef Esterberie, dans le comté de Wills ; T(mieworde , dans celui de Dorset ; Yemerestone, Bur et Tingt-deux autres seigneuries, dans celui de Somerset; Alferdintone, Tuichet et Or^ rewai , dans le Devonsfaire. Il tenait en fief deux car. ter. et atait sept villaê , qui avaient appartenu au comte Guillaume Fit^Roger, dans le comté de Gloucester. Il tenait aussi en chef , dans le comté d^Hereford, Touneberie, centenie de Plegeliet. Enfin, il sous-tenait dans trois de ces comtés , ceux de Wilts , de Somerset et de Gloucester, sais doute par exteiâion de baronnie. Toutes ces terres, à Texception d'un manoir dans le comté de Hereford, appartenaient à un saxon nommé AIwi.

Morant, dans son Histoire d'Essex^ page 363, dit que la famlBe de Ispania ou d'Hîspania , du comté d'Essex , était originaire de l'Espagne, d*oii elle avait tiré son nom ; mais nous ne pouvons cependant adopter son opinion , qui est évidemment née de la similitude du nom normand Espaigne, traduit dans le latin du moyen âge par le mot Hi^pania. La famille d*E^gne , ou plutôt Epaigne , qui ftit la souche de la famille anglaise d'Hispaine , du comté d'Essex , est véritablement normande et originaire de la paroisse d'Epaigne , près de Pont-Audemer , départe^ ment de TEore. Elle a pris son nom de cette paroisse, et il existe encore à PoÉt-Audemer ou dans les environs plusieurs familles , soit dans le commerce t soit dans la bbuiigeoisie , qui portent ce même nom d*Epaigne, parce qu^elles étaient nées daoscette commune de lipmda. Ainsi, la paroisse d*£panay, dans Tarrondissement de Falaise ( Cal vados ) , qui, dès le XI* siècle, portait les noms de Spanaium ou Ispanaiiim, pourrait,

boDne-heure, en ÀDgleterre par Alured, cinquième du nom, mortsans postérité , en 1263 , et sa fortune passa aux enfans de ses trois sœurs.

riLIATIOll DE GETTC FAMILLE EH ANGLETSaBE.

1* Alured , P' du nom , ven. cum Conq. seu adhuc et. Il eut deux fils Alain et Alured.

2^ Alain de Lincoln , vivant en 1081. D assistait au grand conseil des barons , tenu la quinzième année du règne du G>nquérant. Mort sans postérité mâle.

3"" Alured , IP du nom, succéda à son frère Alain.

4'' Robert , fils du précédent. U défendit le château de Warham, comté de Warwick , contre le roi Etienne » au nom de l'impératrice Mathilde.

5"" Alured IIP fut shérifTdu comte de Dorset et de celui de Somerset, la seizième année du règne de Henri II. Il mourut en 1198.

6"* Alured IV' fut un de ceux qui défendirent et gardèrent le château de Winchester, pour le roi, la première année du règne de Jean-sans- Terre(1200).

7** Alured, Y*, et dernier du nom, fut requis pour accompagner le roi â Chester, la quarante-deuxième année du règne de Henri HI (1257) . Il mourut sans postérité mâle, la quarante-huitième année du règne de ce même prince, en 1263, ne laissant, comme nous Tavons déjà dit, que les enfans de ses trois sœurs, pour hériter de tous ses biens.

Alurbdus (deMerleberg),S.T. {SomenetMre, folio 91 b). — (Voyez, âla lettre H., Merleberg Alveredus, T. E. C.

AiURBDUS (et sociusejus), S. T.{Oxfordshire, folio 155 b; Huntingdonr- «Mre, folio 206). Le compagnon de cet Alured portait le nom de Goscelinus ou Goscelin. Ils sous-tenaient, dans ce dernier comté , à Tominge, cinq hydesde terre et vingt-quatre acres de prés, dans la

281 b, 282 b (frû), 289 b; Yorkshire, foUos308 et 315 b). Cet homme du comte de Mortain sous-tenait, de Wido, des terres situées à Misme, comté de Nottingham , qui faisaient partie des domaines du roi , et , dans ce même comté , il sou^-tenait à Eaworde et à Holtone, dans les baronnies du comte de Mortain et de Raduif de Limsey ; enfin , dans TYorkshire, il sous-tenait à Gundel, à Nortone et à Ledeby , dans la baronnie du comte de Mortain, et de celle d'Ilbert de Lacy , à Austun.

Aluredcs ( Homo Odonis Arbalistarii ] , S. T. ( Lincolnshire , folio 365 b). Il sous-tenait dans la baronnie d'Odon l'Arbalestrier , son seigneur.

Aluredus (Homo Osbemi de Arcis) , S. T. Lincolmhire ^ folio 36i). Sous-tenant de ce même seigneur.

Aluredus (Homo Widonis de Gredun), S. T. {Lincolnshire, folie 367 passim). Il sous-tenait dans la baronnie de Guy de Graon, son Suzerain , à Achesby , Santon , Laceston et probablement à Uitone et à Scotone.

Aluredus ( e\ Lincolia ) T. E. G. [Bedfordihirt^ folio 215 b; Clamons North Rii. Lincoln, folio 375 b) , et S. T. {Rutland, folio 293 b (6ii); Clamores in Chetst., folio 377 b], Alored de Lincoln tenait en chef trois hydes de terres à Yimen, centenie de Wilge , comté de Bedford. Dans le north-riding , il possédait à Goles et réclamait à Ulvesby, ainsi que dans le wapentac de Geresburg , où il avait le droit de soc. Enfin il réclamait à Quedhayeringe, dans le Ghetsteven , et les jurés disaient que le droit de ses prédécesseurs était réel. La famille d*Alured de Lincoln, venue en Angleterre , soit avec le duc Guillaume, soit depuis la Conquête , ne nous est pas connue en France. Il n'était pas inscrit parmi les tenanciers T. R. E.; par conséquent il n'est pas présumable qu'il fût indigène. Tout nous porterait donc à le croire issu de l'une des Cbh milles normandes du nom d'Alured , que nous avons signalées dans le premier article. Il est même fort probable qu'il prit le nom du comté de Lincoln , dans lequel il possédait un grand nombre de seigneuries. En effet le Conquérant, auquel il avait sans doute rendu de signalés services, lui concéda non-seulement la baronnie de Widmenton , dans le comié de Bedford , mais encore plus de cinquante autres seigneuries ou manoirs dans le seul comté de Lincoln. La famille d'Alured s'éteignit de

des quatre chevaliers dTrso, vicomte de Worcester (Urso d'Abetot); Il soas-tenait, à Gochesey» à Willingwic et à Celdwic » dans les domaines du roi , trois des douze hydes de terre qui formaient la tenure de ces quatre chevaliers. Il sous*tenait aussi les sept hydes de terre quTrso d'Abetot tenait directement de la baronnie de Téglise de Worchester, et qui composaient la seigneurie de Biscopesleng. (Même obscurité sur la famille et l'origine de cet Âluredus Miles ).

ÀLUREDUs (HomoRogerii de Ârundel), S. T. ( Somersetshire , folio 89 b; Add. Domesd, d'Exeler^ folio 70). Il sous-tenait, dans le domaine de Gison , évèque de Wells , une hyde et demie de terre , sur laquelle rex non hdbébal gtldum.

Aluric, t. E. g. et T. R. E. ( Om/^ , folio 49 b ; WiltMre, folio 73 b [bis] ; Dorseishire, 84 b [ter); Somersetshire ^ 99 {bis); Devonshire, 118 b {bis); Oxforddiire, 161 ; Wanvickshire, 244b; Staffordshire, 250 b; Nottinghamshire , 292 b ( 1er ), 293 ( kis), et S. T. ( Hants ,blh{bis ), 53 , 54 ; Berkshire , 56 b (bt5 ), 63 ; Wiltshire , 73 b; Dorsetshire , 84 b ; Somersetshire , 87 , 87 b ; Devonshire , 113 b, 118 b ( bis); Oxfordshire , 155 b, 158 ; Warvoickshire , 242 b ; Shropskire, 252 b ; Suffolt, 320 , 446 b]. Il règne généralement beaucoup d'obscurité sur les soixantequatre anglo-saxons qui , sous les noms ou prénoms d'Aluric , Aluricus» figurent comme tenanciers avant la confection du Domesday^ Book. Il en est de même des seize Aluric qui se soumirent au Ginquérant, et auxquels ce prince conserva une partie de leurs anciennes tenures. Jusqu'ici nous n'avons pu trouver aucun document sur la famille de cet Aluric ; et le silence gardé par les chroniques saxonnes nous permet à peine de supposer que ce thane puissant pouvait peut-être appartenir, à l'une des branches collatérales de la famille d'Aluric , regardé comme le dernier descendant d'Hengist, roi ou comte de Kent. Au surplus nous voyons, par le DoTnesday, combien cette famille était opulente du temps d'Edouard , puisqu'elle possédait alors plus de cent vingt seigneuries, réparties dans vingt-cinq comtés de l'Angleterre. Et, après sa soumission au Conquérant, il fut même tellement fav4>risé parce prince , que onze vastes seigneuries lui furent conservées, dans les neuf comtés désignés ci-dessus, au détriment de ses compagnons, avides de se partagerles dépouilles des Anglo-Saxons. Le roi Guillaume lui permit T. L 18

terre et baronnie d'Eustache-le-Vicomte. Ib soufr-tenaientaïUBi, dans la baroonie de Tévèque de Bayeux, une hyde de terre et une veifiée, à Sexintone, comté d'Oxford.

Alurbdus (Nepos Turoldi ) , T. E. G. ( Lincolnshire , folio 336 b). D tenait les mêmes terres T. R. E. Le Damesday dit qu*il tenait directement du roi très toftos terrœ^ que le saxon Sybi possédait dans ce comté, et qu*il jouissait en outre de toute espèce de droits coutumiers, à Texception cependant de celui de Monedagio , que le roi s'était réservé. Le nom de Turold était si commun dans les deux pays de France et d'Angleterre « à cette époque, qu'il est difficile maintenant de se fixer sur la famille de ce tenant.

Aluredds (Nepos Wigot), T. E. C. {QxfordMre.Mio 160). H tenait en chef et en baronnie , à Stock , et à Gecadune , les mêmes terres dont le saxon Ulfrid ou Wilfrid était tenancier libre T. R. £. Mais quel est cet Alured, neveu ou petit-fils de Wigot? Non-seulement il existait, éa temps des rois Ethelred et Edmond, un Wigot ou Wigod, comte de Warwick et baron de Wallmgford , qui avait épousé une soeur de Leofric, comte de Murcîe ; mais nous trouvons encore parmi ses desoesdants un Wigod, seigneur de Wallingford, chez lequel le duc Guillaume, après la battaille d'Hastings , demeura tout le temps que la ville de Londres tenait encore le parti d'Edgard Atheling. La fille unique de oe Wigod , du nom d'Alditha ou Algitha , épousa Roger d'Oigly ou d'Ouilly , auquel elle transmit tous les biens de cette famille. D est donc naturel de penser que cet Aluredus Nepos Wigot sortait d'une bnmehe collatérale des Wigod , et qu'après avoir fait sa soumission au Conquérant , il aura obtenu de ce prince les vastes domaines qu'Ulfirid possédait dans le comte d'Oxford.

Alcjredcs (Presbyter), T. E. G. [Hants , folio 49 ). Nous ne pouvons faire connaître ni le nom de famille, ni l'origine de<» prêtre, qui devait cependant jouir de quelques considérations, puisqu'il avait obtenu du Conquérant une baronnie dont les dépendances , à UltrétuBe et â Finley, étaient, du temps d'Edouard, la prq>riétéd*Elveva. B tenait aussi une hyde de terre dans la centenie de Tuefel , tenue à la même époque par le saxon Dlvret.

Alubedus { Miles ) , S. T. { Wcrce^terskire , Mios 172 et 178). L%n

aa Conqn^^jnt , daqael il tenait directement deux charraées de terre, des aumânes du roi » à Weiestan , comté de Leicester.

ÂLURicus , S. T ( Sussex, folio 19 b ; Berkshire, folios 60 b , 62 , 63 b ; SomerHtshire , folio 89 ; NorthampUmskire , folio 221 ; Essex , folk) 30 b, 70b; SuffoUt^ folio 395b, 360 b, 383, 400, 425, 446 b.)Get Aluricas, désigné seulement comme sous-tenant, semblerait être le même que le T. £. G. dont nous avons parlé plus haut, sous le nom d'Àluric seul ; mais l'absence de documents précis nous anpèche d'édaircir ce doute. Il faisaitpartie des tenanciers du temps d'Edouard, et jouissait de cinquante-sept manoirs, répartis dans treize comtés de l'Angleterre. D est probable qu'il ne fit sa soumission au Conquérant, que lorsque ce prince eut disposé de ses tenures pour en gratifier ses compagnons d'armes , et par conséquent il s'est trouvé réduit à devenir le fendataire ou le sous-tenant de ces derniers.

Àumicvs { Giacc^l ) , S. T. ( Middlesex , Mio 127 b ). Ce Ghacepôl ne nous est pas connu ; mais , quoiqu'il n'existe pas de famille de ce nom , nous serions portés à croire qu'il aura été altéré et que le sous* tenaatqui le portaitétait la souche d'une famille de Ghaspol ou Ghas* poux, de la Touraine , voisiiie de la Gonquète. Au jneste , il n'est pas inscrit parmi les tenanciers éa temps d'Edouard; d'où l'on peut induire qu'il appartenait à une famille française , venue en Angleterre , soit amc le duc Guillaume , soit à la sotte de quelipies-^ns de ses barons, dont il sera devenu le sous-tenant.

Aluhicus ( Filins Kolf , burgensis de Gipeswiz ), S. T. ( Suffolk^ felio 446 ). Son père possédait T. A« E. et fit sa soumissioâ an Conquérant, qui lui conserva ses domaines. Aiuric, son fils , faisait partie des deux cent dix bourgeois d'Ipswick, dMit cent dix payaient une renie eoutumière , tandis que les cent autres étaient taxés à un penny seulement , à cause de leur pauvreté.

Alusicus ( Frater Edrid ) , S. T. {SmMrseUhiré, folio 87 b ; Suff^lk , folio 447 b) . Les AdditamerUa au Domesday d'Exeter, p. 162, le désignent comme étant le frère d'Edmère , et non pas d'Edric. il sous-tcnaît tvois hydes de terre à Tanton , de la basonnie de l'évèquede Winton , comté de Somerset.

Aluucits (Medicus) , S. T. ( HwUs , loUo 5i b ). Ce

même de vendre quelques-uns de ses anciens domaines ; et nous lisons dans le Damesday, folio 242, au sujet de celui qu'il possédait à Merstone, dans le comté de Warwick : Aluricus libère Unuit T. R. E. lumc terram , émit ab eo Robertuê ( d'Ouilly ) , licetUia régis Willelmi. Dans le comté d'Oxford, Aluric est désisn^é quelquefois sous le nom de MiniMter RegiSf souvent employé à la place de celui de Tainus Régis.

Aluric ( Alter ) , S. T. ( Berkshire , folio 56 b ). Cet autre Aluric ne nous est pas connu.

Aluric (Estrat ), S. T. ( Suffolk , folio ii6 b). Aussi peu connu que le précédent.

Aluric ( et duo Alodarii ) , T. E. C. {Hants , folio 51 b). Ces trois francs-tenanciers jouissaient en commun de ^usieurs manoirs situés dans la centenie de Truham , que le Conquérant leur avait concédés, sans doute après leur soumission.

Aluric (etWislac ) , T. E.C. et T. R. E. ( Hants, foUo 34(6is). L'un et l'autre nous sont inconnus. 11 tenaient directement du roi dans la terre des thanes , située à Hotlestone. Ces anglo-saxons tenaienti du temps d'Edouard , le manoir d'Ermund, dans l'ile de Wight, et celui de Heceford, dans le hundred d'Hemereswel.

Aluric ( et Rrictric ), T. E. C. Ces anglo-saxons soumis tenaient directement du roi Guillaume , dans la terre des thanes, une partie de celle dont ils étaient tenanciers du temps d'Edouard.

Aluric ou Aluricus (Parvus ou Petit), T. E. C, inscrit sous le dernier nom ( Hants , folio 50 b) , et sous celui de Parvus ( WiUshire^ folio 73 b), et comme S. T. sous ces mêmes noms ( H<Ms , folio 51 b , et Somerset" shire , folio 87). Il est aussi nommé Africus parvus de Hamtansyra, dans le Domesday d'Eœeter , folio 780 ; mais il nous est aussi inconnu sous Fun comme sous l'autre nom.

Aluric ou Aluricus ( Presbyter ) , T. E. C. sous le dernier nom ( Leicestershire 9 folio 231) , et comme S. T. sous les deux noms (flicmls, folio 41 ( Ml) ; Bedfordshire, folio 213 ; Suffolk, folios 295 , 295 (ftû ) et 446). Cet Aluricus était aussi inscrit parmi les tenanciers T. R. E. sous le titre de Presbyter liber homo , distinction particulière qui permettrait de croire que , du temps de ce prince , des serfs pouvai^t être admis à la prêtrise. Du reste , ce pnètre saxon avait fait sa soumissioD

vardus , et qui , ne possédant pas da temps dTdouard , permettraient de supposer qu'ils avaient suivi le duc Guillaume à la Conquête ; mais OU les trouver maintenant ?

Alward ( Colline) , T. E- C. { Wiltshire, folio 73 b ). Cet Alward Colline , tenant directement du roi une baronnie, dans le Wiltshire , n'est pas inscrit sous ces noms parmi les tenanciers T. R. E. Nous ne connaissons cependant aucune famille française dont le nom pût se rapprocher de celui de Colline; ce qui nous porte à croire que ce fut un saxon soumis ; et il est même probable qu'il appartenait à la famille d'un antre Colline qu'on trouve inscrit, sans le prénom d'Alvard, parmi les tenanciers du Shropshire , avant la confection du Domesday.

Alward ( Filius Elmund) , S. T, {Shropshire , folio 259 bpassim ]. Le Damesday dit : et tenebat T. R. E. Cet anglo-saxon sous-tenait , dans la baronnie du comte Roger de Montgommery , deux manoirs situés dans la centenie de Wiletrey.

Alward (Mert), T. E. C. et T. R. E. {Devonshire , folio 118). Alward Mert paraîtrait être le même qu'Alwardus de Merde , inscrit plus bas comme tenant en chef ou comme S. T. dans l'Hertfordshire ; mais nous ne possédons aucun titre pour appuyer cette conjecture. Tous deux sont évidemment des anglo-saxons soumis , dont nous devons peu nous occuper. Alward Mert tenait , de la reine , une demi-vergée de terre en aumône , dans le comté de Devon. Le domaine qu'il tenait du Conquérant faisait partie de ses tenures du temps d'Edouard , et il pouvait le transmettre à qui bon lui plairait , sous la condition de payer au vicomte trois deniers de rente annuelle.

Alward (Teinus)» S. T. {Somersetshire , folio 87 ). Le Domesday dit qu'il tenait du temps d'Edouard. Cet Alward était probablement un thane d'une classe inférieure , devenu sous-tenant.

Alwardus , T. E. C. et T. R. E. WMMre , folio 73 b ; Dorsetshire, 84,84b; Staffardshire, 250b), etS.T. (Stwsea?, 24b( Ws ) ; Wiltshire , 66 ( fris ) , 68 b , 72 ; Somersetshire , 87 b [bis ), 89 , 97 b; Devonshire , 104 b (6t«) , 105 ; Hertfordshire , 141 ; Oxfordshire , 154 , 158 ; Essex , 102 b ). — Voyez plus haut le nom Alward.

Alwardus. (Clericus), S. T. [Snssex^ folio 16 b). C'était probablement un clerc de la chapelle du roi.

sans doute attaché à la maison du Conquérant, et jouissait, en cette qualité , de la portion de terre afTectée temporairement à ce même office de médecin.

Aluricus (Sochemannus ) , S. T. [Suffolk, folio 361 ) , probablement un colon indigène, sous-tenant d'un baron normand (Voyez le Glossaire

au mot SOCHB VANNUS ) .

Aluricus (Teinus), S. T. ( Essex , folio 26 b ). G*était sans doute un tbane d*une classe inférieure, qui, n'ayant pas fait sa soumission au Ck)nquérant , devint sous-tenant d'un baron normand.

Aluricus (Lewinus) , S. T. ( Suffolk , folio 446b). Inconnu.

Alward , T. E. C. et T. R. E. ( Dorsetshire , folio 84 ; Devonshire , folio 118 ) , et comme S. T. ( Wiltshire , folio 68 b ; Somersetshire , folio 87 , 93 b ; Devonshire , folio 104 b , 105 b ; Cornuxill , 120 , 124 b(W5) ; Hertfordshire , 137, 137 b; Shropshire , 259 b). Le thane Alward possédait T. R. E. cent treize manoirs ou seigneuries, répartis dans dixneuf comtés de l'Angleterre ; mais , quoique ce grand tenancier eût fait sa soumission au Conquérant , il ne conserva, de tous ses vastes domaines, que six manoirs , qu'il tenait en cbef et en baronnie de ce prince. Il sous-tenait en outre une partie des terres qu'il tenait allodialement du temps d'Edouard et qui avaient été concédées au comte de Mortain , dans les comtés de Devon et de Cornouailles. Dans celui de Somerset , il soutenait trois hydes de terre , dans celle des tbanes du roi, ainsi que divers manoirs situés dans les baronnies de Roger de Courcelles , de Turstin Fitz-Rou , et dans les domaines de l'abbaye de Glastonbury. Dans le Wiltshire, il sous-tenait de l'évèque de Salisbury , de l'abbé d'Ambresbery et de la baronnie de Guillaume de Falaise. Dans le Sussex , il soutenait du comte Roger de Montgommery et de la baronnie de Guillaume de Yarennes. Enfin les terres qu'il possédait du temps d'Edouard , dans l'Hertfordsbire , et qu'il pouvait vendre alors , il ne les tenait plus que comme feudataire de Robert de Guemon.

Il existe fort peu de documents sur la famille de cet Alward, ainsi que sur celles des vingt-trois autres qui figurent parmi les tenanciers avant la confection du DomesdaySook , et nous en trouvons encore moins en France , sur ceux qui portaient ce même prénom d'Alvard ou d' Ai-

Piscatores , Portarias , Potarii ou Poters , Prebendariiy Prefecti, Prepositi,

Salinarii,

Scutiilariuft»

Senientes»

Satores,

ToDSor 9

Vigilantes Homines. (1).

Ajlwabbus (de Merde), T. £. G. etT.B. E. {Hertfordshire , folio 142 b). — Voyez le nom Alward Mert.

AJ.WARDU9 (Presbyter)» S. T< ( WiUshire, folio 65 b, 68 b). Ce prêtre tenait la même terre du temps du roi Edouard , et le Conquérant la loi conserva après sa soumission.

Alwart, s. T, {Suffolk, folio 321 ). U était également inscrit parmi les tenanciers du comté d'Essex , T. B. E. Après sa soumission, le Conquérant lui conserva ses biens du comté de SufTolk.

Alwewe, s. t. {SuffM, folio 435 b). Ce sous*tenant saxon est inconnu.

Alwi, t. E.G. et T. R.E. {Hants, folio 50; Oxfordshire, 161), et S. T. Keni, folio 1 b; Devonshire^ 116 b {bis); Oxfardshire , 154). Sous lesdifTérentsmoms d'Alwi, Alwin ou Alwinus, nous trouvons, avant la confection du Dotnesday-BoiA , soixante-dix tenanciers , dont quatorze seulement paraissent avoir fait leur soumission au Conquérant , ou du moins sont inscrits dans. ce registre comme T. E. C. ou comme S. T. Parmi ces dernier», il y en a trois désignés seulement par les noms ou prénoms ci-dessus, et les soixante-sept autres se distinguent par une qualification ou un titre quelconque, souvent joint à l'un et à l'autre de ces mêmes nonas ou prénoms; ce qui prouve évidemment qu'ils appartenaient à la même personne , malgré leur différence finale. Ainsi

(1 ) Tous ces officiers tenaient directement du roi , et, parce motif, ils ont été inscrits jusqulci dans toutes les listes comme T. E. G. Nous avons également suivi cet usage dans notre table , bien qu'il fAi contraire à noire opinion. €e titre n'appartenait qu^aux barons; et U ne doit pas être si légèreneot prodigié aux Uumes ioférieurs, aux officiers et a«a autres serviteurs in roi.

ÀLWARDUS ( et Demman ) , T. E. C. et T. R. E. {Hertfordikire , folio 142). Ces deux thanes firent leur soumlsâon au Conquérant « et reçurent de ce prince le manoir de Wortone , situé dans la terre des thanes et dans la centenie de ce nom.

Alwardcs (etfratresejus), t. E. G. et T. R. E. {SomêrsettUrt , folio 99). Cet Alward et ses frères sont éyidemment les enfants d'un thane soumis au Conquérant. Î^Domesday^Uklem sujet : Paier «omm tenebat tempore régis Edottardi.

ALWARnus (Aurifaber), T. E. C. et T. R. E. {Berkshire , folio 63 b). Cet orfèyre faisait partie des officiers d'une classe inférieure, qui étaient attachés à la maison d'Edouard , et qui étaient rétribués soit en terres , soit en bâtiments affectés à l'office, au travail ou aux fonctions qu'ils remplissaient auprès du prince. Après la Conquête, le roi Guillaume adopta cette coutume pour les diverses charges plus ou moins servîtes de sa maison ; et Alvard , qui remplissait auprès d'Edouard l'office d'orfèvre ou de bijoutier de la cour , ayant fait sa soumission au Conquérant , ce prince lui conserva le domaine que son père tenait de la reine Eddid, dans le comté de Berk.

Voici la liste de ces différents officiers tels qu'ils se rencantreroni dans la

suite du Domesday-Book:

Aurifabri , Carpentarii , Cementarii , Cervisarii > Fabri, Ferrarii , Figuli , Fossarii, Fossator, Fowen , Granetarius , Hostiarins ,

Inguardi, Joculator régis , Joculatrix , Lavatores, Loricati, Lorimarius, Loripes, Mercatores,

Parcher,

Parm'l (s. é. Parmenlarii ) ,

— liste nom A'Àhoif mhUHer régis. Ce même registre dit , en parlant de cette terre» qu'il la Tendit à Maruusis , sine liceraia régis; et d'nn autre côté nous y lisons qu'il avait acheté, arec la permission du roi» dii taydes de terre à Bertanestone , dans rHertfordshire.

ALwor, S, T. {Berkshire, folio 62 ; Staffordshire , 2i7), —Voyez plus

haut le premier nom d'Alwi.

^ ^ let ), S. T. (fronts , folio 50 ). Alwin Ret n'était pas inscrit

S ^' lanciers T. R. £. D est donc présumable que ce n*était pas

^ ^ . Mais à quelle province de France pouvait-U appartenir ?

d du nom de Ret avec celui de Rets , en Bretagne, dans le '6fim , nous porterait cependant à croire que ce sous-tenant Basse-Bretagne, et qu*il avait été inscrit dans le Domesday

^ X ^^ ^ province.

S ^ T. E. C. ( Emiingâanshire , folio 207 b). On trouve parmi

"S T. R. E., le thane Àlwine , dit ou sorfi du sang royal ,

m franc-aleu diverses seigneuries, dans les comtés de

de Huntingdon, de Lincoln, de Nottingham et d'Tork. II

foit sa soumission au Conquérant, qui le dépouilla néanmoins

! de ses domaines , et ne lui laissa en baronnie que les terres

,sait dans le comté de Huntingdon.

, T. £. C. et T. R. £. {Bonis , folio 50 b; DewmsMre, 118 b;

e, 218b}, et S. T. {l^mex, folios 19, 20, 21, 2i, 27;

Berkshire, 56 b, 59 b; DarseUhire, 80; Somerselshire , 97 b;

114 b, 118b; Oxfardshire, 154 {ter); WareesUrshire, 175

trdskire, 185 ; Cambridgeskire , 193 b ; Bedfardshire , 212,

isiershire, 232b, 233,235 {bis); Waru)iekskire, 2ll, 241 b

b {bU); Staffordshire, 2VIh; SuffoUt 396,446b(M^).

3S baut le premier nom d' Alwi.

(FmusBritmar),S.T. (JTtASefeâP, folio 127 b). D sous-

les mêmes terres dont U Jouissait à titre alodial T. R. E.

on père, était homme libre du comte Harold , et possédait

ité de Middlesez.

(FiUus Gheping),T. E. C. {Berkshire, foBo 63b). Du

H ouard , son père tenait dans les ccmtés de Hauts , de Berks ,

le Somerset et de Devon. AIwinus Qieping , son fils » parait

nous les trouvons inscrits comme grands tenanciers du temps d'Edouard, sous le nom d'Âlwi seul » dans vingt-huit comtés de TÀngleterre , dans lesquels ils possédaient quarante-deux seigneuries : vingt-trois sont également inscrits sous celui d'ÀIvt^in, et enfin cent quarante-neof le sont sous celui d'Àlwinus. Mais souvent la même propriété est indistinctement portée sous ces trois diverses dénominations. — ^Depuis la soumission de ce thane anglo-saxon ou de ses homonymes , il tenait directement du Conquérant et en baronnie cinq vastes domaines , dans les comtés de Hauts , de Devon , d'Oxford et de Bedford. Il soutenait en outre dans le Sussex, soit des comtes de Mortain et de Roger de Montgommery , soit de la femme de Guillaume de Watteville, qui tenait elle même de Guillaume de Warennes. Dans celui de Hauts , il soutenait de Hugues de Port , du comte de Mortain et de Turstin Fitz-Rolf ; dans celui de Dorset et de Somerset ou dans le Devonshire, de Raoul de la Pommeray. Dans le comté d'Oxford, il tenait une maison, à charge de réparer les murs de la ville. Enfin, dans les comtés de Hereford,de Bedford , de Leicester et de Warwick , il sous-tenait de Roger de Lacy, d*Eudon Fitz-Hubert ( dapifer), de Hugues de Gentemesnil, de Henri de Ferrières , de Geoffroy de Wirce, ainsi que de Turchil de Warwick et de Robert de Stafford.

Alwi (filius Saulf ), T. £. G. et T. R. E. ( Hants , folio 50). Saolf, père d'Alvt^i, tenait allodialement du temps d'Edouard. L'un et Fatitre firent leur soumission au Conquérant, qui conserva à Saulf ses anciens domaines , et donna à Alwi un manoir, dans le Hampshire, qu'il tenait directement et en baronnie de ce prince.

Alwi (filius Torber ou Turber]. T. E. C. et T. R. E. {Ha$Ui, folio 50; Wiltshire^ 73 b). Gomme le précédent, son père avait tenu du temps d*Édouard et avait conservé ses domaines. Lui-même fût également doté par le Conquérant, dans les comtés de Hants et de Wilts.

Alwi ( Vicecomes) , T. E. C. et T. R, E. ( Oxfordshire, folio 160 b). Cet Alwi figure sous le nom d'Almnus vicecomes^ parmi les tenanciers du temps d'Edouard. Il parait avoir fait sa soumission au Conquérant , et avoir été attaché à la maison de ce prince, duquel il tenait en chef deux hydes et demie de terre, à Blicestone, dans la baronnie des thanes du roi : c'est pourquoi il est inscrit quelquefois, dans le Damesdaj/f sous

furent déltyrées par Hamfroy-Yis-de-Loap , ce que Wygot eonfirma ; mais les jurés de la oentenie dirent qu'ils n'en avaient pas connaissance.

ÀLWius, S. T. {Watshire, folio 73 b). Suivant le Domesday d^Eœeter, folio 356, il sous-tenait également àOlurintone , dans le comté de Devon, de la baronnie d'CMlon , fils de Gamelin. Cet anglo-saxon ne parait pas avoir fait sa soumission au Conquérant ; il n'était que simple soustenant , quoiqu'il fût inscrit parmi les grands tenanciers du temps d'Edouard, dans les comtés de Wilts, de Norfolk et de Suffolk.

ÀLWOD. T. £. G. et T. R. E. [GUmcesterOdre , folio 170 b ; Uneolfir- Mre, 336), S. T. {SusseXf folio 20; BerkMre , 56 b; Somersetshire , 87 b; Gtoucesterskiref 170 b). Le tbane Alwod était tenancier du temps du roi Edouard, dans quatorze comtés de l'Angleterre. U était à cette même époque l'un des Utgemm du comté de Lincoln. Lorsqu'il eut fait sa soumission au Conquérant, ce prince le maintint dans les mêmes fonctions et le gratifia en outre de deux de ses anciens domaines, dans les comtés de Gloucester et de Lincoln , avec le droit de sac et de soc dans ce dernier comté. Le Domesday d^Exeter^ p. 162, dit aussi qu'il sous-tenait dans la baronnie de L'évêque de Winchester , à Tantona , comté de Somerset , une hyde et une vergée et demie de terre.

Alwod (Camerarius), T. E. C. {Berkshire^ folio 63 b). L'anglo-saxon Alwod était chambellan du temps du roi Harold , et jouissait , comme tenancier, d'un domaine dans ce même comté. U est probable que le Conquérant, qui cherchait à s'attacher les Saxons, maintint a cet Alwod son titre et ses anciennes propriétés.

Alwoldus ou Alwaldus , T. E. C. {Staffordshire , folio 250 b) et S. T. {Devonshiref 115b (fris); Cambridgeshirej 197; Huntingdonshiref 204, 206 ; Bedfardshire , 210 ; LHeesUrshire , 235 b). Du temps d'Edouard, cet Alwold était un homme libre, et fl tenait en franc-aleu , dans neuf comtés de l'Angleterre. Après avoir fait sa soumission au Conquérant, il reçut directement et en baronnie , de ce prince , une vaste seigneurie dans le comté de StafTord. U sous-tenait également, dans le comté de Devon , deux manoirs dépendaAt de la baronnie de Théobald de Berner. Dans le Cambridgeshire , fl sous-tenait de celle de Gilbert de Gand; ainsi que de l'abbaye deRamsey, dans le comté de Huntingdon ; et U réclamait, avec ses frères , dans le même comté , quatre hydeset

avoir fait sa soumission au Conquérant, qui lui donna directement et en baronnie l*une des seigneuries de son père, située dans le Berkshire.

Alwinus ( Dodesone), T. E. G. et T. R. E. [Hertfordshire, folio 142). Le manoir de Wermelay , qu'il tenait directement et en baronnie du Conquérant, avait été vendu trois marcs d*or, après la descente de ce prince en Angleterre. II se composait de deux hydes et demie de terre labourable, avec une prairie pour la nourriture des bestiaux, et un bois suffisant pour la glandée de 150 cochons.

Alwinus ( Homo comitis de Ow ou d'Eu) , S. T. {Susseœ, folio 19). Cet anglo-saxon , devenu Thomime du comte d'Eu , sous-tenait une charruée de terre, à Ripe, dans le domaine et la baronnie de ce seigneur.

Alwinus ( Praifectus Régis), T. E. C. ( Bedfardshire, folio 218 b, {ter). Ce prœpositus ou prévôt du roi nous est inconnu. Il tenait directement de ce prince, in terra prœfecti regis^ divers manoirs situés, dans les centenies de Bicheleswod et de Sudtone, du comté de Bedford. Il parait, d'après le Domesday, que Raoul Taillebois, lorsqu'il était vicomte de ce comté, avait mis ces manoirs dans la main du roi, parce que ceux qui en jouissaient T. R. E. les retenaient encore , et que ceux auxquels le roi les avait concédés ne pouvaient pas en jouir.

Alvhnus (Presbyter ) , T. E. C. et T. R. E. ( Wiltshire , folio 73 b ; Bedfordshire , 218b ) , et S. T. {Oxfordshire, folio 154). Ce prêtre, sans doute chapelain du roi Edouard , tenait de ce prince deux manoirs, situés dans les comtés de Wilts et de Redford, dont il pouvait disposer k sa volonté. Lorsqu'il eut fait sa soumission, le roi Guillaume lui conserva la jouissance de ces mêmes domaines, mais à titre d'aumône et sous la condition de dire deux messes par semaine, pour le repos de son âme et de celle de la reine.

Alwino ( Wit ) , T. E. C. et T. R. E. {HœiUs , folio 50 b). Dana le Domesday^ le mot Wit est mis en interligne, au-dessus de celui d' Alwinus ; mais nous n'en connaissons pas le motif. Le thane saxon Alwinus parait avoir fait sa soumission au Conquérant. Il sous^enait, dans la terre des thanes , du comté de Hauts , deux hydes de terre , dont il était tenancier T. R. £., et qu'U tenait de Wygot, pro tuUione. Lors de la confection du Domesdayt il déclara tenir ces terres de BUon, et dles lui

ces di£Eéreii(8 lieux c'est toujours unsral et même tenancier que le Do^ mesday nous désigne*

AuLFRimis, S. T. (jEssex , folios 69 b et 71). H sous-tenait, dans ce comté, de la terre et baronnie de Baoul Baignard, trente acres de terre, à Magelana et à Wendenam , dans les centenies de Qurelunga et de Udelesford. D nous est impossible de dire si ce sous-tenant était français ou angloHuaon.

Ambube, s. t. (HerefordêhirCf folio 136). Inconnu.

Akbrlahh, s. t. {Staff or dshire folio 250 b). U sous-tenait, dans la baronnie de Bainald de Bailleul , une byde de terre, à Werstome ou Bertime, centenie de Golrestan.

Amun, s. t. {DarMMref folio 79). U sous-tenait i Wai, de la baronnie du comte de Mortain.

ÀMOimos, probablement le même que le précédent , dont le nom est souvent écrit Amund au lieu d' Amun , S. T. {DorMshirêf folio 79 b ; S(mers$t$kiref feUo 93; SuffoUt, folio 433 b (Ms). D tenait , dans ce dernier comté, T. R. E. et il sous4enait dans la baJronnie du comte de Mortain , dans les comtés de Dorsetet de Somerset , ainsi que dans la baronnie de Onfroy le chambellan. Cet Amundus était probablement un anglo-saxon , qui n'aura fidt que changer de maître après la Conquête.

AKGHrniLUS ( Presbjter ) , S. T. {Keni , folio 5 b). Cet Anquetil paraîtrait être normand, n était i»t>bablement chapelain ou aumônier d'Odon, évêque de Bayeux et comte de Kent, duquel il tenait quelques terres, i titre d*aum6ne.

Ancholfus ou Aksgholfus , S. T. (JVbr/iott, folio 205). Il tenait dans le même comté T. R. E. D sous-tenait alors, i Keminchain, un solin et trente acres de terre , dans la baronnie de Godefric ou jdutôt de Godric le Dapifer.

AHDBGAYSirsis(S. Nicobus), S. T. {BedfcrdMre, folio 214 b). Cette aU>aye fut fondée par Foulques de Nera, comte d'Anjou. Outre les biens qui furent cotnoédés à cette abbaye, par le Conquérant, en Angleterre , elle y possédait encore des droits asses considérables sur les alienprio^ ms { Tanner, NatUia fiioii., t. U, p* 65 ). L'impératrice Hathilde donna à. St-I6ealas d'Angers htmoitié de l'église de Wilioughton » dans le Lin- I, sur laquelle l'abbé de St^Nicolas prélevait une pension, il

demie de terre, dont ils avaient été dépouillés par EQStache4e-YioMnte. Il soas-tenait, en outre» dans les baronnies de l'évèque de Contantes et de Geoffroy de Wirce, situées dans les comtés de Bedford et de Leioester. Enfin t dans les Add. Exan. Domesd. p. 162, nous voyons qu'il soustenait, dans la baronnie de Tévèque de Winchester, à Tantona, comté de Somerset, une tayde et demie de terre.

Amalric ou Amalricus, s. t. [OxfùrdMre^ folio 159 b ; Der6yijkîrs, 275 b). Il sous-tenait de la baronnie de Milon Crespin , cinq hydes de terre, à Brolewelle , comté d'Oxford, que le thane Ulstan tenait librement, T. R.E., et, dans le comté de Derby, il sous-tenait A Normantuiie, dans la baronnie de Henry de Ferrières. La famille de cet Amalric semble avoir beaucoup de rapport avec celle d'Amaury, dont nous avons parlé plus haut, à rart.il/martfi5 prmpositui régie (Voyez ce mot).

Akbrbsbbrls (Terra Ecclesis), T. E. G. {Berkshire, folio 60; IFittshire , folio 68 b) , et S. T. sous le nom de Abbatia de AmbreMmrie {Berkshire 9 folio 57 b). Suivant la Notice de Tanner, p. 589, Tabbesse et les religieuses d' Ambresberie , dans le Wiltshire , auraient été feiH voyées de leur monastère par le roi Henri U^ en 1177, à cause de lew dérèglement. Ce prince, ajoute-il, mit à leur place et fit venir de France une prieure et vingt-quatre religieuses de l'abbaye de Fontevrault, et qui en dépendirent quelque temps ; mais elles s'en séparèrent et ce prieuré fut érigé en abbaye. Marie , la sixième fille d*Édouard P, se fit religieuse dans cette maison, à laquelle ce prince donna 200 livres de rentes, pro Maria fUia régis moniale de Ambre Aury. Elle passa ensuite religieuse à l'abbaye de Fontevrault. — D est aussi fait mention de Fabbaye d'Ambresberie dans le grand rôle d'affiliation de l'abbaye de Savigny, MS. du XIP siècle : on y lit : TUulus sanctœ Maria et saneH Melori Ambresberiensis ecde^ûe, et , après avoir promis des prières pour rame de Vital et des fondateurs de Savigny, elles ajoutent : Orale jh^ nostris et nos oramus pro f^estris.

Ambrosius , S. T. {BuMnghamdiiref folio 148 ; BedfordsUre ^iHh; Norihamptonshire , 226 {ter); NoUiâghamshire , 287). Il est égalenMit désigné, dans ce dernier comté, sous le nom d^iimbresitfi hamo WUldmi Peverel; et il était également sou»-tenaneier de ce même seigneur, dMiy les trois {n^miers comtés : il est évident que sous ces divers titres et dans

, Roger d'Andely, parmi les chevaliers qui devaient 4 poar leurs fiefs, aox dacs de Normandie, les services militaires, et nous le voyons aussi , en 1201 , appelé au gouvernement du château de Lavardin, par le roi Jean-sans^Terre (Roi. Gart. A. lll^ John). Voyez aussi ce que Tabbé De La Rue dit de ce chansonnier, dans son Histoire de$ Trouvères, vol. 01, pages 196, 197 et 198. Quant à Henri d'Andely, chanoine de Rouen, auteur du Lay d'Aristote, etc. il était probablement frère ou parent de Roger , dont il était contemporain. Il fut délégué par le pape Innocent III, avec Guillaume Mariiez, également chanoine de Rouen , pour juger un différend entre Raoul , archidiacre de Rayeux , et le curé de Percy , chapelain de la chapelle castrale de Thury-Harcourt ^ qui réclamait des droits préjudiciables aux intérêts de ce même archidiacre.

Anurb^ (S. Ganonici , S. T. {Somersetshire , folio 89 b ). Ils tenaient la même terre , du temps du roi Edouard.

Akdrbas, s. t. ( CommUy folios 120 , 125 [bis ); Bwkinghamshirey 149 ; Add. 206, 210 , 217 ). Il sous-tenait directement du roi lemanoir de Roten, ainsi que deux autres manoirs, dans la terre et baronnie du comte de Mortain , située dans le comté de Gomouailles ( folios 120 et 125 ). n sous-tenait aussi trois hydes de terre à Giselay , comté de Ruckingham (folio 149 } , qui faisaient partie de la baronnie de Guillaume Fitz-Ansculph. Le nom d'Andréas, porté par ce sous-tenant, nous parait être plutêt un nom de famille qu*un simple prénom , et, dans ce cas, il appartiendrait à une famille normande de la généralité de Gaen, élection de Carentan, qui portait le nom d'André. Néanmoins Montfaoucq n'en parie pas ; mais Roissy le porte comme anobli en 1544. Nous trouvons, en 1550, un Pierre André, lieutenianlHgénéral du bailli de Gaen, qui, en cette qualité, fut chargé de vérifier les titres de noblesse de RobertLe Foumier, baron de Tournebu. Il existe aussi, en Provence, trois autres familles du nom d'André , dont les armes ont quelques rapports avec celles de Pierre André. Enfin, nous trouvons encore, dans le Ressin ou le Rocage, deux familles portant le nom d'Andray ou d'Andrey de Fontenay, qui ont à peu près les mêmes armes ; mais il n*y a aucune identité avec les autres familles. Nous «douterons qu'il n'y a pas plus d'analogie entre aucune d'elles et la famille des Andrews, baron-

jouissùl eo ostre te aaMir flrigMnial de celle piffoia^ fut' donnée an coDége de Camteidge , par fe rot Hari TL Le prieuré de Sl-NiariasdeKirhy,daKfecoBlédeWarwicfc»fiMidécAl077, par Geoffroy de Wirce , ftal «MB donné i rabbajed'Aiiem. Ce iiiae prienré, aptes araîr été confisqné , pois rendu, par snile des gnerres entre UFrancecirAnglelerre, fut donné, par Henri Tm» iCharin Brandon» doc de Snflbik, d'où a passa an comte de Danibigh, etfnit par devenir la propriété dn recteordn collège de la Trinité, àCanliridge. ( Dngd. Wanrkk , p. 73, eiNot. de Tanner, p. 568 ). Enfn , Ttcs TaOlebois, coMie d'Angers et seigneur de Spalding , en Angleterre , donna, en 1074» a Si-Nicolas d'Angers, le manoir et ré|^ de Sainte-Marie de SpnMing , dont le rerom étaitéfalné,sni¥aiU Tanner, à la somme de 7681iTTes8 sons 11 deniers.

Akmu (Bkherins de), inscrit comme T. de R. (Amis, isHoSS; Sommetrttrr, 91 ; Aid. Exm Dameêday, 172). D tenait, a Hantomm, la eoatome de qnatre maisons, dn couentement da rot. Ces étaient sans donte, comme cdles de Soothampton, situées dans le comté de Hants , dont la cootome appartenait i qodqoes peraonnca de la cour , on de la matton dn roi Goillaome. Ridier d' Andeli t»ait égn-> lemeDtda roi, dans le comté de Som^set» à Warw«rdinestoc, nne hyde et demiede terre, m elenumna, ainsi qne tresfersiinoê in dmmmo mo. VExon Damuday dit aussi qu'il tenait dn roi l'église de Wanerdinestoe, dont le domaine étaitestimé valoir deaxtaydesde terre T.R. E. Cette terre avait a^partena, avant loi, à Maurice, qui fut depuis évèqoe de Lcmdres.

D'qxrès l'état ci-dewus des tenures de ce Rich^ d'AndeK , nous ne croyons pas nous écarter beaucoup de la vérité, en avançant que celui-ci était un clerc ou un fils de la gaie science , attaché à la conr dn Conquérant. D est même probable qu'il fut le chef de la famille des poètes ou trouvères Roger et Henri d' Andeli , qui ont brillé dans la province de Normandie , pendant le Xm* siècle. En effet , soit qne ces derniers eussent pris leur nom de la ville d'Àndely , dans laquelle ils étaient peut-être nés ; soit qu'O le tinssent de leurs pères on de ce mime Hieher » il est évident qu'ils appartenaient à une famiUe noble, ancienne dI chevaleresque» de Normandie, qui possédait la seigneurie d'Hermanvill^Hiur-Yienne, dans le pays de Caux. On trouve, dans le registre de

Radulphm Ai/^degamms BûiocêMis eanotUeusme e&mpilavit drca anfkum Dmnini 1269 ; 3"" ilûe donation faite au chapitre de Bayeu)L , pour aug^ mentor Vhhit de Raoul rAngevin , datée de Tan 1294 ; 4*" un Thomaii r Angevin prend, eu 1316 , un fief de ce même chapitre ; 5* enfin nous trouvons, en 1381, un Jean l'Angevin, habitant la paroisse deSt-Pierre, à Caen ; mais il est probable que cette famille s'éteignit vers cette dernière époque, ou qu'elle ne put pas foire ses preuves, puisque Montfaoucq n'en parle pas en 1463. Elle se sera sans doute réhabilitée plus tard; car ChamiUard les trouva nobles dans l'arrondissement de Goutances , élection de Garentan , et il en a donné la filiation depuis 1523 jusqu'à 1666. Ils portaient de gueules à la Croix d'or cantonnée de huit molettes d'argent , deux à chaque quartier.

Osmondou Guy l'Angevin paraissent avoir fait souche en Angleterre. GeCte fkHiilie possédait, en 1090, des terres à Ghurchfield, à Wer* mington et à Gredle , dans le comté de Northampton. Guillaume l'Angevin ou Angevin , mort en 1199, possédait encore Ghurchfield. Il avait épousé Ismèna N. vivante eh 1202. Un autre Guillaume l'Angevin , probablement fils du précédent, possédait, en 1250, le domaine de Waplode , dans le comté de Lincoln. On trouve encore un troisième GuiUaume l'Angevin, peut-être son fils, qui possédait ce même domaine, et qui mourut en 1270. U avait épousé Alicia N. morte, après lui, le 16 mars 1276. Ce Guillaume, troisième du nom , he laissa qu'une fille , nommée Marguerite , pour unique héritière , et qui , à la mort de sa mère Alicia, en 1276, était encore mineure. Elle se maria ensuite; vers 1281 , a Hugues de Gorham, chevalier, qui posséda, aux droits de sa femme , Marguerite , morte en 1331 , les domaines de Ghurchfield et Waplode. Il mourut en 1335, laissant un enfant mâle. (Y. Généalog. de Gorham, p. 35).

AKGEVimjs (Wldo ), S. T. {Norfolk, folios 109 et 151). Il sous-tenait, dans le domaine du roi], à Masencham, vingt socs, ainsi que deux charmées et 58 acres et demi de terre, dans lacentenie de Fredeburge. n 8ou&-tonait en outre, de la baronnié du coifiite Eastache de Boulogne, dans les mêmes localités , tous les domaines que le eomto y possédait. Il est iffus que probable que ce Guy l'Angetin était le frère ou au moins le palrent d'Osmond V AngeVin , dont nous venow de parler. T. I. 20

nets d'Angleterre , fixés dans le comté de Northampton. Une antre famille de baronnets » da nom d'André , de Southampton , qoi s'est éteinte en 1781, pourrait nons offrir nne similitude de nom pins séduisante ; mais nous ne la croyons pas cependant d'origine normande. Elle aurait peut-être plus de rapports avec la fomille de Titré , dans laquelle le prénom d'André était fort commun. Cette famille étall puissante dans le comté de Mortain ; elle participa jdus tard à la fonda^ tion de l'abbaye de Sayigny, et l'inscription de cet André» dans le Do^ mesday, comme S. T. du comte de Mortain, permettrait de croire qn*U suivit la bannière du comte en Angleterre, comme Robert de Titré avait suivi celle d'Alain Fergant, comte de Br^agne.

AiiDRBU, S. T. {Suffolk y folio 347). D sous-tenait à Otelega , dans la baronnie de Roger-le-Poitevin, la terre qui avait appartenu à iEdwoldus , bomme libre d'Harold , T. R. £• On trouve, dans le baillage de Dreux, une famille du nom d'Andri^i, qui semble avoir quelque analogie avec celle d'Andreu. Elle fit ses preuves pour l'admisdon d'une fille à Saint-Gyr, et remontait à 1529. Peut-être aussi n'était-elle pas plus ancienne? C'est ce que nous ignorons, ne l'ayant pas trouvée aillenis.

Angerus, s. t. {Norfolk, folio 259). Il sous-tenait, à Munddiam, une cbarruée de terre, dans la baronnie de Robert, fils de Gorbuchm. On trouve, dans le même comté, page2&8, parmi les tenanciers T. R. E. un Angerus Strata, qui semblerait être le même personnage. D est à présumer que cet anglo-saxon n'avait pas fait sa soumissiim an Gonqoifr» rant , et que , dépouillé de ses biens et de sa charge de itraia , il swa devenu le sous-tenant de Robert Gorbncion.

Angevinus (Osmundus) , S. T. {Eisex^ folio 2 b). Il s'empara , sur le préposé du roi Edouard-le-€onfesseur , de quarante acres de bols , ainsi que du manoir de Witham, situés dans la centenie de ce nom. CSet Osmond l'Angevin, ainsi que Wido on Guy l'Angevin, qm suit, paraissent être la souche d'une famille normande, dont nous trouv^ms qœlqns chaînons isolés jusqu'à la fin du XIT* siècle, dans les chartes de celle province. Tels sont : 1* Robert l'Angevin, qui, du consentement de Heiuri de Rumodivilla , son firère aîné , donna , en 12Q2, à l'abbaye d'Annay , toute sa terre de Montortaire; 2* le chanoine Raoul l'Angevin , antev des Coutumes de Véviehé de Bayeux , qui termine ainsi son munserlt :

lé prévôt. Cet évéque de Tedford était Gnillaume Galfagus, Belfagus ou Beaafou , yingt-deuxième évéque de Tedford et Lord Chancelier , qui avait été promu à ce siège par le Conquérant , vers les fêtes de Noël de Tannée 1085 , et qui mourut en 1091. Ce siège episcopal , primitivement placé à North-Elmhan, avait été porté à Tedford, en 1066, par l'évêque Herfasty et, peu d'années avant ou après la mort de Guillaume de Beaufou, il fut définitivement fi\é à Norwich, par Herbert Losinga, ancien abbé de Ramsay , son successeur. Cet Anschetillus prœposiius sous-tenait trois charmées de terre de la baronnie que Roger dit Longue- Épée (Longus Ensis) sous-tenait lui même de Tévèque Guillaume.

Anschetil (Presbyter), S. T. { Bedfordshire ^ folio 210). D soustenait, à Beresforde, une hyde et demie de terre, dans la baronnie de Hugues de Beauchamp , dont il était sans'doute le chapelain.

ANSCHETILLUS , S. T. ( Oxfordshxre, folio 156 b ; E$$ex^ 63 b , 64 b , 67, 83 et 102; Suffolk, 332, 422 b). Dans le comté d'Oxford , cet Anschetillus sous-tenait trois vergées de terre de la baronnie de Févèque de Bayeux , qui avaient d'abord fait partie des cinq hydes une vergée appartenant à Salvard et qui dépendaient de Thomas, archevêque d'York . Dans celui d'Essex , il sous-tenait V de l'évêque de Bayeux, onze hydes de terre à Turocham , centenie de Ceffeorda; 2® de Robert de Grenon , àRamesdune, centenie de Bastaphe,un fief contenant une hyde de terre, ainsi qu'une autre hyde et demie de terre, dans la centenie de Witbreistesheme , à Witham ; 3'' de Roger de Rames , seize acres de terre , dans le domaine de Metinges ; ainsi qu'une demi-hyde de terre dans les invasions de Richard de Tunbridge, fils de Gilbert de Brionne. Enfin , dans le comté de Suffolk , il sous-tenait, de Roger Bigot et de Roger de Rames, une charruée de terre, à Breseta, centenie de Babenberg. n est presqu'impossible de fixer aujourd'hui l'éfat de ce puissant tenancier , probablement normand , qui ne parait avoir de rapport avec tous les Anschitill inscrits plus bas que par la conformité de leur prénom.

Anschetillus ( Homo episcopi Londonensis) , S. T. {Essex , folios 9 b, 11 b , 90 ). Il sous-tenait quelques terrés de la baronnie de l'évêque de Londres, à Oseda, centenie de Berdastaple; mais, à Turrocham, dans la même centenie, U sous-tenait> de la baronnie de GuUlaume Peverel, vingt acres de terres, qui étaient vacantes,«jace&aiU aêque T. R. E. Aussi

Angli, s. t. ( Willshire^ folio 68 [bis). Le nombre de ces Anglais n'est pas désigné. Ils auront probablement conservé leurs tenures après leur soumission.

Angli ( Duo ) , ( Wiltshire , folio 66 ; Middiesex , 129 b; UtrifordOdrt, 137 b; Buckinghamshire, 144 b , 147 et 156; Northamptanshire, 221 b ). Le Domesday ( Buckinghamshire , folio 147 ) dit : htimet qui tenent tenuerufU T. R. £. etvendere potuerutU; folio 150: Istimet tenuertM T. R. £. hommes Haming fuerurU et vendere potuerunt. Ce sont évidemment deux anglais ralliés au Conquérant , et qui auront conservé leur sous-tenure.

Angli ( Quatuor ], T. £. G. et S. T. ( Eants , folio 50 ). Ds tenaient directement du Conquérant le domaine de Wallope, que leur père tenait m ailodium T. R. £. — Même observation que ci-dessus.

Angli (Sex) , S. T. {Bedfordshire, folio 210 ). Us ne possédaient pas T. R. £. Ces six anglais rendirent peut être quelques services au Conquérant , dont ils furent récompensés en terres » dans ce comté. . Angli ( Liberi homines), S. T. [Oxfordshire ^ folio 155). Ces hommes

libres ne possédaient également pas T. R. £. — La même note doit leur être appliquée.

Anglici (Duo) , S. T. { NoUinghamshire ^ folio 283). Ils ne figurent pas parmi les tenanciers T. R. £. — Même note. . Anglici ( Très ) S. T. ( Torkshire , folio 318) . Le Domesday dit : Nune habent de Hberto ( s. d. Ilbert de Lacy ) ; par conséquent ils possédaient T. R. £. "^

Anglicus ( Quidam ) , S. T. {Buckinghamshire , folios. 145 b , 148 b ; Essex , 78 ; Norfolk , 209 b ). il nous est impossible de faire connaître cet anglais, qui ne figure même pas parmi les tenanciers T. R. E.

Anglicus ( Unus ) , S. T. ( Hants , folio 40 ; Wiltshire , 65 b , 70 b , 71 b; Devonshire, 111 ( ter); Hertfordshire , 133 ; Herefordshire , 184 b). Il sous-tenait de Tarchevèque de Cantorbéry, deux acres de terre, dans le comté d'Hertford, et le Domesday dit : Idem tenuil T. R. £. m vodimonio et potuit vendere. C'est évidemment un anglais, rallié au Conquérant comme les précédents.

Anschetellus (Prœpositus), S. T. {Norfolk, folio 198). D. soustenait à Mailtune, de terra episcopi Tedfordensis , dont fl était peut-être

ÀNSCHiTiLLUS y S. T. [Honts , fdios 45 et 45 b )• U sous-tenait de la baromûe de Hagoes de Port , dans les centenies de Basingestock et de Boseberg. — Même observation pour ce S. T., probablement normand.

ÀNScaiTiixus, S. T. {Berk$hire , folio 63). Il sous-tenait de la baronnie de Hugues YiSFde-Lew, deux bydesde terre» à Benham» centenie de Gheneteberie. — Même incertitude.

ÀNSCHrriLLiJS» S. T. {SomersetOdre^ folios 93» 93 b; Exon Domesday, fûUos 394t 396, 397 et 398). Il sous-tenait de Roger de Gourcelles et de sa baronnie , à Qaibelle , à Rime , à GiUetone , à Dudesham , à Perredebam » à Cildelone , à Pillocb , à Stocbelande , à Edwastone et à Blachemore. — Quel est cet Anscbitill?

Akschitillus» s. t. [Devanskire, folios 108 et 110; Exon Dameiday, folios 59f 289 et 371) . U sous-tenaitàOrdic, de la baronnie de Baudouinle*Yicomte (Baudouin de Meulles ou d'Exeter), ainsi que de Guillaume de Ghièvre , et » de sa baronnie , à Esastaple , à Poteforde et à Leia. L'£ap(mAmi€j{fa^9 en parlantd*une demi-vergée de terre qu'il sous-tenait dans cette dernière localité, dit que le roi ne percevait aucun droit sur cette pièce de terre , et le Dome$day dit aussi , qu'elle fut ajoutée à ce qu'il tenait déjà à Leia. 11 est probable que ce sous-tenant était normand, et qu'il dép»datt de la baronnie de Baudouin de Meulles.

Ansghituxus, S. T. {Devonsbire ^ tolio 111 ; Exon Domesdoy, folio 346). Il sous-tenait de la baronnie de Guillaume de Falaise > dans le fief de Delrincourt, à Losenna, un demi-ferling et une char ruée de terre. Mous ne pensons pas que ce normand soit le même que le précédent.

AnscHiTiixus , S. T. ( Bwkinghamsliire^ folios 145 , 145 b et 152 b). U sous-tenait, de la baronnie de l'évèque de Goutancea, deux bydes et demie de terre, à Relingeham et à Lawendene ; deux autres bydes et demie de terre, dans la centenie de Bonestow. Il sous-tenait aussi, de la comtesse Judith, veuve de Waltheof , et de sa baronnie, trois vergées de terre à Westone, dans la même centenie. On ne peut rien dire sur la famille de ce sou^-tenant.

AnGHiTOxm, S. T. {Osfardshiret foliosl60 et 161). U sous-tenait, de la baronnie d*Édouard de Sarisbury, à Estone > neuf hydes et vingt charmées de terre. U sous-^tenait , en outre > de la baronnie du comte Guillaume, qutorze hydes de terre à Redrefeld, à Burton, i Radeford

les commissaires déclarèrent qu'ils ne savaient de quel droit il les tenait.

Anschu. , S. T. {Berkshire , folios 58 b (&i>) , 59 ; Combridgeshire , folio 200 b). D sous-tenait quinze hydes de terre, de la baronnie de l'abbaye d'Abendone , à Gomenore » centenie de Hcmimere , ainsi qu'à Spersold, centenie de Cheneteberie. Il sous-tenait également, i Grauweden , deux bydes de terre , moins une demi-vergée, dans la baronnie de Picot de Cambridge. Cet Anschil était probablement un indigène.

Anschil (Presbyter) , S. T. [Ilanis, folio 52). Le Damesday ait qu'il possédait in burgo HarUune terram qûietam T. B. E. Sous le roi Goillaume, (^ette terre fut donnée à Hugues de Port , dont ce prêtre devint le squfrtenant.

Akschillus ( Liber bomo),S. T. ( 5u//b/* , folios 40i et 405). Cet anglo-saxon sous-tenait, de la baronnie de Guillaume d'0tbnr>111e, une partie des soixante acres de terre du domaine que Leuric tenait à Hobbesune, j>ro manerio , T. B. E. , et dont quarante acres revinrent plus tard à Guillaume d*0tburville.

Anscuitil (Serviens régis) tenait directement du roi ( Willshire , folio 74 b ), et sous-tenait( Ibid. folios 65 et 67 ) de la baronnie de l'évèque de Winchester et de celle de Tabbaye de Malmesbury. Ce simple ofttcier ou serviteur du roi » ne tenant qu'une vergée de terre , ne doit pas être inscrit comme T. E. C. , ou possédant à ce titre des baronnies ou des flefs pleins de haubert, quoiqu'il soit porté dans cette classe par Kelham et par Ellis. Sa famille nous est inconnue.

Anscuitiixus , S. T. {Kent, folios 7, 7 b et 12). Il sous-tenait de la baronnie de l'évèque de Bayeux, comté de Kent, àOpeham et à Eleoton, et de celle de l'église de Saint-Augustin, à Emerfel.

Sous ce même prénom d'Anschitill us, qui, dans les langues du Nord, est le diminutif de Jean, ou la traduction de Petit^Jean, nous trouvons treize autres sous-tenants inscrits , sans aucune qualification qui semble devoir être notée séparément.

Anschitillus , S. T. {Sussex, folios 18, 20, 24). U sou&^teoait quelques portions de terre, de la baronnie du comté d'Eu, dans les centeoies de Bexeley et de Stapley, ainsi qu'une hyde de terre, du comte Roger d* Arundel , dans son domaine de Bridebam, centenie de Westringes. On ne peut fixer le nom de famille de ce normand.

nom de famille, noas indiquerons ici, très-succinctement, quelques actes antérieurs ou postérieurs à la Conquête, auxquels cies Anschitill pour^ raient avoir participé. Ainsi, dans les chartes qui nous restent de Fabbaye du Mont-Saint-Michel , nous voyons un Anschitill, alors vicomte de Bayeux, figurant comme témoin dans deux diplômes( 1) , sans date, l'un de Robert, père du duc Guillaume, et l'autre, d'Édouard-le-Ck)nfesseur. Dans un autre diplôme , également sans date, un Ranulf , fils d' Anschitill , déclare que Guillaume, prince des Normands , a donné à cette même abbaye, les iles de Serk et d'Aurigny. Enfin, après la mort du roi Guillaume, un Robert, fils d' Anschitill, probablement Anschitill, sire de Harcourt, figure comme témoin dans une charte du duc Robert, datée de l'an 1088, par laquelle ce dernier concède, au Mont-Saint-Michel, le droit d'établir un marché à Ardevon. Plus tard, nous voyons qu'un Anschitillus possédait un fief au Plessis-Grimoult, et qu'un jugement de l'échiquier de Gaenlui permit d'en aliéner le tiers. On pourrait peut-être aussi rattacher au prénom d' Anschitill, les Anquetils, seigneurs de Saint-Waast, dont la famille est sans doute fort ancienne; mais elle ne parait avoir été ni fort puissante ni fort illustrée. Montfaoucq la trouva noble dans Pierrot Anquetil , à Colombie , sergenterie de Pontl'Abbé, élection de Yalognes. Elle portait d'or à trois feuilles de sinople, deux et un.

ANSCHITILLUS (Archidiaconus), S. T {KetU^ folio 1 b). il sous-tenait de la baronnie des chanoines de Saint-Martin de Douvres , quelques pièces de terre à Addelam, qui avaient été tenues par l'archevêque Stigand. L'évêque de Rayeux, Odon de Coifteville, lui donna, dans le même lieu, cinquante acres de terre. Cet Anschitillus est évidemment un archidiacre de Rayeux, qui suivit son évêque en Angleterre. Nous ignorons de quelle famille il sortait.

(i) U est évident, d'après ces deux actes, que M. Phiquet a commis une erreur, dans sa liste des yicomtes de Bayeux, en daignant Raoul de Meschines comme le premier ?icomte, en i049. Cette liste doit être ainsi rectifiée :

i* Anschitill, vicomte de Bayeux, avant et sous Robert-le-Magnifique ; ' 2* Raoul de Meschines, qui lui succéda, vers Tépoque de la bataille des Dunes ;

3* Ranulf de Briquessart, son fils, vivant encore en 1119, etc.

et à Newtone , dans le bundred de Levecanale. Ce S. T. devait ètf» normand et probablement un bomme d'armes, attacbé au comte Guillaume : car c'est dans sa baronnie qu'il possédait le plus de tenures.

Anschitillus , S. T. {GloucesterMre , folios 165, 168, 168 b, 170). Il sous-tenait 1% dans la baronnie de l'église de Worcester, deux hydes de terre, à Ck>lesburne et à Wirlecote, centenie de Witelai; 2^, dans celle de Roger d'Ivry, une byde et demie de terre, à Culcortone ; 3*, dans celle de Durand, vicomte de Gloucester, trois bydes de terre, à Dedmertone , centenie de Greboldestovir ; 4*" enfin de celle de Humphrey le Gbambellan , trois bydes de terre, à Sudintone , centenie de Circester. Ce sous-tenant était probablement normand.

Anschitillus, s. t. {Herefordshire^ folio 179 b). Il sous-tenait, dans le domaine de Maurdine, centenie de Grestrevires , et dans la terre du roi , quarante acres de terre. On ne peut rien dire sur la famille de ce sous-tenant.

Anschitillus, S. T. ( Cambridgediire , folio 193 b ; Yorkshire , folio 310; Norfolk 9 folios 147 b et 149). Il sous-tenait, du comte Alain de Bretagne, trois bydes moins une demi-vergée de terre, à Bercbeham, ainsi qu'un fief dans l'Yorksbire ;et , dans le comté de Norfolk , il soustenait, du même comte Alain, quatre cbarruées de terre^àHerling, centenie de Gilles-Gross. Ce sous-tenant était évidemment un breton; mais à quelle famille appartenait-il ?

Anschitillus, S. T. {Shrewsbury^ folios 252 et 259 b). Il sous-tenait de la baronnie de l'évèque de Cbester, dans le bundred de Hodenel, et de celle de Roger , comte de Montgommery, centenie de Basecbere. Roger était comte du comté de Sbresbury ; mais on ne peut dire si ce sous-tenant était attacbé à sa personne.

Anschitillus, S. T. {Northamptonshire , folio 221 b). Il sous-tenait de la baronnie de Saint-Pierre de Burg et de l'abbé de ce monastère, un domaine contenant neuf bydes et seize cbarruées de terre, situé à Witheringbam, centenie de Wiscele. Ce sou^tenant, qui était probablement un indigène , semblerait être le même qu'un Anscbitillus inscrit plus bas comme bomme de l'abbaye de Saint-Pierre de Burg.

Comme il serait , à la rigueur , possible que les descendants de ces quatorze sous-tenants eussent adopté le prénom d'Anscbitill, pour leur

deux cburruées de terre et trente acres de (ffé, à Ingeham et Glente worde • n n'y a rien à dire sur ce ûmple vassal.

AifSCHiruxus ( Homo Rogerii.Pictaviensis ). S. T. ( Lincolnêhire , folios 352 b , 371 ). jQ sous-tenait de la baronnie de Roger , dU Le Poitevin , et sous-tenait également dans la baronnie des tbanes du roi ( Urra Softébrand et alianm Tainar. ), à Filigebam ou Godric le Diacre avait eu précédemment deux bovat. terrœ. Un certain prêtre avait tenu cette terre de la reine ; et , an moment de la formation du Domesday^Boak ^ elle appartenait au roi. Roger-Le-Poitevin l'avait reçue sans délivrance, et Anscbitill , son homme , la tenait de lui ou pour lui.

Anschitiixus ( de Ros ou Ros AnschitUlus )• S. T. ( Kent , folios 6 « 6 b, 8 b, llh; Surrey, 31 b ; Hertfordêhire, 133, 137 ).n sous-tenait diverses portions de terre et entre autres un manoir i Hottnne , dans les baronnies que Tévèque de Rayeux possédait dans les comtés de Kent et de Snrrey. Dans celui de Hertford , il sous*tenaittleux bydes et demie de terre du domaine de Lanfranc » archevêque de Gantorbéry , et seize acres de terre de la baronnie du comte Alain de Rretagne , mais qui dépendaient de ce même archevêque. Enfin , il soustenait sept hydes de terre dans la baronnie que Robert de Gemon possédait dans ce même comté .

La famille normande de cet Anscbitill paraîtrait avoir pris son nom de la paroisse de Ros , aqjourd'bui Rots, située à deux lieues de la ville de Gaen « dans laquelle elle possédait un sim[de fief , mais non pas la totalité du domaine qui appartenait aux Patry et autres familles. Cette famille de Ros devait être nombreuse à Tépoque de la Conquête et de la formation du Domeiday-Book; car, indépendamment d' Anscbitill de Ros , qui fait l'objet de cette notice , nous trouvons inscrits , dans ce même rôle , quatre autres personnes portant ce même nom de Ros, savoir : 1" Guillaume de Ros , troisième abbé de Fécamp , en 1079 ; â* Ansgot de Ros ; 3*" Goisfridusde Ros ; V Serhin de Ros. Tons quatre suivirent évidemment le duc Guillaume en Angleterre ; mais ils ne participèrent pas à ses faveurs : car , à l'exception de Guillaume de Ros , qui obtint de ce prince l'abbaye de Fécamp, nous ne les voyons point figurer parmi les grands tenanciers lorsde la formation du Doeieiddff , ni même sous le règne de Guillaume-le-Roux. Toutes nos re- T. I. 21

Ansghituxus (Filias AmeUne), faussement inscrit dans leDorseiMre^ folio 83, comme T. E. C. trois hydes de terre à Tingeham. Il dîsaitàvoir tena précédemment cette terre directement de la reine; mais» n'ayant pas réclamé après la mort de cette princesse» ni auprès du roi, il ne pouvait plus être considéré que commeS.T.deHuguesdeSaint4[)nentin, auquel ce prince avait concédé cette terre en baronnie. II sous-tenait également, dans la baronnie de Biulf-le-Ghambellan, à Tingeham, trois hydes de terre, qu'il disait avoir tenues de la reine. Cet Anscbitill est évidemment un normand et un serviteur particulier de la reine.

Anschitillus ( Filius Osmundi ], T. E. G. ( Hant$ ,. folios 49 b et 52 ). Il tenait directement du roi deux bydes de terre , à Cosebam, dans la centenie de Portesdon , que Bricsmare T. B. E. U avait également reçu de ce prince la donation de trois maisons, dans les coutumes de Hantone. Ce tenancier était évidemment normand. Ducbesne le porte sur sa liste des compagnons du duc Guillaume ; mais de quelle famille était Osmond, son père? Ce nom d'Osmond était alors fort commun en Normandie,et toutes les conjectures que nous pourrions émettre sur ce sujet seraient dénuées de preuves.

Anschitillus ( Parcher ] . Il tenait directement du roi ( Somersetûdrt^ folio 98 b ) , une hyde et une vergée de terre à Neviretune , une bydè à Herdeneberie et une cbarruée de terre à Mideltone. Nous n'avons aucun renseignement sur la famille de cet Anscbitillus Parcber, dont le nom paraîtrait être une corruption de celui dePartarius, inscrit dans la liste des ofGciers du roi d'un^rang inférieur , que nous avons donnée à l'article Alvitardus Aurifaber. Ses fonctions étaient, à ce qu'il paraît, la gardé des bois du parc et du domaine du roi, et, à ce titre, il recevait une rétribution en terre.

Anschitillus (Homo Golswan ). S. T. ( Lincolnshire , folios 356 b, 357 ) . Il sous-tenait, conjointement avec deux autres bommes de Golswan , et dans sa baronnie , cinq charmées de terre , ainsi que seize acres situés à Ingebam et à Dulvetorp. Ge sous-tenant était probablement un indigène tenant d'un anglo-saxon soumis.

ANSCHITILLUS ( Homo Gozelini filii Lamberti ). S. T. ( Ztncolnrttre , folio 359 [bis ). Il souM^nait de la baronnie de Gozelin , fltz-Lambert,

Holderness , qui fut Fauteur de sa fortune et de son illustration » par son mariage avec Adeline , la plus Jeune des filles de Walter Espec , baron de Helmesley , ou Hamelake , dans l'Yorkshire. Son frèi:e , WaHer Esp^ , deuxième du nom , éjtant mort sans postérité ^ en 1153, elle hérita de la baronnie, du domaine et du château deHamelake, qui demeura dans la branche aînée de Bos» pendant quinze générations, jusqu'à Edmond de Ros , mort , en 1508 , sans postérité mâje ,

et ne laissant pour héritières que ses trois sœurs Eléonore , Isabelle et Marguerite. L'ahiée , Eléonore , épousa Sir Robert Mauvers , et leur fils 9 Sir Georges Mauvers , hérita du titre et de la baronnie de Ros de Etomelake, aux droits de sa mère. — Isabelle épousa Thomas de Grey ; d'autres auteurs , notanmient GoUins , disent Sir Robert Lowel mort sans postérité. Enfin , la troisième , du nom de Marguerite , ne parait pas avoir été mariée.

Cette noble famille forma plusieurs branches» dont trois furent investies de baronnies : 1" de celle de Verke, que Robert possédait en 1295; mais ayant été accusé de félonie et de trahison , il en fut dépouillé sous le règne d'Edouard P' ; 2^ de celle de Ros de Kendal, venant de celle de Werke, qui se forma par Guillaume, fils de Marguerite de Bruce, femme de Robert de Ros , sœur et co-héritière de Robert de Bruce, par laquelle il devint seul et unique baron de Ros et de Kendal , mort en 1329. Cette branche s'éteignit en 1358 , par la mort de Jean , dernier baron de Ros et de Kendal , qui ne laissa qu'une fille du nom d'Élizabeth ; 3"" enfin cette dernière, ayant été mariée à sir Guillaume Parr, forma la troisième baronnie, de Parr et Kendal.

ANSCHrriLLUS ( de Gray ) » S. T. ( Oxfordshire , folios 161 {bù) , 161 [ter). Il sous-tenait dans la terre et baronnie du comte Guillaume, deux hydes de terre à Widetie ; six hydes à Bristelmestone , et deux autres hydes à Comewell.

De nombreux documents de la fin du XI* siècle permettent de croire qu'Anschitill de Gray sortait d'une famille riche et puissante par ses possessions dans le Bessin. Elle habitait la paroisse de Gray, dans l'arrondissement de Bayeux , dont elle avait pris ou à laquelle elle avait donné son nom. Il parait avoir suivi le duc Guillaume en Angleterre ; mais les motifs qui déterminèrent ce prince àJui faire de si faibles concessions

cherches ont été infructueuses pour établir les relations de parenté qui pouvaient exister entre ces cinq personnages contemporains et même avec un sixième , inscrit dans un rôle de Tabbaye St-Étienne de Gaen , en 1090,'^us le nom de Guillaume-Gonnor de Bos. Nous n*avons pas été plus heureux pour découvrir , parmi eux , quel fut celui , ou ceux de leurs descendants , qui donnèrent le jour soit à Richard de Ros , inscrit dans la charte de fondation de l'abbaye d'Aunay, en 1131, soit au trouvère Adam de Ros , auteur de la Descente de saint Paul aux enfers. Aussi , l'histoire de cette famille est-elle d'autant plus difficile à débrouiller aujourd'hui , qu'elle parait s'être éteinte vers la dernière moitié du XtY' siècle , et que Montfaoucq , ainsi que les autres généalogistes français, n'en ont point fait mention. Nous nous bornerons donc à ajouter ici quelques indications à celles qui précèdent , pour faciliter les recherches des branches anglaises ou françaises ( s'il en existe ), qui voudraient se rattacher à cette ancienne famille. Nous citerons entre autres , l"" en 1226 , un Reginald de Ros miles , bienfaiteur de la maladrerie de Beaulieu , près Gaen ; 2* Raoul et Henri de Ros , fils de Thomas de Ros , vivant en 1231 ; 3" un Guillaume de Ros qui était officiai de Lisieux , en 1233 ; 4*" en 1248, Gosselin de Ros; 5° en 1254 , un Martin de Ros qui faisait hommage d'une maison située à Bayeux , et la même année Godefroy de Ros qui faisait , avec sa femme Olive , une donation à l'abbaye de Troarn ; 6* en 1319, Hamelin de Ros et Jeanne , sa femme, qui donnent une rente pour entretenir une lampe ardente dans la chapelle St-Laurent de l'abbaye aux Dames de Gaen ; T enfin , en 1326 , le chapitre de Bayeux qui donne en fief un manoir ayant appartenu à Philippe de Ros.

La souche primitive de la famille anglo-normande de Ros ou de Roos ( suivant la version anglaise ) nous offre la même obscurité ; car les généalogistes d'Angleterre n'ont émis aucune raison solide pour la faire sortir plutôt de cet Anschitill de Ros que des trois autres compagnons du duc Guillaume , inscrits comme lui dans le Domesday , et portant le même nom patronymique que lui. Quoiqu'il en soit , cette famille ne fut en évidence et n'eut d'éclat que sous le règne de Henri V' , par Pierre de Ros , seigneur de Ros , dans le comté de'

filiiAS Turgisii prœpositus de Lv (Luc, village près Gaen) concessit Saneto Stefano uique ad VI annos pro IIII *' marcis argenti et una equitaiura alodium suum qaod habebat apud JLv., XL scilicet ocras terrcB^ et unam mansuram juxta eccleêiamy tali conditione ut $i ipse Turslintis aut uxor ejusvelfUius {i)postyiainno$ rediret^ redderet Saneto Stephanoadfintm VI anmùrum IIII. argenti marècu relicta $iln equitatura et reciperet Saneto in hereditaiem perpetuam et reeiperet de ipsa terra XUXIIII ""' ocras. Sex vero relinqueret saneto in hereditoiem perpetuam cum illa moMurOf etc. U flemUerait évident, d*après cette charte , que le premier Tuntin, père de Gisla , était le même que ce dernier ; qu^il était fils de Turgis, seigneur de Luc , et, sans doute, de Gray, paroisse dans laquelle sa fille possédait probablement quelques pièces de terre, qu'elle donna, en 1082, à l'abbaye de Sainte-Trinité , lorsqu'elle se fit religieuse : motif pour lequel il n'est pas fait mention d'elle dans la charte de 1096, parce qu'alors, elle était morte au monde. Quant au père d'Anschitill de Gray, et neveu de Turstin, consentant, avec le roi Guillaume, au démembrement de son fief de Gray, lorsque nous trouvons dans le Domesday^ folio 258, un Hugo filius Turgisii, nous devons reconnaître en lui le frère de Turstin, fib de Turgis, et, par conséquent , le père des neveux de ce dernier, c'est-4-dire, de Turstin, seigneur de Gray, ainsi que d'Anschitill de Gray. Nous croyons donc être plus près de la vérité que les généalogisles anglais, en établissant la filiation de la famille de Gray, on Grey, de la manière suhranle :

(i) R6èerUM «iosTmlim {Bomêêda^ , cmnié éOmfèrd, folio f€0 b).

lescommisfiaires déclarèrent qu'Us ne saTaientdeqiieidroil il les VamL

Aj(SCHa,S. T. [Btrkikire, folios 58 b(to), 59; Caml^ridgesfttre« folio 200 bj. U fious-Ceoait quinze bydes de terre, de la baroimîe de l'abbaye d'Abeodone , à Gomenore » oentenie de Honimere, ainsi qu'a Spersold , cenienie de Cheneleberie. U soos-tenait également, i Cranweden , deux bydes de terre , moins une demi-vergée, dans la baronnie de Picot de Cambridge. Cet Anscbil était probablement un indigène.

A5iscHiL ( Presbyter ) , S. T. [HanU, folio 52 ). Le Domesdag dit qa*il possédait in burgo Bantunt terram quietam T. B. E. Sous le roi Guillaume, i'^iie terre fut donnée à Hugues de Port , dont ce prêtre devint le soos^ tenant.

Akschillcs ( Liber bomo),S. T. ( Su/jfo/A , folios 40i et 405). Cet anglo-saxon sous-tenait, de la baronnie de Guillaume d'Otbunille, une partie des soixante acres de terre du domaine que Leuric tenait à Hobbesune, pra manerio , T. R. E. , et dont quarante acres revinrent plus tard à Guillaume d*Otburville.

Akscuitil (Ser>ieos régis) tenait directement du roi ( Willshire , folio 7i b j, et 5ous-tenait( Ibid. folios 65 et 67 ) de la baronnie de Tévèque de Winchester et de celle de Tabbaye de Malmesbury. Ce simple officier ou serviteur du roi , ne tenant qu'une vergée de terre, ne doit pas être inscrit comme T. E. C. , ou possédant a ce titre des baronnies ou des liefs pleins de haubert, quoiqu'il soit porté dans cette classe par Kelham et par Ellis. Sa famille nous est inconnue.

Anscuitillus , S. T. {Kent, folios 7, 7 b et 12). Il sous-tenait de la baronnie de Tévèque de Bayeux, comté de Kent, iOpeham et à Elentnn, et de celle de Téglise de Saint-Augustin, à Emerfel.

Sous ce même prénom d'Anschitillus, qui, dans les langues du Nord, est le diminutif de Jean, ou la traduction de PetitJean, nous trouvons treize autres sous-tenants inscrits , sans aucune qualification qui semble devoir être notée séparément.

Anschitillcs , S. T. {Sussex, folios 18, 20, 2i). U sous4enait quelques portions de terre, de la baronnie du comté d*Eu, dans les centenies de Bexeley et de Stapley, ainsi qu'une hyde de terre, du comte Roger d'Arundel, dans son domaine de Bridebam, centenie de Westringes. On ne peut fixer le nom de famille de ce normand.

lai, de Henri , baron de Turrock , et d*Isolda, nièce et héritière de Robert Bardolpb , fut le fondateur des branches de Grey, seigneurs de Wilton et de Ruthyn. — Celle de Willon commença à Jean de Grey, mort en 1265 ; et, après seize générations, elle s'éteignit en Thomas de Grey, chevalier baron de Wilton, qui, après avoir été accusé de félonie, mourut sans postérité, en 161*. — Brigitte, sa sœur, femme de Sir Roland Eggerton, premier baron de cette famille, lui succéda.

Roger de Grey , fils de Jean de Grey , troisième baron de Wilton, et deMathilde Rasset, sa seconde femme, fut le premier baron de Ruthyn , dont la descendance appelée au parlement dans la personne de Roger de Grey , en 1234 , s'éteignit à la onzième génération , en la personne de Henri de Grey, troisième du nom de la branche de Ruthyn, mort sans postérité, en 1639 ; laissant pour héritière sa sœur femme de Michel de Longueville. Cette branche a fourni huit comtes successifs de Kent ^ depuis la création d'Edmond de Grey , seigneur de Ruthyn , le 3 Mai 1463 , jusqu'à Henri III mort en 1639 , sans postérité.

Nous venons de voir que la baronnie de Ruthyn passa à la famille de Longueville; mais le comté de Kent fut dévolu à un cousin du dernier possesseur , à Anthony de Grey , fils et héritier de Georges, fils d'Anthony , troisième fils de Georges, deuxième comte de Kent, de la branche de Ruthyn , mort en 1504. — Cette branche fournit, de 1639 à 1740 , trois comtes, jusqu'à Henri de Grey, vicomte de Gooderick , comté de Hereford; comte de Harold, comté de Redford; comte de Kent, en 1702, marquis de Kent, lé 14 décembre 1706 ; créé duc de Kent , le 28 avril 1710 ; marquis de Grey , avec reversion, le 9 mai 1740, et chevalier de la Jarretière, mort à la fin de la même année sans postérité mâle.

La branche de Ruthyn forma également celle de Grey de Groby. Edouard de Grey , fils aine du second mariage de Reginald de Grey , troisième seigneur de Ruthyn, avec Jeanne de Astley, épousa Elisabeth, fille unique def Henri , mort sans postérité , fik aine de Guillaume de Ferrières , baron de Groby et héritier de la baronnie de Groby {jure uxoris)^ mort en 1444. Cette branche posséda Groby pendant cinq générations, de 1444 à 1554. — ^Le troisième baron, Thomas de Groby, fut crée cointe de Huntingdon, en 1471, marquis de Dorset en 1475; mort en 1501 . Son fils, Thomas II, lui succéda dans ses dignités et mourut en

Turgis, seigneur de Lac s=N...

et de Gray, donl la mort | est incertaine.

Hugues fils Tufgis , seigneur de =N... TursUn , seigneur de Luc , s N...

Gray , vivant en 1086. 1 vivant en 1096. j

Turslin , seigneur Anschiini deGray, s:K... Robert fils Turstin. sN... Giila , robgiease

iurstin, seigneur Anscuitui aeuravi de Gray . neveu de auteur présumé de Turstin de Luc. la famille aglaise de

Grey.

DOMUD., (^ 160.

de S**-TriBilé.

Anschitillou Jean de Gray. = Hâvoise.

Jean de Gray, II«^ du nom. sN...

Jean de Gray, souche reconnue. =N..

La fortune de cette famille , en Angleterre , commence réelleioent à Henri de Grey, qui fut très en faveur auprès de Richard I*'. Ce. f^nce lui donna, en 1194, la baronnie de Turrock, dans le comté d'Essex. U mourut vers la fin de 1224 , ou en 1225. Richard , son fils aîné, dut l'accroissement de sa fortune et de sa puissance à son alliance avec Lucie du Hommet, et, plus encore, sans doute, à sa fidélité et à son dévouement au roi Jean , lors de la guerre des barons. Sa résidence et le siège principal de sa baronnie était placé dans le comté de Derby. Il fut le fondateur de la branche aînée, dite de Godnor , qui s'éteignit, après neuf générations, dans la personne de Henri de Grey de Godnor, HI* du nom, mort sans postérité mâle, en 1496. Ses trois tantes, sœurs de'son père, Henri U, mort en 1443, lui succédèrent. L'ainée, Elisabeth, épousa Jean de la Zoucbe, descendant des ducs deRretagne,qui devint seigneur de Godnor, jure uxorù.

Jean de Grey, son frère, justicier du comté de Ghester, et fils, comme

lui éùluuL d'abord le château de Tilly-sur^ulles , enlevé à Philippe d'Harcourt 9 et le gratiiSa ensuite du comté de Tancamlfe. Il fut tué à la bataille de Bangé^ en 1421. — Après cinq générations qui se maintinrent ett possession de la baronnie de Powis , cette branche s'éteignit ayec Edouard de Grey, mort sans postérité légale , en 1552.

La branche de Grey de Werkè a la même origine que celle de Powis; elle commença par Guillaunie de Grey , premier baronnet de cette famille , qui fut créé baron de Werke, comté de Northumberland , le 11 février 1624» et mourut en 1674. Ralph de Grey, son fils et successeur, mourut en 1675. Fordes de Grey, fils de Ralph, lui succéda ; il fut créé vicomte Grey de Glendale et comte de Tankerville , le 11 juin 1695 , et mourut en 1701 , sans postérité mâle. La vicomte et le comté furent éteints ; mais Ralph , son frère , succéda à la baronnie de Powis , et mourut en 1706 , sans postérité.

La branche de Howick tire son origine de celle de Werke. Le premier baron de Howick , Sir Charles Grey, était le neveu de Sir Henry de Grey , baronnet ; il fut créé baron de Howick , comté de Northumberland , le 22 juin 1801; vicomte Howick et comte Grey, le 11 avril 1806. n mourut le 14 novembre 1807, laissant pour lui succéder son fils aine, Charles Grey, onzième du nom^ vicomte Howick, baron Grey de Howick et comte Grey, encore existant.

Les armes des Grey , barons de Codnor , étaient barré de six pièces argent et azur , au chef, trois tourteaux.

Celles de Wilton , les mêmes , avec brisure de trois pointes argent.

Celles de Ruthyn , sont argent , trois barres azur , au chef , trois tourteaux.

Celles de Grey de Groby , celles de Ferrières aujourd'hui , écartelé un ^t quatre , barré de six argent et azur ; pour Grey , deux et trois , deux tètes d'ours coupées et dressées.

Celles de Grey de Rotherfield , celles de Codnor.

Enfin , celles de Powis Grey , sont au lion rampant à la bordure engrèlée d'argent. Le comte Grey actuel porte ces dernières armes qu'il tient de la branche de Powis.

La famille française de Grey est beaucoup moins étendue que celle d'Angleterre ; elle parait s'être éteinte vers la fin du XIH* siècle ; car T. I. 22

1530. Henri de Grey , son fils, épousa Francis . fille et co-héritière de Charles Brandon^ duc de SulTolkt et de Marie Tudor, sœur de Henri YHI. Il fut créé duc de Suffolk t le 11 octobre 1551; mais, ayant été accusé de félonie» il fut décapité en 155i , et perdit toutes ses dignités.

Une branche de Bugemont sortit encore de celle deButhyn, par Thomas, frère cadet d'Edmond de Grey de Buthyn , premier comte de Kent de cette famille. Il fut créé baron de Bugemont en 1449, et mourut sans postérité , en 1461.

La branche ainée de Grey de Godnor forma aussi d'autres rameaux , par Guillaume troisième fils de Henri de Grey, et frère de Bichard P' baron de Godnor. Il fut seigneur de Landford ; mais il ne paraît pas avoir laissé de postérité.

Bobert, frère de ce Guillaume et quatrième fils de ce même Henri de Grey , ayant obtenu de son frère Walter, archevêque d'York et cinquième fils de Henri, la baronnie de Botherfield, dans le comté d'Oxford, et d'autres biens dans celui de Kent , forma la branche de Grey de Botherfield , qui dura pendant sept générations et finit en Bobert de Grey , mort en 1387, ne laissant que deux filles pour héritières de ses biens. — Il y eut encore un sixième fils de Henri de Grey, sur lequel on n a aucun détail.

Henri de Grey , fils et héritier de Jean de Grey , seigneur de Pirgo, fils cadet de Thomas, second marquis de Dorset , fut créé baron de Grey de Groby, le 21 juillet 1603. Il fut le grand-père de Henri, deuxième du nom de cette branche , qui fut créé comte de Stamford , le 26 mars 1628. Le titre et la baronnie, après avoir été réunis au comté de Lincoln , se sont conservés pendant cinq générations, jusqu'à Georges Harris Grey, à présent comte de Stamford, comte de Warington, baron Ferriere de Groby, baron Delamere, qui a succédé i son père, en 1819.

S. Jean de Grey , chevalier , fils de Thomas de Grey , seigneur de Berwyke , comté de Northumberland , et d'Anne , fille de Jean , lord Monbray, épousa Jeanne , fille ainée d'Edouard de Cheterton » lord baron de Powis, mort sans postérité mâle, ce fut alors qu'il devint lord baron de Powis, jure uxoris. — Son fils, Jean, accompagna le roi Henri y en Normandie , et ce prince , pour le récompenser de ses services ,

lui dotooa d'abord le château de Tilly-sur^ulles , enlevé à Philippe d'Haroourt , et le gratiiSa ensuite du comté de Tancarviire. Il fut tué à la bataille de Baugé, en 1421. — Après cinq générations qui se maintinrent ell possession de la baronnie de Powis , cette branche s'éteignit avec Edouard de Grey, mort sans postérité légale , en 1552.

La branche de Grey de Werkè a la même origine que celle de Powis; elle commença par Guillaunle de Grey , premier baronnet de cette famille , qui fut créé baron de Werke, comté de Northumberland , le 1 1 février 162i, et mourut en 1674. Ralph de Grey, son fils et successeur, mourut en 1675. Fordes de Grey« fils de Ralph, lui succéda ; il fut créé vicomte Grey de Glendale et comte de Tankerville , le 11 juin 1695 , et mourut en 1701 , sans postérité mâle. La vicomte et le comté furent éteints ; mais Ralph , son frère , succéda à la baronnie de Powis , et mourut en 1706 , sans postérité.

La branche de Howick tire son origine de celle de Werke. Le premier baron de Howick , Sir Charles Grey, était le neveu de Sir Henry de Grey , baronnet ; il fut créé baron de Howick , comté de Northumberland , le 22 juin 1801; vicomte Howick et comte Grey, le 11 avril 1806. Il mourut le 14 novembre 1807, laissant pour lui succéder son fils aine, Charles Grey, onzième du nom, vicomte Howick, baron Grey de Howick et comte Grey, encore existant.

Les armes des Grey , barons de Codnor , étaient barré de six pièces argent et azur , au chef, trois tourteaux.

Celles de Wilton , les mêmes , avec brisure de trois pointes argent.

Celles de Ruthyn , sont argent , trois barres azur , au chef , trois tourteaux.

Celles de Grey de Groby , celles de Ferrières aujourd'hui , écartelé un nti quatre , barré de six argent et azur ; pour Grey , deux et trois , deux tètes d'ours coupées et dressées.

Celles de Grey de Rotherfield , celles de Codnor.

Enfin , celles de Powis Grey , sont au lion rampant à la bordure engrèlée d'argent. Le comte Grey actuel porte ces dernières armes qu'il tient de la branche de Powis.

La famille française de Grey est beaucoup moins étendue que celle d'Angleterre ; elle parait s'être éteinte vers la fin du XIH* siècle ; car T. L 22

les actes datés da XIV* siècle, que nous ayons retroovés dans nos archives , semhleiit plutôt appartenir à des habitants de la paroisse de Gray , qu'aux membres de cette riche et paissante famille. Il n'en est pas fait mention dans la Recherche de Montfaoueq t pendant le XY* siècle, ni postérieurement dans cdles de Roissy, de GhamiDard et autres preuve évidente de son extinction. — Il nous reste peu de documents à ajouter à ceux que nous avons donnés {dus haut sur la généalogie de la famille de Gray; car la parenté en France de Turstin de Gray, fils de Hugues, avec Henri et Guniaume de Gray, bienfaiteurs de l'abbaye de Longues, en 1168 (Gartulaire, folios 9 et 10), offre peut-être encore plus d'obscurité que ceUe d' AnschitUl de Gray, son jeune frère , avec Henri de Gray, par lequel commence réellement la famille anglaise des Grey, en 1194.

Dans le grand rôle de l'Échiquier de Normandie, de Fan 1184, novis voyons un second Guillaume de Gray , porté pour dix-sept sols , pro defectu, et, peu de temps après, nous retrouvons un troisième Guillaume de Gray, confirmant la donation faite i l'abbaye de Cerisy, de la dlme de toutes ses terres à Litry. Mais rien n'indique la différence qui pouvait exister entre eux.

Un Jehan de Gray figure comme témoin dans une charte sans date , mais évidemment de 1189 à 1199 , par laquelle Jean , alors comte de Mortain et comte de Gloucester , donne au prieuré du Plessi^-Grimoult réglise de Winburg en Angleterre , avec tontes ses dépendances.

Richard de Gray et sa femme , fille d'Herbert d'Aigneanx , ainsi que leur fils Richard , donnent , en 1212 , la dime d'Équay i l'église de Bayeux ( Cart. antiq. Baioc).

Dans la copie d'une charte sans date , nous voyons un GuUlanme et un Henri de Gray , fils de Serlon de Gray , annoncer que Richard de Gray , leur frère aine , a donné le patronage de Tracy à l'abbaye de Cerisy, et qu'ils confirment sa donation. Ne connaissant pas la paléographie de cette charte, nous ne pouvons dire si cet Henri et ce Guillaimie de Grey sont les mêmes que ceux qui sont cités en 1168.

Gilbert de Gray était un des chevaliers t^ant les assises à Gaen , en l'année 1268 ( Cart. du Mont-St-Michel ).

Enfin , Richard de Gray ( miles ) , en 1260 , et Rog^ de Gray, en

Pincbingi. Ce registre dit en effet (folio 148) , en parlant da domaine d'Essemberge* dans le comté de Buckingham, que sous-tenait Ansculph de Pincbingi : Hoc maneriutn tenuit Heraldus Cornes ; et ipmm tnanerium excamirioDit Anseulfus de Pinehingi pro dimid. Risemberga contra Radulfi Talgebosehjussu régis Willelmi. On y lit également , comté de Wilts (folio 69 ) , que Willelmus de Pinehingi tenet de Edwardo unam hyd et unam virg. terrœ quœ adjacet manerio Stocke. Mais rien ne dénote « dans ces deux citations , qu'ils eussent d'autres rapports entre eux» que ceux des mêmes prénoms d' Ansculf ou de Guillaume , et encore moins que le dernier fût l'homonyme du puissant tenancier qui nous occupe. Ce dernier d'ailleurs est toujours inscrit dans ce registre, soit comme T. E. G., soit comme S. T. a^ec le seul nom de Willelmus fiUus Ansculfi.

D'un autre côté, nous trouvons un Ansculfus vicecomes inscrit parmi les tenanciers avant la confection du Domesday. Ge registre dit, au sujet du domaine iie Wendelesord , comté de Surrey ( folio 36 ) : Hcmc terrain habuit Ansculfus postquam recepit ucecomitatum. Ansculf , comme on le voit « n'est pas désigné par le nom de Pinehingi , et , de plus , le domaine qu'il possédait comme vicomte , fut ensuite concédé à ce même Guillaume , fils d' Ansculf . Nous pourrions donc en inférer avec qudqu'apparence de fondement , que cet Ansculf était le père de notre Guillaume , et qu'il était déjà mort à Tépoque où le Conquérant ordonna la confection de son registre cadastral , dans lequel , en effet , le tenant qui nous occupe ne figure pas.

Si nous nous arrêtions à la lettre et à Tindication positive du Domes^ day , cet article devrait être scindé , ou tout au moins , nous devrions faire connaître non-seulement la famille d' Ansculf de Pinehingi , mais encore celle dont Ansculf , vicomte de Surrey , semblerait être sorti. Mais, quoique nous ne nous en rapportions pas^ toujours aux généalogistes, anglais, en ce qui concerne l'origine des familles françaises, ils nous ont paru cette fois être fort près de la vérité. Nous admettons donc leur opinion , sans rechercher, s'ils ont en raison de donner le nom de Pincbingi à Guillaume Fitz-Ansculf , et sans discuter l'autorité sur laquelle ils s'appuient pour ne faire qu'un seul personnage d' Ansculf de Pincbingi et d' Ansculf le vicomte.

Il est assez probable que la famille française de Pincbingi était sortie

d'Helethone ; Q"" dans le comté d'Oxford, Hunesvordé, et cinq hydes de terre , centenie de Dorchecestre ; 7' dans le comté de Worcester , les domaines d'Eslelie , de Nordfeld, et douze antres seigneuries, dans les centenies de Gosne et de Clent ; 8° dans celui de Cambridge , Stantone, centenie de Norestow ; 9"" dans le comté de Huntingdon , il tenait en chef Wedreslie , et deux hydes et demie de terre , centenie de Toleslund ; 10'' dans celui de Northampton , Toltorp , Bemac, et deux autres seigneuries; 11*" dans celui de Warwick , Estone, Witone , et trois autres seigneuries ; 12"" enfin, dans le comté de Stafford, il tenait en chef Seglesley , Morve , Catspella , et vingt-six autres seigneuries, dans diverses centenies, ainsi que quatre nummnes appartenant au manoir de Penna , dépendant du comté Stafford. — On le trouve également inscrit comme sous-tenant deux hydes de terre de la baronnie de Richard Fitz-Gilbert , comté de Surrey , ainsi qu'un nàanoir à Gochesey , et trois vergées de terre à Wellingenvie , qu'il avait données à Baudouin , son sous-tenant dans la terre du roi , comté de Worcester.

On voit , par l'énumération de ses domaines , qu'il tenait, dans les douze comtés ci-dessus , onze baronnies , composées de plus de cent manoirs , répartis dans trente-trois centenies : car, pour le comté de Wilts , le Domesday dit seulement : habebcu^ il tenait dans la terre des serviteurs du roi ; et par conséquent il n'y était pas T. E. G. , et il n'y possédait qu'en raison de l'office qui l'attachait à la maison du prince. Quant aux portions de terre qu'il sous-tenait dans les comtés de Surrey et de Worcester, dans lesquels il tenait déjà par baronnie, il est probable (|uc ces sous-tenures n'étaient que des extensions utiles à ces mêmes baronnies.

Mais à quelle famille française ce Guillaume Fitz-Ansculf appartenaitil ? ]je véritable prénom d'AnscuIf, sous lequel le père de Guillaume est désigné dans le Domesday ^ laisse un vaste champ aux conjectures , et il c*Mt presqu'impossible, ou du moins difficile , d'arriver à en donner nne explication satisfaisante.

D'un côié , tous les généalogistes sont d'accord pour lui donner W nom de Pinchingi , parce qu'ils ont trouvé deux sous-tenants inscritH dans le Domesday sous les noms d'AnscuIf et de Guillaume de

Banks parait avoir adoptée, Foulques Paynel fut le fondateur de Tickford 9 situé près de Newport , dans le comté de Buckingham , et dépendant de la succession de Guillaume Fitz-Ansculf. Béatrix le lui avait apporté en mariage avec le château de Dudley , dans le comté de Worcester » château qui avait appartenu au comte Edwin , suivant le Domeiday (folio 177). Son fils, Raoul, lui succéda, et ce dernier laissa, après lui , six fils , savoir : Gervais , Guillaume , Hugues , Adam , Jourdain et Alexandre.

Gervais, Talné , s'étant jeté dans le parti de l'impératrice Mathilde, défendit le château de Dudley pour sa cause , la troisième année du règne d'Etienne. Il résidait encore dans ce même château la douzième année du règne de Henri II. Et, lors de l'assiette de l'aide pour le mariage de la flUe de ce dernier prince , il déclara posséder cinquante fiefs de chevalier , de veteri feofamerUo , et six un tiers de navo feoformemXo. Gervais épousa Isabelle, fille de Robert de Beanmont , comte de Leicester , et veuve de Simon de St-Liz , comte de Nortbampton. II en eut un fils , mort en bas âge , ainsi qu'une fille, du nom d'Havoise, qui fut son unique héritière. Elle épousa , l"" Jean Somery, dont elle eut un fils, nonmié Raoul , qui devînt possesseur du château du Dudley et de plusieurs autres seigneuries. Elle se remaria ensuite à Roger de Berkelay , seigneur de Berkelay, comté de Gloucester (Banks, 1. 1, p. 80 et suiv, ). '.

Ansculfi ( Ghilo ou Gilo frater ) , T. £. G. ( Berkshire , folios 61 b ; Buckinghamshire , 152 b ; Oxfordshire, 15& b ; Norttujmptonskire , 219 et 229. ) Il tenait en chef et en baronnie , dans le comté de Berks, Higdbam, centenie de Tacheara; Eleutone, centenie de Benes, etOffetune, centenie de Redinges. -— Dans celui de Buckingham , il possédait de la même* manière Daceta, centenie de Stoches, Bovenie, centenie de Bunneham. Dans la centenie de Tieheshele , un Alured de Thame soustenait de lui une hyde et trois vergées de terre. — Dans celui d'Oxford, il sous-tenait également deux hydes et demie de terre , à Baditone. — Enfin , dans le comté de Northampton , il tenait en chef et en baronnie WedoBe, ainsi que Wapeham , et dix autres seigneuries. Outre cela, il tenait directement du roi trois maisons à Northampton.

Ce Gilon , frète d'Anseulf ^ n*est pas inscrit sous le nom de Pinchingi;

du bourg de Picquigny, dans rarrondissement d'Amiens, qui depoisfM érigé en duché, pour la maison de Chaolnes. Dès le YIP siècle, ce bourg possédait un château fort d'une haute importance, et il devint ensuite 1^ chef-lieu d'une baronnie à laquelle était attachée la vidamie d'Ainims. Un grand nombre de seigneurs de la Picardie, province voisine de la Normandie , accompagnèrent le duc GuiUaume dans son expédition contre l'Angleterre , et il nous est bien permis de penser que le paisotnt baron de Picquigny fut de la partie. Le nom moderne du bourg et de k famille de Picquigny , diffère sans doute beaucoup de cehd de PfA*chingi ; mais , suivant la Notice des Gaules d'Adrien de Yalofs ( v* mikeniacum), cette différence n'aurait pas toujours existé, et cette looH lité portait le nom de Pinkenni , même avant le Y' siècle. Ce asvant historiographe s'exprime ainsi : Bermannus m libro secundo de fmraeulis Samctœ Mariœ Laudunensis Pinkeniaci meminit amte tmmos quingaUtmkis verbis « Germundus de Pinkeni , de Ambianensi erat regione. b Hic loetil Hermanno quidem Pinkeny , vel Pinkeniacum , aliis Knquiniacom dtettur, estque posUus ad flumen Suminam^ non longe aburbeAmbiamSf vice^ dominaius ejus ecclesiœ titulo insignis , ac vulgo nuncupatur Picqaigny. — Les diverses dénominations de Pinkeny , Pink^y ou Pinqulgny , que ce bourg portait à la fin du lY* siècle, se rapprochant assez du nom de Pinchingi , il nous est permis de croire que ce dernier avait subi beaucoup d'altérations avant d'arriver au XI* siècle , et qu'il n'était alors qu'une des variations intermédiaires à placer entre Pink^iy et Picquigny. Au surfdus cela n'éclaircit pas davantage la question.

Quant à la famille anglo-française , qui a figuré fort peu de temfto en Angleterre , tous les Peerages et Baronages anglais , en confondaint Guillaume Fitz-Ansculf avec Guillaume Pinchingi , se bornait i dire qu'il possédait quatre-vingt-six seigneuries dans ce royaume , lorade la confection du Domesday-Book; qu'il mourut, suivant les uns , Mfts postérité , et , suivant les autres , ce qui est i^us rationnel , ne laiannt qu'une fille, du nom de Béatrix, qui épousa Foulques Pïiynel(Paga]id)f auquel elle transmit la plupart des biens de Guillaume Fitz-Anmilf.

Les armes de cette famille sont ainsi : or , à deux Bons pattané en pal, azur.

Suivant la version d'Edmondson ( Baronagium geneahgieum ) , que

dans cette iiet en 1587, par la reine Élizabeth, pour y foire l'état des tenores noUes, il Ait reconnniiQe la famille d'Anneville était tine été plv» anciennes de rile. Ces diverses citations suffiront sans doute pour établir les relations de parenté qui unissent la famille anglaise d' Anneville avec celle de France qui porte le même nom , et à laquelle nous revenons.

Le sous-'tenant t Guillaume Ansleville, inscrit plus haut « donna , en 1106 1 à l'àbbaye de Lessay , le patronage de l'église de St-Léger d'Ansleville, etil reçut, pour cette donation, de Geoffroy, déuicième àbbé de ce monastère, dix marcs d*argent , pour payer la rançon de son fils Michel , prisonnier à la Terre-Sainte {Gall. ChriêL, vol. XI, col. 918 ). Après sa mort, en 1118 , Guillaume, deuxième du nom , son autre fils, confirma la donation de son père, et reçut, des mains de l'abbé Robert, cent sous de Rouen et un palefroi pour sa confirmation ( tbid. col. 919). Plus tard, Henri I*% par une charte de l'an 1126, qui existe encore datts les archives de St-Lo ( Manche ) , confirma les donations précédemment faites à l'abbaye de Lessay , et même une dernière faite en 1123 , par Robert de La Haye ; mais il ne fait aucune mention de celle insérée cl-* dessous dans la charte de Henri H , faussement datée de l'aû 1 126 , dans le GalKa ehriêtiam (Instr. col. 229), parce qu'effectivement cette donation fut faite beaucoup plus tard par Guillaume > troisième du nom. En effet , nous voyons Geoffroy d' Ansleville, sans doute fils de Guillaume II , confirmer , en 1139 , les donations faites par ses ancêtres à l'abbaye de Lessay ; y ajouter même le don de la chapelle, quœ éit juata fluvium Sarœ\, et enfin donner, en 1153, à l'abbaye de St-Sauveur-^le-Yicomte, l'église de St^Pierre^l'Arthéglise, sans faire mention dans Ces actes dé la donation insérée dans la charte de Henri II. Nous trouvons en outre , dans les archives de St-Lo, une charte datée de l'an 115i , par laquelle un Guillaume Swen donne , à l'abbaye de St-^Sauveur-le^Viconite, non seulement toute la terre 4u'il possédait dans la paroisse de ât-Jean-4é- Quercubus de File de Jersey, mais encore omnem terrain et hùmiûëi quoê habeo m AnmetiltaH quicfuiAhabêoinudêHaeiinmattêeoetind^ ipHUê Ansledttœ^ etc. , donation qui est coi^rmée par son neVeu, Adelelnros Aguillun. On voit que le dmudne d' Ansleville était d^ divisé par dés motifs qui nous sont inconnus, et il nou^ est permis de croire que la dernière concession , faite à Fabbaye de Saint-Sauveur, aura pu

il est donc probable qu'il était le jeune frère d'Ansculf, le vicomte de Surrey , mort avant la confection du Domesday^ et , par confiéqtfBnt, l'oncle de Guillaume , Fitz-Ansculf , qui précède.

( Nota : André Duchesne porte , dans sa liste des compagnons du duc Guillaume , un Milon t fils d'Ansculf. Comme il n'est pas inscrit dans le Domesday , nous ne pouvons nous en occuper ici. )

Ansegis , s. t. ( Wanoickshire » folio 243 b ). Il sous-tenait de la baronnie de Goisfrid de Wirce , à Niveham , centenie de Meretoo , un fief ou domaine contenant huit charmées de terre. Il n'y a pas de recherches à faire sur ce sous-tenant.

Anseis ou Ansegise, s. T. ( WamioickMre , folio 244 b ). Q flousrtenait , dans la terre du roi, à Herdeberge , quatre hydes de terre , qui étaient tenues librement du temps d'Edouard. Il est présumable que ce sous-tenant est le même que le précédent.

Ansel ou Ancel, s. t. {Buckinghamshirt , folio 150 b ). Il tenait trois hydes moins une vergée de terre de la baronnie de Hugues de Bolbec à Warwendone , centenie de Erlay, probablement un homme d'armes du comte de Bolbec.

Anselmus , s. t. ( Suffolk , folio 371 ). Il sous-tenait une charmée de terre, à Frandestune , dans la baronnie de l'abbaye de St-Edmond. Il est impossible de rien établir de plausible sur cet Anselme.

Anseredus ( Kent^ folio 12). Il sous-tenait de l'abbaye deSWAu«gustin, à Bapeutone, centenie de Gert. — Quoique ce nom d' Anseredus ou Ansered ait été porté par un baron normand, qui l'avait donné à son fief et manoir d' Anseredi-Villa ou Ansereville , situé dans la paroisse de St-Mards ( contraction de St-Médard ) sur-Rîsle , dont'la seigneurie dépendit plus tard du comté d'Harcourt , il n'est pas présumable que ce simple tenancier de l'abbaye de St-Augustin fût de cette famille.

Ansfred , s, t. ( Chestershire , folio 266 ). Il sous-tenait dans la baronnie de Guillaume Fitz-Néel , à Nortune. — U est probable que ce sous-tenant , dont le prénom était alors fort conmiun , faisait partie des hommes d'armes que Néel » baron de Malbeng , ainsi que ses frères, avaient amenés à Hugues , comte de Ghester. II est à remarquer qœ^ Néel , père de Guillaume , était un des douze barons du comté palatûi

La famille d*AppeviUe doit tirer son origine de Tune des trois paroisses de ce nom , situées en Normandie , 1^ Appeville (depuis Andebaut), canton de Montrort-sur-Rille, arrondissement de Pont-Audemer (Eure); — 2^ Appeyille (Seine-Inférieure) , arrondissement de Dieppe , canton d'Offranville ; — 3^ A ppe ville-la-Haye (Manche ) , arrondissement de Gou tances , canton de la Haye-du-Puits.

Dans la première , il existait des seigneurs du nom d* Appeville , que nous trouvons souvent comme témoins dans les chartes des comtes de Meulan, sires de Pont-Audemer, ainsi que dans celles des seigneurs de Montfort-sur-Rille et d'Appeville , qui donnèrent l'église de cette paroisse à Tabbaye du Bec. Mais les seigneurs qui possédèrent ensuite cette terre en alleu sous la suzeraineté de Tabbaye , sont peu connus maintenant » et nous n'avons trouvé qu'un Gosce d'Appeville, figurant comme témoin dans l'acte de donation de l'hermitage de Brotone , faite à l'abbaye de Préaux , vers l'an 116^, par Robert, comte de Meulan, fils de Yaleran , époux de Mathilde de Gomouailles.

Quoique nous fussions portés à croire que l'origine de ce sous-tenant de Guillaume d'Arqués dût être cherchée à Appeville-le-Petit , de la Seine-Inférieure, nous devons dire que nous n'avons rien trouvé sur ce Walter d'Appeville , et il est même douteux qu'il ait existé, dans ce département , une famille qui ait porté le nom d'Appeville.

Quant aux Appeville , seigneurs de la paroisse d'Appeville , canton de la Haye-du-Puits , dans la Manche , la charte de fondation de l'abbaye de Lessay , nous apprend que Turstin Hadulp , ainsi que son fils Eudes, donnèrent, en 1126 , à ce monastère , tout ce qu'ils possédaient tant en églises qu'en terres, bois, prairies , etc. m Apavilla eî in Osulfi lûilla et aiiis maisnillis quœ ad Apavillam pertinebanty etc. Quoique Turstin fut évidemment alors le seigneur d'Appeville , il n'en prit cependant pas le nom ; mais il est probable que ses descendants le portèrent plus tard , et nous trouvons en effet parmi les actes encore existants de l'abbaye des Dames-Blanches de Mortain, neuf à dix chartes, datées de 1254 à 1284 , par lesquelles cette famille d'Appeville donnait , à ce monastère , diverses rentes ou redevances à prendre dans la paroisse de ce nom , ou confirmait les donations faites par leurs ancêtres.

ARBALfsTARius. Ouze personucs sont inscrites dans leDame^day sous

18i ). Dans le premier comle . il «wf tfniit umt byde «I acres de terre, de la iiaronnie de GoiaErid de Hcdi, et dans oeku daUye» ford , il soufr-tenait une hyde de la terre de Nigd-le-llédecn , aiMi. qu*aiie demi-hyde de terre de la baronnie de Boger de Lacy. Mêaie i»^ certitude sur la famille de ce Mtos^-tenaoL

ANSFEDirs, S. T. . Letcrjienktrr , folio 234 b (Us); Taràalùn^ 315;. LttêCuluAirt n 3i5 ,. Dans le premier «mité* il aown Imait trais ruées et demie de terre de la haromiie de Robert de Bacy. Dmi dllbert de Lac; « située dans rYorkshire^ il en «oiK-taHÛI dans la baronnie de l'éplifle de St-Pierre de Snrg, il demi-b\de de terre, boit acres de pré et quarante êcmm dn Même observation que pour lesjirêcêdents ).

AiiSFRiiius i^CaDoniras Sancli Pauli deBedfnrd ; , S. T. (^ , nwwn^ folio âllj.U sous-tenait une verpée de terre de la baronnie de TdgliM de. St-Paul de Bedford, à Biddiam. C'èuît évidemment une espèce de frtbende dépendante de son canonicat.

AiiSFRtiirs , Miles « S. T. ^ Susnejr ^ folios 16b, 17, âOb^St, 22»<. 22 b: Surrqf^ 36 . D sons4enait trois hydes de taire, dans les et baronnie que IVv èque de Chicbester possédait dans les Bosc et de Risberç , qui faisaient partie de ce comté. Daas la du comte de Mortain , il sous-4eÉait quatorze bydes el de^ie de ainsi que quatre bourgeois, dans le bourjr de Pei^ensey. Faila fl tenait de la baronnie de Guillaume Fitt-Ansmlf , dans le Surrey , cinq bydes de terre et un manoir conloiant une byde.

Ce cbev-alier était venu probablement en Angleterre , i la ndte da camte de Mortain. Il devint ensuite Tun des quatre cavaliers de Tévèque de Chicbester , qui étaient , V Lowel ; ir Meurdrac ; 3* WiaM , et ï"" ce même Guillaume Fitz-Ansrulf , qui , ainsi que nous Favona dit plus baut , n'est pas désigné sous le nom de Pinchingi.

Nous sommes portés à croire que œt Ansfridus était noraund et appartenait à Tarrondissement ou à Tâection de Vire « <taiMt laqaeBa 3 existait encore , au XV* siècle, une famille du nom d'Anfray oa d'Aafris; mais elle n a pu justifier de sa noblesse devant Chamillaid, en 1666.

AifSFRiDUS (Presbyter Radulfi filii Huberti ). S. T. {Lmeolmkift^ folio 369 ). U sous-tenait , à Guneby , dans la baronnie de Radalf Fin-

La famille d'Appeville doit tirer son origine de Tune des trois paroisses de ce nom , situées en Normandie , 1"* Appeville (depuis Annebaut), canton de Montrort-sur-Rille, arrondissement de Pont-Audemer(Eure); — 2^ Appeyille (Seine-Inférieure) , arrondissement de Dieppe , canton d'Offranville ; — 3** Appeville-la-Haye ( Manche ) , arrondissement de Gontances » canton de la Haye-du-Puits.

Dans la première , il existait des seigneurs du nom d* Appeville , que nous trouvons souvent comme témoins dans les chartes des comtes de Meulan, sires de Pont-Audemer, ainsi que dans celles des seigneurs de Montfort-sur-Rille et d'Appeville , qui donnèrent l'église de cette paroisse à Tabbaye du Bec. Mais les seigneurs qui possédèrent ensuite cette terre en alleu sous la suzeraineté de Tabbaye , sont peu connus maintenant 9 et nous n'avons trouvé qu'un Gosce d'Appeville , figurant comme témoin dans l'acte de donation de l'bermitage de Brotone , faite à l'abbaye de Préaux , vers l'an 116^, par Robert, comte de Meulàn, fils de Yaleran , époux de Mathilde de Gomouailles.

Quoique nous fussions portés à croire que l'origine de ce sous-tenant de Guillaume d'Arqués dût être cherchée à Appeville-le-Petit , de la Seine-Inférieure, nous devons dire que nous n'avons rien trouvé sur ce Walter d'Appeville , et il est même douteux qu'il ait existé, dans ce département , une famille qui ait porté le nom d'Appeville.

Quant aux Appeville , seigneurs de la paroisse d'Appeville , canton de la Haye-du-Puits , dans la Manche , la charte de fondation de l'abbaye de Lessay , nous apprend que Turstin Hadulp , ainsi que son fils Eudes, donnèrent , en 1126 , à ce monastère , tout ce qu'ils possédaient tant en églises qu'en terres, bois, prairies , etc. in Apavilla eî in Osulfi villa et aliis maisnillis quœ ad Apavillam pertinebant , etc. Quoique Turstin fut évidemment alors le seigneur d'Appeville , il n'en prit cependant pas le nom ; mais il est probable que ses descendants le portèrent plus tard , et nous trouvons en effet parmi les actes encore existants de l'abbaye des Dames-Blanches de Mortain, neuf à dix chartes, datées de 1254 à 128i , par lesquelles cette famille d'Appeville donnait , à ce monastère , diverses rentes ou redevances à prendre dans la paroisse de ce nom , ou confirmait les donations faites par leurs ancêtres.

Arbalistarius. Onze personnes sont inscrites dans leDomesday sous

Mdrtaiû » dans le comté de Dorset , sept hydes de terre , et, dans eelle qtt*il possédait, comté de Somerset, vingt et une hydes de terre; Enfin, il soa&-tenait , daùs la baroninie de Févéque de Coutances, un ferling on lé quart d'une vergée de terre, ainsi qu'une antre vergée, dans labaronnie de Walter dé Douay.

Cet Ansger est inscrit , dans le comté de Somerset , avec ' Drogon de Montagud , qui, probablement, était son frère ou son parent. Toosdevx suivirent le duc Guillaume en Angleterre , et furent richement dotés par ce prince après la Conquête. Ils paraissent être sortis de la paroisse de Montaigu-les-Bois , située dans l'arrondissement de Goutanccis , commune de Gavray. On lit, dans les Infeudati(me$ Jftiftum , qu'un de leurs descendants était tenu à la garde du château de Gavray , à cause de son fief : Rogerus dô Mante aeuto quatuor portée ad euOodkM castrie de Gaàreio, quando rex est in exercitu. Quel que soit au surplus le degré de parenté qui pourrait exister entre Ansger de Montagud ou Montaigu , et Drogon de Montaigu , il est à peu près évident que le pre« mier mourut sans postérité ; car on connaît à peine les coUatéranx de cette famille française , qui parait n'avoir eu qu'une seule et oniqne branche en Normandie. Les descendants conservèrent la seigneurie de Montàigu-les-Bois, jusqu'à Sébastien de Montaigu, mort sans postérilé^ en 1715. Les biens et la seigneurie de Montaigu passèrent, en 168S, dans la famille de Gresnay (qui est celle de Poil vilain } , par le mariage dé la sœur de Sébastien avec Georges de Gresnay ( Dict. de La Chesnay ,* V" Moirr AIGU et MS. de Mortain, p. 321 ) .

La filiation de Drogon est , au contraire , assez bien établie ea Angle* terre , par une infinité de branches encore existantes. Drogon , chef de celte branche anglaise, tenait en baronnie plusieurs domaines, dans le comté de Somerset , et entre autres ceux de Shipton et de Sutton , dont le premier fut le chef-lieu de sa baronnie , et qui tous deux furent en^ suite désignés sous les noms de Shipton-Montagu et de Sutton-Montago. Il fut le père de Guillaume de Montaigu , qui lui succéda vers la fin dd règne de Henri 1"^; de ce Guillaume sortit Richard de Montaigu, mort en 1 162, laissant un fils, Drogon, deuxième du nom, dit Juuniêf qui époosar Olive, fille d' AlainBasset de Wycombe, de laquelle il eut deux fils : 1* Dra ou Drogon, troisième du nom, dont la ligne mâle s'éteignit à ladeuxièim

Il sous-tenait une demi-hyde de terre et un ferling dans la eentenie de Clistone , comté de Devon. Glistone était une terre du domaine du roi , inscrite dans le comté de Devon , folio 101 .

S"" Arbalestarics (Galterus ou Walterus), S. T. {Suffolk, folios 320 et 324 [bii); Add. Exan Domesday ; Somersttskire^ » 428 ). ( Gautier et Yautier > quoiqu*inscrits séparément , sont évidenmient le même personnage ). U sous-tenait de Robert Malet, à Eya» un soca de seize acres de terre , et » suivant YExim Domesday , il sous-tenait aussi de Radul f de limesi , dans le comté de Somerset , une habitation à Gomich.

4'' ÀRBALESTARius (Gislcbcrtus ) , T. E. G. {Norfolk, folios 268 b , 269, et conune S. T. même comté, folio 117 ). Il tenait en chef, dans la eentenie de Scerepham, deux char, et trente acres de terre, ainsi que quatre acres de pré; {ibid.) , eentenie de Walessan , un homme libre , ainsi qu'une demi-charruée de terre, et, en domaine, une masure et une charmée. Dans la eentenie de BlalBeld, une charmée et demie de terre, et , dans celle de Diu, la moitié de deux charruées de terre. Il sous-tenait aussi, à Norwich, une maison ainsi qu'une masure.

5"* Arbalistarius (Hugo ) , S. T. {Sussex^ folio 186). Il sous-tenait dans la baronnie du comte d'Eu, à Wilesham, eentenie de Baldesley, cinq vergées de terre.

6° Arbaustarius ou ARCHi-ARBAUSTARius(Nicolaus),T. E. G.(iidditamenta Exon Domesday , pages 433 , 435 , 436 , 437 et 438 ). Il possédait , dans le comté de Devon , le manoir de Wiberie , que Rogerus Aculeus f ou Roger Aiguillon , tenait de lui. Il est aussi inscrit dans le Domesday ( Devonshire , folios 117 et 117 b ) sous le titre de Terra Nicolai Bàlistarii. Il tenait en chef et en baronnie toutes les terres inscrites dans VExon Domesday. Sa baronnie se composa des manoirs suivants: Wiberie , Grenelize , Stoches , Rachun , Wogwel , Bagetore , Ludeford, Stapelie , Bochelande , Alke ainsi que Lege. La famille de ce Nicolas possédait probablement quelques parties de fief en France. Nous trouvons dans la liste des fiels de Philippe-Auguste : Johannes de CaummU et Nicolaûs Balistarius unum qwirierium et qwirtam partem unius qt^arterii.

T Arbaustarids (0 ou Odon), T. E. G. (dans l'est-riding de l' Forii:* shire , folios 239 b, 281 b, 382 ; lÀncolnshire, foUo 365 b). On le trouve T. L 25

D*un aatre côté , Brompton , dans sa liste des compagnons du dae Guillaume , désigne Ansger sous le nom d'Aunger seul , pour le distûirguer d* Ansger de Montaigu. Outre cela^ une charte de l'abbaye du Mont Saint-Michel , donnée. par Mainus , évëque de Rennes ,.en 1050 ; nous fait connaître un Ansgeritu fUitAS Rpberti , ainsi que son frère Aast gerius Clerieus ; ce qui permettrait de croire que ce sous-tenanf était breton. Enfin il a existé , et il existe peut-être encore dansTélection^ Carentan une famille d' Ansger , qui fut anoblie en mars 1577 ; mais , quand elle descendrait de notre Ansger, nous retomberions toujours dam la même incertitude ; aussi le hazard ou de longues et pénibles reeherches pourraient-ils seuls nous mettre sur la voie de la famille et de l'origine de cet Ansger ou de ceux qui suivent.

Ansgerbdus» s. t. {Oxfordshire , folios 155 b , 156 ; HurUingdùmkire^ 205 {bis). Dans le premier comté, il sous-tenait dix hydes de terre, dsM la baronnie de Tévéque de Lincoln, et cinq vergées dans celle de l'évèque de Bayeux. Dans le second comté , il sous-tenait de l'abbaye de Saint- Pierre de Burg trois hydes et demie de terre. Il n'y a rien à dire sur ce sous-tenant.

Ansgerus, s. t. {Somersetshire^ folios 86 b et 91 b). Il sou»-tenait daas le domaine du roi ; mais il tenait cependant, du comte deMortain, à Northcurt , un manoir et une vergée de terre. Il sous-tenait également de la baronnie de ce même comté, trois hydes de terre, à Stantune, ainsi que six hydes , à Isles. Cet Ansgerus était évidemment un homme de la suite du comte de Mortain ; mais ce surnom était tellement conimoii A cette époque qu'on ne peut rien dire de sa famille ni de son origine. -

Ansgbrcs^ s. t. {Devonshire , folio 104 b). Il sous-tenait , de la baronnie du comte de Mortain , un manoir , ainsi que quatre hydes et deux vergées de terre , situées dans diverses localités. Ce sous-tenant ne parait pas être le même que le précédent ; mais nous ne connaissons pas plus sa famille que celle de l'autre.

Ansgerus, S. T. ( Gloucestershire , folio 144 b ; StaffardMre , 249 b ; Chestershire j 268 b, et NoHinghamslUre , 291 b). Dans le premier comté t il sous-tenait, de l'archevêque d'York (Thomas, chanoine de Bayeox )». une hyde de terre, dont une charmée in dominio. Dans le deoxi^ne»* il sou^tenait, conjointement avec Walter, de la baronnie de Robert.de*

Noua îgiloroiis è'û existai! qnelqoes rapports eotre tet Aiugiot, dtt dé RoTOCtitrev et la fatnffie de ce nom, fixée dans Farrondisseflieiit de Vire , ^ <|Qi réaidaM escote e& IIM» à neites^-au-Bocage, eantoi^ de ^

N^ia. Cet ABegotus et les tooia autres qui suivent ne forment cpi'un seul el même article dana bl table d'ElHs; nous avons cru devoir les diviser OMMi M il suit : ^

AjnaoT0a,&T.(Siiff»rfolioB2&b,21 et22). Ilsous-lenaitr du eomte' de Mortaitf, trois maiscMis d'un pfod«ft de douze deniers» ainsi que onie hydes et demie» de tmre, situées dans fiverses paiFties de la baronnie du même comte. Cet Ansgot était probablement de la suite du comte de Mortus, et sortait peut-être de ce comfé; dans lequel ontrouve beancoup de fiunilles de ce nom ; et dont une , entr'autres, étailf puissante et distinguée ; mais les généalogies de celles qui existes encore, ne iMienftait pas assez bant pour pouvoir se fixer. . Ainoomgs^(Homo Epiacoi^ Osbem), S. T. [Swref, folios 31 et 31 b). B sous-tenait avec Godefroy, également bomme de Pévtqne Osbem (aflms douleOsbem» évêq. d'Exeter, de 1074 à 1103), un manoir dont if élaif tenancier T. R. E. et qui foîaait afors partie de la bavounie de FévéquedeBajreiiX. Hsou»*tenait aussi» de la baronnie de ce' même évéque, de«L bydeS'de terre» qu'il avait tenues du temps du roi Edouard. S ce sous-tenant était normand ». ce qui est fort iiwteux » M aurait été du nombre des Normands qui avaient suivi le roi Edouard , avant la Conipiète.-Mais il est plus psûbaUe cpie c'était ua indigène», dépendant de IfégUse d^Exeter» qui s'était soumis au Conquérant et en avait obtinw des concessions assez importantes.

àsBMT0»rS.1.{WUîMfe, foilo65 b; Middleêêx.tMo 139 h;E$ux, volv U^ foliivi?). B sous4enait» à Duntone» dauslabaronilie deTévêque de Winchester, trois^ bydes et demie de terre» ainsi qu'ime demi^-Byde de:térrev k Greneforde » dans là banmnie de GeofiRrof de Hanneville; eitfii»dans œlle de Swain d'Esser» il sou»4enait une deiUi^-hyde et trMte aeres^deterreàClavellinge. IPest fort-difficile de rien dire d'exact sur cet Ansgot» et même sur ceux qui iKrécèdént » chacun d'eux n'étant évidemment désigné que par un simirie prénom. Les noms de flmiflles à cette date, sont d^ailleun à pdne fixés ; les recherches seraient» êrac inqiossiUas, etles erreurs^ par conséquent» inévfthbles.

rë^flise de Worcester, deux hydès et demie de terre , avec uii misiiôir, ainsi que deux charmées dis terre, dans la baroimie d'Ubeft de liey , comté d'York. — Cet Arisgot était frère d*Hellnin ou berluin , fondateur et premier abbé de Fabbaye du Bec , en 1035. Tous deux déseendaient d'un noble danois , du nom d'Ansgot et d'Hâois leur laére (Voyez l'hist. de cette abbaye, par Bom Bourget, traduite en anglais par le docteur Ducarel). Il parait avoir été attaché au servicedu roiÉdouard, dont il était tenancier dans Ids comtés de Susses , de Dévon , de B^reford et de Chester. Il se soumit sws doute au Conquérant, qui lui tmk^ serva une partie de ses tenures, dans le comté de Devon ; et le Domeêtêg dit, au sujet de celle de Madone , Ipse tenebat T. R. E. — Dans le rdle des services dus aux ducs de Normandie, on voit qu'un Geoffroy Ansgot devait un homme d'armes à la solde du prince , et dans celui de rééhiquier des comptes de cette même province , il est fait mentioii de plusieurs amendes payées par un Ansgot, ainsi que par un Arnulf Ansgot, pour fausse clameur ; mais ces derniers descendaienl-ils de cet ancien thane du roi ? c*est ce que nous ignorons. Voyez aussi, sur cette faiunie, les Recherches sur le Cinglais dé M. Fr. Vaultier, p. 113 et 114.

Ansgotus (Homo Gomitis W. ). S. T. ( Herefordêhirè , foHo 118 1^). Il sous-tenait, dans la terre du roi, à Edresfelle, une demie-vergée de terre. Il n'y a rien à dire sur cet homme du comte Guillaume.

Ansgotus (Presbyter), S. T. ( WarwieksMtey folio 3i3 b) . Il sous-tenait, dans la baronnie de GeofDroy de Wirce, une hyde de terre, à BeUcbeUe, centenie de Meretone. Il était sans doute chapelain de ce seigilevr;

Ansgotus (lDterpres},T. du R., non in capile, dans la terre éeattianea du roi, ( Surrey, folio 36 b). Il possédait trois hydes de terre et on manoir, contenant une hyde de terre, à Cumbe , centenie de CbfaigeMrai. Sa qualité d'interprète lui donnait droit à une rétributioii en terre, de même qu'à tous les autres ofBciers de la maison du prince.

Ansgotus, S. T. (^KerU, folios 2 b, 4 et 6 b). Il sous-tenait autUMde terre quod appréciai, sept. 1(5., dans leilomaine du rm, juxM Boéeeetiref d'où il prit le nom deRovecestre (voyez Rotereestre). D sous-temSt éga* lement un solin de terré , dans celle des chevaHers de Parchevéque de Cantorbéry , dont il était sans doute un des chevaliers. Enfin fl tensit également un soUn de terre, dé la baronme de Tévéque de Bâjreux.

seigneur , et dont le nom'» comme celui dé sa famille » a subi les variations suivantes : Andeville , Ansneville , Asnevillé , aiiisi qu' Aundevyle (suivant la liste.de Brompton), et enfin celui d'Anneville , que l'une et Tautre portent aujourd'hui.

La chronique de l'abbaye de Saint-Étiennè de Caen, ainsi que Thistoire de l'ile de Guemesey , nous fournissent les premiers documents que nous ayons sur la famille d'Anneville. On y voit qu'avant 1050, des pirates , venus de là baie de Biscaye, après avoir souvent ravagé File de Guemesey, qui faisait alors partie de la Normandie , s'étaient enfin établis; et que les habitants, ne pouvant pas les repousser, étaient venus demander des secours au duc Guillaume, qui habitait, en ce moment ; le château de Yalognes. On y voit aussi que le prince leur envoya des troupes, commandées par Samson d'Anneville, qui détruisit les forts élevés par ces pirates, et les chassa de l'ile ^ dans laquelle ils n'osèrent plus faire, d'invasion depuis. — Suivant un extrait de l'échiquier de Rouen, de l'an 1061 , le duc Guillaume donna à Samson d'Ansneville , son écuyer, et a l'abbé du Mont-Saint-Michel, la moitié de l'Ile de Guemesey, par portions égales , à charge, par ledit d'Ansneville, et ses hoirs , de faire le service d'écuyer près de sa personne et de ses successeurs, lorsqu'ils viendraient dans l'ile; à charge, en outre, de dix livres de relief, du serment de foi et hommage, et de tous les autres services dus au duc et duché de Normandie. — A l'époque de la Conquête, et pendant la régence de la reine Mathilde , en 1066, un seigneur d'Ansneville (sans doute frère de Samson) fut établi gouverneur du Yal-de- Saire. Enfin, il est probable que Guillaume et Honfroy Ansleville, inscrits cî-dessus conune simples sou»-tenants , étaient les fils de ce même Samson, qui deviadt être mort à l'époque de la confection du Domesday^ dans lequel on ne le trouve effectivement pas sous le nom 4e sa famille.

La parcimonie du roi Guillaume envers une famille aussi distinguée et qui était aussi dévouée à son service, aurait eu lieu de nous étonner, si, en étudiant quelques inscriptions duDomesdoy, prises, non pas parmi les tenants en chef, mais parmi ceux qui tenaient directement du roi, à cause de leur office, nous n'eussions reconnu qu'elles devaient s'appliquer au fils fldné de Samson , écuyer du roi , qui, en sa qualité de chcff de la famillCy prit aussitôt après sa mort (sans doute récente) le titre et

AifSLEPE OU Hanslepb ( Winemaras ), S. T. DeconsMre, folio 111 ; NorthamptmAire , folios 220 b, 227, 227 b et 229 b passbn). Dans le premier comté , il sous-tenait « à Stocbe, une demi-hyde de terre dans la baronnie de Guillaume de Falaise; dans celui de Northampton» il sous-tenait une hyde et demie de terre, dans la baronnie de Févëque de Coutances ; dans celle de Goisfrid Al§elin, à Torp, une demirhyde de terre ; ainsi qu'une hyde et trois vergées de terre, à Gnutestone, dans le domaine de Gunfrid de Gioches ; enfln , il réclamait , dans ce même comté , une possession , dépendant de la baronnie de la comtesse Judith* à Pidentone.

1^ Domesday désigne seulement ce dernier sous le nom d'Anslepe de W'inemare. Les autres sous-tenants qui précèdent portent le seul nom de Winemarus. Ils ne paraissent même avoir aucun rapport avec un autre Winemarus, intendant du comte de Bretagne , qui est inscrit comme T. E. G. douze maisons dans ce même comté de Northampton.

Quelles que soient les recherches que nous ayons pu faire sur cet Anslepe, nous n*avons rien pu trouver sur sa famille ; et il est assez protmble , comme son nom semble le démontrer, que ce sous4enant était un anglo-saxon soumis au Conquérant ; et sa réclamation sur la terre de la comtesse Judith (sans doute la veuve de Waltheof), semble donner la preuve qu'il sous-tenait du temps du roi Edouard.

Anslevillb (Willelmus ) , s. T. {Hanls, folio 44 b). Il 80U&4enait de la baronnie du comte Roger, à Avère, centenie de Shirley, un manoir ainsi qu'une hyde de terre et treize acres de pré. Ge manoir était tenu imr Chetel T. R. E.

Anslevillb (Humfridus) , S. T.{Herlfardshire, folio 132). D soustenait d'Eudon Dapifer, dans le bourg d'Hertford, deux maisons ainsi qu'un jardin. L'une avait été disposée pour un commissaire ou un déh^Kiié du roi ; l'autre, à la quelle était joint un jardin, avait appartenu à un iKmrgeois, qui la réclamait comme lui ayant été enlevée ii^usteiiieiit. — Cet Honfroy, étant frère ou parent de Guillaume qui préoède, la note suivante doit leur être commune.

h) iKim d'Ansleville, que portent ces deux sous-tenants , appartenait, Hviint la Gon(|uète à une noble et puissante famille normande qui le dut ou qui le donna à une paroisse du Yal-de-Saire, ou Gères, dont elle était

dans cette tte^ en 1587, par te reine Élixabetht pour y foire l'état des te- Boree noUes, il Ait reooBfiniiQe la ftimllle d'AnneTilIe était nnedeél ^m andeaiiesderile. Ces diverses citatioiis safArontsaiis doute pour établir les relations de parenté qui ûiûssent la famille anglaise d' Anueville avec celle de France qui porte le même nom , et à laquelle nous revenons ^

Le sous-tenant « Guillaume Ansleville, inscrit plus haut, donna , en 1106» à Tàbbaye de Lessay , le patronage de l'église de St-Léger d'Ansleville, etil reçut, pour cette donation, de Geoffroy , deuicième àbbé de ce monastère, dix marcs d*argent , pour payer la rançon de son fils Midiel , prisonnier à la Terre-Sainte {GalL Chriit., vol. XI, col. 918 ). Après sa mort, en 1118 , Guillaume , deuxième du nom , son autre fils, confirma la donation de son père, et reçut, des mains de l'abbé Robert, cent sous de Rouen et un palefroi pour la confirmation ( tbid. toi. 019). Plus tard, Henri I*% par une charte de l'an 1126, qui etiste encore daM les archives de S(-Lo (Manche ) , confirma les donations précédemment faites à l'abbaye de Lessay , et même une dernière faite en 1123 , par Robert de La Haye ; mais il ne fait aucune mention de celle insérée ci^ dessous dans la charte de Henri II , fousiement datée de l'aû 1126, dans le Gallia ehriHicma (Instr. col. 229), parce qu'effectivement cette donation fut fidte beaucoup plus tard par Guillaume i troisième du nom. En effet , nous voyons Geoffroy d'Ansleville, sans doute fils de Guillaume II , confirmer , en 1139 , les donations faites par ses ancêtres à l'abbaye de Lessay ; y ajouter même le don de la chapelle, quœ éit Juata fluvium Sarm\ et enfin donner, en 1153, à l'abbaye de St-Sauveur^le-Yicomte, l'église de St^nerre^'Arthéglise, sans faire mention dansées actes dé la donation insérée dans la diarte de Henri IL Nous trouvons en outre , dans les archives de St-Lo, une charte datée de Fan 115i , par laquelle un Guillaume Swen donne , à l'abbaye de St-^auveur-^le^Vicomte, non seulement toute la terre qu'il possédait dans la paroisse de St-Jean-de- Quercubusderile de Jersey, mais encore omnetn terrtm et kdmiMê quoê habeo in AtanevittaH qukquid habêoinieeUHaetimmattêcoelindùminiù ipmui AmtecUUBf etc. , donation qui est confirmée par son neVeu, Ade- Mnms Aguillun. On voit que le domahie d' Ansleville était d^a divisé par dés molifa qui nous sont inconnus, et il non^ est permis de croire que la dernière concession , ftdte à FaMMiye de Saint-SauVeur, aura pu

le préDom de sod père , sous lesquels il était pçiii-ètre seulement comu lors de la confection du Damesday-Boak. Tel serait : l"" Equarius quidam régis ( BedfordMre , folio 218 ) , inscrit comme tenant directemoit du roi , à cause de sa charge d'écuyer ; 2® Samson, (Staffordâhire , folio 247 b) , également inscrit comme tenant du roi , ce qui dénote que , comme le précédent « il était attaché à la maison de ce prince. Nous de** Tons aussi croire qu'il était normand, en le voyant tenir de l'évèque de Bayeux , dans le comté de Somerset , folio 87 b « le domaine de G6me , que le comte de Lewin tenait T. R. E. — Qndque peu concluantes que soient ces citations, pour établir la filiation première de la famille d'AnsleviUe, nous ne manquerions pas, cependant, de trouTer, dans leDomtf* doy, de nombreux exemples de tenants , désignés seulement par leurs prénoms ou leurs titres, qui pourraient justifier nos conjectures et les faire regarder comme admissibles.

Quoiqu'il en soit, les descendants de ces compagnons du duc GuillaumiQ ou des officiers de ce prince, s'établirent en Angleterre ; et il serait fadie de suivre la trace de cette famille d'Anneville dans les comtés de Hauts, de Somerset , de Bedford et iiutres, jusque vers la fin du règne de Henri IL Nous voyons à cette époque ( Jtfog. Rot. 31 • Henri H ) , qu'un Alured d'Anneville avait été assassiné ; et que le schérif , Guillaume Torel , fut condamné à une amende d'un marc d'argent , pour n'avoir pas pour* suivi et recherché les çoiyiables. Suivant M. de Gerville ( Mem. des Af^ tiq. , vol. 1*% p. 352 ) , Richard d'Anneville signa , comme témoin, une charte de Guillaume de Reviers , comte de De von et seigneur de Ttle de Wight, faite en (laveur de l'abbaye de Lyre et du prieuré de Garisbrook, tempare régis Kcardi. Sous le roi Jean, il est fait mention deJoui^ dain d'Anneville et de Béatrix de Lucy, sa femme ; nous lisons dans le rôle des Plaids ( An. John. IX , Bibl. Harl. n' 301 ) que Roger de NevUl réclamait garantixatiùnem terrœ quœ fuit Jardam de ÀnnmdUa m JBbthorp et in Wollavintan. Lecartulaire des chevaliers du Temple nous fait aussi connaître une charte de cette même Béatrix de Lucy , par laquelle elle donne aux templiers d'Angleterre dix aères de terre, à Elmedon , ainsi que celle de Jourdain d'Anneville, par laquelle il confirme la doaalion de sa femme. Plus tard , dans ui|e enquête faite par lliomas Leigr thon, gouverneur de l'Ile de Guernesey , et par tes commissaires envoyés

La famille d'AppeYîIle doit tirer son origine de l'une des trois paroisses de ce nom , situées en Normandie , 1"" Appeyîlle ( depuis Antiebaut)^ canton de Montfort-sur-Rille, arrondissement de Pont-Audemër (Ëuré); -» 2^ Appeville ( Seine-Iiiférieure ) , arrondissement de Dieppe , canton d'OffranvilIe ; — 3" Appeville-la-Haye ( Manche ) , arrondissement de Goutances , canton de la Haye-du-Puits.

Dans la première » il existait des seigneurs du nom d* Appeville , que nous trouvons souvent comme témoins dans les chartes des comtés de Meulan , sires de Pont-Audemer , ainsi que dans celles dés seigneurs de MontfortrSur«Rille et d'Appeville , qui donnèrent Téglise de cette paroisse à Tabbaye du Bec. Mais les seigneurs qui possédèrent ensuite cette terre en alleu sous la suzeraineté de Tabbaye , sont peu connus maintenant , et nous n'avons trouvé qu'un Gosce d' Appeville , figurant comme témoin dans l'acte de donation de l'hermitage de Brotone » faite à l'abbaye de Préaux , vers l'an 116^, par Robert, comte de Meulan, fils de Yaleran , époux dé Mathilde de Comou ailles.

Quoique nous fussions portés à croire que l'origine de ce sous-tenant de Guillaume d'Arqués dût être cherchée à Appeville-le-Petit , de la Seine-Inférieure, nous devons dire que nous n'avons rien trouvé sur ce Walter d'Appeville , et il est même douteux qu'il ait existé, dans ce département , une famille qui ait porté le nom d' Appeville.

Quant aux Appeville , seigneurs de la paroisse d' Appeville , canton de la Hay&-du-Puits , dans la Manche , la charte de fondation de l'abbayé de Lessay , nous apprend que Turstin Hadulp , ainsi que son fils Eudes, donnèrent, en 1126 , à ce monastère , tout ce qu'ils possédaient tant en églises qu'en terres, bdis, prairies , etc. in Apadlla et in Osulfi frilla et aliis nuUmiUis quœ ad Apaoillam pertinebant^ etc. Quoique Turstin fut évidemment alors le seigneur d' Appeville , il n'en prit cependant pas le nom ; mais il est probable que ses descendants le portèrent plus tard , et nous trouvons en effet parmi les actes encore existants de l'abbaye des Dames-Blanches de Mortain, neuf à dix chartes, datées de 1254 à 12Si , par lesquelles cette famille d* Appeville donnait , à ce monastère , diverses rentes ou redevances à prendre dans la paroisse de ce nom , ou confirmait les donations faites par leurs ancêtres.

ARBALtSTARius. Ouze pcrsounes sont inscrites dans leDomeiday sous

déterminer les religieiiK deLessayàpresserGuillaumelIId'Aiisleyillet de leur abandonner ce qui lui restait de son domaine. La donation de Guilr laume est évidemment postérieure , et elle est en effet consignée dans Tordre chronologique, etconune l'une des dernières» dans la charte oonfirmative (sans date) , qui fut donnée , à Cherbourg, par Henri U. Elle porte : Ex dono Willelmi de AnsnevHle ecclesia AnmeviUa apud Sames H quandam domutnjiuctacimiteriufnet totum mariscum a cmUeriouiquêad aquam Sarœ. Et ecclesiam de Vitsel et ecclesiam de Peretat cum perihim^ tiis suis. — Cette donation est également insérée, et dans le même ordre chronologique , dans la bulle du pape Urbain III, donnée à Yéroiuie, la deuxième année de son pontificat (1186). — En concédant aux abbayes de Lessay et de Saint-Sauveur, une partie de ses domaines , Giiillaume parait du moins avoir conservé le fief noble d'Anneville ; el nous voyons , dans le registre des fiefs de Philippe-Auguste , que Jean d^Anneville (sans doute fils de Guillaume III) tenait , de l'honneur de I jthcae, un fief de chevalier, au Breuil d'Anneville. La maison d'Anneville perdit bientôt le berceau de ses pères; et l'extinction de sa bran- (*lie ainée porta la seigneurie d'Anneville dans la maison de Montigny. 1^ branche collatérale obtint, par ses alliances, d'autres terres, et, particulièrement, celle de Montaigu, qui lui échut du temps de saint Louis.

En 1412, le mariage de Bobin , seigneur d'Anneville de Montaigu, avec la fille de Robert de Percy, qui avait épousé la fille unique de Jean de Chiffrevast, mort à la fin du XIT** siècle, lui apporta la seigneurie de Chirrrevast. Ce mariage donna le nom d'Anneville de Ctûffrevast à une branche de la maison d*Anneville, qui a possédé cette seigneurie Jusque vers les douze premières années du XIX** siècle ; elle fut alors vendue au consul Le Brun, depuis duc de Plaisance.

La noble famille d'Anneville subsi^ encore aujourd'hui en la personne de M. Paul d'Anneville, à Yalognes, qui possède une généalogie de sa maison, avec pièces justificatives, jusqu'aux temps les ^us reeoléi. Les armes d'Anneville sont d'hermine à la force de gueules.

Appbville ( Walterus de ), S. T. ( KerU, folio 9 b). Il sous-tenait, de la baronnie de l'évèque de Bayeux et de Guillaume d'Arquea ( de Arcis), le domaine de Fulchestan, dans la centenie du mteie nom, contenant tria jugera et duodedtn acrasjerrœ.

II sous-teDoit uDe demi-hyde de terre et un ferling dans la centenie de Clistone , comté de DeVon. Glistone était une terre du domaine du roi , inscrite dans le comté de Devon « folio 101.

3* Arbalbstarius (Galterus ou Walterus), S. T. {Suffott, folios 320 et 32i {bis); Add. Exan Damesday ; Somersetshiref , 428 ). ( Gautier et Yautier » quoiqu*inscrits séparément , sont évidemment le même personnage ). U sous-tenait de Robert Malet, à Eya, un soca de seize acres de terre , et , suivant YExùn Domesday , il sous-tenait aussi de Radul f de limesi , dans le comté de Somerset » une habitation à Cornich.

i"" ÀRBALESTAnius (Gislobertus ) » T. E. G. {Norfolk, folios 268 b , 269, et comme S. T. même comté, folio 117 ). Il tenait en chef, dans la centenie de Scerepham, deux char, et trente acres de terre, ainsi que quatre acres de pré; {ibid.) , centenie de Walessan , un homme libre , ainsi qu'unedemi-charruée de terre, et, en domaine, une masure et une charmée. Dans la centenie de Blafield, une charmée et demie de terre, et , dans celle de Diu, la moitié de deux charmées de terre. Il sous-tenait aussi, à Norwich, une maison ainsi qu'une masure.

5i^ ÀHBALiSTAHiirs (Hugo ) , S. T. {Sussex , folio 186). Il sous-tenait dans la baronnie du comte d'Eu, à Wilesham, centenie de Baldesley, cinq vergées de terre.

6"" ÂRBAUSTARius OU AncHi-AnBALiSTARius(Nicolaus), T. E. G. {AdditametUa Eœon Domesday , pages 433 > 435 , 436 , 437 et 438 ). Il possédait , dans le comté de Devon , le manoir de Wiberie , que Rogerus Aculeus , ou Roger Aiguillon , tenait de lui. Il est aussi inscrit dans le Domesday {Devonshire , folios 117 et 117 b ) sous le titre de Terra Nieolai Bdiftorii. Il tenait en chef et en baronnie toutes les terres inscrites dans VExcn Domesday. Sa baronnie se composât des manoirs suivants: Wiberie , Grenelize , Stoches , Rachun , Wogwel , Bagetore , Ludeford, Stapelie , Bochelande , Alke ainsi que Lege. La famille de ce Nicolas possédait probablement quelques parties de fief en France. Nous trouvons dans la liste des fiefs de Philippe-Auguste : Johannes de Caumani et Nicokm Balistarius unum quarterium et quartam partem unius quar" terii.

T Arbaustarius (0 ou Odon), T. E. G. (dans Testr-riding de r York-- Mre , folios 239 b, 281 b, 382 ; Lineolnshire, foUo 365 b). On le trouve T. I. 25

et peut-être deux fiefs du nom d'Arches; Fun était un écart d'Audeljrs, l'autre dépendait de la paroisse de Sognes, canton de Damyille; mais nous trouvons encore, dans le département du Pasnle-Galais/ Arques, bourg considérable de l'arrondissement de Saint-Omer, contenant j^us de 2000 habitants. Ne pourrait-on pas assigner à ces tenants unie de ces trois localités pour leur origine; et, notamment, la dernière, car i est évident qu'il y eut, à la conquête des Picards et des Flamands?

Nous ferons aussi remarquer que la famille de Pont-de-F Arche, sur laquelle on possède des documents , porte en Angleterre le nom de Arehis ou de Arches. Osbem, Guillaume et Hemery de Arches , cités dans les Additamenta , ne seraient-ils pas de cette famille ? Tout nous porte à croire que l'abbé de La Bue avait cette opinion ; du moin» , nous trouvons , dans une de ses notes, sous le titre de Arehis de Arques, les détails suivants sur les Pont-de-l'Arche :

Robert, tenant de la baronnie de Roger de Rusly la seigneurie de Grove , est inscrit dans le Domesday ( NoUinghamshire , folios 284 b et 285 b ] ( Bobertus homo Rogeri de Busly ). Il eut pour successeur :

Gerbert de Arches. Celui-ci paya, la vingt-deuxième année du règne de Henri II, dix marcs pour amendes des forêts (Rot. pip. 22, Henri II).

Gilbert de Arches, son fils , paya, la vingt-huitième année du même prince, cinquante marcs et deux palefrois, pour être autorisé à jouir de deux fiefs de chevaliers qui étaient la possession de son père ( Pip. 28 , Henri II ). Il donna, au prieuré de Rlith , l'église de Weston.

Gilbert, deuxième du nom d'Arches , lui succéda dans les deux fiefs situés dans les paroisses de Weston, Ordeshale et Grove ou Grave, siège de la seigneurie et dont il possédait la baronnie entière. II confirma la donation faite par son père aux religieux de Blith , et donna lûi-^mème tout ce qu'il possédait de terres à Oledtorp, à l'abbaye de St-Jaeques de Welbeck. Il mourut sans postérité mâle , ne laissant que deux filles , Théophanie, mariée à Malvoisin de Hercy et Isabelle, qui époon William Rufus.

Arches ou Archis ( Willelmus de ) , T. E. G. ( Suffofk , folio 431 b ), et comme S. T. [Kent, folio 3 b , 9 b {hi$) ; SuffoUc, 320 et 407; HMm Àdd. Inquis. Eliensis , 521 et 522 ). Il tenait en chef et en baronnie i Helmele et à Cloptune, centenie de Karleforde, ainsi qu'à Brandestune ,

Jto6. Àrialisi. êom (emitl in manu régis X ISbras. On voit qu'il étatt sous-' tanant dans le comté de Norwich ^ et que sou seigneur ayant donné sa ferre i une abbaye» il fut dédommagé par le roi qui avait saisi les terres de Roger de Montgommery , dit de Poitou , à cause de son mariage. Cette tenure était située i Hovetune , centenie de Tunestede.

11* AaBAUSTARios (Warinus), T. du B. {WiHOire, folio 74 b). U tenait dans la terre des serviteurs ou officiers du roi « à Gelewdre , deux cbarruées de terre.

AÙBUiuii ( Rogenis d' on Àybermn); S. T. {Surrey , folio 35 , et Suffolk » folio 395 b). U sous-tenait, dans le premier comté , de là baronnie de Richard Fitz-Gilbert , comte de Brionne , à Molesham , centenie de Àmélebrige, six hydes moins une demie. La terre était de trois charmées, une en domaine et deux pour les hommes; ainsi que quatorze acres de pré et le pasnage de six cochons. Dans le comté de Suflblk , il sous4enait du même comte de Brionne , ou Richard de Glare» tàx charruées de terre pour un manoir à Fresetune, de la terre que Robert Fitz- Wimare tenait T. R. E. (Voyez pIuB haut l'art. Abemon Roger).

ÀECAidta (Rainaldus) {Minister régis) , T. du R. {Ozfùrdshire, folio* 160 b). D tenait en chef du roi , dans la terre de ses ministres ou serviteurs, deux hydes et demie de terre à Ippesdene. Il y avait quatre charruées de terre, àont une en domaine. U tenait égalonent deux hydes et demie de terre , à Ceddintone.

U serait assez inutile de chercher l'origine de la famille de ce ministre du roi t d'autant plus que ce nom ou ce titre exprime indistinctement dans le /temesifay toutes les personnes attachées à la maiscmdu prince. Outre cela , le titre de Arearius^ sous lequel est désigné dans ce registre , a deux rignifications bien distinctes ] notamment celle de trésorier oo caissier , qui pourrait convenir à ce ministre du roi ; quant à celle de bahutier ou de layeti^ « elle ne pourrait appartenir qu*à un simple ouvrier. Dans tous les cat, ce Rainaldus tenait temporairement du roi pour l'émolument de sa charge.

AncEBALDus ou AECENBALDca , S. T. ( SuffM^ folio 440 b ). n soustenait de la baronnie de Hervé de Bourges , à Suttuna , soixante acres de terre ainsi qu'un homme libre. Cet Aroebald était sans doute un des écuyers ou un homme d'armes de Hervey de Bourges.

i9ti»Wfmiimcfii$om\^&nétmdisÊarm^ ( Tmrk$kin^ folio 298; Ctomort$ Mban» . . folio 373 b ) » et comme S. T . ( Lmeobukin , folio 338 ) « Il e^a évident i|ue la lettre O eslid une abrérlation da nom d'Odoa* et que let» leaun» de Tun sont communes à Tantre.

Il tenait en chef» dans TEst-reding, cinqnante-six charmées et de terre » disséminées dans les paroisses deBocbetorp, Barg^orp, lorp, Fridagstorp , Sixtedate , Frigadtorp, Bedrestorp, Scradislnrf, Swavetorp, Scarpenbie , Grimestone et Chillon. Dans le Lincolnshirt , il tenait en chef et par baronnie decem el dimid. cor. Itrra e^ Iria et «îytM/i boiHUa terra, et ux aéras prali. Il tenait, en outre, trt$ wonriof f dans la ville d*York.

8* Arbaustamus ( Badulfus ) , T. E. G. (Norfolk, folios 117 et 2GB^ Il possédait deux maisons dans la ville de Norwich , et il tenait en à Plumes^ centenie de Bladelfa, un. car. ter. un. mon. duo ear.prai. hommes libres habitaient sur ce domaine et y jouissaient de vhigt de terre et de deux acres de pré.

9' ÀRBALiSTARics (Rainoldus), T. duR. (JEsiex, folio 97 (tbtd.); lamtnta Inquis. Eliensis, pageoll). II tenait en chef du roi, Phiinbwnp , |N>ur un manoir» trois bydes et demie de terre, snrIesqqellesilyafailiB > ilnin , sept bordiers , deux charruées en domaine et deui^ antns pnar Hos hommes > ainsi que le pâturage de cent brebis. Les religieux d*By rtWIainaient cette terre , et les hommes du hundred ou de la «nlsaie aflirmaient qu*elle leur appartenait. L'Enquête d*Ely dit que l'abbé de vt^ monastère réclamait Fambnigge que Rainold tenait du roi.

10' ARiALiSTARius(R. ou RoberUis), T. E. G. [Norfolk, folios 118 et :Mi» (Aid.); Additamenla Inquii. EUenêis, page 514 ). Il tenait en dief, i Api^etliorp » centenie de Feorhou , une charmée de terre pour son manoir « ainsi que trois autres charruées en domaine. Il avait aussi cinf iMiurgeois dans la ville de Norwich. Le sous-tenant désigné dans l'enquAte d*Ely , sous la leUre R, parait être le même que ce Robert FArba- Umirior. Il sous-tenait , de Tabbaye d*Ely, cinq sochmannes à Toq», jk hirleiilune et à Lachesbam , centenie de Mideforde. Le Domêsdan dit, au «i^ol du manoir de Tunestede ( Norfolk, folio 244) : Manerio de TW i4i«ii0da aélidit Bobertui Àrbalistarius. I car. Poêt Rad. comee forûfèeU. Noterl ha. cornes dédit eamSancto Benedicto cum uxore $ua ; fuqnio^

quètet en 1066 » et également inscrits dans le Domesday en 1086, parceque Tan est évidemment le père de l'autre ; mais il nous est beaucoup {dus difficile de dire à quelle famille ils appartenaient. Il est évident qu'il ne peut être question , ici , de Guillaume d'Arqués , comte de Talon et d'Arqués, fils de Richard II , et frère de Mauger, archevêque de Rouen , qu'on confond généralement avec un autre Guillaume d'Arqués» qui était petit fils de Gosselin, vicomte d'Arqués. On sait que le premier se révolta, en 1054 , contre le duc Guillaume son neveu; et qu'après avoir été assiégé dans le château d'Arqués, qu'il avait fait bâtir, il fut forcé de se rendre à discrétion. Les historiens normands, iqoutent qu'il perdit son comté et ses biens ; et qu'il se retira avec sa femme et ses enfants, d'abord auprès de Guy dePonthieu, dont il avait épousé la sœur ; et ensuite auprès du comte Eustache de Boulogne, chez lequel, suivant Guillaume de Jumièges (Lib. YII. Gap. VU), il trouva le vivre et le vestiaire , et usque ad mortem suatn extorris remangil. Peut-être ponrait-on croire ^ue cet Osbem du Domesday était l'un de ses fils ; mais nous n'avons aucune donnée positive sur les enfants de Guillaume d'Arqués , si même ils ont existé. Le seul historien norihand qui en ait parlé indirectement est Ingulf (Hist. Norm. scrip. folio 186) , qui dit que le duc lui pardonna et lui rendit de vastes t domaines d'un revenu considérable. Gela cependant ne résout pas la question et elle reste encore douteuse.

Snpposera-t-on qu'Osbemétait undescendantdeRainald vicomted'Arques, qui , suivant l'usage du temps, avaitpu prendre le nom d'Arqués? Mais sa charte en faveur de Fécamp ( insérée dans Martine vol. 1^' G. 1677) , porte qu'il donna à cette abbaye qukquid in Arcis et quicquid in comitatu arcensi semble , en raison de l'étendue de sa donation , fournir là preuve qu'il n'avait pas d'enfants.

n serait également impossible de voir aucune parité entre Osbern d'Arqués et Osbern de Crépon , qui ne reçut jamais du duc le château d'Arqués ^ que ce prince garda en sa main et dont il confia seulement l'administration à des vicomtes, après l'exil de Guillaume d'Arqués.

Guillaume d'Archis ou d'Arqués, fils d'Osbern d'Arqués, inscrit comme son père dans le Domesday, a souvent été confondu avec Guillaume le vicomte d'Arqués , comme ce dernier le fut, par quelques

Arch' . S. T. {NoUinghamshire , folio 283 ). Il 80us4enait, à Baveschel, un car. et qualrehavat. terrœ ad CeW. Cette terre était inculte on en bniyèreT. R. E. Elle était située dans le Wapentac de Bîngeham bowd., et faisait partie de la baronnie de Tarchevêque d'York. Nous ne pouvons rien dire sur ce sous-tenant, désigné par une simple abréviation.

Arches , Archis ou Arcis ( Osbemus ou Osbertus d' ) , T. E. C. ( Yorkshire , folios 298 , 329 , 329 b ; Lincolnshire , folio 364 ; Clamores in Eborac., folios 373 , 374 , 379 et 380).

Sous le nom d'Osbem de Arches, il tenait en chef , et par baronnie , dans le west-reding , de nombreux domaines dans trente-deux localités différentes , situées dans les Wapentac d'Einesti , Barcheston et Grawe , folios 329 , 329 b. Il réclamait aussi dans ce comté sept charruées dé terre , à Chircbelay et à Homptone , folio 379 et 380. Sous le nom de Osbert de Archis, il sous-tenait d*un prêtre, nonmié Brun, deux nuvutdnés , placées sur les fossés d* York , ainsi que doute mansianes in hospiiia^ et deux autres maisons de Tévèque de Goutances ( même comté , folid 298 ). Les terres qu'il tenait en chef, à Scalleby , à Stratone et à Beburne , dans le Lincolnshire , folio 364 , sont désignées sous % titre de Terra Osberni de Arcis .

' Parmi les réclamations faites dans le nort-riding et l'est-riding ( folio 373, il est dit que les hommes du Wapentac, de Sirache et de Bascheton niaient et se refusaient à rendre témoignage que Gulbert , prédécesseur d*Osberne d'Arcis, eut tenu toute la Tornure ( quid? ) composée de quatre manoirs et de huit charruées de terre , qui étaient situés infra mêlas , ou dans les limites du château d'Ubert ( sans doute de Lacy). Ils ajoutaient qu'ils ne savaient, ni à quel titre , ni en vertu de quelle donation ce Gulbert eût été possesseur de cette même Tornure. Les mêmes hommes du Wapentac attestaient aussi que les biens tenus par Osbem de Arcis , à Scathertorp et dans les deux Popletunes , dépendaient des Malet (ad opus Malet ) , et ils disaient que le prêtre Emin devait les tenir de Robert Malet , car ils avaient vu Guillaume Malet les tenir et en être saisi. D'un autre côté , Osbem de Arcis afGrmait que Gulbert, son prédécesseur, tenait toutes ces mêmes terres quietas^ etc.

Nous avons cru devoir réunir dans cette notice , Osbem de Arches ainsi que Guillaume d'Arches , tous deux vivant à l'époque de la Gon-

lin » qa*OD voyait naguètes dans l*église abbatiale de Sainte-Catheriiiedu-Mont; fondée par lui , le dit également. Cette épitaphe est moderne il est vrai; mais» si le fait de l'existence de Guillaume et de Hugues était réel t on pourrait » ajuste titre, s*étonner que l'un des deux n'eût pas succédé à la charge de vicomte d'Arqués, au lieu du gendre de leur père , époux de sa fille Béatrix. Il faudrait alors supposer qu'à l'époque de sa mort, ou même lorsqu'il se fit moine à Saint-Amand » ses deux fils étaient morts ; ou que , s'ils avaient laissé postérité , les enfants de l'un ou de l'autre étaient en très-bas âge. Cette dernière opinion paraîtrait continuée par le P. Taillepied [ÀfUiq. de Rouen ^ folio 153), qui dit que les descendants de Gosselin , le vicomte étaient seigneurs du fief de Lardenière, qui jouissait du droit du Jauge-Ducal, c'est-à-dire de la garde et vérification des poids et mesures (Voyez V Histoire du ehàieau d'Arqués par M. Deville , Rouen 1839 ).

Si le P. Taillepied appuyait ce qu*il avance de preuves ou de citations admissildes , il ne serait pas impossible de trouver qu'Od>em d'Arqués ( objet de cette notice ) était fils de Guillaume , qui, lui-même, était fils aine de Gosselin, le vicomte; et que Guillaume d'Arqués, son fils, avait reçu, suivant l'usage, le titre et le prénom de son grand-père. Ce ne sont là, sans doute, que des conjectures plus ou moins spécieuses; mais, si on ne les admet pas dans leur intégralité, elles pourront, du moins, mettre sur la Toie des nouvelles recberches à faire.

Guillaume, fllsd*Osbern d'Arqués, que nous trouvons inscrit dans le Domesdaiff figure, comme témoin, sous le nom de Willelmus de Arcis , dans une cbarte de &ichard de Gourcy, en faveur de l'abbaye de liiar^ moutiers, confirmée par le roi Guillaume et par la reine Mathilde. 11 ne parait pas avoir fiait soucbe en Angleterre et aucun peerage n'en faisant mention, nous devons croire qu'il mourut sans postérité. Cette famille se retrouve encore en France vers la fin du douzième siècle , dans Mathieu d'Arqués, et, plus tard , en lifiO , dans Gii'ard d'Arqués.

Quoique le Domesday désigne les deux tenants, Osbem et Guillaume, par les noms de Arches , Archis et Arcis, qui peuvent évidemment se traduire par Arques « est-il bien exact de les appliquer exclusivement au comté ou à la ville d'Arqués de la Seine Inférieure? Non seulement il y a en Normandiei et dans le département de l'Eure» deux hameaux

historieiiB, avec Guillaume, comte d'Arqués et de Talon , iasQ de la maison ducale de Normandie. — Guillaume, le vicomte , était flto de Gaufrid ou Geoffroy de Bolbec et de Béatrix, fille de Gosaelin, alorsTtcomte de Rouen et depuis vicomte d*Arqueaen 1030. GeofEroytWn gendre, le fut après lui; et Guillaume, fils de ce dernier, lui succéda dans cette dignité en 1053. La similitude du prénom de ces deux GniUamie prêtait, en effet, d'autant plus i la confusion, que Guillaume, petit êts da Gosselin , était vicomte d* Arques à la même époque que Guillaume - de * Normandie , fils de Richard, était comte d* Arques. L'un portait alors le nom de son comté , tandis que l'autre avait adopté celui de sa charge. De là Terreur et la confusion qui se sont prolongées si long-tempe.

On a également confondu Guillaume, fils Osbem d'Arqués; avec ee même Guillaume, vicomte d'Arc en 1053. Ce* dernier ne parait cependant pas avoir quitté la Normandie pour suivre le duc Guillaume à la Conquête; et quoiqu'il eût reçu ce prince le 6 septembre 1067, aochâleaD d'Arqués, où il passa quelques heures avant de retourner en Angleterre, il n'eut aucune part à ses faveurs; et nous ne le trouvons pas inscrit ao Domesday. Plus tard, en 1088, Guillaume, vicomte d'Arqués, prit l'habtt monastique dans l'abbaye du Pré, située dans le bourg d'Ermaudyrevillet aujourd'hui Saint-Sever de Rouen. Rientôt après il fut mis à la tète de cette maison dans laquelle il reçut, en 1090, Robert Gourthense qui a'y retira à la suite d'une émeute à Rouen. 11 mourut peu de tempe après , ne laissant qu'une fille unique nommée Hathilde d'Arqués, héritière des grands biens de son père qu'elle apporta en mariage à GuiUamne de Tancarville, chambellan de Guillaume-le-Roux et de Henri P', roi d'Angleterre.

Pour retrouver la filiation ascendante d'Osbem et de Guillaume d'Arqués , il nous faudrait peut-être remonter à Gossdin, vicomte de Rouen, qui, après avoir fondé les abbayes de Sainte-Catherine de Rouen et de Saint-Amand, en 1030 , devint vicomte d'Arqués, dont il prit le nom ainsi que le titre. Mais, il aurait dû, sans doute, transmettre ce titre et ce nom à ses fils, s'il en eût ou s'ils eussent existé lors de son dé* ces, ce qui est fort douteux. Néanmoins, i^usieurs auteurs doniient à Gosselin, te vicomte, outre sa fille Réatrix, dont nous avons dé^ parlé,, deux fils du nom de Guillaume et de Hugues. L'épitaidie de ce Gossor

centenie de Losa, toates les terres dont le prêtre Edmond était tenancier T. B. £. Elles formaient alors deux manoirs, qui avaient été réunis en un seulf avec une église et dou2e acres de terre. II y avait « à Helmele, un bordier et cinq acres de terre ; à Gloptune , vingt-deux acres de terre , quarante porcs et trente brebis. Bernard de StOuen sous-tenait» de Guillaume d* Arches , ces deux derniers domaines.

Il sous-tenait, dans le comté de Kent , sous le nom de Willelmus de Arcis , un solin de terre , m Fletes , ainsi que deux car. , quatre tnltoii, un milit. , un piscaria , avec une saline de trente deniers ; le tout valait quarante sous , et était situé dans la terre que l'archevêque de Gantorbéry tenait en domaine , à Wingeham , dans la centenie du même nom. Il sous-tenait aussi de l'évêque de Bayeux , à Fulchestan , dans la même centenie.

Dans le comté de Suffblk , il sous-tenait, à Badinghefeld , de la terre et baronnie de Bobert Malet , deux charmées de terre , une forêt pour cent porcs et six acres de prés. Enfin, il réclamait, dans ce même comté, sur la terre de Hngues de Montfort , à Gretingham , centenie de Lose , nofD. Qcr. terriB ei duoi partes ditnid. horti. Suivant l'enquête d'Ely, et sous le nom de Willelmus de Arches, il sous-tenait, à Gloptune, centenie de Karleforde, une charmée et dix acres de terre, et soixante acres de terre, à Brandestune, centenie de Lose.

Nous n'avons rien à ajouter à la note d'Osbera d'Arches , qui concerne également ce Guillaume d'Arches , que nous considérons comme son fils ; et , sous ce rapport , nous devrions peut-être lui attribuer les sous-tenures d'un Willelmus , filius Osbemi, que nous trouvons inscrit comme S. T. dans le comté de Worcester, folio 177; mais nous n'avons pas pu découvrir si ce sous4enant portait le nom , ou pouvait être un membre de la famille d'Arqués.

Arcis (Haimericus de) , ou Emery d'Arqués , T. E. G. {Devonihire^ foUo 117 b ; Àdd. Exon Damesdty', 61 , 435 , 437 , 438 et 463 ). D est inscrit, dans le Domesdaif-Book ^ sous le simple prénom de Haimericus; mais VExon Damesday prouve qu'il était de la famille d'Arqués, ou originaire de ce lieu.

D tenait en chef, suivant le Domesdayy dans le comté de Devon, à Pultimore, à Bovencome , à Hille , à Gumbe et à Bradelie. VExan Do^ T. I. • 26

et peut-être deux ûefs du nom d'Arches; Tun était un écart d'Andeljrg, l'autre dépendait de la paroisse de Sognes, canton de Damyille; mais nous trouvons encore, dans le département du Pas-de-Calais, Arques^ bourg considérable de Tarrondissement de Saint-Omer, contenant jAïèb de 2000 habitants. Ne pourrait-on pas assigner à ces tenants une de ces trois localités pour leur origine; et, notamment, la dernière, car i est évident qu'il y eut, à la conquête des Picards et des Flamands?

Nous ferons aussi remarquer que la famille de Pont-de-I' Arche, sur laquelle on possède des documents , porte en Angleterre le nom de Arehis ou de Arches. Osbem, Guillaume et Hemery de Arches , cités dans les Additamenta , ne seraient-ils pas de cette famille ? Tout notis porte à croire que l'abbé de La Bue avait cette opinion ; du moin» , nous trouvons, dans une de ses notes, sous le titre de Arehis de Arques, les détails suivants sur les Pont-de-I' Arche :

Robert, tenant de la baronnie de Roger de Busly la seigneurie de Grove , est inscrit dans le Domesday ( NoUinghamshire , folios 284 b et 285 b ] ( Bobertus homo Rogeri de Busly ). 11 eut pour successeur :

Gerbert de Arches. Celui-ci paya, la vingt-deuxième année du règne de Henri II, dix marcs pour amendes des forêts (Rot. pip. 22, Henrill).

Gilbert de Arches, son ûls , paya, la vingt-huitième année du mtoie prince, cinquante marcs et deux palefrois, pour être autorisé à jouir de deux fiefs de chevaliers qui étaient la possession de son père ( Pip. 28 , Henri II ). Il donna, au prieuré de Blith , l'église de Weston.

Gilbert, deuxième du nom d'Arches , lui succéda dans les deux fiefs situés dans les paroisses de Weston, Ordeshaleet Grove ou Grave, siège de la seigneurie et dont il possédait la baronnie entière. Il confirma la donation faite par son père aux religieux de Blith , et donna lùi-mème tout ce qu'il possédait de terres à Oledtorp, à l'abbaye de St-Jaeques de Welbeck. Il mourut sans postérité mâle , ne laissant que deux filles , Théophanie, mariée à Malvoisin de Hercy et Isabelle, qui épousa William Rufus.

Arches ou Archis ( Willelmus de ) , T. E. C. ( Suffolk , folio 431 b ), et comme S. T. {Kent, folio 3 b , 9 b {bis) ; Suffolk, 320 et 407; ibiém Àdd. Inquis. Eliensis , 521 et 522 ). Il tenait en chef et en baronnie à Helmele et à Cloptune, centenie de Karleforde, ainsi qu'à Brandestune,

— aoa —

la terre dee tfaanes du n>t , comté de Liiicotn , il tenait, à Borgh et à WadiBgltaiii , iepîem bowaa$ tenrœ. Enfin , il scnis-tenait , dans T Yorksbire , douze tonal, de ferre, dans la baronniede Goillaome de Percy. Archil possédait de vastes^ domaines en Angleterre v du temps d'É* douard. D fit sa soumission an Conquérant, en 1066 , et ce prince loi coBserva lea posBeasîoBS ; mais il en fut ensuite dépouillé, pour aiwr pris pari à la révolte des seigneurs Northumbriens , en 1380. Rentré de nouveau en fayeur , aprèa une nouvelle soumission , il obtint les do^ mainea sieationnéa ci^dessus , dont le duc-roi n'avait pas encore disposé.

▲icirAmnis ( Wittelmus) , T. E. C. ( HanU , folio 48 b}. D tenait, en chef et en baroimie » les domaines de Seneclie et de Gentune , dans la centenie deSunburoe. Lel)omesday dit qu'^lfired , frère d'Odop , r^ clamait , sur la dernière seigneurie , une vergée de terre , qu'il disait tenir T. R. E. ^ et dont il avait été dépouillé après la Conquête. Il plaida sa cause devant la reine M athilde , ayant pour témoin Hugues de Port, ainsi que tous les hommes du hundred , qui attestèrent la vérité de sa réclamation.

La famille française de L'Archer et par suite celle des lords Archer, d'Angleterre , parait avoir pris son nom des fonctions qu'elle remplissait auprès des ducs de Normandie, avant la Conquête. Barlow, dans son Peerage d'Angleterre, page 339 , dit et répète , comme tous les généalogistes anglais , que la famille des lords Archer descendait de Fulbert L'Archer , père de Robert , qui , tous deux -, suivirent le duc Goinaumei la Conquête. Mais Robert n'était ni le frère de Guillaiime L'Archer, ni le fils de Fultiert. Les listes des compagnons du duc Guinaunde ne font aucune mentfon de ce dernier, et if n'est même pas inscrit dans le Domesday; ce qui pourrait cependant s'expliquer en supposant qu'il était mort avant la confectiott du Domesdcg , en 1066. Si ce registre eAf gardé le même silence à regard de Robert , fils présumé de FUbert , nous eussions été en droit de nous étonner qu'un homme, d'un mérite asser distingué , pour que le (lionquérant hri età eenSé réducatidir de son jeune fils , Henri P\ eût été privé des fareun que ce prince répandit sur ses compagnons d'armes. Mais 9 n'en Ait pas ainsi, et, en trouvant dans ce même registre y Jb6efriM /flflTiis WilMmi,

meMiay dit qa*il tenait » dans les trois premières localités, de la terre de Nicolas TArbalestrier. Il ajoute qa'il tenait aossi k Bradley , et qu'il possédait, à Pultimore , m terra œcupata. Et enfin que , dans la cefitenie de Tuwerton , même comté» il sous-tenait une demi-Tergée 4e l^re. Nous ne pensons pas que cet Haimeric ou Emery fût de la Camille d* Arques, malgré le nom d'Àrcis qui lui est donné éàm VExon Bo^ mesday ; nous serions plutôt disposés k croire qu'il était originaire du bourg ou comté d'Arqués, et qu'il en prit le somom, pour se distinguer deceux qui portaient, comme lui, le prénom d'Aimeric ou d'Emeiry. La notice précédente prouve qu'il n'appartenait pas à la famille de Gos^ selin , dont les descendants prirent le nom de la vicomte dont ils avairal le titre. Cet Haimeric appartenait encore moins à celle de Guillanme, comte d'Arqués et de Talon. Néanmoins il y avait, à A^'ques même, imé famille de ce nom, étrangère aux deux premières , comme on le voit par un rôle de l'échiquier de Normandie , de Tannée 1198 , retrmivé i Westminster , dans lequel Geoffroy de Say , vicomte d'Arqués , de 1196 à 1197 , rend compte d'une quittance de dix sous, pour la terre de Mathieu d'Arqués , relevant de l'abbesse de Saint-Amand. Il est priHbablequ'Aimeric sortait decette famille, et qu'elle tirait son origine d*un fils illégitime de l'un des anciens possesseurs du comté ou do bourg. Il pouvait aussi descendre par la même filiation de Rainald, vicomte d'Ar» ques, prédécesseur de Gosselin.

Au surplus , cette famille d'Arqués a subsisté assez long-temps , et nous trouvons , dans un acte passé en la vicomte de Caen, le 4 noveokbre 1460 , qu'un Girard d'Arqués avait vendu une rente de dnqoante-sept boisseaux de blé au père de Jean Salles , vicomte de Gandebec , qui , de concert avec ses deux frères, Edouard et Guillanme Salies, re* vendirent cette même rente après la mort de leur père.

Archil , T. du R. et T. R. E. ( YorkMre , foUos 331 , 331 b, 332 b, 379 ; LincolnMre, 379 ), et S. T. { Yorkihirt , 322 ).

n tenait directement du roi, dans le west-reding de l' Yorkshire , seiie charmées et demie déterre, dans les paroisses de Martune,de ToUesby^ de Wipelcie , de Ripelcie, de Rostone , de Billetone et de GnnestwM^ Il réclamait également, dans le même reding, à Mortune, trois eharmées de terre qu'il avait tenues en chef, et qui hii avaient été enlevées. Dans

Henri III; car il est évident qu'ils appartenaient à la branche anglaise, et par conséquent nous n'avons pas à nous en occuper ici.

Néanmoins il existe, ou il existait incontestablement, en Normandie, plusieurs familles de L'Archer ouL'Archier, qui est leur nom primitif; mais nous ne pensons pas qu'elles aient la même origine. Le Jean L'Archer ,^ que Montfaoucq trouva noble, en 1463, à Tilly-Yerol, élection de Bayeux , sortait de la famille de L' Archier de Goùrcelles , qui existait encore il y a peu d'années, et qui avait une branche en Brabant , éteinte en 1708. Ses armes étaient d'argent^ au porc-épic de sable. — Les L'Archer d'Esternay étaient originaires de Paris , et furent anoblis vers 1380, par des charges de judicature. Leurs armes étaient d'azur, au chevron d'or, deux roses d'argent en chef, et une croix patriarcale , du même, en pointe.

Après avoir consulté les armoiries des diverses familles de L'Archer , nous nous écarterions peut-^tre fort peu de la vérité , en su^iosant que ceux de la branche française étaient originaires de Bretagne, ou du moins qu'ils s'y étaient fixés pendant les règnes d'Etienne ou de Henri IL Nous trouvons , en elffet, en 1171 , un Pierre L'Archer, capitaine de cent hommes d'armes, tué au siège de Fougères , du temps de Gonan lY ( dit le Petit) , duc de Bretagne , etc. , qui est cité dans les Recherches de Bretagne , en 1426 et 1513. Sa famille s'est continuée , sans interruption, avec honneur et distinction, jusqu'à nos jours; et nous voyons que , par arrêt rendu en la chambre de la réformation de la noblesse de Bretagne , le 7 janvier 1669 , elle fut reconnue noble d'extraction. — Elle portait de gueules à trois flèches empennées d'argent , la pointe en bas , deux et une. Dles sont donc les mêmes que celles de la branche anglaise , à une simple modification d'émaux près ; ce qui donne encore plus de poids à notre conjecture.

ARnA ou Ardbs ( Ernulfus de) , S. T. ( CambridgeMre , folios 191 ; BedfordMre , 211 ). Dans le premier comté , il sous-tenait, de la baronnie du comte Eustache de Boulogne , deux hydes et demie de terre, à Trunpitou , centenie de Bepeslaw. Hernulf , thane du roi^ tenait cette terre T. B. E. Il sous-tenait également , du même comte , dans le Bed« fordshire , sept hydes de terre , situées à Bruneham , à Slinenton et à

M. Tabbé De La Rue pensait qu'il fallait rechercher cette famille à Armentières , près Yerneuil , paroisse peu considérable » située sur les bords de la rivière d'Avre , dont une partie ressortait du parlement de Rouen, et l'autre de celui de Paris ; mais, malgré toutes nos recherches» nous n'avons pu jusqu'ici rien trouver en France sur cette famille, probablement éteinte depuis long-temps en Normandie.

Il n'en est pas ainsi de la branche établie en Angleterre , où Robert doit avoir possédé d'autres biens que la maison d'Alwime, inscrite sous son nom , et nous pensons que l'on pourrait lui attribuer , à quelques exceptions près , tout ce qui est inscrit dans le Damesday , comté de Berks , sous le simple prénom de Robertus.

Dans cette hypothèse , il aurait sous-tenu , dans la baronnie du comte Hugues d'Avranches , comte de Ghester , six hydes de terre à Boroardescote , centenie de Wifold ( Berkshire , folio 60 ) ; dans celle de Henri de Ferrières , deux hydes et demie de terre à Gertelone , centenie de Wanetuiz ( folio 60 b ) ; et enfin , dans la baronnie de Gilbert de Gand , une hyde de terre à Hacheborn , centenie de Blitberie , ainsi que trois hydes de terre dans le domaine de ce seigneur , centenie de Rocberge (folios 61b et 62 b).

Quelque étendues que fussent d'ailleurs les possessions des seigneurs d' Armentières, en Angleterre , nous voyons qu'ils furent constamment |es bienfaiteurs de l'abbaye de Bitlesden , située dans le comté de Buekîngham , à laquelle les moines de St-Lucien de Bauvais , ou Lès-Bau* vais , vendirent , en 1392 , les droits qu'ils avaient sur le prieuré de Wedon-Pinckney ( Alien. priories , vol. 2 , p. 83).

Le cartulaire de labbaye de Bitlesden renferme une assez grande quantité de chartes des seigneurs d'Armentières , qui , bien qu'elles laissent une lacune de près d'un siècle , depuis Robert d'Armentières jusqu'au mariage de Jeanne , fille de Henri H , avec Guillaume , roi de Sicile , en 1176 , nous ont permis de donner la généalogie suivante :

n BfH» reste fort pea de docimients sar la famille anglaise d'Eraulf d* ArdeB ou Ardres, qui paraU s*ètre éteinte, en Angleterre, peu de temps av»il la brandie mère, en France* foirant une tradition de9 descendants indirects d'Eraulf, cette branche cadette, primitivement alliée, comme nous Tavons dit, à la maison de Boulogne, se serait fondue de nouveau, dans cette même maison, par le mariage de la fille unique du dernier desoMdant d'Emulf d*Ardres , arec un cadet ou un fils naturel des comtes de Boulogne. Cette nouTelle famille aurait {iris, en Angletem, le nom de Bouloigne , ou , par corruption , de Bouleyn. Die jeta un édat éphémère dans ce royaume, sous le règne de Henri VIII, non* seulement par Thomas Bbleyn, que ce prince euTôya comme son ambassadeur aupv^ de François I*', pour régler le cérémonial de leur entrevue, entre Guisnes et Ardres, mais, plus particulièrement encore, par sa fille , Anne de Boleyn , qui vit, un instant, la couronne d'Angleterre briller sur sa tète , pour apprendre à celles qui oseraient la porter après elle, que le même billot les attendait à la Tour de Londres. La famille de Boleyn s'est éteinte, en Angleterre, vers la fin du XVIII* siècle, à défaut de postérité mile, de R. Boleyn, qui ne laissa qu'une fille, du nom d'Elisabeth, pour héritière. Elle se maria, vers Tan 1750, avec Jean Bym, et sa postérité s'est propagée par la naissance d'uv fils, en 1760. Elisabeth de Boleyn mourut en 179S.

AnnuLrirs, S. T. {Leketitrskire, folio 33^ b). Il sous-tenait une charruée de terre, dans la baronnie de Henri de Ferrières, à Osgodtorp. — n est impossible de rien <Ure sur ce sous-tenant , homme d'armes, ou serviteur de ce baron de Ferrières.

ARB^ftiif , T. du R. ( Yorkshire, folio 331). Il tenait , dans la terre des thanes du rai, une charmée de terre, à Thorf, centenie de Hase, dans l'est-roding' Cet Aregrin était probablement un thane saxon, qut tenait T. R. E, dans le Shropshire et le Ghestershire, et qui, ayantfait sa soumission au Conquérant, obtint quelques terres dans son anden domaine.

Arbtivs, t. du R. {OûtfàrdMre , folio 160). Cet Aretii» était un officier de la maison du roi, dont bous ne pouvons préciser ks fonctions, il tentit, en cette qualité, deux faydes de terie, moins une vergée, à Lewa, dans la baronnie de Ridmrd , mmlarwrwn régies et des autres oflIcierB du roi.

et demie de tem, à T<

Emulf d'Arde» était I Eusladie de ■oalogne , et peut itie aét sm allié. U devait être sorti 4e b fiOe d'Aidics (^Arénml. cardie* duot il prit b ■oa^fu^par irae 4eccsi épuque . fut ouidiAé em ceiai de Arda, cm d'Ardca» tm Aa|fcienc

Le nom du Iba de ses orignie, TioiportaBce de» terro ^ !■ tecat euacedée» par b coaile de Roologiie , non» peraKtlcat de uaiii faH était d'une braacfae cadette de b maison prindèie d'Âidita, eu ce Ueu. par Herbert de Fumes, dè& l'aa 1069. La viDe d^Ardi»» le chiàlean fat bdli par Baodooia, premier comie de FbBli», de 8Gi à 877 « dépendait du comté de Guines, qui airait appartcan àcca comtes. Àmool oo Amuif, comte de Flandre , de 918 à 963, tas en fief an normand Sjfrid , arec b main de a fiDe Ebtraie. Dès avant 1979. Arrim afait des seigneurs particnliers ; brftert dePtanva, Tun des descendants de b maison de Flandre , en arait épaasé rkéritiére , et il est à présumer que te sous-tenant qui nous orcape tenait à cette première maison d* Ardres , issue de celb de liarent des comtes de Boulogne. Leurs descendants posséder b seigneurie d*Ardres , jusqu'à son eitinction , par po8térilé mite • en 129-7. — I^ nouvelle et seconde maison d^Aidhas cuntîQua et finit , en 1331 , m b personne de Jeanne , comliaw de t;uîues« tiUe ainée et héritière de Ibudouin de Guines, se^nenr d Antres . chitebin de Bourbourg , et de f^tberine de Monlmofcacj. Ktle avait épousé Jean de Brienne, deuxième du nom» comte d*Enetde t;uiues« au\ droits prétendu» de m femme sur ce dernier comté. Ce ui^uie Jean de Brienne reprit le procès intenté par Baudouin de Guiucii « i^oii beau-pere t pour bire casser b vente faite , en 1282, an rai l^hilippe m « par AmouH III , qtri avait été forcé de se déUre en comté de tiuiaes , par suite des guerres et de b dépense qu'A avait été uKliiKé de IMre pour sa rançon. Après plusieurs poursuites, Jean de HrîoMue obtint la dtiivrance de ce comté , par arrêt de Fan lS9(k «^ Hc^MdikMln était fih atné d'Amoolt III et d*Altz de Coucy ; Enguermd^ liku )KHH4id llb , fût b tige des seconds sires de Gracy.

raitété le père de Begioald V\ mort en 1139» qui eqt pour fils Gilles V\ — Vient ensuite Règinald II , mort avant 1223 » probablement celui qui est désigné plus haut, comme sbériff de Cambridge. On y trouve en outre, Richard II, mort en 12i6. Gilles II, mort en 1283 , et Règinald, troisième du nom, appelé comme baron, au parlement, la 25^ année du règne d'Edouard P', en 1297. Aucun autre membre de cette famille n'ayant siégé au parlement, lespeerages ne s'étendent pas plus loin.

Nous trouvons ailleurs, après Reginald III, un Jean premier du nom, mort la 12^ année du règne d'Edouard II (1320), ne laissant qu'un fils, né six mois après la mort de son père ; un Gilles d'Argentine, chevalier, qui à la bataille de Bannocksbum, contre les Écossais, voyant qu'Edouard II courait le plus grand danger, força ce prince à se retirer et rentra ensuite dans la mêlée, où il s'y fit tuer avec ses vaillants compagnons. Il est probable que ce Gilles est le même que celui qui fut un des principaux tenants à la passe d'armes de Stetonhill, tenue au mois de juin, la 2« année du règne d'Edouard II, en 1309. Il devait être frère de Jean P% qui s'y trouva également. Ce dernier portait de gueule à trois coupes couvertes argent, et Gilles, qui sans doute était le cadet, portait, à ce même tournois , G. semé de croisettes recroisetées aux trois coupes couvertes argent.

Jean II, son fils puiné, eut trois filles et un fils, du nom de Guillaume, qui eut de sa femme Isabelle, un fils , Jean, troisième du nom, dernier rejeton mâle de cette famille. Celui-ci ne laissa qu'une fille, unique héritière de cette maison , qui fut mariée à Guillaume Allington , écuyer , ancêtre des lords d' Allington, auxquels elle apporta le domaine de Wilmondelay, qui jouissait d'un beau privilège dont le Liber feodorum, vol. 2, pag. 258, fait mention : « Richard de Argenteim » (sans doute Rich. P% fils de David) « tient du roi Wilmudeslen, par sergenterie, c'est-i-dire, par le service d'une coupe d'argent, présentée au couronnement du seigneur roi, et ses ancêtres le tenaient d'ancienneté ou de veleri feodamerUo » par le même service. — ^Au couronnement de Jacques H, ce droit fut réclamé par lord Gilles Allington ; mais comme il était mineur, le service fut acquitté par Hildebrand Allington, son oncle.

Nous ne reproduirons pas ici les erreurs commises par les peerages ou autres ouvrages des généalogistes anglais , qui, trompés sans doute T. I. 27

de pasnage pour 43 porcs. Cet Artur ou Arthur était probablement un des hommes de la banuière d'Eudon. On trouve en Bretagne une bn mille noble portant le nom d' Artur, mais nous ne croyons pas qn'die soit ancienne. On trouve aussi, à Pontorson, une autre famille de ce nom qui a donné un grand doyen à l'évèché d'Avranches, mais elle ne fut anoblie qu'en 1647.

Arundel (Roger d'). T. E. C. [Dorsetshire , folios 77 b, et 82 b; Somersetshire, folios 89 b et 94 b.Add. Exon Domesd.y Dorietihire, folios 18, 19, 21 , 22 , 44 , 45, 46, et Somersetshire, 67, 74 , 410, 415, 473, 478, 484 et 487). Il tenait en chef et par baronnie, dans le premier comté, Windelham,Melebrerie, Gelberge et dix autres seigneuries. Il tenait également du roi,dansce mèmtcomté,unmanoiràPidric,qui,du temps d*Édouard, faisait partie de la baronnie de Tabbaye de Winchester. Le Domesday d*Exeter lui donne les mêmes tenures. Dans le comté de Somerset, il tenait aussi, incapite et par baronnie, Halse , Hiwis, Willageton , Distone et vingt-quatre autres seigneuries, également désignées dans le Domesday d'Exeter. U tenait en outre, directement du roi, dans la terre del'évèque de Wells, à Milvertune, dans ce même comté, un manoir à Aissa ; mais il le tenait injustement. .

Dugdals(Bar. vol. 11, p. 422), et après lui tous les auteursdes peerages et baronages anglais ont suivi le Domesday et n'ont pas confondu ce Roger d' Arundel avec Roger de Montgommery , fils de Hugues , qui fut créé comte d' Arundel , de Ghichester et de Shresbury après la bataille d'Hastenges. Tous répètent, comme nous l'avons dit plus haut, qu'il avait reçu du Conquérant treize seigneuries dans le comté de Dorset , ainsi que vingt-huit autres dans celui de Somerset , et enfin qu'il fut la souche des barons d'Arundel de Wardour et de Trevice.

Edmonson a donné une généalogie complète de cette famille (Bar. gen. vol. 4); mais elle renferme peu de documents antérieurs à son avènement à la dignité de pairs et barons du royaume, c'est-à-dire depuis 1605, pour la branche de Wardour encore existante, et jusqu'en 1664, pour celle de Trevice qui s'éteignit à cette époque.

Les premiers documents que nous ayons pu trouver en Angleterre sur les descendants de Roger d'Arundel , ne remontent pasavant laciiiqiiiÀme année du règne d'Etienne, en 1140. On voit seulement qu*un Robert

core en 1080» époqae où il domia à l'abbaye de St*Pierre4e-BourguireI, du QODseotemeiit de 8a femme PétroniUe » deux églisea fondées en son château d'Argenton. II était , oo pouvait être le frère de David d'Argenten , qui fait Tobjet de cette notice. •**- La maison d'Argenton a subsisté avec beaucoup d'éclat pendant douze générations , depuis Geoffroy I*' jusqu'à Antoine d'Argenton , qui , marié avec Jltlarguerite de Bazillé, le 3 février 1455 , fit son testament en 1460 , et mourut sans postérité mâle en 1461 » laissant ses trois sœurs pour bédtières.

n y eut aussi une branche d'Argenton » seigneur d'Hercion » qui fut formée par un cadet de cette maison » vers l'an 1360.

Mesure, dans son Histoire de Sablé, pense que les Gbemillé du Maine viennent de cette maison. D ajoute que » suivant un acte de l'abbaye de Fontevraux , Aimeric , premier du nom , fils aine de Geoffroy V\ dont nous avons parlé ci-dessus , nomme Pierre de Chemillé son frère. Ce Pierre eût alors été le fils cadet de Geoffroy P*. If^s d'autres prétendent que Pierre de Chemillé était seulement son gendre. ( Histoire de SaUé , pages 115 et 116).

AnMBHTiiRBS ( Robertus d' ) , S. T. ( Berkihire » folio 56 b). 11 soustenait 9 i Awilme , une maison de la valeur de douze deniers.

Il existe en France plusieurs paroisses du nom d'Armentières ou Armenttees, dont le sous-tenant Robert pourrait avoir adopté le nom. Telles sont, notamment, Armentières, du département de TArriége; Armentières , de Seine-et-Marne ; Armoitières , de l'Aisne ; Armentières , du Nord ; Armentières , de l'Oise ; et enfin ArmentièreSy de l'Eure. Il y a également en Belgique deux paroisses de ce nom. — ^I^a première , Armentières de l'Arriége » parait avoir appartenu aux Montesqniou. -«- Le fief d' Armentières , Sein&«t^Marne, vint aux Conflans par les Brimnes, et passa ensuite aux Jouvenels des Ursins. — La viOe et seignenried'Ar-^ mentières, du Nord , appartenait aux Fiesnes par les Luxembourg et les comtes de St-Pol. -^ Armentières , de l'Oise, appartenait aux Monceaux dit d'Auxi , et passa aux St-Simon vers 1607. — ^Enfin les comtes d'Egmont ont possédé les deux paroisses de ce nom dans la Belgique; mais aucune de ces villes , ou paroisses, ne nous paraissent avoir été le siège ou le lieu d'origine de la famille du sous-tenant Robert d'Armentières.

d*AruDdei , qui servit avec beaucoup de distinction, en Hongrie, contré les Turcs , et auquel l'empereur Rodolphe II, en récompense de sa ya* leur, conféra le titre et dignité de comte du Saint-Empire , réversible à sa postérité. A son retour en Angleterre , le roi Jacques P' réleva k la dignité de pair et baron du royaume , le 4 mai 1605, sous le titre de baron Arundel de Wardour, comté de Wilts. Depuis lors, ces titres sont restés pendant dix générations dans cette même branche. — Lord Evrard, baron Arundel de Wardour, comte du Saint-Empire, et héritier aine de la baronnie de Fitz-Payne en est le possesseur actuel, depuis la mort de son père, en 1817. Il avait épousé, le 26 janvier 1811, Marie de Grenville, fille unique de Georges I", marquis de Buckingham, et il n'avait pas encore de postérité en 1829.

Les armes d* Arundel, baron de Wardour, sont de sable à six hiron- ' délies, trois, deux et un , argent.

Celles des Arundel-Trerice sont , au premier et au quatrième, celles d' Arundel de Wardour; et, au deuxième et troisième, de sable à trois chevrons d*argent.

Il y eut encore une autre branche anglaise du nom d* Arundel, sortie de Fitz-Alan , comte d'Arundel , par Jean , fils cadet de Richard , cin- . quième comte d* Arundel, de cette famille, mort en 1375. Mais elle n'eut que deux générations, car Jean II, fils ce de même Jean , qui, sous le règne de Henri Y, avait succédé à Thomas Fitz-Alan , comte d'Anmdd, mourut sans postérité, en 1415.

11 nous est beaucoup plus difficile d'établir Torigine et la descendance de Roger d*Arundel , soit en France , soit même en Normandie , où quelques indications locales sembleraient indiquer que sa famille avait pris naissance. Elle parait, au surplus, s*ètre éteinte, en France, vers la seconde moitié duXIIP siècle., ou du moins nous ne la trouvons plus citée dans des actes postérieurs à cette époque , et elle ne figure même pas dans la liste des chevaliers bannerets sous Philippe-Auguste. Nous nous bornerons donc à indiquer ici quelques actes qui ne donnent pas le titre de comte aux descendants présumés de ce Roger d' Arundel, pour ne pas confondre sa famille , non-seulement avec celle de Roger de Montgommery , fils de Hugues , qui fut créé comte d' Arundel après la bataille dHastings , mais encore avec celle de Guillaume d*Aubigny,

Robert d'Ârmeatiéret, -slf...

vÎTant en d086.

La fin da XI* tiécle et les 8|4 da XU**iDaDqttent.

Heari d'ArmeDtièrefl, s N... Geoffroy d'Armentièref . Ala» d'Ârmeiitiéref. TÎTant en 1176. |

Tbomat d'Arnentiérefl.^ Amiàe de. . .

Robert n d'Annentièret. ssN... Nicolaa d'ATmentiérea*

Tboniad'Armentièraa,B:if... Philippe d'Amieotiérea.=f Cbriatine . arriére petiie-fifle d'A- ▼ÎT. en 1294, ob. S. P. j delolfos de Mereh.

AUm n d'Armentiéret.

Nous trouvons en outre , dans ce même cartulaire , la copie d'une charte de Jean de Flandres, fils de Mathilde, fille aînée d'Aiulf de llfercb, par laquelle ce seigneur confirme sans doute, comme suzerain ou comme parent, les donations faites par Henri d'Armentières à l'abbaye de Bitlesden. Outre cela, l'alliance de ce Jean, petit-fils de Walter de Flandres, arec la famille de Merch, ainsi que celle qui fut contractée plus tard, par Pbilippe d'Armentières avec Oiristine de Merck , vers la fin du XIIP siècle, prouvent évidemment qu'il y avait des relations de parenté entre ces trois familles. Enfin les donations faites par Thomas d'Armentières à cette même abbaye , et particulièrement à celle de Witefeld , dans le comté d'Essex , qui avait été tenue , lors de la confection du Domesday , par Adelolfus de Mert ou Merch , furent également confirmées par les femmes qui descendaient de cette dernière maison.

Il est donc évident que notre Robert d'Armentières et Adelolfus de Mert, quoique si peu dotés par le Conquérant, avaient suivi la bannière de Waltér de Flandres, leur suzerain, et malgré la note de*M. l'abbé De La Rue, nous pensons qu'on doit chercher le lieu de l'origine de la famiUed' ArmentièreSy soit dans les deux paroisses d'Armentières, en Bel-

M. l'abbé De La Rue pensait qu'il fallait rechercher cette famille à Armentières » près Yemeuil , paroisse peu considérable , située sur les bords de la rivière d'Avre , dont une partie ressortait du parlement de Rouen, et l'autre de celui de Paris ; mais, malgré toutes nos recherches, nous n'avons pu jusqu'ici rien trouver en France sur cette famille, probablement éteinte depuis long-temps en Normandie.

II n'en est pas ainsi de la branche établie en Angleterre , où Robert doit avoir possédé d'autres biens que la maison d'Alwime, inscrite soos son nom , et nous pensons que l'on pourrait lui attribuer , à quelques exceptions près , tout ce qui est inscrit dans le Dcmesday , comté de Berks , sous le simple prénom de Robertus.

Dans cette hypothèse , il aurait sous-tenu , dans la baronnie du comte Hugues d'Avranches , comte de Ghester , six hydes de terre à Boroardescote , centenie de Wifold {Berkshire , folio 60) ; dans celle de Henri de Ferrières , deux hydes et demie de terre à Gertelone , centenie de Wanetuiz ( folio 60 b ) ; et enfin , dans la baronnie de Gilbert de Gand , une hyde de terre à Hachebom , centenie de Blitberie » ainsi que trois hydes de terre dans le domaine de ce seigneur , centenie de Rocberge (folios 61 b et 62 b).

Quelque étendues que fussent d'ailleurs les possessions des seigneurs d'Armentières, en Angleterre , nous voyons qu'ils furent constamment les bienfaiteurs de l'abbaye de Bitlesden , située dans le comté de Buekingham , à laquelle les moines de St-Lucien de Bauvais , ou Lès-Bau* vais , vendirent , en 1392 , les droits qu'ils avaient sur le prieuré de Wedon-Pinckney ( Aiien. priories , vol . 2 , p. 83).

Le cartulaire de Tabbaye de Bitlesden renferme une assez grande quantité de chartes des seigneurs d' Armentières , qui , bien qu'elles laissent une lacune de près d'un siècle , depuis Robert d' Armentières jusqu'au mariage de Jeanne , fille de Henri H , avec Guillaume , roi de Sicile , en 1176 , nous ont permis de donner la généalogie suivante :

SaiDt-*Edmoiid , à Leiegam » à Wederdene , à Huelfinham et à Bretenham , quatre-vingt-dix acres de terre , ainsi qne dix cbamiées et treize hommes libres.— L'foron Dame$day dit aussi qu'il souA-tenaitune hyde et demie et une vergée de terre » dans la centenie de Melchesham. Sur les trois baronnies situées dans cette dernière centenie» comté de Wilts , deux appartenaient au roi , et Tautre aux thanes et autres officiers de ce prince ; mais nous n'y avons pas trouvé cet Arnulfus» qui probablement était un indigène auquel on avait laissé ses tenures.

Artipxx (Rabellus). T. E. G. {Norfolk, folio 269 b). Il tenait en chef et par baronnie , i Mora, centenie de Blafeld , un homme libre et trois charruées de terre , ainsi que deux autres cbarruées et quarantesept acres de terre, à PhiHbey , cntenie de TEast-Flée.

Le prénom que porte ce tenant en chef ne nous permet pas de dire à quelle famille française il pouvait appartenir. André Duchesne Ta inscrit dans sa liste des compagnonsdu duc Guillaume; et le continuateur de Blomfield, dit qu'en sa qualité d'ingénieur il eut la surveillance des enginâ et des machines de guerre de l'armée du Conquérant. Il lyoute aussi qu'il fut chargé de l'attaque et de la défense des places {Hiitoire de Norfolk , vol. 5 , folio 1558).

Artor (Presbyter). T. du R. ( Yorkshire, folio 330 h). U tenait dans la terre des thanes du roi, mais non par baronnie, un man.» deux charruées de terre et six acres de pré, situés dans le westrreding, Yapentac de Siraches, qu'il avait tenu du temps du roi Edouard. U tenait ausai une demi-charrnée de terre, située à Bilingelie. On ne voit pas qu'il ait été prêtre, quoiqu'il soit inscrit avec l'abréviation presbyt. ; peut-Atre portait-il le nom de Le Prêtre.

U est évident, au reste, que cet Artor était un thane anglo-saxon soumis, qui conserva ses bien».

Ahtur ( quidam Francigenitt). S. T. ( Worce$Ur$hire , folio 174 b ). n soas4enait de l'abbaye de Saint-Pierre de Westminster, à Poiwig , une portion de terre dont un nommé Edouard avait été dépossédé.— U n'y a rien à dire sur ce serviteur de l'aUMiye.

ARTURts , S. T. (E$$ex, folio 50 }. Il sous-tenait dans la baronnie de Eudon Dapifer, à Boccbestedam, centenie de Laxendrae, une hyde et une charroée et demie de terre , deux acres de pré ainsi que le droit

gique , soit dans la ville même d'Armentières , dont le sous-tenant Robert aurait peut-être pris le nom. (Voyez plus haut l'art. Adeldfus ou Adelelfus de Merch).

Arnaldus, s. t. {StASsex, folio 25 b ; Devonshire ^ folio 111 b; Add. Exon Domesd., folio 324. Dans le premier comté, il sous-tenait deux hydes de terre, à Stratone , dans le domaine du comte Roger. Dans le deuxième comté , le Domesday le nomme Emaldus et Y Exon Domeid. Arnaldus; mais tous deux lui donnent les mêmes tenures àStotlege, dans la terre et baronnie de Walter de Douay.

Cet Arnold est évidemment un flamand de la suite de Walter de Douay.

Arnegrim , S. T. {Nottinghamshire , folios 283 b, et 291 {bis). Il ûgure aussi parmi les tenanciers T. R. E., dans le comté d'York. Cet Arnegrim est évidemment un anglo-saxon, soumis au Conquérant, qui sous-tenait alors à Elvestune , dans la terre de l'évêque de Lincoln, et à Sibetorpe, dans labaronnied'IlbertdeLacy. — ^Nous n'avons rien trouvé sur ce S. T. dont le nom réel n'était pas Arnegrim, mais Armegri ( suivant Tborothon's ) .

Arni, s. t. {StaffordMre, folio 249b). Il sous-tenait, de la tMLronnie de Guillaume-Fitz-Ansculph , deux hydes moins une vergée de terre, à Himelei » centenie de Saisdon. C'était probablement un anglo-saxon soumis, qui parait avoir été tenancier T. R. E., sous leis noms d'Aniul ou d'Amuinus.

Arnisus, s. t. {Add. Exon DofMsd.^ Somersetshire , toUo 159). On le trouve également inscrit dans le Domesdau-Bookf même comté , k^o 90, sous le nom dTmeis. L'un etl'autre registre lui donnent les oièiiies tenures à Dunchefid , dans la terre de l'abbaye de Sainte-Marie de Glastoi^bury. — Le simple [Nrénom porté par ce S. T., ne permet de former aucune conjecture sur lui.

Arnulf {presbyter). S. T. {Gloceslershire , folio 162). U sous-tenait, dans la ville de ce nom , deux maisons pour les quelles il devait les droits royaux. Il n'y a rien à dire sur ce prêtre» désigné par un àmtU prénom.

Arnulfus, s. t. {Suffolk, folios 359 b, 360,363,369 b.Add. Exon Domtsd.f folio 3 ). U sous-tenait dans la baronnie de l'aUNiTe de

Ralph fit construire le château de Musarden, appelé encore aujourd'hui Musard's Castle. Il mourut en 1230, laissant au moins deux fils qui lui succédèrent l'un après Tautre , et probablement une fille du nom dé Katerine , dont le mari parait avoir fait quelques concessions à Tabbaye de Saint-Évroult. Vers cette même époque , on lit , dans un rôle manuscrit anglais , intitulé : Rentale de Foryate Stafordshire ( item ) , De Henrico pro tenemenlo Katerine Musard viginti tertio denar. ob. anntuUim. — Robert , fils aine de Ralph, mourut sans postérité mâle, la vingt-quatrième année du règne de Henri III (1260). Ralph, deuxième du nom, son frère , lui succéda. Lors de la cérémonie pour la création de chevalerie , pour le fils aîné du roi, il fut obligé de payer trente livres pour les quinze fiefs de chevalier qu'il tenait. Il mourut en 1265 , laissant deux fils , Ralph et Nicolas. — Ralph Musard , troisième du nom , mourut la première année du règne d'Edouard P' , ne laissant qu'un fils mineur , du nom de Jean, mort sans postérité, et probablement sans avoir été marié^ la dix-septième année du règne de ce même prince. — Nicolas Musard , son oncle , lui succéda et mourut douze ans après lui , sans postérité mâle , et laissant pour héritier de tous ses biens sir Ralph de Frecheviile, son neveu, fils de sa sœur aînée, Amicie Musard. Après la mort de cette dernière, Marguerite, sa seconde sœur, ainsi que Jeanne, fille d'Isabelle , sa troisième sœur , mariée à sir William Gheladerston , reçurent la délivrance de tous les biens de la branche ainée , qui s'éteignit en 1 300, à défaut de descendance masculine.

Une branche cadette s'était cependant formée par Guillaume , second fils de Richard Musard , baron de Stavely , et elle subsiste encore aujourd'hui. Suivant Edmonson (vol. 4) , ce Guillaume, fils cadet de Richard Musard , second baron du nom, prit le surnom de Rosmar, ou de Rubra Spata , changé plus tard en celui de Rousper, puis enfin en Roper, lord et baron de Teynham. Guillaume avait eu pour légitime le domaine de Misarden ou Musarden , et il avait épousé Elnith , fille et héritière d'Appledon, dans le comté de Kent. Ils figurent parmi les principaux bienfaiteurs du prieuré de Saint-Martin de Douvres. Après la mort de leur fils, portant le nom d'Adam, il existe une lacune, plus ou moins étendue, dans les différents Baronages et Peerages anglais, jusqu'à Erwin Roper , et , depuis le règne de Henri VIO , cette famille compte plusieurs gêné-

de pasnage pour 43 porcs. Cet Artur oa Arthur était probablement un des hommes de la bannière d'Eudon. On trouve en Bretagne une bn mille noble portant le nom d' Artur, mais nous ne croyons pas qu'dle soit ancienne. On trouve aussi, à Pontorson, uneautre famille de ce nom qui a donné un grand doyen à Tévèché d*Âvranches, mais elle ne fut anoblie qu'en 1647.

Arundel (Roger d'). T. E. C. [Dorsetshire , folios 77 b, et 82 b; Sùmersetshirej folios 89 h et 94 b.Add. Exon Domesd.^ Dorsetihire, folios 18, 19, 21 , 22, 44 , 45, 46, eiSomersetshire, 67, 74, 410, 415, 473, 478, 484 et 487). Il tenait en chef et par baronnie, dans le premier comté, Windelham,Melebrerie, Gelberge et dix autres seigneuries. Il tenait également du roi, dans ce mèmtcomté, un manoirà Pidric, qui, du temps d*Édouard, faisait partie de la baronnie de Tabbaye de Winchester. Le Domesday d'Exeter lui donne les mêmes tenures. Dans le comté de Somerset, il tenait aussi, incapile et par baronnie, Halse , Hiwis, Willageton , Distone et vingt-quatre autres seigneuries, également désignées dans le Domesday d'Exeter. Il tenait en outre, directement du roi, dans la terre deTévèque de Wells, à Milvertune, dans ce même comté, un manoir à Aissa ; mais il le tenait injustement. .

Dugdals(Bar. vol. 11, p. 422), et après lui tous les auteursdes peerages et baronages anglais ont suivi le Domesday et n*ont pas confondu ce Roger d*Arundel avec Roger de Montgommery , fils de Hugues, qui fut créé comte d'Arundel , de Ghichester et de Shresbury après la bataille d'Hastenges. Tous répètent, comme nous l'avons dit plus haut, qu'il avait reçu du Conquérant treize seigneuries dans le comté de Dorset , ainsi que vingt-huit autres dans celui de Somerset , et enfin qu'il fut la souche des barons d'Arundel de Wardour et de Trevice.

Edmonson a donné une généalogie complète de cette famille (Bar. gen. vol. 4); mais elle renferme peu de documents antérieurs i son avènement à la dignité de pairs et barons du royaume, c'est-à-dire depuis 1605, pour la branche de Wardour encore existante, et jusqu'en 1664, pour celle de Trevice qui s'éteignit à cette époque.

I^s premiers documents que nous ayons pu trouver en Angleterre surles descendants de Roger d'Arundel, ne remontent pasavant lacinquième année du règne d'Etienne, en 1140. On voit seulement qu'un Robert

fils d*Aubigny Pincerne , possesseur de riches domaines en Normandie, qui prit h titre de comte d'Arundel, de 1139 à 1176, aax droits d'Adelize, veuve douairière d'Angleterre, et femme de Henri P'. Ils figurent, sons ce titre, dans la liste des barons qui rendirent hommage à' Robert, abbédn Mont-Saint-Michel, en 1158. On y lit : In honore Sancti Paterni^ cornes de Arundel est vamssor de Longavilla et de Dunvilla.

La famille normande de Roger d'^^rundel était sans doute fort ancienne et fort nombreuse dans cette province ; mais elle ne parait pas y avoir possédé de vastes domaines , si nous en jugeons par un rôle manuscrit, de Tabbayedu Mont-Saint-Michel, que nous avons sous les yeux. Ce MS. contient Tétat des tenures féodales que cette abbaye possédait à Saint-Germain-sur-É , et particulièrement à Yentot, en 1239. Nous y lisons : Masura as Arundels II. B. avene mense mardi. In fine Âugusti. 1. Ânserem. ad natale II. Gail. sup^ dicte masure isti sunt tenentes. Gaufridus Arundel. Robertus Arundel. Willelmus Arundel. Thomas Arundel. Vnfridus Arundel. Hellvis^ filia Nicholai Arundel Acdis et Juliana Arundel. Mais que sont devenus les descendants de ces Arundel? nous l'ignorons. — Dans une charie de Fabbaye de Gouffern, datée de l'an 1190 , nous trouvons , parmi les témoins, Wàlter canomeus d' Arundel {sic). — Une bulle du pape Innocent lY nous fait connaître que l'église de Saint-NicOla&-d' Arundel , située dans le département de l'Orne, avait été donnée , avec toutes ses dépendances , à l'abbaye de Silly. — Un Guillaume d' Arundel était trésorier de l'évèché de Lisieux, du temps de l'évèque Jourdain du Hômet {circa 1202).

Parmi les témoins d'une charte de Henri II, nous trouvons un Guillaume et un Hugues d'Arundel; mais, quoiqu'ils ne soient pas titrés, il est probable qu'ils appartenaient aux d'Aubigny. — Un Robert de Fontaines concède à Henri , évèque de Rayeux, sa pêcherie d'Arundel. — Dans un autre acte, sans date, Robert, évèque de Rayeux, fait mention de la prébende du chanoine Guillaume d'Arundel; et plus tard, en 1251, nous trouvons une fondation faite pour l'Ame de ce même Guillaume d'Arundel , chanoine de cet évèché. — Enfin, en 1259, Emma, fille du vieil Arundel, confirmait la donation d'une maison, située sur le chemin du moulin d'Arundel, qu'elle avait fait avant sa viduité, à la fille de Richard Routehoule et à son mari , à charge de foi et

qui avait évidemment accompagné le duc Guillaume en Angleterre , n*ait laissé aucune trace de sa famille dans ce royaume. Les aateursdes peeragcs éteints n*en parlent pas et ne font même pas connaître dans quelles mains passèrent les domaines que Guillaume avait-donnés à cet Hugues TAsne. Il nous semble cependant qu'une pareille recherche serait facile à faire en Angleterre, où il existe des landr4)ook$ de celte époque ; mais privés en France d'aucun document de ce genre , il ne nous est pas possible d'éclaircir la question , aussi nos redferches,* sur cette famille, en deviennent-elles encore plus difficiles, ouînème impossibles.

Orderic Vital (lib. V, p. 575) désigne seulement Hugo Asinus comme témoin, avec Guillaume de Breteuil ^ Gilbert Crespin, Roger de Glare et autres , dans Tacte de la donation de Téglise de Guemauville , faite à Tabbaye de St-Évroult , par Foulques de Guemauville , doyen d*Evreux , qui , malgré son caractère , avait épousé Orielde, dont il avait eu huit fils , ainsi que deux filles, et avait enfin pris l'habit religieux dans ce même monastère. Ce n'est qu'un siècle et demi après, c'est-à-dire en 1239 , que nous trouvons quelques notions sur cette famille dans un rôle MS. de Tabbaye du Mont-St-Michel , contenant rétat des vavassories qu'elle possédait à St-Germain-sur-E. Nous y lisons : In tenemento Sancti Germani sunt quatuor vav€i8$oriœ , quorum nomina progmilorum sunthœc: Thomas l'Ame est primogenitus unius vavassoriœ. Les trois autres étaient tenues par Jean de Heules , Guillaume Flori et la fille de Madoc. Chacune des vavassories devait le service d'un chevalier et autres reliefs à ladite abbaye. Ce même rôle MS. fait aussi mention des frères de Thomas l'Asne, mais sans les désigner par leurs prénoms. — Dans le livre des cens et rentes de la baronnie de Bretteville etVerson, prèsGaen, qui avait été donnée au Mont-St-Michel , par la comtesse Gonnor , il est fait mention de Ranulf l'Asne ; mais plus souvent ce nom est écrit Ranulf F Asnier.

Nous trouvons , en 1382, un Drouet l'Asne , de Bailleol , qui recoQ* naissait devoir , à l'abbaye de St-Jean de Falaise , une redevance en froment , à cause d'une pièce de terre qu'il possédait à Montabart , dans le département de l'Orne. Enfin il existe encore , en Normandie , dans le département de l'Eure, à Railleul-la-Vallée , une famille

ëe Robert de Guernoa , il soas-tenait , à Riwehalam , pro manerio , ce qu'AIestan , homme libre , avait tenu [id est) j une demi-hyde et une Gharruée de terre , in dominio^ le pasnage de dix porcs, et huit acres de prés. — Enfin , dans celle de Ranulf, il sous-tenait une hyde et demie de terre, à Duna, centenie de Witbrictesheme.

La famille d'Asc ou d'Ask était originaire ou possédait dans le comté de Léon. Elle était alliée à la maison de Rretagne , et ses descendants , ou ceux de Walter , son frère , s'établirent en Angleterre. Nous voyons, en effet, dans le cartulaire du prieuré de Marrig , situé dans le North* Reding de l'Yorkshire , que Roger d'Asc fonda ce monastère , en 1165 , pour sa fille , qui s'y fit religieuse , du consentement de Warner , fils de Guiomare de Léon, son suzerain, et de celui de Gonan, duc de Rretagne et de Richemond. Il donna aussi à ce monastère le tiers du domaine qu'il possédait à Marrig ; donation qui fut également consentie par ses autres filles, suivant l'histoire de Richemond , par Glarkson. LepapeAlexandre III , ainsi que le roi Henri II « confirmèrent sa fondation et ses donations.

Une charte de Gonan-le-Petit, duc de Rretagne et comte de Richemond , de 1165 à 1171 , porte qu'il donna à Gonan de Ask , son parent ( consanguineo meo) , toutes les terres que tenait son aïeul. Nous trouvons aussi , dans le même cartulaire du prieuré de Marrig , plusieurs chartes de donations faites à ce monastère , par Gonan de Ask , ainsi que celles par lesquelles Roger, son fils, confirme celles qu'il avait faites, en même temps que celles de Roger d'Ask , son aïeul. Enfin , dans une endenture, qui date de 1380, nous rencontrons encore un autre Gonan d'Ask ; mais nous n'en trouvons pas au-delà, et il est probable que cette famille s'éteignit en Angleterre , vers cette dernière époque. Son extinction a dû se faire sentir plutôt en France ; mais les documents sur cette famille nous manquent, et nous ne pouvons même émettre aucune conjecture probable sur son existence dans ce royaume.

AscHiL (serviens régis) , T. du R. {Leicesterihirt , folio 236 b ) , cinq charruées et deux bovates de terre , à Estevelle , dans la terre des serviteurs du roi. Il est probable que cet Aschil était plutôt un anglo-saxon qu'un français , sur lequel nous n'avons aucun renseignement.

AscHii ( Presbyter ) , S. T. [LinoAnshirt , folio 367 b ). Il sous-tenait

hommage . n est à remarquer que ce moulin d' Arundel était situé à i*embouehure de la rivière de Guines, dans l'Orne. Il appartenait alors, par moitié , à Robert d' Anisy , seigneur de Fierville , et au seigneur de BuUy. Tous deux abandonnèrent à Fabbaye de Fontenay les droits qu'ils avaient sur ce moulin; le premier en 1268, et le second en 1273. L'un et l'autre reçurent, pour cette concession, quarante livres de l'abbaye, et garantirent cette somme sur leurs fiefs respectifs. Cette famille paraîtrait avoir possédé un château près de cette rivière ; son e\istence nous est, du moins, révélée par la ritournelle d'une vieille ballade, chantée et dansée par les filles des villages voisins. Le sujet est un paysan qui chante une complainte sur chacun des membres de son âne, qui avait été mangé par un loup. Voici les trois vers adressés à son échine :

a Échine, povre échine, 9 Plus ne portras farine » Au château d' Arundel [bis) t

Mais comment se fait-il que les diverses localités, que nous venons de signaler dans les trois départements de l'ancienne province de la Basse- Normandie, aient été dépouillées du nom qu'elles portaient alors dans des actes authentiques, et qu'elles soient tout à fait inconnues aqjourd'hui ? Il est peut-être plus étonnant encore que nous n'ayons pu retrouver aucune ramification, directe ou indirecte , des huit ou neuf Arundel qui sont inscrits dans le manuscrit du Mont-Saint-Michél. Nous devons dire, cependant, que par une singularité assez diflBcUe i expliquer aujourd'hui , une famille deBonvost ouBonvoust fut trouvée d'ancienne noblesse , dans la généralité d'Alençon , par De Marie, en 1667 , et qu'elle porte les armes de la famille d' Arundel, argent i six hirondelles de sable, trois, deux et un, à deux faces d'azur. Avaient^-ils ces armes par alliance ou autrement? nous l'ignorons.

Asc, S. T. {Essex, folios 45, 45 {bis), 63 b, 74 b). Dans la baronnie de Swain d'Essex, il sous-tenait, à Putescia, à Suttuna et i Pumberga, pro man., une hyde et demie de terre, quatre-vingt-deux acres , cent onze hommes libres, le pasnage de soixante-dix porcs, et la pâture de vingt-trois brebis. Une partie de ces tenures avait appartenu à deux hommes libres, ainsi qu'à Robert, fils de Wimarck. — Dans la baronnie

Ralph fit construire le château de Musarden, appelé encore aujourd'hui Musard's Gastle. Il mourut en 1230, laissant au moins deux fils qui lui succédèrent Tun après l'autre , et probablement une fille du nom dé Ka« terine , dont le mari parait avoir fait quelques concessions à l'abbaye de Saint-Évroult. Vers cette même époque , on lit , dans un rôle manuscrit anglais , inUtulé : RerUale de Faryate Stafordshire { item ) , De Henrico pro tenemento KcUerine Mueard vigirUi tertio denar. ob. annwUim, — ^Robert , fils aine de Ralph, mourut sans postérité mâle, la vingt-quatrième année du règne de Henri III (1260). Ralph, deuxième du nom, son frère , lui succéda. Lors de la cérémonie pour la création de chevalerie , pour le fils aine du roi, il fut obligé de payer trente livres pour les quinze fiefs de chevalier qu'il traait. Il mourut en 1265 , laissant deux fils , Ralph et Nicolas* — Ralph Musard , troisième du nom , mourut la première année du règne d'Edouard P' y ne laissant qu'un fils mineur , du nom de Jean, mort sans postérité, et probablement sans avoir été marié^ la dix-septième année du règne de ce même prince. — Nicolas Musard , son oncle, lui succéda et mourut douze ans après lui , sans postérité mâle , et laissant pour héritier de tous ses biens sir Ralph de.Frecheville, son neveu, fils de sa sœur ainée, Amicie Musard. Après la mort de cette dernière , Msffguerite , sa seconde sœur , ainsi que Jeanne , fille d'Isabelle , sa troisième sœur , mariée à sir William Gheladerston , reçurent la délivrance de tous les biens de la branche ainée , qui s'éteignit en 1300, à défaut de descendance masculine.

Une branche cadette s'était cependant formée par Guillaume , second fils de Richard Musard , baron de Stavely , et elle subsiste encore aujourd'hui. Suivant Edmonson (vol. 4) , ce Guillaume, fils cadet de Richard Musard , second baron du nom, prit le surnom de Rosmar, ou de Rubra Spata , changé plus tard en celui de Rousper, puis enfin en Roper, lord et baron de Teynham. Guillaume avait eu pour légitime le domaine de Misarden ou Musarden , et il avait épousé Elnith , fille et héritière d'Appledon, dans le comté de Kent. Ils figurent parmi les principaux bienfaiteurs du prieuré de Saint-Martin de Douvres. Après la mort de leur fils, portant le nom d'Adam, il existe une lacune, plus ou moins étendue, dans les différents Raronages et Peerages anglais, jusqu'à Erwin Roper , et , depuis le règne de Henri YIII , cette famille compte plusieurs gêné-

de la baronnie de Guy de Craon , à Chilleby , deux villains ayant (rois bov. terrœ , etc. On ne peut rien dire sur cet ecclésiastique , attaché sans doute à la chapelle de Guy de Craon.

AscoLF (Ànglicus), sous-tenait {Norfolk^ p. 117), une maison à Norwick. n est à présumer que ce sous-tenant était un indigène soumis , bourgeois de Norwich.

AscuiT , ou Hascoit , ou Hasculfus MusARn , T. £. G. ( Berkshire , folio 61 b ; Buckinghamshire, folio 152 h ; OxfordMre^ folios 159, 160 ; Gloucestershire j folio 169 ; Warwickshire , folio 244, et Derbyshire^ folio 277).

Sous le nom d* Ascuit Musard , il tenait, en chef et en baronnie, cinq manoirs dans le comté de Derby. Dans celui de Buckingham , il tenait, de la même manière , sous le nom de Hascoit Musard , le domaine de Gbentone , contenant deux hydes et demie de terre , quatre charruées et une forêt pour le pasnage de cent porcs. — Il tenait , au même titre et sous le même prénom , sept manoirs dans le comté de Gloucester. — Dans le comté de Berks , il tenait , au même titre , quatre seigneuries ; mais , comme il n*est pas désigné sous le nom de Musard , on pourrait douter qu'il fût le même que les précédents. — Sous le nom de Musard Hascolfus , il tenait, de rege, deux manoirs , dans le comté d'Oxford , composés de dix hydes de terre , dont deux et demie étaient m terra vasta ou en friche. Enfin, sous le prénom de Hasculfus Musard, il tenait, en chef et par baronnie, quatre manoirs dans le comté de Warwick.

Hascoit , ou Hasculph Musard , suivit le Conquérant en Angleterre , et parait s*être établi dans ce royaume. Atkins, dans son histoire du comté de Glocester , page 559 , dit qu*Hascoit Musard fut le père de Richard , baron de Stavely , dans le comté de Derby , qui lui succéda. Hascoit, deuxième du nom (sans doute son petit-fils) , lors de l'aide on impôt exigé pour le mariage de la fille de Henri H , déclara qu'il possédait douze fiefs de chevaliers, de veteri feofamenio, et deux et demie plus un quinzième , de novo feofamento. Il mourut la trente-troisième année du règne de ce prince , en 1187. Il eut pour successeur Ralph Musard , vicomte de Glocester , la quatrième année du règne de Henri IH , qui , ayant épousé la veuve de Jean de Neuville sans l'autorisation de ce prince, fut condamné à payer une amende de cent marcs d'argent. Ce même ^

prononcer sur ces deux points isolés. Nous serions même plus portés i croire , d'ainrès le prénom de ce tenant en cheO que notre Ascoit ou Hascttif Musard était un cadet de la maison de St-Hylaire , dont les diverses branches, ainsi que nous Favons déjà dit i l'article Anseulph^ se sont distinguées par des surnoms plus ou moins variés , qui , par la suite, sont devenus patronimiques. — Outre ces Ascoit Musard, il en existe encore deux autres qui sont inscrits , au Domesday-Book , sous les noms de Enisan Musard et Hugues Mosard ( Voyez aux lettres £ et H}.

AsELUfus ( Homo liber ) , S. T. ( Norfolk , folio 189 b). Il sous-tenait dans la baronnie de Roger Kgot. Le Domesday dit que sept bommes libres S. T. cent dix acres de terre et un manoir , et que deux d'entre eux, Berard et Aselinus, en tenaient séparément deux chs^rruées de terre et sept acres de prairies. Il n'y a rien à dire sur ce simple soustenant qui ne parait pas ai^rtenir à la famille d'Asselin.

AsPORO ou AsFORT , AsFUERT OU AswERT , S. T ( Linci^n^ire, folio 346 }. U sou»4enait de la baronnie de l'abbaye de S(-Pierre-4u-Burg, i Bercaham et à Eston. Ce sous-tenant , désigné sous différents noms, devait être le même que l'homme attaché au service de l'abbaye, ou de Turold , abbé de SlnPierre-du-Burg.

AsiNUS Hugo (Hugues L'Asne ) , T. K G. {WiUskire, folio 73 ; Warcettershire , 177 b ; Herefordsliire , 180 , 180 b , et S. T. dans ce dernier comtés folio 183) . Dans le comté de Wilts, le Domuday dit, en parlant de Hugues l'Asne : Ecclesia Samiœ MarûB WinUm. tenet d$ Hugone ( l'Asne) Chmeie pro fOia ejus. — ^^ans cdui de Worcester , il est désigné sous le nom de Hugo Asinus , et il tenait, en chef et par baronnie , trois hydes de terre à Tichenapletrew, centenie de Game, ainsi que deux charruées; ^, à Wich le sel , un certain Guillaume était son sous-tenant. — Dans le comté de Hereford , il tenait directement , dans la terre du roi , à Letflede, dnq hydes de terre , qui dépendâent de Leofminster, T. R. E. et dont il rendait cinq sous de redefvanee annuelle. Enfin, il sous-tenait , dans le même comté de Nigel-le-Médeein et de sa baronnie à Sntune , centenie de Tometans , des terres qui étalrat sans doute à sa convenance.

n est vérilaMemenA extraordinaire qu'an aussi puissant tenancier T. I. 29

rations successives , jusqu'au lord actuel , baron Teynham , comté de Kent 9 non compris ; mais il est à remarquer que , sur ces nombreuses générations , la branche ainée ne compte que pour sept, et que les autres appartiennent à la branche cadette , de laquelle descend le lord actuel.

Jean Roper fut créé baron Teynham de Teynham , comté de Kent» le 9 juillet 1616. Depuis sa mort, il y eut douze barons. Le treizième fut le lord Henri Francis Roper , qui prit le nom de Gurzon , après avoir succédé à son cousin Jean , mort sans postérité en 1824. D était fils et héritier de Francis Roper , frère de Henri , dixième baron.

Suivant Heylins les armes des Musard sont de gueules aux trois bandes d*azur (il a sans doute voulu dire d'argent), chargées d'autant d'annelets de gueules.

Elles sont différentes dans Gambden : or , deux chevrons d'azur.

Celles de Roper , ou Teyham , sont : partie fascée azur et argent , au pal contre chargé de trois tètes de chevreuil éfrasées d'argent (Heylyns, Helpe to English Hisiory ).

11 est bien difficile de savoir quelle est l'origine française de cette famille de Musard. Les recherches les plus minutieuses ne nous ont rien fourni sur ce sujet. En ne s'attachant qu'au surnom deMusard, porté par Ascoit ou Asculf , on pourrait le croire originaire du Berry ou de la Touraine , provinces qui ont en effet fourni plusieurs chevaliers à la (Conquête. Tel serait, entre autres , un Claude Musard y seigneur de Sauxelles et d'Issoudun-«ur-Creuse, arrondissement et canton d'Aubusson , ancien comté et province de la Marche, dont la fille, du nom de Catherine-Élizabeth , épousa d'abord Charles de Montmorency, seigneur de Neuvy-Paillon en Berry, et ensuite en 1684, Léonard-Fraoçois du Monard de la Bernière , seigneur de Vautenuis en Limousin. En supposant que ce fût là le lieu d'origine de la famille de Musard, il serait permis de croire que notre Ascoit avait suivi , en Angleterre, la bannière de Roger Le Poitevin , fils cadet de Roger de Montgommery , époux d'Almodis, fille d'Audebert, onzième du nom, comte de la Marche , son suzerain.

Nous trouvons en outre , en Normandie , un acte de cession , sous là date de 1261, fait à Nicolas Musard , clerc au Tessel (Calvados), à charge de foi et honunage ; mais il nous est impossible de nous

AuGUSTiNUS, S. T. {Su^eXj folio 25 b). Cet Augustin, désigné par un simple prénom , sous-tenait de la baronnie du comte Roger, à Stratone , trois hydes de terre ain^i qji'un bois taillis ( haga ) de la valeur de trois deniers et un acre de pré, •

Il ne nous a pas été possible de découvrir Torigine et la famille de ce sous-tenant, dont retendue de ses tenures , ( trois hydes ou près de trois cent soixante acres de terre-) permettrait de croire qu'il avait suivi la

bannière du comte Roger comme homme d'armes ou comme chevalier.

AuRiFABER ( Grimbaldus ). T. du R. et non m capite ( Wiltshire, folio 74]. Il tenait dans la terre des thanes, comme dépendance de sa charge d'orfèvre du roi , à Maniford, ^ix hydes et demie de terre composant quatre charmées, vingt acres de prairïes , des parties de moulins et un pâtis de douze acres ; à Stantone il tenait dix hydes de terre farpiant six charmées , trois acres de pré et un pâtis de six acres. —Ces diverses terres faisaient partie de la baronnie réservée dans le domaine particu-^ lier du roi , et elles étaient affectées au traitement des ofûces ou charges de la maison du prince.

AuRiFABER (Otto), T. iuK.{Es8exj folio 97 b, et commeS. T. même comté, folio 3 b). Cet Otto tenait du roi à Glestingethorp , centenie de Hiddingson , une.demi-hyde de terre que le comte Algare avait tenue , et trois charmées de terre pour les hommes. Il sous-t^iaitàCeldeforde, ad censum in manu régis , très car.^ lerrœ in Dom, et sex car, pour les hommes. Ce domaine, qui était alors en la main du roi, avait appartenu à la reine ( sans doute Mathilde) , qiii.en avait distrait trente acres de bois pour les donner à Richard fils de Gilbert (Richard de Clare). Même noté que pour le précédent.

• .Cet Otto n'ayant pas été baron ni même réellement tenant en chef, lés ahieuTS d^ Baronages et des Extincts Peerages n'en ont pas fait mention. Nous ne pouvons que répéter, d'après Morant, folio 305: Que Otto Aorifaber était le père de Thomas-Fitz-Otto , maître de la monnaie du roi, qui fut le chef d'une famille éteinte en Angleterre, en 1282, par défaut- de postérité mâle.

Nous ne trouvons également en France , qu'une Alice , fille de Jean Aurifaber et femme de Vital , qui fit, en 1234 , plusieurs donations à la

qui avait évidemment accompagné le duc Guillaume en Angleterre , n'ait laissé aucune trace de sa famille dans ce royaume. Les auteurs* des peerages éteints n*en parlent pas et ne font même pas connaître dans quelles mains passèrent les domaines que Guillaume avaitdonnés à cet Hugues TAsne. Il nous semble cependant, qu'une pareille recherche serait facile à faire en Angleterre, où il existe des UmMociks de celte époque ; mais privés en France d*aucun document de ce genre , il ne nous est pas possible d'éclaircir la question , aussi nos reciferchesy' sur cette famille, en deviennent-elles encore plus difficiles, ouiuème impossibles.

Orderic Vital (lib. V, p. 575) désigne seulement Hugo Asinus comme témoin, avec Guillaume de Breteuil , Gilbert Crespin, Roger de Clare et autres , dans Tacte de la donation de Téglise de Guemauville , faite à Tabbaye de St-Évroult , par Foulques de Guernauville , doyen d*Evreux , qui , malgré son caractère , avait épousé Orielde, dont il avait eu huit fils , ainsi que deux, filles, et avait enfin pris l'habit religieux dans ce même monastère. Ce n*est qu'un siècle et demi après, c'est-à-dire en 1239 , que nous trouvons quelques notions sur cette famille dans un rôle MS. de Tabbaye du Mont-St-Michel , contenant l'état des vavassories qu'elle possédait à Sl-Germain-sur-E. Nous y lisons : In tenemento Sancti Germani sunt quatuor vavcissoriœ , quorum nomina progenitorum sunt hœc : Thomas l'Asne est primogenitus unius vavassoriœ. Les trois autres étaient tenues par Jean de Heules , Guillaume Flori et la fille de Madoc. Chacune des vavassories devait le service d'un chevalier et autres reliefs à ladite abbaye. Ce même rôle MS. fait aussi mention des frères de Thomas l'Asne, mais sans les désigner par leurs prénoms. — Dans le livre des cens et rentes de la baronnie de Bretteville etVerson, prèsCaen, qui avait été donnée au Mont-St-Michel , par la comtesse Gonnor , il est fait mention de Ranulf l'Asne ; mais plus souvent ce nom est écrit Ranulf F Asnier.

Nous trouvons , en 1382, un Drouet l'Asne , de Bailleol , qui recoor naissait devoir , à l'abbaye de St-Jean de Falaise , une redevance en froment , à cause d'une pièce de terre qu'il possédait à Montabart , dans le département de l'Orne. Enfin il existe encore , en Norman-, die , dans le département de l'Eure, à Bailleul-la-Vallée , une famille

de SaiDt-Oaeii.qui figiue , conune témoin de Philippe de Briouse , dans un accord fiadt à Salisbury « en janvier 1103 , entre ce dernier et Guil* laume de Boss, troisième abbé de Fécamp au sujet de la propriété de la terre de Salming, (Mm. AngliWf tom. III» folio 972) . Dans une charte de Thomas de Gukney , pour Tabbaye de Welbeck^ comté de Nottingham, qui fti|t donnée sous le pontificat de Roger de Pont-rEyèque» archevêque d'York, de 1154 à 1181, nous voyons parmi les témoins Roger de Saint- Ouen , ainsi que Ralph de S''-Marie, vivant encore en 1170 {Mon. ÀnglùBf tom. y, folio 873). Ce Roger de Saint-Ouen est également témoin dans une charte du même archevêque, en fayepr de Tabbaye de Saint-^ Jaopies de Welheck, de Tordre des Prémpntrés. Enfin un Raoul, ainsi qu'un autre Roger de Saint-Ouep, sont témoins dans une charte d'É^ tienne d'Évreux et de sa femme Isabelle , en faveur du prieuré de Saint* Léonard-de-Pion, du comté de Hereford. Cette charte doit être des premières années du règne de Henri III.

En France, notre tâche est d'autant plus facile que cette noble famille, encore existante , possède une généalogie complète dont la filiation a été prouvée par des actes authentiques. — Elle parait tirer son origine du fief de Haubert de Saint-Ouen , situé à Saint-Ouen-sons-Bailli , élection d'Arqués, généralité de Rouen. Ce fief mouvant des sires de Tancarvllle, chambellans hériditaires de Normandie , était tenu par Guillaume de Saint-Ouen, vivant vers 1150, reconnu comme le chef de la branche aînée , qui a subsité pendant plusieurs générations et qui s'est éteinte, vers 1720, par la mort de Tanneguy de Saint-Ouen, deuxième du nom, qui ne laissa qu'une fille.

La branche cadette de Saint-Ouen , seigneurie de Folny, Hulmenil et autres lieux, a commencé par Sobert de Saint-Ouen , fils cadet de Guyon iy% seigneur de Saint-Ouen« qui fut marié , en 1290 , à Béatrii de Montigny. Ce Sobert vivait encore en 1350.. Cette branche, après quinze générations, subsiste encore en la personne de H. Alexandre^ de Saint-Ouen de Pierrecourt, chevalier, né en 1787. Il s'est m^rié deux fois: l"" avec demoiseUa Thèrese-Caroline de Uédine, morte en 1822 ; elle était fille de Gharies-Alexndre Isambart , et nièce du oomte de Hédine, vice-amiral : 2", en lffî5, avec Louisp-SoiAie de BaiHeuU fille de Nieolas- Gharles-Armand de Bailleul, président . i mortier dn parlement de

nie , Meresaiam, centenie de Wensistreu , avec vingt hydes de terre que ce monastère possédait même du temps d'Edouard.

L'abbaye de Saint-Ouen de Rouen fut taxée , comme les autres maisons religieuses de Normandie , pour fournir au duc Guillaume les hommes et les vaisseaux dont il avait besoin pour opérer sa descente en Angleterre. La coopération peut-être un peu forcée de ces monastères à une aussi gigantesque entreprise , fut récompensée par la donation , plus ou moins étendue, des terres conquises en Angleterre, et probablement suivant le service que leur contingent avait pu rendre ao Conquérant. Suivant le MS. anonyme de Taylor. Nicolas » abbé de Saint- Ouen, avait fourni pour cette expédition quinze vaisseaux et cent boai^ mes d'armes ; mais le duc Guillaume ne fut sans doute pas très-satisfait de rénorme contingent de l'abbaye, puisqu'elle ne fut dotée que de quelques manoirs dans le comté d'Essex, dont elle possédait même àne grande partie des terres T. R. E. comme on le voit par ses tenures, avant la confection du Domesday.

AuDOENO SANCTO (Bemardus de), S. T. [KcrUf folio 9b; Suffolkt folio 431 b). Il sous-tenait dans le premier comté, de la seigneurie de Guillaume d'Arqués, à Fulchestan, quatre solinsde terre. D avait en domaine ^re5 car.^duomolendinadc vingt-quatre sol., vingt acres de pré, ainsi qu*un droit de forêt et le pasnage de deux porcs. Dans celui de SufTolk , il sous-tenait, de la baronnie du même Guillaume d'Arqoes , trois charmées de terre et vingt-deux acres de prés. Edmond , prêtre , tenait cette même terre du temps du roi Edouard.

Bernard de Saint-Oueu, ainsi que Germond de Saint-Ouen, son frère, '

qui suit , accompagnèrent le duc Guillaume en Angleterre , sans doute sous la bannière de Guillaume d'Arqués, dont Bernard était le soustenant. — Cette famille n'ayant pas été appelée à la dignité de baron en Angleterre , nous ne pouvons donner ici sa généalogie dans ce royaume. Quelques recherches nous ont cependant amenés à reconnaître qu'elle s*y perpétua réellement et qu'elle y existait encore à la fin du douzième siècle et peut-être même plus tard , sans que nous puissions le démontrer faute de documents.

Non seulement nous trouvons un Saint-Ouen parmi les commissaires qui président à la rédaction du Domesda^Book , mais encore un

Noireauy et nous le voyons figurer également comme témoin avec Fraslin Avenel, dans plusieurs chartes de Robert , comte deMortain. Enfin Hervé Avenel , signa, comme témoin , une charte de Guillaume , comte de Mortain (de 1190 à 1106) qui donnait au monastère du Rocher, le manoir de Guingle , ou Glin , comté de Gomouailles , en Angleterre.

Guillaume Avenel des Biarz> premier du nom, sénéchal du comte de Mortain , figure comme témoin dans la charte de ce prince , datée de Fan 1088, par laquelle il fondait une prébende dans la collégiale de Saint-Evroult, pour le prieuré de Mortain. Il fut le père de Guillaume Avenel des Biarz, deuxième du nom, de Richard, de Robert, et de Hugues Avenel , qui , suivant Benoit de Peterborough, fut fait prisonnier avec Raoul de Fougères, au siège de Dol en Bretagne.

Guillaume et son frère, Richard Avenel des Biarz , figurent parmi les bienfaiteurs de Téglise de Goutances, comme on le voit par la charte de Robert de la Haye, confirmée par Henri T' en 1126 {Gallia Christ. Instr. col. 237). La bulle du pape Urbain III, ainsi que la charte confirmative de Henri II, font également mention de ces deux Avenels. Nous trouvons aussi Robert Avenel des Biarz , leur frère qui figure comme témoin ilaus une charte de Guillaume , comte de Mortain et de Boulogne , , donnée à Tinchebray, en 1158, en faveur des religieuses de Moutons. Mais les bornes de cette notice ne nous permettent pas de donner ici Vanalyse des actes que nous avons trouvés dans les archives de Mortain, ^ui concernent la nombreuse famille d* Avenel. Nous dirons seulement .que le chef de cette famille devait au roi, pour son fief des Biards , le 'service de cinq chevaliers dans la vicomte de Cérences.

Guillaume Avenel des Biards, deuxième du nom , eut trois fils, Nicolas , Roland et Olivier Avenel ; mais , quoique Nicolas soit désigné dans la généalogie de cette famille comme le fils aîné , nous croyons quHl appartient à une autre branche. Roland était évidenunent le fils aine de Guillaume II , auquel il succéda. U figurait parmi les chevarliers bannerets , sous Philippe-Auguste , et lorsque son père donna l'église des Landes au prieuré de Moutons , il fit confirmer sa donajtion par ce même Roland , comme son fils aîné. Celui-ci épousa Haois, dame de Parigny , et il donna en 1228 , à Tabbaye de Savigny , le 'droit de présenter à la cure de Parigny , ainsi qu'une partie de la dhne

de Sourdeval, du consentement de sa femme. Roland Avenel paraitrait être mort vers la première moitié de Tannée 1228, car Haois prend le titre de veave de Roland Avenel, dans an acte de cette époqne , en confirmant un échange que son ûls Guillaume , troisième du nom» avait fait avec Tabbaye de Savigny. — Olivier Avenel , son frère» parait être mort la même année 1228. Il avait épousé Pétronille» dame de la Ghèze, .. ^

fille de Hamelin de la Ghèze. Dans une charte de cette même année , \\

Pétronille prend le titre de veuve d'Olivier Avenel, mileSf et elle déclare que pendant sa viduité , elle à abandonné, à Savigny , tous les droits qu'elle pouvait avoir sur le moulin de Moulines , que son père avait concédé à ce monastère, en 1223. Elle parait n'avoir eu de son mariage, qu'un fils qui portait le même nom d'Olivier, et qui vivait encore en 1261. Enfin, en 1239, Foulques de Huechon confirma la donation de ce moulin, faite par Pétronille, veuve d'Olivier Avenel, miles.

Guillaume Avenel des Biards, troisième du nom, était, comme nous l'avons dit plus haut, fils aine de Roland et d'Haois de Parigny . Il épousa Julienne , dame d'Orgièrcs , qui , suivant une charte de Savigny, était veuve en 1258; et nous voyons, dans un acte postérieur, qu'elle avait eu une fille du nom de Nicole , qui avait épousé Symon de la Rocherie» chevalier. Il est évident qu'elle avait eu d'autres enfants, sans doute en» très-bas âge, lors de la mort de Guillaume III, bien que la généalogie de cette famille n'en parle pas.

Cette généalogie dit en efTet que Guillaume III fut le dernier de la branche aînée des Biards, et qu'il ne laissa que deux filles, portant toutes deux le prénom de Guillemine ou de Guillemette, dont Tainée époosa Guillaume Le Sotherel , chevalier ; et , la seconde , Raulin de la Champagne, également chevalier. La même généalogie ajoute que, suivant un aveu, rendu en 1389, par Guillaume Sotherel, fils de la première Guillemine , et par conséquent petit fils de Guillaume , troisième du nom , la baronnie des Biards avait été partagée entre sa mère, d'une part, et Guillemette Avenel , sa tante , d'autre part , qui en rendit aveu en 1401, ou cent quarante trois ans après la mort de son père, arrivée en 1258.

Il est donc bien évident, d'après ce simple exposé , que Guillaume Avenel , seigneur des Biards , troisième du nom , n'avait pas pu , comme on l'a dit dans cette généalogie , comparaître à Tours, en 1272, avec les

avait également soas-tena à cette époqae et sous-tenait, comme homme libre , comté de Shrewsbory: 1** à LitUegam et à Botwerde, une byde et demie de terre dans la baronnie du comte Roger de Montgommery ^ 2" dans le même comté et de la même manière, dans la baronnie de Roger de Lacy, une partie du domaine de Dodentune pour trois hydes de terre.

n est bien évident que cet Auti était un homme libre indigène , qui n'avait pas été entièrement dépouillé par le gouvernement normand.

AvENBL.S. T. {Shrevosbury y folio 259 b). D sous-tenait une demihyde de terre à Golàrdicote , centenie de Genodovre, dans la baronnie du comte Roger de Montgommery , qui tenait avec ses hommes la presque totalité des terres de ce comté.

La parcimonie du Conquérant à Végard de la famille d' Avenel des Biards ou de Es-Biards , a d'autant plus droit de nous surprendre , que Robert Wace , historien si précis de la Conquête , en parle d'une manière d'autant plus honorable qu'il accole ce puissant seigneur aux sires d'Avranches ( vers 13600 et 13601 ) :

a D'Avrencin i fa Richarz, a Ensemble od 11 cil de Biarz. o Et plus bas , vers 13632, il ajoute :

. a Des Biarz i fu Avenals* d

Il nous est donc permlSi de supposer aujourd'hui que ce simple S. T. guidé par un motif qui nous est inconnu , ou préférant peut-être la haute position dont il jouissait en normandie , n'aura pas voulu rechercher les faveurs du duc-roi , et par la suite il aurait encouru la disgrâce de ce prince.

Plusieurs auteurs font remonter l'existence de la famille Avenel des Biards à l'invasion Normande, et notamment Vincent de Beauvais, historien du treizième siècle , qui dit ,. dans son Miroir historial , ( chap. 24 ) , que Hérold Avenel fut le premier de cette famille qui vint en Normandie avec Uarold ou Rollon, dont il était consanguin, ainsi que des Paynels, des Tessons, desGiffards et autres. Quoique l'assertion de cet historien, peu véridique d'ailleurs, ne soit pas appuyée de documents écrits , nous la contesterons d'autant moins que l'antiquité et l'il- T. I. 30

Maison-Dieu de Lisieax» ainsi qu'un Raoul Àurifaber ou rOrfêyre qui vendit à Guillaume d'Hermanville , en 1287 » l'hommage qui lui était dû par Pierre Daniel. Mais il est impossible de reconnaître aujourd'hui l'espèce de rapport et de filiation qui aurait pu exister entre ces derniers et notre Otto.

Aurifaber (Otho ). S. T. ( Cambridgeshire , folio 190). 11 tenait dans la terre du roi, à titre de ferme, quatre hydeset demie et une vergée de terre à Lidlintone , centenie d'Emingford. Cet Othon ne parait pas être le même que le précédent. Même note que cinlessus.

AcRiFABER (Raimbaldus). S. T. {Norfolk, folio 273). Il sous-tenait à Haringeby , centenie d*£ast-Flee , cent acres de terre ainsi que cent acres de pâture, qui rendaient vingt sols. Même note que ci-dessus.

Aurifaber ( Theodricus ou Theodoricus ). T. du R. {Surrey, folio 36 b ; Berkshire , folio 63 , passim , et Oxfordshire , folio 180 b). Dans les deux comtés de Surrey et d'Oxford il tenait , dans la terre des thanes, mais non m capite, plus de neuf hydes de terre , dans diverses localités de ces comtés , parmi lesquelles deux hydes et demie , situées i Welde, avaient été tenues librement par la femme de ce Théodoric T. R. £. Enfin, dans le comté de Rerks, il tenait en chef treize hydes et deux charmées qui avaient été tenues par Edouard avant la formation du Domesday. Même note que ci-dessus.

Aurifaber ( Alwardus). T. du R. {Berkshire , folio 63 ). U tenait du roi àSotesbroc, centenie de Renés, la terre que son père avait tenue de la reine Edithe. Cette terre était composée de sept hydes et de huit charmées de terre; plus, deux charmées en domaine, une église et sept acres de pré. Même note que ci-dessus.

Autbert^ t. du r. ( Yorkshire, folio 330 b). Il tenait à Daltone , centenie de Hase , dans la terre des thanes du roi , deux charmées de terre, mais qui étaient en deux parties séparées. — Cet Autbert était probablement un thane saxon, soumis au Conquérant , qui lui a?ait conservé son titre et ses émoluments.

Anti, ou Auti (unus homo). S. T. {Glocestershire , folio 166; Shrewsbury , folio 259 b, et 260 b). U sous-tenait et avait sous-temi T. R. E. à Leminingtune, centenie de Derhest, comté de Gloucester , trois hydes de terre de la baronnie de St-Pierre de Westminster. — Il

Noireaa, et nous le voyons figurer également comme témoin avec Fraslin Ayenel , dans plusieurs chartes de Robert , comte de Mortain. Enfin Henré Avenel» signa, comme témoin, une charte de Guillaume , comte de Mortain (de 1190 à 1106) qui donnait au monastère du Rocher, le manoir de Guingle , ou Glin , comté de Gomouailles , en Angleterre.

Guillaume Ayenel des Biarz^ premier du nom, sénéchal du comte de Mortain, figure comme témoin dans la charte de ce prince, datée de Tan 1088, par laquelle il fondait une prébende dans la collégiale de Saint-Evroult, pour le prieuré de Mortain. Il fut le père de Guillaume Ayenel des Biarz, deuxième du nom, de Richard, de Robert, et de Hugues Ayenel , qui , suivant Benoit de Peterborough, fut fait prisonnier avec Raoul de Fougères, au siège de Dol en Bretagne.

Guillaume et son frère, Richard Avenel des Biarz , figurent parmi les bienfaiteurs de Téglise de Goutances, comme on le voit par la charte de Robert de la Haye, confirmée par Henri I" en 1126 {Gallia Christ. Instr . col. 237). La bulle du pape Urbain UI, ainsi que la charte confirmative de Henri H, font également mention de ces deux Avenels. Nous trouvons aussi Robert Avenel des Biarz , leur frère qui figure comme témoin àms une charte de GuiUaume, comte de Mortain et de Boulogne, ,^onnée à Tinchebray, en 1158, en faveur des religieuses de Moutons. Mais les bornes de cette notice ne nous permettent pas de donner ici Vanalyse des actes que nous avons trouvés dans les archives de Mortaini qui concernent la nombreuse famille d' Avenel. Mous dirons seulement .que le chef de cette famille devait au roi, pour son fief des Biards , le service de cinq chevaliers dans la vicomte de Gérences.

Guillaume Avenel des Biards, deuxième du nom , eut trois fils, Nicolas , Roland et Olivier Avenel ; mais , quoique Nicolas soit désigné dans la généalogie de cette famille comme le fils aîné , nous croyons qu'il appartient à une autre branche. Roland était évidenmient le flk aîné de Guillaume II , auquel il succéda^ U figurait parmi les chevaliers bannerets , sous Philippe-Auguste , et lorsque son père donna l'église des Landes au prieuré de Moutons , il fit confirmer sa donaition par ce même Roland , conmie son fils aîné. Geluind épousa Haois, ;dame de Parigny , et il donna en 1228 , à Tabbaye de Savigny , le idroit de présenter à la cure de Parigny , ainsi qu'une partie de la dhne

Jean de Roeeto. | N...

Hagaet de Roceto, Tivant en 1035, mort arant 1067.

N. .. Henrée de BraTÎârd oa Biarx, s^. ..

frère oa parent ds Hagaet , mort après 1067.

Girard , fiU bAurd Oimellinna dictas = Afitia. Sigembert de

de Hogues de Roceto. ATenel,TiT*.enl060. 1 Bîan mort S. P.

Ranulf ATe-=N. Guill'ÀTenel , N.

nel , Tirant en 1083.

des Bien, sénéchal do c** de Mortain , VÎT. en 1082.

Jobel des Walter Ave- Henrée Ato- Fraslin Ato- Bian , abbé nel des Bien , nel , mant en m1 , TÎfant à de la Goa- m. en 1082. 1106* la même épo-

ture , en qae.

Rainald Arenel, virant en

-N . Goillaume Are- ^-Jf . . . Richard Are- Robert Arenel, se- Hagnes Arenel,

nel des Bian , U* do nom, sénéchal du comte de Mortain en 1160.

nel.

nécbal après Gail- taé an siège de laome. Dol.

Roland Arenel , = Haoise de Pa- !=^ioolas Arenel.? N.. Olirier Arenel sP^f^nUle

seigneur des Biarz , mort en 1228.

rigny, femme de Roland.

dame de laChèse.

Guillaume Arenel ^ Julienne , dame

des Biards, III* do nom, mort en 1258.

d'Orgiéres.

Ofirier Arenel , ?N...

cher'. , Tirant en

Guillaume , présumé 4* du nom de Biards , mort sans postérité mâle.

N... James Arenel des Buays.

N... Nicole Arenel . ' fille de Gafllaume lit, épouse.

SrmoB de la Roeherie , cher*.

GuiUemine Arenel,^ Guillaume le

Sotherel , cheralier , rir. en 1889.

dame pour moitié de la baronnie des Biards

épouse.

Goillemine Arenel , da- ' me pour Tautre moitié de la baronnie , M. S. P. en

.RaaUn de la Ghampagae, ebaralier.

Guillaume le Sotherel , seigneur de la totalité de la baronnie des BUrds , de 1405 à 1419.

chevaliers du Gotentin, que le roi Philippe-le-Hardi y avait rassemblés, pour se mettre en possession du comté de Toulouse. U en est de même de tous les actes faussement attribués à Guillaume III, depuis 1258, qui ne peuvent réellement aj^iiartenir qu'à un autre Guillaume Avenel, dont rhistoire de cette famille ne parle pas, et qui devait porter le nom de Guillaume lY .

Ainsi , pour concilier la chronologie et rectifier la généalogie que nous donnons d-après, nous avons dû supposer que ce Guillaume Avenel, quatrième du nom , fut réellement le dernier de la branche aînée des Biards , et qu'il fut le père des deux Guillemine ou Guillemette , mère et tante de Guillaume Sotherel , son petit-^fils , qui réunit, sur sa tète, la totalité de la baronnie des Biards, après la mort de sa tante> décédée en 1405. Guillaume Sotherel, seigneur des Biards, conserva cette baronnie jusqu'en 1419 ; mais, à cette époque, il en fut dépouillé par Henri Y, roi d'Angleterre, qui la donna à Thomas Bovet , et celui-ci en rendit hommage à ce prince, en 1420 (Extrait du registre des dons,page 91).

de Sourdevaly du consentement de sa femme. Roland Avenel paraitrait être mort vers la première moitié de Tannée 1228, car Haois prend le titre de veuve de Roland Avenel, dans un acte de cette époque , en conûrmant un échange que son fils Guillaume , troisième du nom, avait fait avec Tabbaye de Savigny. — Olivier Avenel , son frère^ parait être mort la même année 1228. II avait épousé Pétronille, dame de la Ghèze, j"

fille de Hamelin de la Ghèze. Dans une charte de cette même année , v^

Pétronille prend le titre de veuve d'Olivier Avenel, mU$^ et elle déclare que pendant sa viduité , elle à abandonné, à Savigny , tous les droits qu'elle pouvait avoir sur le moulin de Moulines , que son père avait concédé à ce monastère, en 1223. Elle parait n'avoir eu de son mariage, qu'un fils qui portait le même nom d'Olivier, et qui vivait encore en 1261. Enfin, en 1239, Foulques de Huechon confirma la donation de ce moulin, faite par Pétronille, veuve d'Olivier Avenel, miles.

Guillaume Avenel des Biards, troisième du nom, était, comme nous Tavons dit plus haut, fils aîné de Roland et d'Haois de Parigny.R épousa Julienne , dame d'Orgièrcs , qui , suivant une charte de Savigny, était veuve en 1258; et nous voyons, dans un acte postérieur, qu'elle avait eu une fille du nom de Nicole , qui avait épousé Symon de la Rocherie, chevalier. Il est é>1dent qu'elle avait eu d'autres enfants, sans doute en» très-bas âge, lors de la mort de Guillaume III, bien que la généalogie de cette famille n'en parle pas.

Cette généalogie dit en effet que Guillaume III fut le dernier de la branche aînée des Biards, et qu'il ne laissa que deux filles, portant toutes deux le prénom de Guillemine ou de Guillemette, dont Tainée épousa Guillaume Le Sotherel , chevalier ; et , la seconde , Raulin de la Gham* pagne, également chevalier. La même généalogie ajoute que, suivant un aveu, rendu en 1389, par Guillaume Sotherel, fils de la première Guillemine, et par conséquent petit fils de Guillaume, troisième du nom> la baronnie des Biards avait été partagée entre sa mère, d'une part^ et Guillemette Avenel , sa tante , d'autre part , qui en rendit aveu en 1401, ou cent quarante trois ans après la mort de son père, arrivée en 1258.

Il est donc bien évident, d'après ce simple exposé , que Guillaame Avenel , seigneur des Biards , troisième du nom , n'avait pas pu , comme on l'a dit dans cette généalogie , comparaître à Tours, en 1272^ avec les

n existe encore plosiears branches de cette famille, tant en Normandie qu'en Bretagne , indépendamment des Avenels d'Angleterre dont nous allons parler ; mais les bornes de cette notice , déjà trop étendue, ne nous permettent pas de signaler les dernières, et nous nous bornerons à donner ici leurs armes.

Celles d'ÀTenel , sir des Biards , chef de la branche mère » sont de gueules à trois aigles d'argent, deux et un. — La branche de Fraslin d'Avenel porte le même écu brisé d'un lambel ; -^ Ghevillard dît de gueules à l'aigle éployée d'argent, mais ces armes sont celles d'une autre branche. — ^La Ghesnaye des Bois parle d'une branche issue des Fraslin, portant de gueule à l'aigle éployée d'or. — Les Sotherel, seigneurs par alliance de la baronnie des Biards, portent, d'après leur sceau çans couleur, trois écus, deux et un brisés d'un lambel. — ^Enfinun arrêt rendu en 1668, par H. de La Bourdonnaye, en la chambre de réformation de la noblesse de Bretagne,ditque Julien Ayenel, seigneur de la Villeneuve, porte de sable à un cerf passant d'or.

Il nous est d'autant plus difficile d'établir , d'une manière précise, Texistence et la filiation de la branche des Avenels d'Angleterre , que celle-ci n'habita que temporairement ce royaume, et qu'elle se trouve souvent confondue avec celle de France. D'un autre côté, le sous-tenant du nom d'Avenel, que nous trouvons inscrit dans le Domesday, n'ayant eu qu'une part très-minime dans la distribution des domaines d'Angleterre, et n'étant pas, par conséquent , titré , les auteurs des Peerages et des Baronages, ont dû garder le silence sur sa famille , quoiqu'elle fût déjà si puissante en France. Nous ne pouvons donc en avoir de révélation aujourd'hui, que par la date des actes de donations que leurs descendants firent à diverses maisons religieuses , dans leurs domaines de rile de Wight, mais, plus particulièrement encore en Ecosse], où ils possédaient un plus grand nombre de propriétés qu'en Angleterre.

Yoici , au reste , ce que nous avons pu découvrir sur cette famille anglaise dans le registre ou cartulaire du prieuré de Lenton, situé dans le comté de Nottingham. Nous y trouvons (page 114) la charte de fondation de ce prieuré , donnée sous le règne de Henri P', par Guillaume Pcverel, présumé fils naturel de Guillaume-le-Conquérant» dans laquelle figure conune témoin » un Avenel Haddon , avec Robert de Ferrières,

Jem de Roeeto. | N...

Hagaes de Roeeto, j N... Henréede BraTÎârd on Biân, BjH... rivant en 1035, mort 1 frère on parent d» Hagoet ,

avant 1067. I mort après 1067.

Girard , fiU bâtard de Hugues de Roeeto.

OsmelliBns dietos = Avitia.

Avenel, vît*, en 1060. 1

Sigembert de Bîan morts. P.

Ranolf AYe-=N. Guill*ÂTenel . N. Jobeldes WalterAve- Henrèe Ave- Fraslin Ave-

nel , vivant en 1083.

des Bien, s6- Dècbal da e** de Mortain , viv.enl082.

Bien , abbé nel des Bian , nel , vivant en mI , vivant à

de la Cou- viv. en 1082. 1106* la même épo-

ture , en qne.

Rainald Avenel, vivant en

-N . GoiUanme Ave- *-lf . . . Richard Ave- Robert Avenel, s6- Hognes Afe»el,

nel des Bian , II* da nom, sènècbal du comte de Mortain en 1150.

nel.

nècbal après Gail- toé an siège de laume. Dol.

Roland Avenel , ^ seigneur des Bian , mort en 1228.

■ Haoise de Pa- !=^ioolas Avenel.

rigny, femme de

Roland.

N.. Olivier Avenel sP^fûnille

dame de laChèse.

Guillaume Avenel ^ Julienne , dame

des Biards, III* du nom, mort en 1258.

d'Orgières.

Obvier Avenel , (? N...

cbev'. , vivant en

Guillaume , présumé 4* du nom de Biards , mort sans postérité mâle.

N... James Avenel des Buays.

N... Nicole Avenel . ' fille de Goillaume lit, épouse.

SjmoB de la Roeherie , chev*.

Guillemine Avenel,' dame pour moitié de la baronnie des Biards épouse.

Guillaume le Guillemine Avenel , da- t

Sotherel , cbeva- me pour l'autre moitié de • lier , viv. en 1889. la baronnie , M. S. P. en :

.RaïKn de la Ghampagae, eberalier.

Guillaume le Sotherel , seigneur de la totalité de la baronnie des Biards , de 1405 à 1419.

n existe encore plusieurs branches de cette famille» tant en Normandie qa'en Bretagne , indépendamment des Avenels d'Angleterre dont nous allons parler; mais les bornes de cette notice , déjà trop étendue, ne nous permettent pas de signaler les dernières, et nous nous bornerons à donner ici leurs armes. •

Celles d'Avenel , sir des Biards , chef de la branche mère , sont de gueules à trois aigles d'argent, deux et un. — La branche de Fraslin d*Ayenel porte le même écu brisé d'un lambel ; -^ Ghevillard dit de gueules à l'aigle éployée d'argent, mais ces armes sont celles d'une autre branche. — La Ghesnaye des Bois parle d'uoe branche issue des Fraslin, portant de gueule à l'aigle éployée d'or. — Les Sotherel, seigneurs par alliance de la baronnie des Biards, portent, d'après leur sceau sans couleur, trois écus, deux et un brisés d'un lambel. — Enfin un arrêt rendu en 1668, par M. de La Bourdonnaye, en la chambre de réformation de la noblesse de Bretagne,ditque Julien Avenel, seigneur delà Villeneuve, porte de sable à un cerf passant d*or.

Il nous est d'autant plus difQcile d'établir , d*une manière précise, Texistence et la filiation de la branche des Avenels d'Angleterre , que celle-ci n'habita que temporairement ce royaume, et qu'elle se trouve souvent confondue avec celle de France. D'un autre côté, le sous-tenant du nom d'Avenel, que nous trouvons inscrit dans le Domesday, n'ayant eu qu'une part très-minime dans la distribution des domaines d*Angleterre, et n'étant pas, par conséquent , titré , les auteurs des Peorages et des Baronages, ont dû garder le silence sur sa famille , quoiqu'elle fût déjà si puissante en France. Nous ne pouvons donc en avoir de révélation aujourd'hui, que par la date des actes de donations que leurs descendants firent à diverses maisons religieuses , dans leurs domaines de l'ile de Wight, mais, plus particulièrement encore en Ecosse*, où ils possédaient un plus grand nombre de propriétés qu'en Angleterre.

Voici , au reste , ce que nous avons pu découvrir sur cette famille anglaise dans le registre ou cartulaire du prieuré de Lenton, situé dans le comté de Nottingham. Nous y trouvons (page 114) la charte de fondation de ce prieuré , donnée sous le règne de Henri PS par Guillaume Pcverel, présumé fils naturel de Guillaume-le-Gonquérant, dans laquelle figure comme témoin » un Avenel Hadden , avec Robert de Ferrières,

— 2i0 — Ralph Anself n et antres. — Ayenel Haddon, par une cbarte partkiiUère

( page l''t6id.) donne à ce même prieuré deux manoirs qui partie de son domaine de Haddon. — Nous trouvons aussi , à la mAme page, une cbarte confirmative de Guillaume Peyerel^dans laquelle ugor renty comme témoins, Guillaume Avenel , ainsi que Hugues de Buron, Adam de Mosteyn et plusieurs autres. — Ce registre désigna également (page 34) un Robert Avenel, parmi les témoins de la charte de fondation de l'abbaye de Saint-Jacques de Welbeck , ainsi que parmi ceux de la charte donnée en 1169 , en faveur du prieuré de Lenton, par Robertr Fitz-Ralph, seigneur d'Alfreton, dans le Derbyshire. — Enfin ce même registre dit que les Avenels étaient la tige et les fondateurs de la maison de Mauvers, du comté de Rutland ; ce qui veut dire seulement que celle-ci descendait d'une fille de la famille d' Avenel.

Dans un grand nombre d'actes, émanés des Avenels, jpendant le XII* siècle {Form. Angl. p. 189 et 196) nous y trouvons les chartes de Guillaume Avenel, soit seul , soit avec son fils Olivier Avenel , qui relatent les donations qu'ils firent à l'abbaye de la Quarrer. — Son frère, Robert Avenel, figure aussi comme témoin dans plusieurs chartes de Richard de Lacy. — Suivant Gollins {Peerage^ page 84), ce même Robert Avenel donna son bois de Poliwarlh à l'abbaye de Kelso, en Ecosse. — Le Livre Noir de TÉchiquier (vol. prem.pag. 198), nous fait aussi connaître des Avenels dans le comté de Bedford. — Guillaume Avenel (sans doute le troisième du nom ) est désigné comme banneret ou haut baron d'An* gletcrrcj pour le comté de Gloucester , du temps du roi Jean. — Nous le retrouvons dans YAnliquarian Repertory (tome 3, page 86) , comme chevalier du temps de Henri lïl, pour le comté de Cambridge. Il portait, pour armes, d'argent à la fasce de six rondels de gueules. Mais le manuscrit de la blibliothèque britannique (Galigula, 218), en le citant comme Tun des bannerets d'Angleterre , dit qu'il portait d'argent à une fasce et trois rondels percée de gueules.

Enfin si nous ajoutons à ces diverses indications , que les Avenels étaient barons des Marches, ou frontières de l'Ecosse, à cause de labaronnie de Eckdales , que la branche anglaise possédaitdans ce royaume , nous aurons donné tout ce que nos recherches les plus actives ont pu nous fournir sur cette famille.

comme donatear en comice nsarpaleur, et que, dans le dernier, M. £ilis a cftufendii ee flognes avec Hngues de Hontgommery .

L'existeD» Ittstodqne et politi(iue de Bogues d' ATranches , dit Le Loup» comte palatin de Ghester » a été si clairement démontrée par les historiens iionBaBds on anglais,. qui ont fait des recherches sur ce puissant seigneur , qu'une nouvelle notice sur sa famille serait surahondante ki; mais U n'en est pas de même de sa généalogie, peu connue d'ailleurs > «rt qui a été entourée de graves erreurs. Celle qui nous a été donnée par André Duchesne {Hist. Norm. script. ^ p. 1095 ), quoique la plus exacte, n'en est même pas dépourvue; et elle est, eo outre, incomj»lète,puisqu'il ne la £ût remonter qu'à Ansfrid Le Danois. Nous allons essayer de la donner ici.

Presque tous les auteurs des sagas danoises ou islandaises, et particulièrement Snorro, désignent Bognwald ouRaungwalder, comme le progéniteur de la famille de Hugues d'Avranches. Ce puissant seigneur norvégien fut créé comte de Ifaerc, et, plus tard , des Orcades, par Harald Harfager , ou le beau chevelu , onzième rm de la Norwége. Quelques auteurs lui donnent deux femmes ; mais il ne fut réellement et légitimer ment marié qu'une fois avec Hildir on HiMesr, fille de Bolf Nefio, dont il eut denx fils :

l"" Thorer , son fils aîné , qui devint comte de Hœrc « après la jQQort de son père ^ et conserva tous l^s domaines dont il jouissait en Nturwége ;

2''Hrolf , ou RoUon , qui , suivant l'usage des cadets du Nord, chercha à établir sa fortune par des expéditions maritimes , et qui ^ après des revers et des succès , devint paisible possesseur de la Neustrie , en 912;

S"* Outre ses deux fils légitimes, Rognwald eut encore plusieurs autres eoCants naturels de ses concubines , ^ue Snorre désigne tous par leurs nom&. Nous ne citerons ici que Hrollager , sorti d'une esclave favorite que ce seigneur avait éqpousée suivant le mode danois , more (kmico , (Torfaei Orcades ^ p. 18 ). M. Toustain de Richebourg s'est évidemment trompé 9 en disant que ce Hrollager était fils de Rollon et de Popée , fille du comte de Bayeux. D'autres auteurs ont aussi avancé qu'X avait pris le nom de Drogon (sans dovte après s'étre^conveti à l'exemple

Wiits, six seigneuries (folios 6& et G9);— dans celui de Dorset, onze seigneuries (rolio 80) ; — dans celai de Somerset (folio 91)/trois seigneuries ; — dans celui deDevon (folio 104 b), quatre seigneuries. — D tenait en chef, et par baronnie, dans le comté de Buckingham» trois seigneuries, ainsi qu'un bourgeois rendant Tingt-six deniers (folios 43, 46 b et 47) ; — dans celui d Oxford ( folio 157 ), U tenait , de la même manière, cinq seigneuries; — quatre seigneuries et deux manoirs, dans le comté de Gloucester (folio 166 b); — ^leux seigneuries, dans le comté de Huntingdon (folio 205 b); — dix autres seigneuries , ainsi qu'une maison de la valeur de quatre deniers , dans le comté de NorthamptOB (folios 219 et 224 b) ; — dans le comté de Leicester, il tenait, de la mèmt manière , vingt et une seigneuries , ainsi que dix maisons dans la ville (folios 230 et 237) ; — dans celui de Warwick (folio 239), il tenait seulement une tiyde et trois vergées de terre ; — dans le comté de Ghester, il tenait, comme comte palatin de Ghester, et au même titre et droit que la couronne d'Angleterre était tenue par le roi, quarante-deux seigneuries , et jouissait , en outre , d'une redevance sur les n^aisoirs delà ville de Ghester (folios 262 b et 263 b) ; — il tenait en chef , et par baronnie, une seigneurie dans le comté de Derby (folio 273 b); — quatre seigneuries et autres droits dans le comté de Nottingham (folios 280,[S80 b et 282 b) ; — il tenait, de la même manière, dans le comté d'Yoïii, cinq seigneuries , et il avait le droit de soc dans trente-deux centenie9 de ce comté (folio 305);— dans le comté de Lincoln (folios 336, 349 et 349 b), i 1 ne payait aucun droit de geld au roi et tenait en chef, et en baronnie, le droit de soc, sur soixante-dix-sept localités, indépendamment des trenteneuf seigneuries qu'il possédait. — U réclamait en outre diverses pièces dé terre ou de bois dans le Lincolnshire (foho 375) ; — dans le Ghesteven (folio 376 b),— et dans l'Yorkshire (folios 380 b, 381 b et 380).— Enfin il tenait en chef, et par baronnie, cinq seigneuries, dans le comté de Norfolk ( folio 152) , — et sept autres dans celui de SufTolk (folio 298 b).

M. Ellis semble avoir été induit en erreur en désignant, dans ses ta-, blés, Hugues d'Avranchés comme simple sous-tenant,dans'les comtés de Berks (folio 58), de Gloucester (folio 164 b) et de Shrewsbury (folio 254). Il est évident que dans les deux premiers comtés il est seulement inscrit

la terre-SaiD(e , et fut chargé par lai de rapporter les reliques qa*ii avait obtenues du patriarche de Jérusalem , pour l'abbaye de Cérisy qu'il avait fondée. Turstain fut vicomte d'Hyesmes , en 1035 » après la mort de son père ; mais s*étant révolté , en lOil , contre le duc Guillaume » fils de son bienfaiteur , il fut exilé , et ses biens ayant été confisqués 9 ils furent donnés à Harlette , mère du Conquérant. Turstain épousa Judilh de Honterolier , dont il eut » entre autres , Richard qui suit :

Richard Goz ou Le Gois , son fils , resta toujours fidèle au duc Guillaume , et parvint à faire rentrer son père dans les bonnes grâces de ce prince , malgré sa rébellion. Il épousa Emmeline ou Emma de Gonteville , fille d'Harlette» mère du Conquérant, et femme alors de Her-<luin , seigneur de Conteville. Par une suite naturelle de cette union il rentra dans les biens confisqués sur son père et il en acquit beaucoup d'autres dans l'Avranchiny d'où il prit sans doute le nom d'A.vranches. On voit en effet , dans une charte donnée par le duc Guillaume en faveur de l'abbaye de St. -Evroult, vers l'an 1064, qu'il y figure comme témoin avec beaucoup d'autres seigneurs , et qu'il signe cet acte du nom de Ri-^ chard d' Avranches. U était donc alors seigneur ou vicomte d' A vranches; cette dignité lui était personnelle, et rien ne prouve que ses ancêtres en aient été revêtus avant lui.

Quelques historiens ont dit et répété qu'il n'était pas présumable que Richard d' Avranches vécût encore à l'époque de la Conquête , bien que Robert Wace ait dit ( vers 1360 ) : d'Àvrancin i fu Richarz. Le savant annotateur du Roman de Rou , ajoute même « (t. Il, p. 242, note 2 , ): Ceci est une erreur. Ce ne fut point Richard d' Avranches , mais son fils Hugues dit Le Loup qui assistai la bataille d'Hastings. » Nous ne contesterons pas tout-a-fait cette assertion; mais nous la trouvons au moins douteuse , puisque Richard existait encore en 1082, et que son fils Hugues n'avai t pas pu porter le nom d' Avranches du vivant de son père, en 1066 . En effet , dans une charte du roi Guillaume , datée de l'an 1074 ,.par laquelle ce prince donnait, à l'église deRayeux, les biens de Grimoult-du- Plessis, nous y trouvons , parmi les témoins et signants , le quatrième après les prélats , Richard Goz , vicomte d' Avranches {Gail. Christ, col. 66). Et, dans une autre charte de Roger de Montgommery , donnée en

1082, en Taveurde Si-Éite&BedeCaeo, nous voyons également, parmi les témoins, ce même Ricliard, fils Turstain, ainsi qae son propre fils, Hugo Cornes [Ibid.hksir, col. 73). Nous poumons donc en inférer que Richard d'Avranches avait pu suivre le duc Guillaume en Angleterre , et qull a vai t sans doute obtenu de ce prince de vastes domaines dans ce royaume, mais qu*étant mort avant la confection du Domesday « il n'avait pas pu être inscrit dans ce registre, qui ne fait mention que de son fils Hugues, héritier de ses biens.

Richard d'Avranches n'eut qu'un seul fils et quatre filles de son mariage avec la sœur du Conquérant.

l*" Hugues d' Avranches , dit Le Loup ( sans doute à cause de sa bannière ou de ses armes d'azur , à une tète de loup arrachée d'argent ) , ne parait pas avoir été présent à la bataille d'Hastings , en 1066. U ne rejoignit le duc Guillaume qu'après cette victoire, qui décida du sort de l'Angleterre. Sa valeur et son habileté furent fort utiles à son oocte pour se maintenir après la Conquête , et il contribua à réduire les Gallois sous son obéissance. Il en fut Ubéralement récompensé par ce prince, qui le créa , en 1070, comte palatin de Chester , et tenant ce comté franc par l'épée , comme lui-même tenait l'Angleterre par sa couronne. Aussi créa-t-il douze barons appelés ses pairs, et il eut sa cour souveraine qui jouissait de tous les droits royaux. Ce i»înce fastueux et prodigne à la fois , avait toujours , à sa suite , une nombreuse compagnie d'hommes d'armes déterminés à combattre ; ce qui lui avait attiré la considération des Normands et des autres compagnons du roi Guillaume, qui le regardaient comme l'un des chefs les plus actifs de l'armée et le plus en état de maintenir les révoltes partielles des vaincus. — Hugues fut également puissant en Normandie , depuis son élévation en Angleterre. Suivant le Livre Bouge de l'Échiquier , ses descendants devaient au duc dix chevaliers pour la baronnie de St-Sever et cdle de Briquessart; et, pour son propre service, il devait cinquante et un chevaliers , et autant pour ses fiefs, dans le comté de Mortain.

il restaura, en 1085 , l'abbaye de St-Sever, diocèse de Goutanœs, et , en 1093 , celle de Ste-Yerburge , située dans son comté de Chester. Il fit aussi beaucoup de donations à plusieurs établissements religieux , suivant l'esprit du temps; et enfin ayant prit l'habit monastique dans son

abbaye de Ste-Yerburge , le 20 juillet 1101 , U y mourut quatre jours après 9 sous le froc , c'estrà-dire le 24 du même mois et an ( Ormerod , Bistory of Cheskire, toK 1*' , p. 10).

Hugues avait épousé Mathilde , d'autres disent Hermentrude » fille de Hugues 9 comte de Glermoot en Beauvoisis > de laquelle il eut trois fils légitimes. D laissa également un fils et une fille natureUs » dont nous parlerons plqs bas ;

2* Judith d'Arranches » fille aînée de Richard Gois, laquelle épousa Richer de Laigle ;

3° Hélisende , sa seconde fille, épousa Guillaume , comte d'Eu et non pas d'Évreux , comme on Ta dit et écrit ;

4° Isabelle » sa troisième fille , épousa Gilbert , fils cadet du comte de Gorbeil , sans doute Manger de Normandie, troisième fils de Richard 1" qui , ayant épousé Germaine de Gorbeil , fille unique d'Albert de Gorbeil , devint comte de Gorbeil , jure uxoris ;

5"" Enfin Mathilde, sa quatrième fille» épousa Renouf de Briquessart, vicomte de Bayeux ; mais elle ne fut que sa seconde femme , car il avait épousé précédemment Alix , fiUe naturelle du duc Richard III (Grands off. YU f page 469). Mathilde fut la mère de Ranulf de Briquessart ou de Meschines , qui succéda à son cousin germain Rkhard , ûk de Hugues f comte de Ghester , dont nous parlerons bientôt.

Les enfants de Hugues d' Avranches sont :

l"" Richard, vicomte d' Avranches et comte de Ghester, n'avait encore que sept ans à la mort de son père. Dès qu'il fut en état de porter les armes , il fut un des plus fermes adhérents du roi Henri I" , et il le servit loyalement dans les circonstances les plus épineuses de sa vie. Il épousa Mathilde , seconde fille d'Etienne de Ghampagne , ou de Blois ( depuis roi d'Angleterre ) , et de Mahaud , première comtesse de Boulogne ; mais l'existence si brillante de ce jeune seigneur fut de courte durée , et , lorsqu'il revint en Angleterre , sur la Blanche-Nef ^ avec les fils de Henri V^ (la dix-neuvième année de son règne ), il périt avec eux, ainsi que sa jeune femme et toute sa famille qui l'avait suivi. U n'avait alors que vi^t-cinq ans et n'avait pas eu d'enfants. Son neveu , Ranulf de Meschines , son cousin , hérita du comté de Ghester et de ses autres

domaines, en qualité de neveu du comte Hugues d* Avranches, et comme fils de Mathilde » sœur de ce dernier.

Richard portait de gueules croiseté d'or avec une tète de loup érasée d*argent , ou les mêmes armes que son père avec une légère modification d'émaux assez commune à cette époque ;

2** Philippe d'Avranches , qui , probablement était le fils aîné de Hugues, et mourut avant lui. Suivant WL\\e&[ Catalogue of Honour)^ il aurait signé , comme témoin , une charte de 6uillaume-Ie-Conquérant , ou plutôt de Guillaume-le-Roux ; mais nous ne connaissons pas ce document ;

3*" Robert d'Avranches , moine de l'abbaye de Saint-Evroult , qui devint ensuite abbé de St-Edmond en Angleterre ;

4*" Othœrus ou Otwell , fils naturel de Hugues d'Avranches , et gouverneur de Adelin, fils de Henri V\ avec lequel il périt dans le naufrage de la Blanchè-nef y en 1119 ou 1120. Il est probable qu'il ne fut pas marié et qu'il mourut sans postérité;

5"" Enfin Géva, également fille du comte Hugues, qui épousa Geoffroy Riddel ou Ridell , et qui périt avec elle dans le même naufrage. Elle avait eu cependant de ce mariage une seule fille , Mathilde Ridell , qui resta sans doute en Angleterre , lors de cette catastrophe , et qui épousa Richard Rasset, troisième fils de Raoul Rasset (Voyez Y"" Rasset).

Ainsi s'éteignit en France l'illustre maison des vicomtes d'Avranches» dont nous donnons ici le tableau généalogique :

Rognwald , comte debsBildir ou Hildur , fille Msrc , etc. I de Rolf Nefio.

Thoric , c** de Mcrc

HroU, ou Rollon, 1" duc de Normandie.

HroUager, =EminaN.

fils naturel , TÎT. en 896.

Hrolf Turstan , vivant en 930.

Gerlotle, fille de Thibaut , c** de Blois et de Chartres.

Ansleo de Bastem-SrN... AnsfriddeGoz, on TN... Guillaume , tige des ?N...

bonrff, tige de

Briquebec , vivant

en 943, mort en 990.

le -Danois , I" tîcomte d'Exmes , jusqu'en 978.

seigneurs du Beo- Grespin.

Onfroy-Ie-Danois , ^^...Osmont de Gos.

vicomte d'Exmes en

sN..<

Turstain de Goz , ^Judith de Monterovicomte dExmes , lier, depuis 1035 jusqu'en

Richard d'Avran- jEmma deConteville, cbes, vivant en 1064 1 fille de Harleite , et en 1082. 1 mère du Gonquér*.

Judith, fem- Elisende , Hugues d' A- ^ermentru- Isabelle, me de Ri- femme de vrancbes , ' cher , de Gilbert , C* G** de Gbes- Laigle. d'En. ter, mort en

de , fille de femme de Hognes, G** Gilbert, fils deOermont. du G** de Gorbeil.

tathilde d'Avranches.

Renoofde Briquessart, 'vicomte de Bayeux.

Robert ,

Philippe Richard ' moine de d'Avranches d'Avranches StrEvroult , mort sans M. S. P.

abbé de St- postérité, en 1120 , à Edmond. l'âge de 25

ans.

' Mathilde , Otnewell , Giva , ma-

fille d'Etien- gouverneur née à Geo^

ne , G«* de du fib de froy Ridel,

Champagne. Henri I", morte

mort en 1120.

en 1120.

Ranuif de ?N..

Mesehmes, C^'de Chester , etc.

Il y avait , en outre , tant en France qu'en Angleterre , une autre famille qui portait le nom d*A\Tanches. Sa flliation régulière existe, dans le dernier royaume, depuis la Conquête. Elle commence à Guillaume, premier du nom d'Avranches , mort en 1087 , jusqu'à Guillaume, quatrième du nom , mort sans postérité mâle , avant 1235. Cette famille possédait en baronnie le domaine de Folkestone, dans le comté de Kent, que Mathilde , sœur de Guillaume lY , et son héritière , porta dans la maison de Crevecœur. EUe avait épousé Hamon de Crevecœur, puissant baron du comté de Kent , qui possédait dans les comtés d'Oxford , de Bedford , d'Essex et de Hertford. Cettç fomille portait d'or à cinq chevrons de gueules.

Une autre famille anglaise, qui tenait, de la baronnie de Folkestone, le manoir d'Everinge en Al tham, souvent appelé Avranclies, par une contraction forcée de ce nom , prétendait aussi sortir d'une branche cadette de la famille d'Avranches. Un Wolward d'Evering tenait ce manoir du temps de Henri UI, et ses descendants le conservèrent jusqu'en 1688, époque où il fut vendu par John Evering. Cette famille portait d'azur , ou plutôt d'argent , à trois chevrons de gueules.

AzELiNA (Uxor Radulphi Tailgebosc), T. E. C. {Buckinghamshire^ folio 153 ; Cambridgeshire, folio 202 ; Bedfordshire , folio 218). Elle tenait du roi, dans les deux premiers comtés: comme veuve et à titre de douaire, une demi-hyde de terre, dans celui de Cambridge ; enfin elle tenait par baronnie, onze seigneuries situées dans sept centenies du comté de Bedford.

Nous n'avons pas pu découvrir jusqu'ici de quelle famille sortait cette Azelina , veuve de Raoul Taillebois , dont la mort est indiquée dans le Domesday , folio 213. Raoul parail n'avoir laissé- q4i' une fille unique, également inscrite comme tenant en chef dans le comté de Hertford; par conséquent sa famille se serait éteinte , à défaut de postérité mâle. Au surplus , nous ne pensons pas que ce Raoul fût de la femille de Guil^ laume et d'Yves Taillebois , qu'on croit issue de la maison d'Aiyou. Celle-ci se perpétua , et , souj^ le règne de Henri II , elle prit le nom de Uincastre, par la permission du roi. Il est, au contraire, présumable que la famille de Raoul tirait son origine de la famille de Taillebois , de l'arrondissement de Domfront, dans le département de l'Orne, dont elle

prit le Dom , et qu'elle était réellement normande et non pas angevine. On trouve , en effet , dans une liste des chevaliers qui suivirent la bannière de Henri de Domfront à la Conquête , en 1066, les noms de Mathieu de la Ferté-Maeé et â*Aehard d'Âmbrières , ainsi que celui du seigneur de Taillebois , qui , probablement , était le mari d' Azelina.

AzELUV ou AzELiNUS , S. T. ( Somersetshire , folios 88 , 88 b , 89 , 90 b et 94; Additamenta Exon Domesday , folios 69, 129 , 131 , 134, 140 , 142 , 155 , 156 , 415 , 479 , 480 , 483 et 486 ). Il sous-tenait, de la baronnie de Roger d'Arundel , deux hydes de terre, à Eslida. VExon Domesday lui donne les mêmes tenures dans ce comté. Il sous-tenait également, dans la baronnie de Tévêque de Goutances ( souvent désigné comme évèque de Saint-Lo ) , diverses pièces de terre , situées dans treize paroisses de ce comté, qui sont désignées, dans Y Exon Domesday, sous le nom de terres occupées (m terris occupatis). Enfin , il sous-tenait , dans ce même comté , de la baronnie de Fabbaye de Glastonbury, sept hydes et trois vergées de terre, dont jouissait Alfhilla, mère de Tabbé de ce monastère, ainsi que la terre tenue à la même époque par deux thancs.

Il ne nous est permis de former aucune conjecture sur l'origine et sur la famille de ce sous-tenant , désigné seulement par ce prénom. On sait que beaucoup de familles ont souvent adopté les prénoms d'Azelin , Asselin , Ascelin et autres semblables , comme noms propres. Nous ne pouvons pas dire cependant si celle qui nous occupe a fait souche , et si nous devons y rattacher une branche du nom d*Ascelin qui s'était établie dans le Maine , où nous la trouvons alliée , vers la fin du XFV^ siècle , aux seigneurs d'Ouilly-le-Basset , dont elle tenait la vavassorie des Ifs, en 1401.

AzELiNUS , S. T. ( Sussex , folios 20 b et 21 ) , une hyde de terre de la baronnie du comte de Mortain , ainsi que trois bourgeois et une maison. — Dans le comté de Berks, folio 59, il sous-tenait deux hydes et une vergée de terre de l'abbaye d'Abendone. — Dans le comté de Wilts , folios 69 et 72 , il sous-tenait, de la baronnie d'Edouard de Salisbury, de nombreuses tenures en terre, en pré , en bois , pâture et moulin, ainsi que le domaine que Yaleran-le-Yeneur possédait dana ce même comté. — Il sous-tenait aussi de ce dernier, dans fe comté de Dorset,

folio 82, une hyde de terre à Dodesbery .— Dans le comté de Northamp- (on, folios 221 et 222, il sous-tenait, dans la terre des hommes de Tabbaye de St-Pierre de Burgh, et dans celle de Tabbé du même monastère, neuf acres et demie de terre , vingt acres de pré et six acres de bois. — Dans celui de Stafford, folio 248, il sous-tenait, de la terrç et baronnie du comte Roger, près de deuxhydesde terre. — Dans le comté de Chester, folio 268, il sous-tenait du comte Hugues de Chester, une hyde de terre. — Enfin, dans celui de Derby , folio 276 b, il sous-tenait de la baronnie de Geoffroy Alselin.— Ce puissant sous-tenant paraîtrait être le même que celui qui précède, bien que rien, dans le Domesday^ ne décèle son identité avec lui. Au surplus la même note peut leur être appliquée.

AzELiMS (HomoGilbertideGand), S. T. [Lincolnshire, folio 355 b). Il avait, dans la baronnie de Gilbert de Garni , deux charmées, en domaine et trente acres de prés.

AzELiNus (Homo comitis Hugonis), S. T. dans la baronnie du comte Hugues, à Ribi , dans le North-Reding [Lincolnshire, folio 349).

Azo, S. T. 11 sous-tenait, de la terre et baronnie du comte Roger, huit hydes et quarante huit acres déterre, une pêcherie , le pasnage de trois porcs et un droit de pâturage, dans le comté de Sussex {Sussex^ folios 2% et 25). Dans celui de Dorset {Dorsetshire , folio 83), il sou»-tenait, de la femme de Hugues-Fitz-Grip , une hyde et une demi-charruée de terre , ainsi qu'une acre de pré et vingt acres de pâture. — Dans la terre des hommes de Tabbaye de Saint-Pierre de Burgh , comte de Northampion, [Norihamplonshire y folio 222). 11 sous-tenait cinq hydes et une vergée de terre. — Dans le comté de Leicester, [Leicestershire ^(oWo 236 b). il sous-tenait, de la comtesse Judith, deux charmées de terre. — - Enfin dans le comté de Shrewsbury (folios 254 , 254 b et 255), il soustenait, de diverses personnes, dans la baronnie du comte Roger , treize acres et demie de terre.

Cet Azo était probablement un cultivateur indigène qui prenait à bail, de différents sous-tenants, les terres qu'ils ne pouvaient exploiter par eux-mêmes.

Azo (Presbyter), S. T. [NoUinghamshire , MXo 285), dans la terre et

baronnie de Roger de Busly , une charruée de (erre environ. — Cet Azo était sans doute le chapelain de Roger de Busly.

AzoR , T. du R. ( WiltshirCy folio 73 b). H tenait directement du roi et seulement par droit de sa charge , deux hjdes de terre à Berrelege et une autre hyde à Corselie , dans la terre des thanes. — Cet Azor est évidemment un thane saxon, soumis au Conquérant ; et probablement il est le même que celui qui est inscrit parmi les grands tenanciers T. R. E. comme jouissant de plus de soixante manoirs, situés dans dix-huit comtés du royaume.

Azor, S. T. [liants, folio 53, Middiescx , folio 130). Il sous-tenait , dans le premier comté, une charruée et une vergée de terre de la baronnie de Gozelin, fils d' Azor, et, dans celle de Guillaume-Fitz-Other, comté de Middiesex, il sous- tenait, du tenant direct de ce même baron, huit hydes de terre. Dans la liste des tenanciers antérieurement à la confection du Domesday, on voit qu'un Azor Huscarle ou familier du roi

Edouard , possédait alors celle même terre. Il est probable que cet anglo-saxon est le même que celui qui nous occupe. N'ayant sans doute pas fait sa soumission , il aura été dépouillé de ses biens et n'en était plus que le simple fermier .

Azou (Filius Salevae), T.E.C, [Nottinghamshire, folio 280b). Cet Azor, fils de Saleva, tenait en chef et par baronnie le même domaine dont il jouissait dans ce comté T. R. E. Il semble même avoir conservé, par tolérance sans doute, le droit de soc ou sac ou de juridiction dans les métairies qu'il y possédait encore par extension, et particulièrement sur quatuor bov. ter, ad geld., c'est-à-dire qui étaient soumises à rimpot et qui faisaient partie de la baronnie de Guillaume Peverel.

Le silence unanimement gardé par tous les historiens anglais et français sur une famille si puissante et si nombreuse du temps d'Edouard, doit nous paraître d'autant plus extraordinaire que nous voyons, d'un autre côté , Guillaume le Conquérant répandre avec profusion les Mtres et les honneurs sur les fils d*Azor , inscrits comme T. £. C. dans le Domesday , sous les prénoms de Goscelin , de Henri et de Guillaume, fils d'Azor. Sous ce double point de vue , il nous serait donc permis de croire que le chef de cette famille , ainsi que ses fils , avaient soutenu le

parti du duc de Normandie en Angleterre , après la mort d*Édouard , et qu*ils s'étaient opposés à l'usurpation de Harold, ou du moins qu'ils en avaient averti le duc Guillaume. Il fallait, en effet , qiieoet Azor eût rendu des services bien importants à ce prince, pour motiver une faveur aussi signalée envers une famille dont Tillustration est demeurée inconnue jusqu'ici , faveur qui autrement ne pouvait être ni expliquée, ni même justifiée.

Ilcnest sansdoutede même d'Azor, fils deSateva,objetde cette notice, que nous présumons être un fils naturel qu'Azoraurait eudela saxonne Saleva, et qui aurait participé aux faveurs du duc comme les autres enfants de ce thane.

AzoK (Goscelinus filius), T. E. G. {Hants , folio 53 et 53 b). Goscelin , fils d'Azor , tenait en chef et par baronnie les manoirs de Scaldelford , dans Tile de Wight, Rode, Sencliz, Weristeton et sept autres seigneuries dans ce comté (Voyez la note précédente).

AzoR (Henricus filius), T. E. G. [Bedfordshire, folio 216 b). Henri,. fils d'Azor, tenait en chef et par baronnie une hyde de terre, àFemalis, centenie de Wilga.

AzoR (Willeimus filius], T. E. C. {Hants, folio 53b). Guillaume, filsd'A^or, tenait en chef et par baronnie, Modrestan, Sevtecome, Hamestede, Gelatune, ainsi que trois autres seigneuries. Il sous-tenait également du roi , dans la baronnie royale de Tile de Wight , une hyde de terre, à Freschwater et à Bovecome, deux acres et demie de terre sur lesquelles il avait quatre maisons. Gette sous-tenure paraîtrait résulter d'une extension de sa propriété , puisqu'il possédait en chef à Freschwater. (Même note que dessus).

Azou (Homo Yvonis deTaillgebosc), S.T.{Lincolnshire, folio 351 b).Cet Azor parait être un anglo-saxon soumis , qui tenait d'Yves de Taillebois, à titre de feudataire ou de vassal , dans son domaine de Bertune , deux charmées de terre , trois cents acres de bois taillis ( siha minuta) ^et treize acres de pré.

l'' APPENDICE A LA LETTRE A. (

E.IBEB \YI2VT02VI/E«

Le livre de Winlon , ou le rôle de Winchester , forme deux parties bien distinctes, comme nousTavons déjà dit dans Tlntroduction.

La première partie remonte à Édonard-le-Gonresseur. Elle fut ensuite rédigée par Tordre du roi Henri I" , qui , jaloux de comparer ses droits royaux avec ceux que percevait le roi Edouard, flt faire une enquête à cet effet. Vingt-six jurés, pris parmi les principaux sous-tenants ou bourgeois, furent appelés pour confirmer, sous la foi du serment , la déclaration des tenanciers , en présence des cinq commissaires enquesteurs suivants : V Guillaume Giffard , évèque de Winchester (mort en 1129) ; 2° Herbert le chambellan ; 3° Radulphe Basset ; 4° Geoffroy Ridcl, et 5** Guillaume de Pont de l'Arche, qui procédèrent à la recherche ordonnée par Henri I" (mort en 1135). Cette première partie commence à la page 532, et elle s'étend jusqu'à la première colonne de la page 5i2.

(') La publicalion du Livre de Winion^ ainsi que celle du Boldon^Book^ qui suit, semblerait dénuée d'intérêt, parce que la plupart des noms inscrits sont peu susceptibles de notices ou de détaîk^ particuliers. Mais ces deux rôles étant annexés à Tédition anglaise du Domesday, dont ils forment un appendice obligé, notre travail eât été incomplet par le fait même de l'omission de ces addilamenla. Non seulement ils nous font connaître de nouveaux noms que le Domesday ne désigne que par de simples prénoms, npiois Ws remplissent encope le bat qne noos noos étions proposé : celui de mettre en évidence les familles françaises qui peuvent, avec justice, réclamer le titre glorieux de la présence de leurs ancêtres à la conquête de PAngleterre. Nous avons en outre été poussés à donner ces i4(idïtamfn(a par l'aveu même de sir William Dugdale, qui dit, dans son Monaslicon Anglkanumii, III, p. 164), que le Domesday-Book était loin de contenir tons les noms de ceux qui avaient suivi le Conquérant en Angleterre.

La seconde partie fut seulement reprise vers cette dernière époque, et elle fut terminée en 1148, sous le règne du roi Etienne, successeur de Henri I". Elle fut exécutée de la même manière, par Tordre de Henri de Blois, cardinal, évèque de Winchester, abbé de Glastonbury et frère du roi Etienne. Cette seconde partie commence à la seconde colonne de la même page 542 et se termine à la 562* page, inclusivement.

Ab£NDON (Robert) redd. x. den. ethabet ij sol. in Bucchestret. p. 555, deuxième partie. Il n*y a rien à dire sur ce tenancier, qui était sans doute le petit-fils d*un Roger , sous-tenant T. R. E. et qui avait pris le nom du lieu où était située sa tcnure.

Abonel (Rogerius). Hab, extra Port, de Sud. redd. priori.... et habet i\ sol. {p. b60 bis). — Ibidem, Red, episcop. ii} den. ob.hab. ivsoJ. vi den. (p. 561).

Acul' ( Adelardus ). Redd. abb. iv sol. xxx den. et hab. viij sol. in Magno Vico. (p. 542). Cet Acul était un simple S. T. de Tabbé.

AcuLARius ( Richardus). In Magno Vico redd. abb. xxx den. hab. viij sol. (p. 542, 2'' partie). — Même note que pour le précédent.

AcuLARius ( Turstinus ), Iiab. in Magno Vieo\redd. abbaliyi} <oI. (p. 542, deuxième partie). Le même Turstin hab. extra Portam de West. Reddebat canonicis de Sancto Dionysio xxxij denar. et hab. inde vj sol. et vj den. (p. 546). Il était sans doute frère ou parent du précédent.

Adelardus redd. X den. cons. T. R.E. p. man. Gaufrid. cam. deb. simU. de ij inans. ( p. 540 , !'• partie). — Cet Adelardus sous-tenait, du t^mps d'Edouard. Il est porté en cette qualité au DomesdaySook. Geoffroy était sans doute son descendant ou le normand auquel ses biens avaient été donnés.

Adeleis. Elle avait à prélever trois sols dix-huit deniers sur la terre que tenaitEmma, femme de Robert, frère de Warin (p. 551, 2^ partie)*

Cette Adeleis, ainsi que Robert, fils de Warin, nous est inconnue. On

ne peut dire à quelle famille ils appartenaient. On trouve un Warin de

Meer, tige de la famille de Fitz-Warine, dont le fils possédait, à la même

date. Il existait en outre sept sous-tenants qui portaient le même nom. Il

nous est donc bien diCGcile» sinon impossible, de nous fixer à leur égard. Adeling ( Ernoldus). Hab. extra pwtam de West. redd. priori }i sd. et kab. inde vj ioU — Le même redd. priori xij den. et hab. x\j den. (p. 547, 2* part.). Reddehal régi de iv terris viij den. et hab. inde ij sol. (p. 5i8 ). — Le nom d'Adeling était fort commun à cette époque , et il est probable qu'Emoldus descendait d*un anglo-saxon.

Adeliz, Willelmo mar. xv den. (p. 552). La même rendait sans doute à révéque, ij sols (p. 560, 2* part) . Il est fort difficile de se prononcer sur cette Adelize.

AnELis (Soror Henrici de Port). Habeb. in Succhestret. Deb. coiuet fa^ ceredeii] mans. (p. 540, l'* partie). — Nous donnerons, au motPor^ une notice sur la noble famille de Port, originaire du Bessin. Nous dirons seulement ici qu*Adelise était fille de Hugues de Port , baron de Basing, qui reçut, avec cette baronnie , cinquante-cinq seigneuries, lors de la distribution des propriétés anglo-saxonnes ; et que Henri, son frère, qui rivait sous le règne de Guillaume-Ie-Roux, fut le second baron de Basing, en Angleterre, comté de Hauts , après que son père se fut fait moine , à Winchester. Nous n'avons pas pu découvrir si A delise fut mariée. Elle devait être fort âgée.

Adelmus Telar ou Telonarics. Extra Portam de Sud. redd. episcopo xij den. (p. 561, 2' partie).

Cet Adelmus est un simple artisan,établi hors de la ville et payant un droit à révêque.

Adelvoldus (Prœpositus Winton). Il donna à ses parents de colle régis lij mansurast qu'ils habitaient du temps d'Edouard (p. 532, 1'^ partie). Le même Adelvold habeb. T. B. E. une cellarium reg. EdMoard mon. hab. Escorfan et non redd. consuet. redd w sol. (p. 533, l** partie). Ce préposé devait être le fils ou petit-fils de TAldevoIdus, inscrit dans le Domesday^ comme sous-tenant dans le comté de Kent.

iELMEEESTANE (Godfridus). Red. de mon. T. R.E.viiJ. den. cons. Guillaume de Hoctone paye la même taxe (I'* partie). — ^Nous n'avons trouvé aucun renseignement sur ce sous-tenant. Guillaume de Hoctone est évidemment un français ou un normand, qui, à Timltation des autres, aura pris le nom de son fief, pour se distinguer, et sa famille le conserva sans doute.

Mlkicvs (Faber). Redd. r. ij. dm. episcop. vj $. de terra B. (p. 548 deuxième partie) . On trouve des iElricus sous-tenants avant la Conquête* et depuis , dans le Domesday-Book; mais il est probable que celoi-ci était un simple artisan, ayant pris le nom de son métier pour prénom.

Agemund. Redd. priori xij den. (p. 547, deuxième partie). Il y a plusieurs Agcmund inscrits comme sous-tenants au Dome$day~Book et »vaut sa formation, dont Fun, entre autres, qui possédait dans le comté de Hants , et qui avait conservé ses propriétés, parait être le père de celui-ci.

Agnell (Petrus), ou Petrus de Agnellis. Hab. in Wunegrestrei. Redd. somiti de Clara xij den, — Alwin Steward solebat ei redderc vj den. ex alia parte iv so/.(p. 553, deuxième partie).

Nous retrouvons encore ici une noble et ancienne famille normande, qui fut évidemment présente à la (Conquête, et dont le Domesday^Book n'a pas fait mention, ou du moins que ce registre n*a fait connaître que par des prénoms. Aussi , nous empressons-nous de donner une notice sur cette ancienne famille encore existante dans la Basse-Normandie sous le nom français d*Aigneaux.

I^ famille d*Aigneaux est originaire de la généralité de Caen, et nous pensons qu'elle sortit particulièrement du Gotentin. En effet, elle a dû donner son nom à la paroisse d'Aigneaux, ou le recevoir de ce lieu. Elle y possédait une baronnie, plus importante même que celle de Saiot-Lo, dont elle n*était séparée que par la rivière de la Vire. Elle renfermait, dans sa mouvance , un grand nombre de ûefs et arrière-fiefs relevant de cette baronnie, pendant environ sept lieues du cours de cette rivière. Les seigneurs d'Aigneaux possédaient de vastes domaines dans le Gotentin et dans les environs de Gacn. Presque tous les établissements religieux de cette partie de la Normandie les comptent au nombre de leurs bienfaiteurs. 11 nous serait impossible d'entrer dans Ténumération de leurs nombreuses donations ; les bornes restreintes de cette notice 8*y refusent. Nous citerons seulement les établissements qui eurent part à leurs bienfaits et dont il est fait mention dans les chartes et cartulaires des abbayes de Sainte-Trinité , d'Ardennes , de Barbery , d'Aunay , de Sainte-Groix , de l'Hôtel-Dieu de Gaen (bulle dlnnocent III), de Beaulieu et Maison-Dieu de Saint-Lo. Ils possédaient, outre la baronnie

d*Aigoeaux , des domaines à Saint-Gontest , à Amfreyille , dans Tlsle Marie et autres lieax. Ils eurent de grandes alliances; et, comme bien, faiteurs , ils eurent leur sépulture dans Fabbaye d*Ardennes,du XII' au XV siècle.

Cette maison dut exister dès le commencement de Finvasion normande ; sa puissance , ses grands biens et ses donations , dès Tannée 1066, prouvent qu'elle existait depuis long-temps. Plus tard on voit qu*Odon, évèque de Bayeux, avait acquis des biens de Herbert d'Aigneaux, qu'il donna à son église , en 1074. Cet Herbert était sans doute ou le bienfaiteur de l'abbaye de Sainte-Trinité de Caen , ou son fils. Depuis le XP siècle jusqu'au XrV% nous suivons sans interruption la filiation de cette famille dans le cartulaire de l'abbaye d'Ardennes. Plusieurs de ses membres étaient cbevaliers bannerets; et Foulques d'Aigneaux figure parmi les chevaliers qui accompagnèrent le duc Robert à la croisade de l'an 1096.

Nods trouvons peu de documents sur cette famille après 1319, époque où nous voyons encore un Herbert d'Aigneaux donner à l'église cathédrale de Coutances , des biens à Loucelles , à Putot et à Sainte-Croix de Grantonne. Déjà même, avant l'année 1370, la terre d'Aigneaux, le chef-lieu de cette maison, appartenait à celle de La Haye; et il existe en. core des actes de cette date , de Foulques de La Haye , seigneur d'Aigneaux. Ils ne sont pas portés dans la recherche de noblesse faite par Raymond de Montfaoucq, en 1463. Il ne pouvait en effet les trouver à Aigneaux, puisque cette seigneurie de la maison de La Haye était passée aux seigneurs d'Esquay, et , de ces derniers, par alliance, à la famille de Ste .-Marie, qui la possède encore aujourd'hui. On trouve aussi, vers la même époque, en 1453, Guillaume de Rrieux, seigneur de Saint- Contest. Outre cela, les nombreuses chartes de cette famille, que possède M. de Ste.-Marie, s'arrêtent vers l'an 1300, pour Ardennes et pour Sainte- Croix de Saint-Lo, ainsi que pour la Maison-Dieu de cette ville.

Nous sommes loin de prétendre que cette famille soit éteinte ; nous savons qu'il existe à Rayeux ainsi qu'à l'isle Marie (ancienne propriété réacquise de cette noble maison), des personnes qui en portent le nom et des armes parlantes. Mais il nous est du moins permis de penser que

la branche aiDée de cette noble famille, si puissante» si riche et û bien* faisante, s'est éteinte à la date précitée et que ses riches possessions pas^ sèrent en d'autres mains.

Usera sans doute facile à MM. d'Aigneaux encore existants de s'y rattacher ; mais ce ne sera réellement qu'au moyen de preuves bien régulières qu'ils y arriveront. Nous ajouterons, au reste* qu'en 1598 et en 1599, M. de Mesmes, seigneur de Roissy, commissaire ponr la recherche de la noblesse , trouva la famille d'Aigneaux assez noBi-< breuse dans la paroisse des Deux-Jumeaux , sergenterie des Yéez. lift y sont signalés comme seigneurs d'Aigneaux. Plus tard, en 1666, 11. de Ghamillard les retrouva au même lieu et en la même qualité. Mais» estr-ce la même famiUe? nous l'ignorons. Dans tous les cas r ce sont, obl deux familles distinctes ou deux branches de la souche primitive, toates deux normandes et également nobles ; et si l'opinion que noua vénooft d'émettre pouvait déplaire à la branche existante , nous en serions désolés, d'autant que la lacune de deux cents ans existante à cette époque doit être facile à remplir.

Les armes de cette dernière famille sont : argent à troi& agneasrx d'azur.

U existe encore, aux archives du département de la Manche » une charte, datée de l'an 1224, par laquelle Herbert d'Aigneaux, dievalier, seigneur d'Aigneaux près Saint-liO, fait des donations i l'abbaye de Saintr-Sauveur-le-Vicomte, et dont le sceau porte également trois agneaux , deux et un. — La Ghesnaye des Bois ( t. P% édit. in-^"* ) dit que, dans l'armoriai dressé par Tordre de Charles Y, en 1368, il est meor tion de Foulques d'Aigneaux, chevalier (C'est évidemment Foidqiies Paynel, seigneur d'Aigneaux), U ajoute que Guillaume d'Aigneaux, époux de Catherine de Fontaines , en 1573, eut, entr'autres enfant», Jeanne d'Aigneaux, femme d'Alexandre de Noient , sdgneur de SiînI- Contesta etc. Au reste, il consacre lui-même l'erreur, en leur donaai^ les armes des Paynels.

Les listes de la Conquête ne font pas mention des d'Aigneaux, paasant en Angleterre à la suite du duc Guillaume , et ils ne sont inscrits, deMle Domesday, que sous de simples prénoms. Il est évident oependanl ^pi^tli. furent présents à ce haut fait d'armes; plus tard , ite devinrentpuisiantB

— Mien ÀDgleteFre » comme on le voit dan» la vie de Henri II , par Benoit, abbé de Peterborough : In mense februarii 1170, transfretavU rex, visis

casiellis suis Normanniœ et submersi sunt in una e suis nacibus ,

Henricus de Agnis mbUissimus baronum Angliœ » eum duobus filii$ Mit, et wiagisier de Bellomonte , medieus et familiariê i]^ius , et Gilbert de Sulemio et multi alii de nobilioribus Angliœ, prœUr 400 homines Anglim utriusque sexu» qui in ea erant.

AiLFLET, redd. iv cfen. cons. T. R. E. p. mon. Guillaume de Pont doit la même redevance ( p. 5il , T* partie).

iEMelou Ailflet sous-tenait T. R. E. Il fut dépouillé de ses tenures. Ainsi nous n'avons rien à en dire. Quant à Guillaume de Pont, nous donnerons sa notice dans hi suite de cet ouvrage. Nous dirons seulement aujourd'hui que ce GuiUaume nou» parait appartenir à la noble etan-^ cienne famille bretonne de Poni-l'Abbé ( voir ci-aprè» le mol PcHrr).

AiLRicus redd. priori iv den. ( p. 556 , 2* partie.) — • Plusieurs Ailricud sou^tenaient dans divers comtés avant et depuis la formation du Domesday. Celui-ci était probablement saxon comme eux.

AtsiL ( Bedelhis) kabet in Goldestret ; redd. xy den. cons. T. R. E. * p. mon. Robert Qls de Durand débet id. (p. 5il , part. 1 '*) . Voyez plus bas la notice de Robert fils de Durand. Nous n'avons rien à dire snr cet Aisil.

AlLWARD. Godfrid, fil. Willelmi , reçoit d'AiIward quatre deniers. — Aîlward avait seize sous, quatre deniers de feudo Turoldi de Ertune, (p. 543, 2* part.) In Tannerstret Ailward redd. episc. vij sol. hab. ix sol. Item ib. Ep. x den. de B. , p. 554 id. — Cet Ailward doit être un indigène. Le tenant Godefroy aura sa note ci-après.

Ailward ( Yinetus) , redd. episc. xxxii den. hab. vi sd. ( p. 561 , 2* partie). Même note.

AiLW ARDUS , redd. viy den. p. mon. ad Lupsida » T. E. R. , God. GrenesuDC deb. id. de ij mans. ( p. 540 , V partie ). — Godef. fil. WiU. redd. r. vi den. et habet xliij sol. iv den. de AilMoardo. •— AUvoardus habet XXV sol. ; deb. iv den. priori de Wintan. r. vi den. hab. Ixxviij sol. ( p. 543 , 2* part. ).

AiLWARDUS, r. de6. episeop. v so/. hab. iy sol. ( p. 560, 2* part ).

AiLWAADns (Tlnctor ) , redd. priori v den. in Tannertstrei ( p. 555 ♦ 2* part. ) , idem , ibidem.

AiLWARDUS ( Sacrista ) , deb. abbatissœ vj den. et hab. x den. in Colobrochestret ( p. 556» 2* part. ) , idem, ibidem.

AiLWARDUS (Saponar), débet episcop. wiij den. in Goldeitret [p. 560^ 2* part. ), idem, ibidem.

AiLwi , consl. redd. de m. Edric. xxx den. ( p. 542 , 1" partie ) , idem « ibidem.

AiLWiNUS (Faber), deb. r. v. den. (p. 545, 2* part.) , idem, ibidon.

AiLWiNUS (Palmarias), deb. Sacristœ xxj den. in Mensterstret {p. 558, 2* part. ), idem, ibidem.

AiNOLFUS, habeb. un. dam. inecclesiaquœ perlinet domui st. p. occupai, duo schamel q. erant in colle régis qui una quaque ebdomada reddèb. de conmet. ij den. reddit vj lib. xvj sol. ( p. 552 , 2* part. ). Nulle notice possible.

AïKCLFCS (Parcheminus), redd. episc. xiij den. in Bucchestret (p. 555, 2' part. ). Même observatioD.

AiSEL (Turstinus d* ) , hab. ij mas. — Hab.inde xvj den. deLang. Crabeleg hab. de renta xxxviij den. — De ter. Walt. fil. Rie. reddit. Turstinus de Aisel vj den. (p. 546, part. 2*). — Turstin d'Aiseldescendait probablement d'un normand de la suite du duc Guillaume. U était ou le petit-fils ou Théritier de Manger ou Malger 4 qui , lors de la gcmhfection du Domesday-Book , sous-tenait , dans la baronnie du comte de Mortain , le manoir d'AiselIe , pour cinq hydes de terre ( comté de Somerset).

AisiL (Bedellus) , redd. xv den. cons. T. R. E. Modo Rob. fil. Durandi débet idem ( p. 541 , 1" part. ). (Voyez au moi Fitz-Durand ).

Alanus (Scutarius), d66e( episc. \y sol. extra Portam de West. (p. 546, 2* part.). Il n'y a rien à dire sur cet Alain, fourbisseur on fabricant d'écus et de boucliers , vivant de son industrie.

AxBERiccs (Gam's, sans doute GAMERARius).Wirstanus tenet} donmm de Alberico Gamerario, p. v sol. ij den. pef annum. Facit comuet. regi$. Judicellus ten. alteram. Dat régi Langabulum Brueg. Alberico Corn*, xxviij den. ( p. 536 , 1" part. ). ( Vide supra Albericus de Ver).

Albericus ( Gocus filius Alberici Goci ) , reddit iij den. et r. habei

viij sol. in Fletmangerestrel ( p. 553 , 2* part. ). — Son père , Albericus G>cus, devait avoir la même tenure, lors de la formation du grand rôle. Le nom de Cocus semble devoir être traduit par celui de Le Coq , qui était alors assez commun.

Albericus (Goquus ), extra Porlam de West, habet sup. eamd. ter, Edreci Coci. j dom. n. fat. cons. redd. ei vj sol. (p. 535, 1" part.). Débet const. in Venegenestret ( p. 539. ).

Albinbio ( Willelmus de), Gadwinus Elmeressone tenuil j dom. T. B. E. reddemlem consuet. mon. tenent monachi de SanctoSwilhuno, redduni similiter consuet. redd. et xxiij soL de eadem domo habet Willelmus de ÀUnneio nullam consuetudinem inde reddit et reddit per annum xiij sol, (p. 532, r* part.; p. 553 , ). Nous avons donné plus haut une notice sur cet Albigny( Voyez au mot Albini Willelm ).

Albreda , redd. Abbatissœ viij den. ( p. 559, 2* part.). Rien ne peut nous indiquer ce qu*était cet Albreda.

ALCLisn , redd. const. T. R. E. man. Flesmangerestret. Radulphus Russel deb. id. (p. 539 , 1'* part. ). Nous donnerons, à son rang, une notice sur les Russels.

ALCLiEn ( Yidua de ) Edtiemase red. viij den. T. R. E. Man. Àclied Vidua débet similiter (p. 5iO , 1'* part. ). Probablement la veuve du précédent.

Aldieo (Vidua) , Totelbied redd. vij den. cons. T. R. E. man. in Calpestret. Aldied Vidua redd. similiter ( p. 5iO , f* part. ). Cette veuve payait au droit de son mari.

Aldiet ou Aldit, redd. Abbatissœ de Winton iij sol. (p. Si3, 2* part.). Un Aldiet , saxon , sous-tenait dans le comté de Sbrewsbury , T. B. E. et avant la confection du Domesday.

ALOREnus. Levewa redd. ïyden, cons. T. R. E. man. Aldredus debei similiter ( p. 539 , !'• part. ). — Extra Portam de Est. , Aldredus priori xiv den. hab. vi den. ( p. 556, 2* part. ). — Cet Aldredus était sans doute le (ils d'un thane de ce même nom , T. R. E. qui , ayant fait sa soumission au Conquérant, conserva une partie de sestenures. Il tenait, à cette date , dans le comté de Devon.

Aloret. Terra baronum man. et juxta illam terram tenebai Aldret j. terrcun T. R. E. reddentem omn. consuet. man. ten. eam Herbertus de S^.

Oumlino, (p. 538. 1'* part ).•— Cet Aldret est inscrit parmi ceiix qoî soiis^teDatent ayant la confection da Domesday ei qai avaient été dépouillés. Nous donnerons plus bas nne notice sur la Camille de Saint- Quentin , qui lui a succédé.

Aldretus (Filios Odonis). Domus Àldreeti fratrie Odonis fuàquieta T. &. £. Man. eam tenet. WilMm. filim AnschetillU et ntniliter est quieta propter Watam geld. redd. xxiv propter. $uum estagium{p. 533, 1" partie). AIdred, fils d'Odon, avait tenu T. R. E. Nous donnerons nne note sur Guillaume, fils d'Anscbetill.

Alduincs, Wilt. Peverd ten. \. terramde episcopoy extra portam de Sud. Brictvoen lenet illam quietam^ etc. (p. 560 2* part). Aldninns sous-tenait dans le comté de Hants, avant la confection du Domesday ( Voyez la notice sur Guillaume Peverel ).

Aldvinus (Spicb). Débet priori vj den. pater eidem priori xij ien. Aldvinus hah. iij sol. vj. den. (p. 560) Alicinm Spichdeb. episcopo xij den. (Même page , 2^ partie). — La famille de Spicb existait encore en Angleterre , en 1793 ; elle rendit de grands services aux émigrés français. Le baron des Etangs, sous-préfet démissionnaire de Villeneuve d'Agen, en 1830 , épousa la fille unique de cette maison.

Alebast, et frater ejus. Débet priori xxx den. habet inde iv sol. iij den. ( p. 547 , 2* part). — il n'y a aucune observation à faire.

Alestanus, Tenebat terram T.R. £. de terra baron.num. fadt eansuet. man. tenet eam Ehi Clerici, fac. consuet. redd. Rad. de Mortuamari ui soi. — Levretten. i. terraml. R. E. facit omntm consuet. mon. tenêi eam Atestanus filitis ejus facit consuetud. de ea terra, habet Herbert, de S^"" Quintino xij den. Chepping xxxiij den. AUer Chepping , xij dm. Blundel xij den. — Alestanus fuit monetarius T. B. E. habuit qumdam terram man. tenet eam Wigot de Lire^ facit omnemcons. propter Waitam. redd. monachis de Sapalanda xxx den. ( p. 560 , 2** part). — Cet Aieslaii est inscrit plus baut comme sous-tenant une partie des tennres dont il jouissait T. R. E. Voyez aussi les notices sur les Mortemer et les Sàinfr- Quentin » qui seront données à leur rang.

Alexandbus, (filius Gollan) , deb. episcopo viij den. hab. inde T. êùl. viy den. extraportam de West. (p. 5i6, 2* part). Cet Alexandre était probablement le fils d'un Gollan , inscrit à la lettre G. Comme S. T. dam

la baronnie du comte Alain de Bretagne à Grantesete , centenie de Wederlay, comté de Cambridge, et qui, peat-ètre, était un breton.

Alexakdrus, redd. episcopo. i. 31. de B. hab. i. M. (p. 546, 2* part.). Idem R. viij den. abbatisse de Wartcolt. xxxden. Snidelingestret. (p. 550. 2* part.).

— (Homo Godefrid), redd. episcopo iij den. obol. habet inde xij den. extra Portant de West. (p. 5i6, 2* part.). C'est un arrière sous-tenant.

Albxander , filiusAsinar. — Redd. r. xv den. in Gerestrtt. (p. 562 , 2* part. ) . Est-ce un flk de la famille de T Asne ?

— Redd. Johanni de Port xx den. hab. inde ij sol. vj den. in Scowrtenestret. ( p. 551 , 2* part ).

Alfed, ten. i. domum T. R. E. defeudo episcopi Winion. faciebai eon^ sitetud. maner. eam tenet Helias dapif. episcopi non facit consuetudines redditxw sol. (p. 534, f part.). Hélie, intendant de la maison de révèque, sous-tenait alors cette maison qui avait été tenue par Alfed, du temps d'Edouard.

Alfere, Redd. x den. consxiet. T. R. E. man. Will. de Meleford

débet idem. (p. 5il , 1" part.). Il y avait du temps d'Edouard trois S. T. du nom d'Alfere dans le comté de Norfolk. — Guillaume de Meleford est probablement un normand qui avait pris le nom de son fief. Il y a deux Meleford en Angleterre ; l'un, comté de Wilts, l'autre, comté de DevoQ , et il est à présumer que c'est de ce dernier qu'il s'agit ici. Du temps de la confection du Domesday, on voit que la femme d'Ingelbad y tenait quelques terres dans la baronnie de l'évèquede Coutances; et dans le mùme comté, un Goisfrid sous-tenait plusieurs seigneuries et une demi-hyde de terre de la baronnie de Tetbal-fitz-Bemer. — Dans le comté de Wilts, Gozelin tenait d'Onfroy de Insula, une demi-hyde de terre à Meleford ; et dans la terre des thanes du roi, Ulviet tenait également une demi-byde à Meleford.

Algarcs, redd. xljden. consuet. T. R. E. man. Wiïl. Potarius deb. similiter in Succhestret. (p. 541, l'* part.). Le nom de Potier était-il celai de sa famille , ou n'était-ce qu'un simple artisan? Nous Tignorons.

Algerus, (Will. Mareschal). Redd. episcopo xij den. Mb. v sol. et Algerns habet de ead. ij sol. (p. 552, 2* part.). — La notice de Guillaume Le Maréchal , sera donnée à la lettre M. — Alger est un indigène. T. I. 34

Algotds ( Homo AIw ).... Edwi reddebal consuet. T. R. E. mon. Un. Herberlus camerarius. non facit consuet, inilla terra, man. Algot otr Âlum non facit consuetud. (p. 536, 1" pairi.) extra portant de West. C'est un arrière sous-tenant. Nulle note possible.

Almari (Presbyteri fliius). Durandus redd, xiv den. et omnem eon^ suetudin. T. R. E. man. in Scowertenestret, Almari presbiteri filiusreddit similiter (p. 538, !'• part.).

ÀLMARUS , redd. iv den, consuet. T. R. E. man. Godfridus cUrieus deb. similiter extra portam de. West. (p. 537 , 1" part.).

Almodi (Uxor). Cette femme d*Almod rendait trois sols à Gaillaome Pingô, et elle avait viij den. in Brudenestret. ( p. 550 , 2* part. ). Nous rechercherons à la lettre P. ce que pouvait être ce Guillaume.

Almodds , domus Almodi reddcb. cotisuet. T. R. E. mod. ten. Rotberi filius Rad. similiter r éd. consuetud. red.\\\sol. (p. 533, 1" part.). Même note que la précédente.

— ( Presbyter). tenet i. dont. T. R. E. redd. vj den. et mod. tenet Ra~ dulfus Brito; reddit similiter. (p. 533, 1'* part.), ibidem.

Alricus, domus Alrtct, omn^s consuetudines reddebalT. R. E. monerium habet filius ejus; facit consuet. extra Portam de ïFes(. (p. 535 , V* part.). ALRICVS {aller) xx den. et consuet. Modo Witlelmus fUiu$ Ànêgeri débet similiter facere de his iv. mas. (p. 538 , 1" part. ). Ibidem.

Alured (Hunfrid Palfrey), redd. Aluredo episcopoxxxij den. déterra B. Palfrey habet inde iv sol. viij den. Alured habet inde xlij den. ( page 5i8, 2' part. ); ibidem (p. 561 ), m Calpestret, douze deniers à Févèque Alured. Cet évèque était un indigène (Voir à la lettre P. pour Humfroy Palefrey ).

Alveredus , reddeb. huit deniers de coutume T. R. E. Edeva paya^it le mime droit ( p. 5i0 , 1" part. ). Nulle observation possible.

Alveva , elle rendait huit deniers de coutume , T. R. E. Roger Amberlang payait le même droit à Tannerstret ( p. 5il , part. 1~} ; Urid. à Rucchcstret ( p. 556 , 2' part. ). Alveva était une femme libre qui sour tenait , du temps d'Edouard , dans quatre comtés. Elle avait conservé deux de ses sous7tenures lors de la formation du grand rôle. Elle a été portée plus haut.

Alveva (filia Estan), ithtX episcopo xden. de terra B. (p. 549, 2* part.) . Le père et la fille nous sont inconnus.

Alvinus. La maison d'Alvin était franche du temps dTdouard. Elle rétait également alors (p. 535, !'• part. ). On lit aussi ( p. 560 , 2* part.) : Aldwinus Spich. priori vj den. pater ejus priori xij den. Alvinus habet. iij sol. vj den. ( Voyez, à la lettre S , Alvinus Spicb. )

Alvinus. Cet Alvinus avait, à Wenegendstret, un manoir qui avait été tenu T. R. E. par Abeaham Leovricus. Il rendait vj deniers (p. 539 , 2* part. ).

Aluricus ( Fulebiert , Huni, Seward , God.) , rendaient la coutume T. B. E. Jobannes Bensetoure la devait également ( p. 5il , 1^' part. ).

Aluricus (Arcbidiaconus) , rendait buit deniers de coutume, à Scowertenestret , du temps dTdouard ( p. 539 , !'• part. ). Robert frater Warini devait la même coutume.

Aluricus ( Cocus) , extra Portam de Sud redd. priori iij obol. habet ij sol. (p. 559, 2* part.).

Alwardus ( Filius Etardi ). La terre d'Alward, fils Eitard , rendait toutes les coutumes T. R. E. Il fabriquait la monnaie du temps de ce prince. Sur sa terre, il y avait cinq maisons qui devaient la coutume. Liwinus, Dodemare, Godemann, Godwin et un autre Liwinus tenaient ces maisons. Ceux qui tenaient la terre rendaient , à William , fils Odon , et à Robert de Siffrevast , six sous trois deniers , etc. Entre cette terre et le monastère de St-Walery , il y avait une venelle qu'Ercbembald , serviteur du roi , réunit à l'église, pour Tamour de Dieu (p. 536, l'* part.). ( Voir, à la lettre R , Robert de Siffrevast).

Alwinus. Du temps dTdouard , Alvinus devait la coutume m Scowertenestret. Scaldator, son successeur, la devait également (p. 538, V part. ). Il devait , ainsi que Ricbard Le Provost , son successeur, le même droit m Tannerestret (p. 539) ; ibid. in Succhestret, avec Alvered lola , son successeur ( p. 140 , l'* part. ) ; idem , idem ( p. 541 et 543, 2* part. ). — Voir aux différentes lettres pour les successeurs d' Al winus.

Alwinus (Bedellus ) ( p. 538 et 540 , !'• part. ). Le, nom de cet Alwinus est Cocus ou Le Coq ; celui de Bedellus , est celii de sa fonction. Il sous-tenait dans le comté de Cambridge , et il est porte au Domesday.

Alwinus ( Brac. ), il devait cinq deDîers au roi et autant à Tévèque , auquel il rendait en outre trois sous ( p. 553 , 2"* part. ). Voyez la lettre B.

AxwiNUS (Gamerarius).Gaufridus Burg. tient une terre qui avait appartenu à ce chambellan. Il rendait à Samson quarajite-neuf sous quatre deniers. Il avait cent dix sous huit deniers ( p. 545 , 2* part. ). Probablement un bourgeois de la ville qui avait obtenu la dépouille d'AIwinus , par quelque service rendu.

Alwinus ( Fenarius ). La maison de cet Alvinus , marchand de foorage , située hors de la Porte de TOuest, payait la coutume du temps d'Edouard . Robert la tenait alors et faisait les mêmes redevances (page 536, !'• part. ).

Alwinus ( Filius Torte ). Il rendait six deniers et faisait la coutume T. R. £. Godefroy tenait alors de la même manière m idltoorene^fref (p. 539, Impart.).

Alwinus (Le Feller ). Il tenait , hors de la Porte de TOuest , sur les fossés, une maison vbi erat terra vasta T. R. E. ( p. 536 , 1'* part.).

Alwinus ( Lignator ). Il rendait , à Tévêque , quatre sous de terra bar. (p. 547, 2' part. ).

Alwinus (Pater Ghipingi). Il tenait deux maisons T. R. E. C!omme lui son fils les tenait librement. Entre ces deux maisons , il y avait un chemin qui appartenait à ses ancêtres avec d'autres terres. Il plaidait alors devant les juges du roi, etc. (p. 537 , l'^part. ). Cet Alwinus était un saxon ( Voir la lettre G, pour son fils sous-tenant, comté de Wilts , etT. R. E. )

Alvinus ( Presbyter ). Il tenait une maison T. R. E. , dont il payait la coutume. Ge prêtre saxon tenait probablement un bien de Féglise , puisqu'on voit que des clercs le sous-tinrent après lui ( p. 533 , 538 et 542, l'^part.).

Alwodus. Get anglo-saxon tenait une maison T. R. E. , qui , après lui , fut également tenue par Radulf, prêtre, par Bernard , par Godef. persone ou curé , ainsi que par Robert , fils Nune (Voir pages 534, 539, 540 et 541, Impart.).

Ambbrlang (Rogerius). Alveva devait huit deniers et la cootvne T. R. E. Roger Amberlang devait les mêmes droits ( p. 541 , 1'* part. ).

Ce Roger d' Amberlaiig ne serail-il pas le même qu'Amerland» porté au Domesday-Book , oason deseendant 7

Amfridus (Parmentarias) . In Tannerestrety Baoul fils Amfrid Le Parmentier rendait , à révèqae , dix deniers ; il avait , de Silrestre , quinze deniers , et Silvestre avait huit sous ( p. 554 , 2* part. ). Un Hugo Silvestris est porté au Domesday comme S. T. comté de Dorsei.

Andelbio ( Walter de ). II tenait la terre de Tévèque hors la Porte du Sud ( p. 560 , 2* part. ). Nous avons donné phis haut une notice sur la famille d'Andelys. Richer d'Andelys sous-tenait dans le comté de Hauts. Ce Walter est probablement son fils ou son petit-fils.

Andréas ( in Magno Yico ). Il rendait neuf sous et il en avait douze ( p. 542 , 2* part. ]. Un André est porté au Domesday ; celui-ci est probablement son fils.

Andréas ( Filius Ricardi Cord. ). In Tannerestret^ reddit episcopo v den. ( p. 554 , 2* part. ). R n'y a aucune observation à faire sur cet habitant de la ville.

Andrerodus ( Monetarius ) , fuit monetarius T. R. E. Il tenait une maison Ruald fiKus Faderling , tenet et facit omnes eonsuetud. p, depreeationem prepositorum reddet Iviij sol. (p. 533, !'• part. ). (Voyez à la lettre F, Faderlin, sous-tenant comté de Hauts , f 45.

Aneild, redd. x den. eonsuetud. T. R. E. mon. idemfil. Radulfi Russel et deb. idem (p. 539, l'* part. ). La famille de Russel , depuis duc de Redford , avait et a encore de vastes domaines dans le comté de Hauts. ( Voyez la notice sur cette famille à la lettre R de nos Recherches.)

Anest ( Willelmus de ). Extra Portam de West domus Almodi'red^ debal consuet. T. R. E. modo tenent Edmundus et Sawinus et facient consuetudines inde recipit Will. deAnisi x sol. ( p. 536, 1'* part. }.

Le nom d' Anisy n*est point porté sur les listes , d'ailleurs fort incomplètes , des compagnons du duc Guillaume. Tout nous démontre cependant qu'ils furent présents à la Conquête , et Robert Wace désigne particulièrement , dans les vers suivants , les hommes d'Anisy comme ayant accompagné le Conquérant.

Li boén citean deRoem Et la joveuta de Caem ,

E de Falaise , e d'Argentoen , E d'Anisie , e de Matoen. (1)

Il est donc plus que probable que le seigneur d* Anisy marcha à la t^ de ses vassaux , et que le Guillaume d' Anisy , inscrit ci-dessus , dans le livre de Winton , descendait du chef de la branche anglaise » dont le nom n*est pas parvenu jusqu'à nous. Cette famille n'ayant pas été appelée à la dignité de baron par tcnure ou par appel , tons les peerages « ainsi que les autres généalogistes anglais , ont dû garder le silence sur sa filiation. Nous n'avons même trouvé jusqu'ici qu'un seul document» outre celui de Guillaume ( rôles des 1"* , 2"" , 5* et 6* années du règne de Henri III ) , dans lequel il est dit que Thomas de Aniseio seu de Anesy reddidit compotum pro Walterio de Lasci , vicecom. de Hereford. Ce qui semble prouver que cette famille existait encore en Angleterre en 1216 et en 1222.

En France , nous trouvons beaucoup de documents sur cette famille normande ; mais ils sont généralement isolés et ne pourraient servir à établir sa filiation d'une manière régulière. Celle que La Chesnaye des Bois (Dtcf. général, vol. 1*' , p. 300) , a donnée des deux branches de cette maison est fort incomplète. Il commence celle des seigneurs d'Anisy et de Ver à Thomas (2) , vivant en 1215 , et , après treize générations , il s'arrête à Jean, quatrième du nom, vivant en 1600. U commence aussi la seconde branche , celle des seigneurs de Brécy , à Guyon , troisième fils de Girard d' Anisy , deuxième du nom , et il la termine après le fils aine de ce dernier , à défaut , dit-il , de documents. La Ro(fue , dans son histoire de la maison d'Harcourt ( tome 1*' , p. 996) , donne aussi quelques documents sur cette famille. H serait facile de les coordonner avec ceux qui existent dans nos archives normandes , et naos nous bornerons seulement ici à citer quelques actes de la période , de

(1) Romande Rou, t. Il, vers 1354S-51. (Les paroisses d'AnisyetdeMithîea. près Caen.)

(2) Ce Thomas, vivant en 1215, parait être le même que celui désignédans les rôles du règne de Henri i^% et qui aurait abandonné l'Angleterre lorsque la Normandie avait été détachée de ce royaume.

1066 à 1200 , pour combler la lacune existante dans la généalogie de La Gbesnaye des Bois. Tels sont . ceux d'un Godefroy d'Anisy , vivant en 1066 et en 1099 » et d'un Jean d' Anisy , chevalier ( sans doute son frère on son fils ) , qui suivit le duc Robert Gourte-Heuse à la croisade , en 1096. Il portait d'argent au lion de sable, billeté de gueules (Dumoulin, Append.y |i 10 ). Tels sont encore Alain et Banulf d'Anisy , son fils , qui.» suivant l'enquête faite par Tordre de Henri V\ tenait un fief de chevalier » faisant partie des sept tenus par Roger , vicomte de Saint- Sauveur j et nous voyons encore » dans cette même enquête , que Turstain d'Anisy sous-tenait deRanulf, vicomte deBayeux, dans le fief que ce dernier tenait de l'évèque de Bayeux , les paroisses de Saint- ManvieuXy de Marcellet, et mara cum tota terra^ etc. (Extrait des Arch. du Calvados , vol. 2 , p. 427 et 430 ),

Nous trouvons aussi des membres de cette famille parmi les bienfaiteurs des abbayes de Longues , en 1166 et 1189 ; d'Ardennes, en 1179;. de Fontenay , pendant les premières années du XIP siècle , ainsi que deceltes de Sainte-Trinité , de Saint-Étienne de Gaen et de la collégiale du Saint-Sépulcre de cette ville , pendant le courant de ce même siècle. Dans la plupart de ces actes ils sont désignés comme seigneurs d! Anisy , de Ver , de Brecy , de Yillons , de Feuguerolles , et nous les voyons souvent figurer comme chevaliers aux assises de Gaen et à l'échiquier de Normandie.

Gette famille fit enfin preuve de noblesse devant Raymond Monfâoucq, en 1463. Elle produisitégalement ses titres devant les étu» de Lisieux, en 1540 9 ainsi que devant ceux de Bayeux.

Quelques auteurs ont pensé que cette famille était sortie de la Picardie ; sans doute à cause de l'existence d'Anisy-Ie-Ghastel , qui appartenait à cette province ; mais il est évident qu'elle tirait son origine d'Anisy, paroisse de l'élection de Gaen, à laquelle cette famille donna ou reçut d'elle son nom , et dont le patronage appartenait à son seigneur.

Anschetil , R. vj dm. priori yj «ol. iy dm. ( p. 545 , 2* part. ). — Abbatme vij dm. BricfUiewm xl dm. in Cokbroehesiret (p. 556 » 2* partie).

ANSCHEtlL {Servims Episeopi). Rob. Mieta^ R. îv dm. habei inde ij dm. de Àniseh. servimt. episeopi. Àfischetil habet inde xii sol. (p. 547, 2r part.).

AmAMU servOms èpiscàpi R. iy dm. epUcopo xv dm. de terra barm. habHTvil sol. iiii dm. [p. 551 » 2* part.).

CiesC an simple officier de l'évèque dont les posseteions étaient tenHporaires.

Anschitillus. FiUco R. yj dm. Anschetitto x Mrf. Aa&. iij Mf . l'n Jfoynè Ftco(p. 547,2*part.). «

Ansfridûs Burg. — Canonici de Mert. hab. 1 terr&m de feudo. R. in Magno Vico , unde , Amfrid. Burg, reddit eiêdem xij dm. (p. 543 , S* part.) C'est évidemment nn simple locataire.

Ansgerus. Ansgerus GnUi Will. de Suit, iij sol. ill. Roberîo N&rrmi iij sol. Ansger. habet yj sol. (p. 555 « 2* part.). (Voyez les noies sur WUl. Rob. de Norris et sur Will. de Sull.)

Ansgod Mol. (sans doute MoLENDiKARits). Abbati xviij dm. habH inde vij e3clra Portam de North. ( p. 549 , 2** part. ). Probablement le meunier de Tabbaye.

Aiisgodits. Godehald. episcopo de duobus terris xj dm. hab^ yj Jal. Ansgod. habet yj sol. yj dm. ( p. 561 , 2*" part.). Ce sont probablement et simples yassaux.

Ans*g*s. Uerebt fiV Gunt. R. yj dm. habet de Pag. xxj dm. de An$gù xxj sol. -^ Ans' g* s habet yiij sol. (p. 543 , 2* part. ).

AouLFUS Garpextarius. Abbati xij den. extra Portam de North. ( p. 549 , 2"" part. ) . n est probable que c*est un simple artisan , on peat-^tre portait-il le nom de Carpentier ou Le Charpentier , nom fort common en Normandie. Dans tous les cas » il n*y a pas de notice à faire.

Archiepiscopus Stigand. Redd. episcopo x dm. habet xx den. taira Portam de Est. (p. 557, 2* part.). — Stigand était archevêque de Gftntorbéry lors de la conquête de F Angleterre par le duc Guillaume. D était éyêqùe de Winchester , et il n*ayait même pas résigné ce siège loffiqiK les Anglais exigèrent du roi Edouard-le-Confesseur le renvoi de Robert Champart, abbé de Jumiéges , que ce prince avait appelé auprès de loi, et qu'il avait nommé d'abord évêque de Londres » puis archevêqtie de Cantorbéry , en 1050. — Stigand s'anpara de rarchevèché , vacait en 1052 , sans Tautorisation ou la nomination du roi , ni même sans étoc^ tion canonique ou sans le consentement des États qui avaient eiCfiilsé son prédécesseur. Le pape Léon IX lui interdit toutes fonctions é|iitOQ^

~?73 — ptles » comme 8'étaat emparé (lu Biége de Robert , qui n'arait pas été déposé canoniquement. Mais le pouvoir du pape n'étant pas encore bien établi eu Angleterre» Stigand continua à remplir les fonctions d'arche* vèque ; il les exerçait encore lors de la descente du duc Guillaume dans ce royaume. Par égard pour le pape , auquel ce prince avait des obligations 9 ou craignant peut-être des objections si son couronnement avait lien par un évèque interdit , il ne voulut pas que cette cérémonie fût faite par Stigand ; et , malgré le droit qui appartenait à l'archevêque de Gantorbéry , il nomma Aldred , archevêque d'York , pour y procéder. Enfin Stigand ayant pris part à la révolte des barons et des mécontents du royaume, il fut dépouillé de Tarchevêché et du siège de Winchester, en 1069 ( Voyez Tart. Stigand , à la lettre S).

. Aach'. ( Stephanus ). Terra Stephani Arch. priori v dm. Bumard de Braiosa habet ij soi., ( p. 557, 2"* part. ) . Il est assez difficile de reconnaltre ou de déterminer cette abréviation. Est-ce Etienne d'Arches dont BOUS avons déjà donné une notice ? ou serait-ce un Etienne, faisant les fonctions d'archidiacre? Dans tous les cas, si c'est un autre Stephanus, nous donnerons sa notice ainsi que celle de Burnard de Braiose, aux lettres B et S.

Arch'. ( Willelmus). Redd. B. de i terra iv den. de alia terra iv denar. de tertia terra iv den. habet inde vij sol. redd. abbati de kyda v so/., (p. 547, 2" part.), même observation que ci-dessus.

Archid. (Willelmus ).R. de ij ter. viij den. (p. 548, 2* part.). Probablement le même que le précédent.

AsA ou Aésa, R. nia domus estjuxta murum (p. 545, 2* part ). R.x den. habet iv sol. in Caipestret. (p. 558 id.). On ne peut dire quelle est cette Aésa ou Asa.

ATSCELUf A. Episcopi viij sol. ipse Joh. fil. Rad. habet de GibaU. x sol. inmagno vico (p. 545, 2* part.). Hugon de Mortemer ij sol. episcopo demanag. suo xv den. de terra baronum. (p. 550, 2' part.). On ne peut que faire des conjectures fort hasardées sur cette Atscelina, dont le nom était fort commun à cette époque ; mais nous donnerons plus tard les notices possibles sur les noms contenus dans cet article.

Atscor, (Aurifaber). Pnon viij sol. habet iv sol, in Mennsterstret^ (p. 557, 2'' part.) .Cet Atsor était un simple orfèvre, probablement indigène. T. 1. 55

Atsbr. Deb^ ij mansion. vj dm. man. T. R. E. in StuxheUret ( p, bïO, V part.). Sans doute un indigène ou anglo-saxon.

Auco (Hugo de). — Bereâes Uugonis deAuco redd.R.x. den. et habent ix sol. de renia y in Tannereslrel, (p. 554, 2* part.). Hugo de Auco Ma- Hssœde Rumcsie xviij den. (p. 5o8, 2" part.).

Il est fort difficile de nous fixer sur ce tenancier^ portant le nom de Hugo de Auco, à Tépoque où celui-ci vivait. Nous ne croyons pas cependant qu'il appartint à la famille dTu , dont le nom latin Aucumvel Àugum donné à la ville et au comlé de ce nom, comme à la vallée d*Auge, située entre Caen et Lisieux, a souvent fait confondre ces deux localités si différentes. Ne connaissant d'ailleurs dans la famille d'Eu» sous le prénom de Hugues, que Hugues , évèque de Lisieux, mort en 1077,et Hugues, fils de Henri P% comte dTu,et de Marguerite de Sully, archidiacre dTxeter , en 114G et 1147, quoiqu*à la rigueur il nous fut permis d'attribuer à ce dernier la notice du Liber W'inloniœ sur Hugo de Auco, nous ne pouvons cependant pas adopter cette opinion. Nous croyons au contraire que celte notice se rapporte à une famille qui prit sans doute le nom d'Auge, en se mettant à la tète des habitants de cette vallée, lorsqu'ils furent appelés parle jeune duc Guillaume, pour faire le siège de la ville de Falaise , qui avait été livrée aux Français par Toustain, vicomte d'Exmes.

(f £ li dus miolt surprisement, a Fist mander è venir sa gent ; a Cels d'Auge è cels de Cinguelais. d (Rom, duRou, ver88537-^.

Nous trouvons même encore quelques traces isolées de cette famille en Normandie, vers le milieu du XH' siècle, notamment dans une charte de Jean, comte d'Eu, datée de Tan 1154, cédant à Roger de Molbray, le fief de Basoches, dans laquelle Olivier d'Auge et Savigey, son frère, figurent comme témoins. Un Jean d'Auge fait aussi qudqoes donations à l'abbaye de Sainte-Trinité de Caen, en 1248. D'autres actes semblables nous font aussi connaître un Bicbard d'Auge, en 1286, un Baoul d'Auge, en 1290 et 1301, ainsi qu'un Guillaume d'Auge, en

En Angleterre, nous retrouvons également, sous les noms de Augo et

Auk , des indices de cette famille anglo-normande , depuis Jean-san^ Terre , jusqu'au règne de Henri III, et pendant les premières années de celui d'Edouard I".

Thomas de Augo , chevalier , élu pour les grandes assises du comlé de Surrcy et Middlese?^, la première année du règne de Jean.

Radulphe ou Raoul d'Auge, ayant la garde noble des trois filles mineures de B. de Stodham , quatrième année du règne de Jean, (assises de la quinzaine de Pâques, du comté de Bedfort).

Jean de Augo donne caution de se présenter ( assises de la Saint- Michel) pour répondre à la difficulté élevée entre lui et les religteax de Bermondsey, comté de Buckingham (a"* v"" Beg. John. Bot. 12).

Guillaume de Augo doit donner une garantie aux religieux de Saint- Neots (a^ x*» Beg. John. Bot. 12),

Bobert d'Auk, sur lequel Jean Le Boteler reprit la saisine de North*burg, comté de Leicester (record. Pasch. XIV, Edouard I", rot. 18).

Nous ne pousserons pas plus loin ces citations et nous laisserons la question entière.

Auco (Osbertus de) — Robertus filius Osbertide Auco reddit xx $ol. in 4om. Emmœ reginœ (p. 535 1'* part.) . La notice précédente est commune à cet Osbert et à son fils Bobert. Nous observerons également qu'on ne trouve aucun nom d'Osbert dans la filiation et généalogie des comtes d'Eu , qui figurent en France comme en Angleterre , mais seulement Bobert comte d'Eu , mort à la fin du XP siècle. — ^Ne serait-ce pas deux simples habitants de la ville d'Eu?

AuDOENUS (Napparius). — Lewinus Sutor tenuit i dam. T. B. E. reddentem omnem consuelud. modo tenet eam Atidoenus Nappariu$ et nnllam consuetud. reddidit prœter geldum xxiij sol. vj dm. ( p. 531 1'** part ). Il n'y a rien à dire sur ces deux artisans qui se succèdent dans cette propriété.

Avicus. DomusAtici redd. omnes consuetud. man. T.B. E. hab. Girardus BarrcU. nichil inde redd. régi, super illam terram sunt iv^' bordeUi^ redr dunt iv sol. omnes consuelud. régi (p. 535 , 1'** part.). (Voyez lettre B, la note sur Gir. Barrât).

AviTiA. R. vj den. habet v sol. in Magna Vice (p. 5i4 2^ part.). U n'y a rien à dire de plausible sur cette femme.

AviTON {Ingolf de).— Extra Portam de Est. Ingolf, de Aviton episcopo pro terra Gervasii \x soL habet x soi. iy den. (p. 556 2^ part.). Ingolf de Aviton parait être issu d'un compagnon du duc Guillaume qui, suivant Fusage de ce temps, ne portait qu'un simple prénom, et qui prit le nom du fief qu'il avait reçu et le transmit à ses descendants. Avetone ou Aviton est situé dans le comté de Devon. Lors de la confection du Domesday-Booky il y avait deux domaines de ce nom ; Tun ap^ partcnait au roi, et l'autre faisait partie de la baronnie de Buald Adobed, qui en jouissait en 1086. Ingolf était-il un de ses descendants, ou en jouissait-il seulement comme sous-tenant?

AuRiFABER (Jobannes) R. xxiv den. in Calpestret (p. 558, 2* part.). C'est un simple orfèvre portant le nom de son métier.

AuRiFABER (Radulfus). — Redd. episcopo \ sol. de terra B . (p. 5i5, 2* part.) (Même note ) .

AuRiFABER (Warinus). — Tenet 1 terram in Goldestret quam soUbai reddere régi x den. — Idem Warinus reddit viij den (p. 559, 2* part.), (même note).

AuRiFABRi ( Uxor Rogerii ). — Tenet de Pagano fil. Ricard, v solidos terrœ de Osmodo v solid. vj den. uxor Rog. hab. xi sol. viij den. Pogan. redd. indeabbati Tvden. extra portam de North. (p. 549, 2* part.). Cette femme était probablement veuve, et elle avait conservé les tneiis de son mari, orfèvre.

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