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L'examen des autres appareils révèle peu de choses. La tension artérielle est de 10/6. Les réflexes tendineux sont vifs. Le psychisme est identique à celui des enfants du même âge.
Des examens radiographiques ont été faits. Ils ont montré au niveau des poignets que la ligne d’ossification diaphyso-épiphysaire, qui limite la diaphyse, est floue, crènelée et élargie.
Un examen du fond d'œil à été pratiqué le 21 mai. Il était normal. Examens du sang : |
AZODEMAIC ANNE ENTIER 2 gr. 95 pour mille Chlorémie globulaire. . 2 gt. 06 pour mille
—- plasmatique . . . 4 gr. 06 pour mille CARMEN ARS 52 mmg. pour mille Phosphore minéral. . . 86 mmg. par litre de sérum
EE A TOR Per AR. 261 mmg. — plasma Réserve/alcaline: ; Me 43,80 pour mille Givcémie 172 RO TRTreS 1 gt. 13 pour mille Numération globulaire. . . . 2.056.000 globules rouges
— 7 — j 4.700 globules blancs
37,5 0/0 d’hémoglobine
Les urines des 24 heures n’ont pu être mesurées, car
l'enfant urine au lit. Ses urines sont pâles, ne contiennent
pas d’albumine à l’entrée, alors qu’il y en avait lors de l'examen du Docteur Mourrut.
Pas de cylindres, pas de glucose.
Epreuve de la phénolsulfonephtaléine : élimination de 5 0/0 de cette substance dans 1 h. 10.
Valeur globulaire. . . 0,92
Nous avons étudié le fonctionnement rénal.
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Les épreuves de l’eau n’ont pas été possibles.
L’exploration de la rétention chlorée nous à intéressé; nous y reviendrons plus tard.
Nous nous trouvons donc en présence d’une enfant
qui présente une insuffisance rénale importante, avec poly-
dypsie et polyurie, un rachitisme évident et un retard certain du développement statural et pondéral.
On peut donc la classer dans la catégorie du nanisme rénal, d'autant plus que tous les examens sanguins viennent confirmer ce diagnostic.
Observation N° 53.
Nous avons observé dans ie mème service, un malade qui présentait une malformation congénitale des reins et des uretères, acompagnée d’une insuffisance rénale importante,
Nous citons cette observation parce que, à l'heure actuelle, on tend à classer de pareils cas dans ies formes cli niques, sinon du nanisme rénal, du moins des syndrômes connexes. Ce qui en fait l'intérêt, c'est qu’on y trouve une association de dilatations importantes de l'arbre urinaire, comprenant une hydronéphrose bilatérale avec dilatation des uretères, parfois même de la vessie. Ces voies urinaires sont, d’ailleurs, souvent le siège d’inflammations chroniques qui font confondre cette affection avec d’autres. Il existe ici le même déficit rénal que dans le nanisme rénal, mais on n’y trouve ni atteinte du développement, ni déformation osseuse.
Ce qui relierait les deux syndrômes, c'est une même étiologie.
D’après les idées de Robert DEBRÉ, il s'agirait, dans les deux processus, d’une maladie congénitale qui aurait provoqué des malformations des centres hypophyso-diencéphalitiques, lesquelles auraient entraîné des troubles du développement, d’une part, et des malformations rénales, d’autre
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part, celles-ci pouvant exister seules comme dans le cas qui nous intéresse.
? % » , » " ” D’après cette théorie, le déficit rénal de ces deux syndrômes aurait une origine congénitale et non acquise à la suite d’un processus infectieux.
Ils sont donc superposables du point de vue étiologique et du point de vue de l'insuffisance rénale. C'est -pourquoi nous pourrons tirer partie de cette troisième observation et la rapprocher des premières au sujet du métabolisme chloré.
Le nommé Robert G., âgé de 22 ans, entre le 26 mai 1942 dans le service du Docteur Mourrut.
Il est envoyé pour polyurie et pyurie.
Il prétend uriner beaucoup : 3 litres par jour, en moyenne. Il boirait également beaucoup. Mais de plus, il nous dit que ses urines seraient troubles et contiendraient des filaments. Les mictions seraient rapprochées et obligeraient le malade à se lever plusieurs fois dans la nuit. Il existerait de la constipation. Aucun autre symptôme fonc-
tionnel n’est signalé, L'état général serait conservé.
Le début de l'affection actuelle remonterait à l'enfance. A cette époque, le malade urinait déjà beaucoup, mais l’apparition des filaments dans les urines date de dix ans, environ. Depuis, la polyurie et la polydypsie ont persisté. La
| pyurie s’est amendée à certains moments pour reparaîttre à
d’autres, sans qu'aucun traitement ait été institué.
Il y à quelques mois, le malade est allé trouver le Docteur Mourrut qui le fait alors entrer à l'hôpital.