‹ Recherches Sur Le Dosage de l'acide β-hydroxybutyriqueChapitre 9 sur 51 · CH CO CR · texte numérisé non relu

CH CO CR

On fait arriver dans une solution alcoolique d’acétylacétate d’éthyle, brassée de façon énergique et continue, un courant d'hydrogène sous pression en présence de nickel Raney platiné (2) qui ijoue le rôle de catalyseur. L’addition de petites quantités de soude, comme l'ont montré M. Decépine et À. Horeau! 15 |, augmente considérablement la vitesse d'absorption de l'hydrogène. Cette vitesse se maintient constante jusqu’à la fixation des deux tiers de l” hydrogène, puis décroît fortement pour devenir presque nulle et s’arrêter.

(:) Nous remercions très respectueusement M. le Professeur DELé- - PINE et son Assistant M. Horgau de la. bienveillance avec laquelle ils - nous ont accueilli dans leur laboratoire du Collège de France pour nous permettre de réaliser notre première hydrogénation.

(2) Préparé en 1927 par le chimiste américain Raney [50], vulgarisé par Cover et ADKINS Sa et introduit 6 en’France en 1935 par M. DELÉ- PINE et A. HOREAU [14].

D. Cousin | ce 2

On filtre alors de façon à séparer le nickel RANEY et la liqueur alcoo-

lique, soumise à la distillation, fournit d’emblée et sans aucune difficulté du 8-hydroxybutyrate d’éthyle.

Préparation du nickel de Raney. — Nous avons suivi la technique indiquée par J. BouGauLT, E. CATTELAIN et P. CHABRIERT 8 ]. Nous avons utilisé, dans tous nos essais, un nickel préparé extemporanément à partir de l’alliage nickel-aluminium à 35 p. 100 de nickel.e

La technique suivante fournit un nickel pulvérulent très actif, exempt d’aluminate de sodium.

Dans un Bécher en verre Pyrex de 500 cm® on introduit 200 cm° de lessive de soude à 36° Bé, puis, par petites portions, 30 grs d’alliage pulvérisé et passé au tamis d’acier étamé n° 90, en ayant soin d’attendre, avant de faire une nouvelle addition, que les mousses abondantes qui se forment soient retombées. Il est bon de refroidir, surtout au début, afin de modérer l'attaque. L’opération, qui dure environ 30 minutes, doit avoir lieu sous une hotte bien ventilée pour éviter les projections de petites vésicules alcalines entraînées par le dégagement tumultueux d'hydrogène.

Quand la lessive de soude ne réagit plus à froid, on ajoute 100 cm® environ d’eau distillée pour faciliter la décantation.

Celle-ci étant effectuée, on ajoute une nouvelle quantité (50 em?) de lessive de soude et l’on chauffe au bain-marie bouillant quelques minutes pour parfaire l’attaque de l’alliage. On procède ensuite au lavage, par décantation, du nickel pulvérulent qui s’est rassemblé au fond du récipient et l’on poursuit ces lavages jusqu’à disparition presque totale de la réaction alcaline.

Le nickel humide est versé dans un flacon de 50 cm° et additionné

d’eau afin d'obtenir un volume total de 50 cm$. La suspension ainsi

obtenue renferme environ 10 grs de produit actif. :

Cette suspension aqueuse malgré le soin apporté au lavage est toujours légèrement alcaline (1) et doit être neutralisée, s’il y a lieu, au moment de l’emploi. |

(:) À propos du lavage il est indiqué : « jusqu’à disparition presque totale de la réaction alcaline » et un peu plus loin il est dit : « Cette sus-

pension aqueuse, malgré le soin apporte, au lavage, est toujours légèrement.

alcaline » : ; cette contradiction S ’explique de la façon suivante : Au cours

du lavage, pour s’assurer que la réaction n’est Pis alcaline on aiquie, de

. indiqué que la suspension aqueuse est toujours légèrement alcaline.

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