‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 20 sur 141 · LITS O · texte numérisé non relu

LITS O

82 SYSTÈME DM FIBRES COMVERGEETftfl IHFflItBIlEES.

dans les mômes rapports que les fibres ganglio-cérébralosolfaclivw, optiques, acoustiques, se trouvent vis-à-vis des gangltoos qui leot donnent naissance, est parfaitement accusée au niveau des régÎMi les plus inférieures de Vaike spinal»

Sur des pièces fraîches, en effet, convenablement préparéeij quand on suit avec soin, au«*dessous du renflemeiit lombaire, Tordre de groupement sur Taxe, des fibres des racines postérieures, on ne tarde pas à constater que, si le plus grand nombre d'entre elles, entre comme partie essentielle, dans la consUlolion même de Taxe spinal, il en est au contraire une certaine porlioa qui, comme les fibres directes acousUques dont elles sont la rtpréscntation exacte» se redressent verticalement en haut^ M* devant du point d'implantation du groupe des racines posté* rieures, et s'élèvent verticalement en donnant naissance aiofli, par leur apport successif, à une série de fascicules blanchâtre dirigés dans le sens longitudinal, et qui occupent les r^oM latérales de la moelle (pi. XIII, flg. h [h, 5 ) , pi. XXXVIi, fig. 7[5],etpl.II[l]).

Ces fascicules, dont le volume Va successivement croissant de bas en haut, à mesure que de nouveaux éléments viennent s'y juxtaposer, s'élèvent vers les réglons supérieures de la moelle, dans une direction ascendante, légèrement oblique, en avant des racines postérieures.

Arrivées au niveau des régions bulbaires, là où tous les éléments spinaux s'entrecroisent, les fibres fasciculées latérales obéissent à la loi commune, et passent successivement, les unes après les autres, du côté opposé à celui d'où elles proviennent (pl.II[l',2]).

Une fois qu'elles se sont entrecroisées (pi. VI, fig. 2 [â]el fig. 8 [4, 6, 4', 5'] ) , ces fibres cessent dès lors d'apparaître comm6 individualités anatomiques isolées; ellçs se stratiflent sous forart de fascicules triangulaires régulièrement disposés sur les parois antérieures du quatrième ventricule. Il est presque impossible de les reconnaître, au milieu des différents groupes de fibrilles verticales ascendantes qui s'étalent dans ces régions supérieures de Taxe spinal (pi. XIV, fig, 2, :^, et pi. III, fig. 1).

Quelle est leur distribution ultérieure? Daas quelle région de la couche optique vont-elles aboutir 1

Pnàlfi BFPtRElfTES GANOLIOHCÉRÉBnALÉS. (IS

C'est encore là un point d'analomie assez délicat^ sur lequel il est presque impossible actuellement de se prononcer arec certitude; néanmoins J'ai quelque raison de croire que ces fibres ascendantes des faisceaux latéraux vont àe distribuer précisément dans les régions les plus centrales de la couche optique, et qu'elles constituent, à proprement parler, la série dés fibres afférentes propres aux centres médians.

Il m'a, en effet, été possible de constater, un certain nombre de fois , à l'aide de coupes verticales pratiquées méthodiquement sur des pièces durcies, et tombant juste au niveau de la région des centres médians de la couche optique (pi. XÏI, fig. 3 [3, A]), lexistence de fascicules blanchâtres épanouis en fibrilles diver* gentes, au milieu même de la substance des centres médians, et paraissant ôtre disposés suivant l'alignement dés fibres latérales entrecroisées. Faut-il voir eh eux la terminaison centrale des fibres des faisceaux latéraux des régions souS'^bulbairés? Fatit^l considérer ces fibres comme les conducteurs spéciaux, destinés à ramener dans les régions centrales les impressions sensitives proprement dites, recueillies à la périphérie? Ce sont là autant de questions devttnt lesquelles l'anatomie seule est aujourd'hui impaissante, et qui appellent encore de nolivelles recherches.

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