‹ Recherches sur le Sulfure d'ÉthylèneChapitre 21 sur 36 · CIL.CH?.CH2.S.CN + H?0 = CI.CHÈ.CR°.S.CO.NH · texte numérisé non relu

CIL.CH?.CH2.S.CN + H?0 = CI.CHÈ.CR°.S.CO.NH

Dans un flacon bouché à l’émeri, j'ai versé dix centimètres cubes d’une solution alcoolique saturée

d’acide chlorhydrique gazeux, puis six centimètres cubes de chlorosulfoeyanate d’éthylène. Il s'est formé petit à petit une combinaison cristalline. Les cristaux ont été essorés et les liqueurs alcooliques concentrées ont fourni de nouveaux cristaux.

Ces cristaux sont solubles dans l’eau, l'alcool et insolubles dans l’éther. Je les ai purifiés d’abord par cristallisation dans l’alcool, puis j’ai repris les nouveaux cristaux par l’eau bouillante. Il s’est dégagé alors des vapeurs lacrymogènes provenant fort probablement du chlorosulfocyanate comme impureté. Par refroidissement, il s’est formé des paillettes nacrées fondant à 102-103°, peu solubles dans l’eau froide et très solubles dans l'alcool et, dans l’eau bouillante.

Chauffées à feu nu avec une pastille de potasse, ces paillettes dégagent de l’ammoniaque, maïs elles n’en dégagent pas avec une solution de soude, même portée à l’ébullition. Par contre, les eaux mères de la préparation en dégagent. Celles-ci laissent par évaporation un résidu de chlorhydrate d’ammoniaque qui se volatilise presque entièrement par la chaleur. Ce chlorhydrate provient de ce qu’il se fait, sur une faible fraction du produit, la réaction :

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