‹ Recherches sur le pouls capillaire visibleChapitre 19 sur 33 · OBSERVATION V · texte numérisé non relu

OBSERVATION V

Communiquée par M. Liander, interne des hôpitaux. Insuffisance aortique. — Pouls sous-unguéal. .

X..., jeune femme de 25 ans, atteinte en 1880 de rhumatisme articulaire aigu, au cours duquel s’est produite une endocardite avec souffle diastolique dans le foyer d’auscultation de l'artère aorte. — Nouvelle attaque en 1882, —

Dh

Quelques semaines après, fièvre typhoïde, pour laquelle la malade entre dans le service de M. Desnos, où elle ne reste que quelques jours. La salle ayant été évacuée, elle passe dans le service de M. Hardy.

Cette malade présente les symptômes d’une fièvre typhoïde légère, sur l’existence de laquelle aucun doute ne peut subsister. En outre, elle est extrêmement pâle, et en proie à de violentes palpitations. Le cœur est très hypertrophié, et au niveau du deuxième espace intercostal, sur le bord droit du sternum, on entend un souffle diastolique très marqué: souffle carotidien ; pouls de Corrigan très prononcé.

À chaque systole ventriculaire, on voit un nuage rouge passer sous les ongles et s’effacer aussitôt ; le phénomène est d’une netteté extrême en raison de la décoloration absolue des téguments. Nous n’avons pu augmenter son intensité d’une façon appréciable par l’élévation du bras. Voulant étudier le pouls capillaire qu’on observe au niveau d’une plaque rouge d’irritation, nous avons frictionné le front assez fortement. L’anémie du visage était telle, que nous n’avons pu déterminer de rougeur appréciable, fait dont nous avons été très surpris.

La malade étant alors passée chez M. Hardy, nous l’avons perdue de vue. Tout ce que nous savons, c’est que sa fièvre typhoïde a guéri assez vite et sans accidents.

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