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MODE DE PRÉPARATION DES PIÈGES AMATOMIQUES

La plupart des pièces analomiques Bgurées dans cet allas onl été préparées à Taide d'une solution d'acide chromique. Pour se servir avantageusement de ce procédé, il convient d'employer certaines précautions, sous peine de n'obtenir que des résultats imparfaits. Voici donc les divers modes de préparation auxquels nous avons eu successivement recours :

1° La solution d'acide chromique que nous avons presque constamment employée est ainsi formulée : Eau ordinaire, 100 gr., acide chromique cristallisé, 4 grammes.

2° Les pièces doivent complètement être immergées dans la solution.

3° Elles ne doivent pas être trop épaisses, ni guère dépasser un centimètre d'épaisseur. Quand il s'agit d'étudier le cerveau, il convient d'abord de rejeter ceux qui proviennent d'indiviJus atteints d'anciennes affections cérébrales. Les membranes doivent être méthodiquement enlevées, puis on procède à l'opération des coupes qui doivent être faites séance tenante, avec un grand couteau, soit dans le sens vertical, soit dans le sens horizontal, à environ un centimètre les unes des autres, suivant le but que l'on se propose. Les tranches cérébrales ainsi faites doivent être alors méthodiquement juxtaposées dans le bain préparé de la solution chromique, et isolées les unes des autres à l'aide de petits corps solides (dos fragments de liège), à seule fin que rimbibition puisse se faire convenablement partout. — Les mêmes précautions sont applicables aux autres départements du

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système nerveux que ron veut successivement étudier (moelle, bulbe, etc.).

4° On laisse les tranches du tissu nerveux macérer ainsi pendant environ deux ou trois jours. Au bout de ce temps, on les visite et Ton enleva à l'àidë d^un couteau tranchant les portions lêi plus superficielles de chaque tranche, sous forme de copeaux; on se débarrasse ainsi des portions qui ont été le plus saisies par l'action de l'acide, et qui sont défectueuses ; on rhôt dé là sorte à vif les portions sous-jacentes qui ont été imprégnées plus lentement. Cette petite opération ayant été pratiquée sur les faces supérieure et inférieure de chaque tranche, on plonge alors chacune d'elles de nouveau d^n^le même bain, et Ton attend encore deux ou trois jours.^Le temps varie suivant leur épaisseur et le degré de solidification auquel elles sont isolément arrivées. A ce moment elles sont en général dans un état de solidification convenable; on les met dégorger dans un bain d'eau simple, et l'on peut s'en servir alors, soit pour décalquer leurs principaux détails à Taide d'un papier transparent, soit pour disséquer les fibres nerveuses, ainsi que nous l'avons indiqué pour la planche XXVIII, fig. 2, soit pour les découper en tranches minces et en examiner les détails à l'aide de verres grossissants.

5° Les coupes doivent être pratiquées avec un grand couteau à cerveau, dont les deux faces doivent être continuellement mouillées.

ô** Les coupes ainsi préparées peuvent se conserver longtemps dans un mélange d'eau et d'alcool par parties égales.

7^ Pour l'examen microscopique, les tranches minces de substance nerveuse, durcies, et préalablement dégorgées de leur acide chrômique, peuvent êtfé rendues transparentes, soit à l'aide d'une dissolution faible de soude (ces préparations ne peuvent être conservées), soit à l'aide de la glycérine : les portions droites des figures des plaîiches V à X ont été deissinées sur des pièces ainsi préparées.

S** Quand oti veut colorer la substance nerveuse à Taide du carmin, on peut employer le procédé suivant. Il faut d'abord se servir de tranchés excessivement minces, enlevées sur des pièces solidifiées préalablement dans la solution chrômique, et conve« nablement dégorgées. La matière colorante employée en cette

MODE DE l>tlËPÂnAtiOft DE» Ptkfeë AfIATOfltTQtJES. S

circonstance n'est autre que du carmin en dissolution dansTammo* Iliaque ; la liqueur doit être préalablement filtrée.

Là théorie de Topération à effectuer consiste à faire passer 18 ti*ati<5be dé subëtttnce Mi'Veiise dMë ÙM ilérie de liquides qtii lui enlèvent sticcessivëinent soti éiCës â'ftcidé cfafuttiîque et ses matières grasses, et laissent en place tous les autres éléments analo? miques ] on les colore alors À Taide de cariilinate d*ammoniaque et l'on fixe la teinture À Taide d'un mordant (l^acide acétique).

La tranche étant donc préparée aussi mince que possible, m la tf eknpë successitëitient dàtis de rhttitnoiiidqtlë jpdur fietitralisef ëë qui resté ehéoré d'acide ehremiqdë (le tetûpi varié pour chacune de ces opérations successives suiVâiit I^épaisséur de la tr«nebe)i puis dans del'alcdol Ordinaire et dans de l'aleckil absolu ; Mpfèê l'avoir essuyée» on la tiiët d6tis ië l'ëssënëe de térébenthine Jusqu'à ce qu'elle devienne ëûmplétèttieilt diâfibane, on tëcomittetlëë Alors A la fàifë pAftëf ûtné l'ft1et>ol Absbiti, pm% dAiiS TAlcooi bfdinaifé^ pniâ dans de TeAu alcoolisée ; A ée ttlôttiént, 6n JA plonge dans la §ôlulion dé cartniii, et (|uelqueâ miiiiitës après on verse dessus quelques gouttes d'acide acétique pour axer la couleur. dn recommence alors la série des opérations antérieures, on la plonge successivement dans Taicool, puis Talcool absolu^ puis l'essence de térébenthine, et à ce moment on peut la fixer entre deux verres et la conserver indéfinimen t dans un vernis quelconque, gU dans du baume du Canada. Les figures i et S de la planche XIX ont été dessinées sur des pièces ainsi préparées i il en est de même des figures 7 et 8 de la plAnchë XVII, etc.

La solution de éarmin peut égAleiiiéilt s'etîipldyër stif dës|)ièces fralehes pour colofér dés ëellules tiéfvebses-, l'aéidë acétique employé alors fixe la couleur, et l'oii peut conserve!* ainsi entre deux verres des cellules colorées pendant quelque temps, pourvu qu'elles baignent dans de la glycérine.

KXPLICATION DES PLANCHES.

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