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Recherches sur le système nerveux des poisson

Cri i)iivraL;(' sur le Sijsti'ine nerveux des Poissons paraîl longleniiis aju-ès la mort de son aiilcur. Il rcsie inachevé.

Il cuiivii'iil lie ia|i|M'|{'r les eireoiislances (jni en (li'lci'miiii'iciil l'ciil ii'ini^c, de noter les vui's (lui (IcvaiciU (-(jnduire à lui donniT di's pni|H(i-|ioiis d'alMud lualli'uducs.

L'Académie des Sciences avait mis au conrouis pour le i^iauil pii\ drs Sciences physiques, la question felalive à la diMenniiialidii t\i'> dillereiiles pai'lies île l'enei'pliuli' des Poissons. Le sujet n'ayant pas été ton! de snile tiaili' d'une nianière salisl'ai>anle, le coneuin-s avait été deux i'ois ajourné. A la lin di' rann(''e IcSij."), la qiii'>liiin (iail de nouveau proposée i)our Tannée 18G5.

M. Baudeldl s'i'iait siL;iial('' depuis plusieurs années par de remanpiaMes travaux sur l'organisation di's Mollusques et des Anneli's. Ila\ail aeipiis une -lande habileté dans les dissertions délicates et dans l'arl du de>sin un lah'nl (pii lui pernietlait de représenter les dispositions anatonH([nes avec une vérilahle perléctiim. huné d'une extrênie clau'voyance dans l'observatiiui des diHails les plus niirndieux. il se montrait ])énétraid dans la reconnaissance des laits généraux. La question proposée ])ar l'Académie des Sciences dlVrail ini iiinuense intérêt ; la solulion complèli' eût ('!é un litre de gloire, (lelui (pu trace ces liL;iies pressa .M. Ilaudeldl, niali;rt'' le diMai lnen cnurl puniun si vaste snjej, d'enlrepreiu.lre nue si''rieuse in\e>l iLialimi (pToii pen^ail enlic ses mains devoir être lecoiidi'. Il se uni à l'ieinre et pi'('^enla un li'a\ail à l'i'poipie li\(''e ]iar l'Académie. Le llap|iorl de la r,oinmission spéciale nouniu'e pai- l'Acailt'mie, qui' nous transcrivons en grande })arlie, ap[)rendra ([uels élaieuL les résultats dune piemière série de recherches [[).

(( En 1850, dit ce Rap|iorl, l'AcaiIcmie avait mis au coiunurs, iioiu' sujet du uiaïul prix des Sciences pliy.siqui's à décerner en 18(J'2, riHiide coniparalive du 5//*7c>;i6' nerveux des Puinnuiis, en

(I) l.a ComiiiissiDiuli' l'Acailihiiio se coiiiposaii ilc MM. Miliu' IMw.inls, Floureiis, Coslo, Je Quatrefagcs, Emile Itlaucliaril. Vny. Complc-rrndu dr l'Acddcinic des Sciences, l. I.XII.p. 'M, ISti'i.

Yi AVEnTlSSEMEiNT.

signalaiU aux concurrents, comme but essentiel de leurs recherches, la détermination rigoureuse des centres nerveux dont la réunion constitue l'encéphale. La question a été proposée de nouveau pour le concours de ISGi, et enfin pour celui de 1865. La Commission n'a eu qu'à se féliciter de ces remises successives, car, cette année, elle a reçu plusieurs ouvrages remarquables à divers litres. La question proposée par l'Académie est loin sans doute d'avoir encore été résolue, mais les recherches dont nous avons à rendre compte, apportent la connaissance d'un certain nombre de faits dont la valeur est incontestable.

» La Commission a eu à examiner un travail considérable de M. E. Baudelot, actuellement chargé du cours de Zoologie à la Faculté des Sciences de Strasbourg; un mémoire de M. IloUard, professeur à la Faculté des Sciences de Montpellier; un mémoire imprimé de M. Mayer, de Bonn.

» L'élude de M. Baudelot sur l'encéphale des Poissons a porté sur une suite d'espèces choisies dans les principaux groupes de cette classe du Bègne animal. Onelqnes espèces des jilus typiques ont surtout été l'objet d'une recherche fort approfondie. L'auteur, convaincu avec l;i plupart des anatomistes (|u'il y avait peu de lumières nouvelles à attendre de la considération des rapports des parties entre elles, qui a été jusqu'ici la préoccupation dominante des investigateurs, s'est attaché, d'après les indications données par l'Académie, à reconnaître bien exactement les origines des nerfs crâniens, les origines à leur point d'émergence, et surtout les origines réelles. Cette partie de l'anatomic du Système nerveux des Poissons était restée encore fort imparfaitement connue, môme après les observations intéressantes publiées par M. Stannius il y a une quinzaine d'années. Sur ce point, les recherches de M. Baudelot ont été exécutées avec infiniment de patience et d'habileté.

» Les origines multiples des nerfs trijumeau et glosso-pharyngien, du nerf pathétique et des autres nerfs crâniens, ont été très nettement déterminées par l'auteur, ainsi que diverses anastomoses entre les racines de ces nerfs, ainsi que la destination de plusieurs branches (pi'on avait toujours négligé de suivre,

y> Cette portion du travail de M. Baudelot met en évidence de nombreux faits de détail constatés pour la première fois avec une extrême rigueur et dont la connaissance conduira certainement à de nouveaux résultats. D'un autre côté, l'auteur, par un effort dont il est juste de lui tenir grand compte, est parvenu à déterminer la structure de plusieurs parties de l'encéphale. Après avoir essayé d'une foule de moyens pour raffermir d'une manière convenable le cerveau des Poissons, il a réussi à faire des coupes minces d'une parfaite netteté. Parmi les résultats obtenus, nous pouvons citer la constatation d'une zone de cellules multipolaires audessous de la couche grise corticale du cervelet, la réunion sur la ligne médiane des deux moitiés de la voûte optique par la couche de fibres radiées qui tapisse à l'intérieur les lobes optiques, l'entre-croisement parfaitement démontré des faisceaux des pyramides, sur lequel on avait élevé des doutes à l'égard des Poissons.

» Les résultats d'un véritable intérêt auxquels est arrivé l'auteur, n'ont pu conduire cependant à la détermination sûre des parties de l'encéphale qui sont particulièrement demeurées jusqu'ici un sujet d'embarras pour les anatomistes. M. Baudelot, avec une réserve qui mérite d'être louée, n'a pas osé, en l'absence de faits suffisamment démonstratifs, se prononcer sur l'homologie des lobes inférieurs de l'encéphali; des Poissons, avec une partie quelconque du cerveau des Vertébrés

AVEIITISSEMENT. vu

sii|n'rieurs; seulement il iv|iiinsse, et sans doiitc avec raison, l'idi'c d'une assimilation de ces lobes, suit avec les corps sirirs, soit avec les couches optiques, en se fondant sur leur connexion et sur leur mode de dévidop|)enient.

» Ouant aux petits reidlenients intérieurs des lobes optiques, qui ont été si diversement inler- |)rétés par les anatomistes, M. Baudelot aura certainement le mérite d'eu avoir étudié les niodilications chez les divers types de la classe des Poissons, beaucoup iiiicu\; ipn; luus ses devanciers; mais, lorsqu'il considère ces rcnllements comme un repli de la lame du cervelet, auquel s'ajoutent, du'/, certaines espèces, d'autres élénienls nerveux issus de la base des lobes optifjues, malgré les motifs ti'ès sérieux sur lesquels il s'appuie pour sa déteriiiiiiaLidii, ou \iiuili;iil une plus L;raiide nhondance de preuvi'S.

y) Ce ipii rehausse singulièrement la valeur du h'avail de M. Baudelot, présenté avec une méthode et une clarté qui ne laissent rien à désirer, c'est l'Allas de trente-ciiKi planelies qui l'accompagne, chaque planche portant plusieurs figures dessinées par l'auteur lui-même avec un art consommé, avec une netteté, une précision qui rendent faciles à suivre tous les détails nouveaux signalés |)ar l'auteur, simple à com.prendre, ce qui n'avait été précédeniinenl signalé que d'une manière assez vague. Sous ce rapport, les nombreux et importants travaux auxquels a donné lieu l'encéphale des Poissons n'avaient encore rien offert de comparable.

(Siiil rapiuM'rialioii drs tr.ivaiiv (1(> M\[. Itullard et Mayer)

» Après un examen scrupuleux des travaux dont il vient d'être rendu compte, la Commission a pensé, en l'absence d'une réponse pleinement satisfaisante à la question proposée par l'Académie, que le prix ne pouvait être décerné, mais qu'il y aurait justice à partager la somme affectée à ce prix entre les deux concurrents dont les efforts ont été plus particulièrement couronnés de succès.

y> La récompense, si bien jusliliée par leur habileté et par leur persévérance, que recevront les deux auteurs, sera, nous le pensons, un nouvel encouragement pour les anatomistes à travailler à la solution d'une question pleine de grandeur, solution dont on approche chaque jour davantage.

» Les connaissances acquises attestent jusqu'à Tévidence l'existence d'un plan i'ondanienial unique dans la constitution de lencéphale de tous les Animaux vertébrés. Pour en comprendre toutes les modifications, toutes les dégradations, il semble qu'il ne reste plus qu'un pas à faire; seulement la difliculté de la recherche, le nombre des investigations niinulieuses à acconqilir pour éclairer ce qui reste obscur, doit exiger encore un elTort considérable. Les travaux que l'Académie va récompenser achèvent de montrer de (piel côté surtout devront être dirigées les recherches ultérieures. Plus que jamais, il devient nianilcvle (pie c'est par l'étude comparative du développement de l'encéphale que l'on arrivera au grand résultat (pu a déjà été tant cherché depuis un demi-siècle. Mais, pour liien connaître rencéphale des Poissons, il ne faut pas l'étudier seulement chez les Poissons; l'élude, toujours comparative, des |»hases du dévehqipenient di'S Batraciens, des Reptiles et l'ulin des Vertébrés supérieurs est indispensable pour atteindre le but qu'on se propose.

» Parmi les Mémoires (|iii nous ont été présentés, celui de M. Baudelot vient assurément

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