‹ Recherches sur le pouls capillaire visibleChapitre 21 sur 33 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

Communiquée par M. Tapret, médecin des hôpitaux. Rétrécissement et insuffisance aortiques. Pouls sous-unguéal.

X..., âgé de 50 ans, marinier, est un homme de robuste constitution. Il n’a jamais eu de rhumatismes, maisil a été soigné à plusieurs reprises pour un eczéma. Il a fait de nombreux excès de boisson, et présente les signes de l’alcoolisme chronique; ses artères sont sclérosées.

Il y a deux ans, il alla consulter M. le professeur Potain, se plaignant de palpitations. M. Potain constata les signes d’une insuffisance aortique, et l’engagea à être plus sobre. 1 aurait alors complètement cessé de boire.

Au mois de février 1883, il entra dans mon service de l'Hôtel-Dieu (annexe), avec tous les signes du début de l’asystolie : bronchite généralisée, stase pulmonaire aux deux bases, dilatation du cœur, souffles au premier et au deuxième temps à la base, rien de net à la pointe. Il présentait en outre un peu d'œdème des membres inférieurs,

et une légère albuminurie, symptômes qui disparurent bientôt par le repos. Le pouls capillaire sous-unguéal était très net, et je l’ai fait constater à tous les élèves du service.

X... sortit au bout d’un mois, très amélioré. À ce moment, la lésion aortique était plus nettement caractérisée qu’à son entrée, et par le souffle, et par le pouls de Corrigan. Le pouls capillaire de l’ongle était aussi beaucoup plus net. !

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