‹ Recherches Sur Le Dosage de l'acide β-hydroxybutyriqueChapitre 36 sur 51 · TABLEAU XXX · texte numérisé non relu

TABLEAU XXX

Action directe du réactif de Nessler > sur une urine additionnée ou non d'acétone.

Urine normale Urine + Acétone A PET Ps 24 70 .| Mercure ; Mercure Complexe réduit Complexe

réduit

| Gm: d’iode N/10 | à 220 | 2,23{1)| 2,33 | 3146(1/| 2,37 utilisés à 1000 | 1,98 17,08 1,54 14,48

(*) Si l’on exprime en milligrammes d’acétone la diéléronce d’iode | N/10 entre les deux complexes obtenus à 220 après 1 heure de contact, | [on trouve 0 mgr. 9 d’acétone au lieu de 1 Us 21 que nous ‘avions 4 ajouté à Purine.

An TON.

Les résultats obtenus sont fort inconstants et une nécessité s’est imposée : la défécation préalable pour priver l'urine de la plus grande partie des substances qui précipitent par le réactif de NessLer et qui gênent nos dosages.

Essais sur l’urine déféquée par le cuivre et la baryte. — SALKOWSKI a montré que par addition d’un sel cuivrique et d’une base alcalino-terreuse à une solution sucrée le ‘précipité formé retenait le sucre. Van SLYKkE a éliminé de cette manière le glucose pouvant exister dans les urines où il voulait doser l’acide 8-hydroxybutyrique. Van SLykE recommande cette défécation par le sulfate cuivrique et un

- lait de chaux même si l’urine ne renferme pas de glucose : elle élimine ainsi des substances oxydées par le mélange sulfochromique en corps susceptibles de précipiter avec SO4Hg (1). Il s’agit vraisemblablement des glucides urinaires normaux [ Amgerr (1), BiGer (5)] qui, perturbant le dosage de lacide 8-hydroxybutyrique, sont ainsi éliminés.

P. FLeury et AMBERT | 20 |, AMBERT | 1 ] ont fait une étude détaillée de l’entraîinement des glucides par l’hydroxyde de cuivre en milieu

alcalin et ont montré qu’en utilisant la baryte on pouvait avoir un entraînement pratiquementtotal. ,

En nous basant sur les recherches de ces auteurs nous ayons opéré ainsi :

Technique. — Dans une fiole jaugée de 50 cm3, mesurer 25 cm d urine et 5 cm d’une solution de sulfate de cuivre à 10 p. 100. Après mélange, ajouter en plusieurs fois eten agitant à chaque fois de l’eau de baryte (saturée à la température du laboratoire) en quantité suffi-

sante pour compléter le volume à 50 cm3. Après avoir bien agité, nous laissons un’ quart d’heure en contact et filtrons : le filtrat doit être sensiblement incolore.

Nous prélevons 40 cmÿ de ce filtrat, les neutralisons par de acide sulfurique N à la touche au tournesol, les amenons à 50 cms avec de l’eau distillée et filtrons. C’est sur 10 cmÿ de ce filtrat que nous avons effectué nos essais habituels en ajoutant 17 em 5 de réactif de Ness-

6) Cependant Pos (28) a rpiocte à la défécation pre éaliiaue âé ne pas éliminer de l’urine des substances qui peuvent se combiner au réactif mercurique, en particulier des aldéhydes. Ces derniers seraient.

relativement abondants dans certaines urines ARApeHEUeR

LER et en laissant une demi-heure en contact à la température ordinaire. Ces 10 emÿ de filtrat correspondent à 4 cm$ d’urine. Il résulte de ces essais (Tableau XX XI) :

19 que l’urine normale, déféquée, contient des substances qui à la température ordinaire précipitent par le réactif de NessLer et. libérées de ce précipité, réduisent l’hypoiodite ;

20 que l’acétone et l'acide B-hydroxybutyrique, ajoutés à l’urine, se retrouvent pour la plus grande partie ; mais si l’on ajoute à la fois l’acétone et l’acide B-hydroxybutyrique, on retrouve bien l’acétone

mais une partie de l’acide B-hydroxybutyrique ne l’est pas. Dans les

deux cas l’acétonè a été précipitée d’une façon satisfaisante à la température ordinaire.

Tagceau XXXI

Action du réactif de Nessler sur une urine normale et sur une urine additionnée d’acétone et d'acide &-hydroxybutyrique après défécation cupro#barytique.

(:) Les résultats sont exprimés en cm* d’iode 2U40 utilisés pour dis- Jsoudre le complexe ou le mercure réduit. © :

| (?) Résultats exprimés en milligrammes d’acétone et ramenés à la { prise d’essai (1, Alhis e

| (‘) Résultats exprimés en milligrammes d'acide: É hydroxybuty- | à rique et ramenés à la prise d’essai (2,08). 4

Complexe mercuriel Mercure réduit A A — ? Acétone Acide 8 en + en + £ à 990 [fe fele| à 4090 (de Selle! à 920 | à 100 © l’urine l’urine à normale normale 25 cm® urine normale . 0,48 nr 0,53 = 0,34 | 3,82 | () (°) () (5) () (°) 25 cm d'urine 4 mgr. 21 ; d'acétène arr 0,67 FA F5 A 0 08 0 SE DS ENS 25 cm* d’urine+2 mer. 08 d’acide £- noi ; FR ln 0,50 | 0,12 | 0,70 | 1,8 | 0,35. | 3,84: 125 cm? d’urine+1 mer. 21 1 Eb |. d’acétone+-2 mpgr.08 d’a-| on TRE As tele “E cide or pue 0,66 | 1,09 | 0,57 | 0,40 | 0,32 | 4,30 .

MAQTe FN

Cette méthode de défécation semble nous donner des résultats plus satisfaisants. Malheureusement elle est impuissante à pouvoir nous permettre d? éliminer en totalité les substances mereuro-réductrices de l'urine normale et, à chaud par exemple, il y a deux mereuro-réductions superposées : celle propre à l’urine et colle provoquée par l'acide 8-hydroxybutyrique.

* Constance et nature de ces substances mercuro-réductrices. — Quelles sont donc ces substances, renfermées dans toute urine normale, qui précipitent tant à froid qu’à chaud par le réactif de NessLer et qui se dissolvent en grande partie dans l'acide sulfurique et l’iodure de potassium ? Nous avons indiqué précédemment que la présence d'acide pyruvique et d’acide lactique ne pouvait suffir à expliquer Ja consommation en iode de l’urine.

Nous avons recherché :

-4&) d’une part si ces substances se trouvent dans toutes les urines et à une mème concentration à différentes heures de la: journée pour un même individu ; .

b) D'autre part nous nous sommes efforcés d'apporter quelques lumières sur la nature de ces substances, en Res de rechercher si elles sont volatiles.

19 Constance de la mereuro-réduction d’une ürine normale par le. réactif de Nessler. — Nous avons procédé à des essais sur urine normale d’un même individu, urine recueillie à différentes heures de la

journée. Nous avons fait sur chacune d’elles la défécation cuprobarytique et opéré. comme de coutume en exprimant nos résultats . en centimètres cubes d'iode N/10 (Tableau XXXID:

Les chiffres trouvés ne très aniables avec les heures d'émission de l'urine. Il est donc vraisemblable que cette consommation d'iode varie également avec les individus et le régime alimentaire.

20 Recherches sur la nature des substances donnant à froid un cComplexe mercuriel. — Il était intéressant de savoir si une partie de cette consommation d’iode n’était pas due à des traces d’acétone qui existeraient à lé état normal dans toute urine [ HusBaro et Nogack! (34) 1, acétone non décelable par les réactifs habituels mais précipitable par le réactif de NESSLER qui est très sensible CR: FLeury et Awap (21) J-

D. Cousin. CES F ne

F < " La

La ÿ ea

Tagceau XXXII

Action mercuro-réductrice du réactif de Nessler sur des urines normales recueillies, chez un même individu, à différentes heures de la

journée.

Complexe mercuriel Mercure réduit EE CNRS

Cm? d’iode N/10 consommés à la température ordinaire

et à 1009 par les complexes E la tempé- | à Ja tempé-| | mercuriels et par le mercure | rature du à 1000 rature du ; à 1000

réduit laboratoire | laboratoire | Première urine (7 h.) ..... 0,84 ASE 0,68 | 8,44 Seconde urine (14 h.) ..... 0,53 0,64 0,44 | 3,16 Troisième urine (47 h.) ... 0,97:470,9% As 44%) 6,08 Quatrième urine (20 h.)... GR PR ARE PA fe ARR ES Res |

Pour ce faire, le complexe, obtenu à la température ordinaire après

une demi-heure de contact par action du réactif de NessLer sur une assez grande quantité d'urine normale, a été repris par quelques centi- :

mètres cubes d’acide sulfurique à 20 p. 100 volume et le soluté sulfurique a été alors soumis à la distillation. Les réactions de LEeGa£ et de FROMMER, pratiqués sur ce distillat, ont toutes deux été négatives.

Extraction à l'éther de l acide B-hydroxybutyrique en solutions pures. —- L’urine normale ayant une mercuro-réduction qui lui est propre et qui a gêné de ce fait nos dosages par le réactif de NessLer, nous avons songé à extraire de l’urine par l’éther, l’acide B-hydroxy-

butyrique qu’elle pouvait renfermer avant d'attaquer celui-ci par le

réactif de NESSLER.

Nous avons fait quelques essais sur des solutions pures done 6-hydroxybutyrique en observant le modus operandi suivant :

Nous avons mis successivement dans un mortier :

5 em de solution d’acide B- hydroxybutyrique M/50, se em d’acide sulfurique N, * 4cm° d’eau, .

SRE D

et nous avons trituré le tout avec 25 grs de sulfate de soude anhydre. La poudre ainsi obtenue a été introduite dans un flacon à large ouverture bouché solidement au liège, et agitée trente minutes à l’agitateur mécanique avec 50 em$ d’éther ; nous avons versé le contenu du flacon sur un filtre, et ce dernier avec la poudre qu’il retient a été lavé avec un peu d’éther pour compléter à un volume de 50 em8 (1).

Nous avons alors tenté d'extraire, par une solution aqueuse alcaline, Pacide 8-hydroxybutyrique en solution dans l’éther.Pour ce faire, nous avons introduit 50 em® de l’extractum éthéré dans une ampoule à décantation avec 10 cm$ d’eau contenant { em de soude normale. Nous avons retourné l’ampoule un assez grand nombre de fois, mais sans agiter afin d'éviter l’émulsion, puis soutiré la partie aqueuse après quelques minutes de repos. Après une nouvelle addition d’eau Sodée à l’éther, nous avons joint le liquide soutiré au précédent et complété à un volume de 25 cmÿ.

Nous avons fait agir à chaud, comme à l’habitude, notre réactif de NessLer sur 10 em°de cette solution sodique en opérant par comparaison avec un témoin constitué par de l’eau distillée à laquelle nous avons fait subir les traitements précédents, et un autre constitué seulement par du réactif de NessLer et de l’eau distillée. Tous nos essais ont été faits en double. Nous avons ainsi trouvé 5 mgrs 94 et 5 mgrs 29

d’acide 6-hydroxybutyrique, chiffres sensiblement moitié du chiffre

Do (10 mgrs 40).

* Pensant qu’il y avait peut-être trop d’acide £- hydroxybutyrique par rapport à la quantité de réactif de NESSLER, nous n’avons plus expérimenté que sur 5 em° de l’extractum éthéré au lieu de 10 emf.

Il nous à paru intéressant d’autre part de nous rendre compte-de la façon dont s’effectuait l’extraction, de voir si la plus grosse partie de l'acide pouvait être extraite par la première solution alcaliue et si des épuisements ultérieurs permettaient d’en récupérer (Tableau XXXIH).

+) Hiest indispensable, pour toutes ces manipulations, d'utiliser un éther très pur, exempt de Substances suceptibles de provoquer là réduction du réactif de Nesser. Nous avons eu quelques déboires à ce sujet et il nôus a fallu purifier Péther rectifié du commerce que nous avions à notre disposition selon la technique de LeBeau et Courrois (39) : Agiter l'éther rectifié du tommerce avec deux volumes d’eau, décanter léther sur un mélange de chaux éteinte et de chlorure de calcium anhydre et distiller à la colonne de Vigreux après 48 he de contact: Recueillir

neuf, Gross dixièmes du distillat. DIE

Le 7

TABLEAU XXXIIT «

Action du réactif de Nessler, pour une même extraction, sur différents extractums alcalins susceptibles de renfermer de l’acide B-hydro- . xybutyrique.

| | sé 2eextrac-| 32extrac- Total extrac- des ,trois | Erreur | tum Dit Eure extrac- p. 100 | éthéré éthéré | éthéré | EEE Milligrammes d’acide £hydroxybutyrique trou- | vés par extraction éthérée | et action du réactif de - NESSLER (1). ...... es | 5,164 | 0,345 0 5,509 É 47,10 Î

() Quantité d’acide B-hydroxybutyrique mise en jeu : 10 mgrs 40.

.. Deux extractions à l’eau sodée suffisent donc pour enlever à l’éther. tout l’acide qu’il renferme ; malheureusement le rendement n’a guère dépassé la moitié du chiffre théorique, mais pour une prise d’essai de 2 em8 de solution d'acide B-hydroxybutyrique M/50 nous sommes parvenus à un rendement voisin de 75 p. 100 (2 mgrs 96 au lieu de 4 mgrs 16).

Ces rendements sont demeurés trop imparfaits pour que nous puissions songer à utiliser ce procédé d'extraction à l’éther. Il a dû certainement rester de l’acide B-hydroxybutyrique sur le filtre et dans la masse pulvérulente et pour avoir de meilleurs résultats il nous faudrait peut-être utiliser un appareil à extraction continue ce qui rendrait la technique beaucoup moins pratique. Pour cette raison nous

n’ n'AFONX pas poursuivi ces essais. |

Action du réactif de Nessler à 100 sur des solutions pures d’acétone et d’ acide B-hydroxybutyrique après défécation. — Avant de poursuivre nos recherches sur lurine nous avons. voulu nous assurer que la défécation cupro- barytique ne modifiait pas les résultats obtenus avec des solutions pures d'acétone et um ne Bydrezyhue tyrique. À : ca

Nos one en DORE sur solutions pures, préalablement

déféquées, ont été nettement supérieurs à | ceux DROLE avec | l'urine L 2 d : ES F Ê

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