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MARCHE D'UNÉ EXPÉRIENCE

Remplissage. — On commence par peser une quantité de phosphore en gros grains qu’on introduit par un entonnoir à pointe effilée entrant jusqu'au milieu environ de la chambre de vaporisation. Il faut éviter, dans cette opération, de répandre du phosphore sur les parois du tube C; on ne pourrait plus retirer les petits morceaux adhérents.

Ensuite on rétrécit au chalumeau la partie ©.

On introduit, avant de courber le tube en D, l’alliage sous forme d’une baguette. Pour lui donner cette forme, on l’aspire à l’état fondu dans des tubes de petit diamètre en verre d’Téna qu’on brise après le refroidissement.

J'ai employé les alliages suivants :

Eutectique Pb Bi à 50 pour 100; Eutectique PR SP à 13 pour 100 Sb.

Cette opération terminée, on chauffe à 500° environ la partie contenant l’alliage, après avoir fait le vide dans l'appareil. Simultanément, on chauffe le phosphore dans une petite étuve à air chaud à 250°. On ne termine cette opération que lorsque la jauge indique un vide de — de millimètre se maintenant pendant 1 heure. La durée totale de

cette opération exige environ 10 heures.

Ensuite, sans laisser refroidir l’alliage qui, dans le cas où l’on emploie de l’antimoine, briserait le manomètre, au moment de sa solidification, on procède à la chauffe du becher contenant l’azotate.

Le bain employé était le bain classique des azotates de soude et de potasse en quantités équimoléculaires. Ce bain est liquide à 230° et très transparent. Il n’attaque pas le verre de Bohème jusqu’à 500°.

Grâce aux tuyaux flexibles de plomb, on déplace le manomètre et on le plonge dans Le bain à 230°.

On agite ce dernier au moyen d’un courant d’air passant bulle à bulle.

On élève ensuite la température.

Dès qu'on aperçoit une dénivellation dans la colonne de lalliage, on la compense au moyen d’une rentrée d’air par le robinet r.

Au moment où les niveaux du petit manomètre sont dans un même plan horizontal, on lit l’heure, la température et la pression sur le manomètre (4). (Au début de l'expérience, on lit la pression atmosphérique et on la relit toutes les heures.)

Pour les pressions dépassant la pression atmosphérique, R est mis en relation avec la canalisation d’air comprimé de la ville.

Lorsque l'expérience est terminée, on coupe le tube au niveau de l’alliage dans sa position horizontale et l’on jauge l'appareil, soit en le pesant plein d’eau, soit mieux en mesurant sur la cuve à mercure le volume d’air qu’il contient.

Voici quels sont les nombres que j'ai obtenus dans ces expériences :

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