‹ Recherches sur le Sulfure d'ÉthylèneChapitre 26 sur 36 · CL.CHZ.CH2.0H + KSH = KCI + CH2.SH.CH20H · texte numérisé non relu

CL.CHZ.CH2.0H + KSH = KCI + CH2.SH.CH20H

Cette préparation à été reprise par G. M. Bennett (2), puis transformée par lui de manière à obtenir un plus grand rendement. Il à opéré comme ceci :

« On prend 225 grammes de monosulfure de sodium que l’on fait fondre au bain-marie dans son eau de cristallisation et on sature la solution d’hydrogène sulfuré. La solution est ensuite refroidie à 50° et on ajoute petit à petit 70 grammes de monochlorhydrine du glycol en agitant et en maintenant

(1) Carius, Ann Chem. und Pharm., t. 124, p. 258, 1862.

(2) G. M. BENneTT, Journal of Chem. Soc., t. 119, p. 42»,

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la température à 55°-65°. Le mélange est maintenu à 60° pendant vingt minutes, puis quand il est complètement refroidi, on ajoute avec précaution et par petites quantités à la fois, 60 centimètres cubes d'acide acétique cristallisable, Le chlorure de sodium est alors complètement séparé. On extrait à l'éther le thioglycol formé et on sèche sur du chlorure de calcium. L’éther est ensuite distillé et on obtient comme résidu un liquide jaune paille formé de monothioglycol et de dithioglycol. On le rectifie par distillation dans le vide. Le monothioglycol passe à 58° sous 18 millimètres de pression, à 71° sous 28 millimètres. Cette méthode donne 50 à 55 % du monothioglycol indiqué par la réaction, rendement de beaucoup supérieur à celui obtenu par Ca- TLUS 3)

Essai d'éthérification du thioglycol. J'ai fait passer un courant d'acide chlorhydrique gazeux et desséché sur l’acide sulfurique, dans un flacon renfermant le thioglycol précédemment obtenu. La température du liquide s’élevant peu à peu à 68 ° et d'autre part Carius et Bennett disant que le thioglycol porté au-dessus de 65 ° s’altère, j’ai refroidi pour éviter un trop fort échauffement. Le liquide se trouble peu à peu par suite de la formation d’eau et dégage très nettement l’odeur caractéristique de mercaptan. On aperçoit dans le liquide trouble des globules huileux en suspension qui, par repos, for-ment une couche assez dense occupant la moitié du liquide. Cette partie est masquée par un léger précipité qui augmente avec le temps et qui est formé de produits de condensation analogues à ceux que ROUS avons vus précédemment. |

Ne pouvant ni filtrer, ni essorer ce liquide, je l'ai épuisé à trois reprises par l’éther. Celui-ci a été séparé par distillation au bain-marie et il m’est

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resté comme résidu un liquide jaunâtre très fluide, à odeur forte de mercaptan.

Distillé dans le vide, la chlorhydrine est passée à 60° sous 25 millimètres de pression; en continuant de chauffer, il est passé un second liquide au-dessus de 100°, et le résidu du ballon s’est ensuite sublimé. Cette distillation à été identique à elle du produit brut obtenu dans l’action de l'acide chlorhydrique sur le sulfure d'éthylène.

Dans la distillation du thioglycol, il est passé des traces de dithioglycol. Celui-ci, sous l’action de l'acide chlorhydrique, a dégagé des vapeurs d’ypérite qui m'ont occasionné de nouvelles brûlures sur la face et les mains. Devant cet inconvénient assez facheux, j'ai cru bon de ne pas insister sur cette

nouvelle préparation qui, cependant, donne un ren-

dement de beaucoup supérieur à celui obtenu dans l’action de l’acide ehlorhydrique sur le chlorosülfocyanate. [1 m’a paru suffisant d'établir la réalité du phénomène.

Re :

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