FIBRES EPFÉRENTES DU CERVELET
se dirigent directement en avant et en haut, et s'enlrecroisenl immédiatement, au-devant delà substance gélatineuse des tubercules quadrijumeaux. Ces fibres sont ascendantes, et obliques en dedans (pédoncules cérébelleux supérieurs) (pi. II [37] et pl.I,
fig.4).
1» Pédoncules cérébelleux inférieurs.
La direction générale de l'ensemble des fibres qui constituent les pédoncules cérébelleux inférieurs, est représentée par une série de lignes courbes à concavité interne, reliant par un parcours spirolde la substance grise du corps rhomboîdal d'un côté et celle des corps olivaires inférieurs du côté opposé (pi. I, fig. à; pL Q [33,S3']etpl. ni,fig.2[19,19']).
Nées des plexus de cellules qui forment la substance grise du corps rhomboîdal, et confondues, à leur point d'émergence, avec les fibres originelles des pédoncules supérieurs et moyens, les fibres qui doivent constituer le pédoncule inférieur, éparses tout d'abord, forment bientôt en se condensant, un fascicule cyliodrolde légèrement aplati^ dont les éléments fibrillaires, élégamment contournés sur eux-mêmes, se voient à découvert sur les parties latérales du quatrième ventricule (fig. 1, pi. XII), au moment où elles s'accolent pour y pénétrer et se porter en avant.
La pénétration des fibres pédonculaires inférieures à travers les interstices des fibres spinales ne se fait pas tout d'un bloc(l); elle a lieu successivement, fibrille à fibrille, et s'efiTectue suivant une ligne courbe, représentée par la courbe de la surface externe de la région latérale du bulbe (pi. III, fig. 2 [19]).
Arrivées en effet, au niveau des bords droit et gauche de U paroi antérieure du quatrième ventricule (au moment où les fibrilles de la substance gélatineuse, avant de s'entrecroiser au
(1) Au moment où s'opère la pénétration (dans les régions latérales de l*axe spinal) des fibriUes du pédoncule inférieur^ celui-ci parait implanté sur les régions externes du quatrième ventricule. Comme l'immersion de ses fibres a Ueu soirtat une ligne obUquc de haut en bas^ et d'arrière en avant> et que ceUes-ci croiflCBt U direction des ftbriUes ascendantes grises et blanches venues do la moeUe épiiiière> U s'ensuit que la plupart des anatomistcs^ trompés par cette espèce de fusionnemoit des fibres spinales et des fibres pédonculaires^ sont tombes dans la même iUusHMi que nous avons déjà signalée (à propos des rapports réciproques des fibres convergentes cérébrales antérieures avec les fibres spinales antérieures^ au moment de
PiDORCDUn CÉRÉBBLLBDX UIFÉRISURS. ISf
nphé médian, s^éloignent de chaque o6lé, en interceptant un V ouvert supérieurement) (pi. III, fig. 1 [2A]), les fibrilles pédoncuhires inférieures se dissocient peu à peu, s'étalent en éventail sur les parois latérales de la région correspondante, et s^insinuent ainsi, d'arrière en avant et de haut en bas, à travers les éléments Gbrillaires ascendants de la région bulbaire (pi. XIV, fig. 2 pi. XII, fig. 1 et 2).
On les suit ainsi dans leur Irajet compliqué et sinueux, soit à Taide des coupes antéro-poslérieures qui permettent de lesaccom^ pagner pendant un certain temps (pi. XXXVII, fig, 2 [A]), au moment où elles s'éparpillent en fibrilles divergentes, sur les faces latérales de la région bulbaire; soit à l'aide des coupes horizontales graduées, grâce auxquelles il est possible de les étudier dans leur trajet ultérieur. On arrive ainsi a constater :
Qu'elles pénètrent obliquement, et par apports successifs, à travers les éléments nerveux de la région bulbaire (pi. VII, fig. 2
Qu'elles se présentent sous l'aspect de lignes sinueuses, con* centriques, formant une zone d^élémenls fibrillaires stratifiés, au niveau de la région externe de chaque corps olivaire;
Qu'elles circonscrivent pareillement, en poursuivant leur trajet spirolde, la face antérieure des pyramides antérieures , du même côté, sous forme d'un collier semi-circulaire;
Qu'elles abandonnent, chemin faisant (pi . III, fig. 2)^ une portion de leurs fibrilles au milieu des fascicules spinaux antérieurs du même côté (pi. VII, fig. 2, 3 et A [1], pour constituer les premiers linéaments réticulés de la substance grise cérébelleuse périphérique des régions antérieures de Taxe spinal (pi. XVIII, fig. 5 et 6) ;
Que la majeure partie d'entre elles, arrivée au niveau du sillon intérieur de la région bulbaire, se réfléchit directement d'avant en arrière, passe obliquement sur la ligne médiane, s'entrecroise
l'iomcwîon de celles-ci dans la substance grise des corps striés) ; ils ont cru à tort que, ptrce que deux catégories d'éléments nerveux, parties de points isolés, se rencontfiient dans un même alignement> ils formaient, par cela même, un seul et même tjflèiiie de fibrilles continues, et que, dans le cas actuel, les faisceaux postérieurs de U moelle se confondaient aTeC les pédoncules cérébelleux inférieurs pour aller se perdre dans le cerrelet. — Cette manière de voir est complètement en désaccord wee les fUU ; nous pensons que Ton peut considérer comme certain : qu'aucwi *« fiùmxaux postérieurs de la moelle ne remonte dans le cervelet.
183 PIBRBS EFFÉRENTES DU CERVELET.
en X, avec la série des fibres homologues du côté opposé, et parait s^épuiser, après cet entrecroisement, en participant d'une part, (au milieu des interstices des fibres spinales antérieures) à la constitution des réseaux de substance grise cérébelleuse périphérique, et d*autre part, en se combinant avec le plexus nerveux du corps oUvaire correspondant, pour lequel elles constituent un véritable système de fibres afférentes (pi. II, «g. 2 [20, 20' et 19, 19^]).
Ces fibres pénètrent dans la cavité du corps olivairc^, à travers Touverture spéciale qui en constitue le goulot, sous forme de fibrilles grisâtres, dirigées plus ou moins obliquement dans le sens transversal. Elles s'écartent rapidement les unes des autres, et s'éparpillent, pour se mettre toutes en rapport avec les saillies et les dépressions que présente la substance olivaire. Elles disparaissent bientôt, en se combinant avec les prolongements des cellules nerveuses avec lesquelles elles entrent en connexion.
Si maintenant nous essayons de concevoir dans toute Téleodue de leur parcours l'ensemble des fibres pédonculaires inférieures, nous voyons, en confrontant les uns avec les autres les aspects variés sous lesquels elles se sont successivement décelées (pi. III, fig. 2),que:
A partir de leur point d'implantation sur les parties latérales du quatrième ventricule, elles se dissocient en éventail et embras* sent toutes, sous l'aspect défibres curvilignes parallèles et superposées, les régions externes de l'olive correspondante, et la région antérieure des fibres ascendantes de la pyramide antérieure dont elles croisent la direction sous des incidences variées; qu'elles se réfléchissent bientôt sur elles-mêmes d'avant en arrière, en embrassant à la manière d^une spire élégante, la face interne de la pyramide correspondante, et qu'enfin, après s'être entrecroisées sur la ligne médiane, elles vont, au terme de leur long parcours, s^amortir dans la substance grise du corps olivaire, du côté opposé à celui d'où elles dérivent (1), dans l'hémisphère cérébelleux.
(1) La solidarité intime qui relie l'olive de la bulbe au corps rlioniboîdal et àrhèmisphcrc ccrébcUeux du côté opposé^ ù l'aide des fibres pédoncuUircs inférieure»} est telle, que, doiis les cas paUiologiques où un hémisphère du cenrelct est feni atrophié, l'atrophie porte non-seulement sur le corps rhomboîdal et le pédoocuk inférieur correspondant, mais encore sur l*ollve, exclusivement du cûté oppofé (pi. I, fl«. 4).
PEDONCULES CÉRÉBELLEUX INFÉRIEURS. 188
Elles se présentent en général avec celle disposition qui est coDslante au point de vue du but final, mais qui est sujette à de nombreuses variétés au point de vue des rapports affectés avec les éléments nerveux ambiants. Ainsi, tantôt elles sont complètement en relief sur les parties latérales de la région bulbaire; elles se dessinent alors sous Tapparence de stries régulières, curvilignes et divergentes, croisant manifestement la direction ascen* dante des fibres spinales, et descendant plus ou moins bas, quelquefois même jusqu'au-dessous de l'extrémité supérieure des olives ; tantôt elles sont a moitié engagées^ et n'apparaissent que dans une portion limitée de leur parcours; tantôt elles sont très-nettement accusées d'un côté et douteuses de l'autre, tantôt enfin elles ne font pas saillie en dehors, et parcourent tout leur trajet sans se démasquer à l'extérieur. Ce sont ces aspects multiples qui expliquent les variétés d'interprétation auxquelles leur description a donné lieu dans la pluparrt des traités d^anatomie purement descriptive.
Des olives inférieures. — Les olives inférieures représentent un amas de cellules nerveuses spéciales, anastomosées en plexus, et servant de point d'amortissement aux fibres pédonculaires inférieures, lesquelles se trouvent ainsi être de véritables traits d'onion interposés entre les cellules nerveuses du corps rhom-» boldal du cervelet, et celles de l'olive du côté opposé.
Elles rappellent assez bien la configuration des corps rhomboldaux avec lesquels elles offrent de nombreuses analogies. Comme eux, elles sont constituées par une lame de substance nerveuse, de coloration jaunâtre, repliée un grand nombre de fois sur elle-même (disposition heureuse, en vertu de laquelle leur surface, lielle était étalée, occuperait un espace beaucoup plus étendu que celui dans lequel elles sont confinées); comme eux, elles ont la forme d'un sac ou d'une bourse, présentant en un pomt une solution de continuité ou goulot, à travers lequel passent les fibres nerveuses : comme eux enfin, elles ont leur goulot qui se regarde réciproquement de chaque côté, et qui est tourné vers la ligne inédiane (pi. VII, fig, S, 2, h\ pi. III, fig. 2). Les olives sont généralement de forme elliptique, leur grand axe étant vertical : elles font une saillie plus ou moins prononcée en dehors, sur les faces latérales de la région bulbaire-, là elles sont en rapport
Uh . PIBRB8 BFFÉRENTB8 DU («BRVBLBT.
avec les fibres curvilignes des pédoncules cérébelleux inférieurs du c6lé correspondant, qui les croisent sous des incidences va* riées : en dedans elles répondent au raphé médian et i la portion entrecroisée des fibres pédonculaires (pi. VII, fig. 2, 8, A). En avant elles sont limitées par les fibres de la pyramide antérieure correspondante. En dehors et en arrière elles sont avoisinées ptr la série des fibres spinales ascendantes, qui se portent successÎTOment en avant et en haut (pi. XXXVII, fig. 2 et 3).
La substance grise des olives, contrairement à celle des corpi rhomboïdaux^ est constituée par une série de petites cellules ovoïdes, i coloration jaunâtre et quelquefois très-fortement piginentées (ph XXXVII, fig. 6). Elles mesurent en moyenne 0*,0I i 0*,0A^ et sont pourvues d'un noyau volumineux pareillemeoi ovoïde, sur lequel la paroi de cellule semble souvent appliqué! immédiatement. Leurs prolongements excessivement déliés ifl présentent sous Taspect d'un chevelu très-fin. Ils forment, Im uns avec les autres, par leur entrecroisement réciproque un tisn d'une nature toute spéciale, d'une densité, et d'une cohésion remarquables (pi. XVIII, fig. 6 et 6).
Les fibres afférentes des olives inférieures ne sont autres qiM celles des pédoncules inférieurs ; quant aux fibres efférentes, si l'on peut les reconnaître aisément à leur point d'émergence seulement, sur la lame de substance grise, à l'opposite du point d^iifr plantation des fibres afférentes (pi. VII et VIII), il est la plupart du temps très-difficile de les accompagner dans une certaine partie de leur parcours. Elles paraissent en effet s'irradier de toutes ta anfractuosités et les saillies, de la surface externe des oUveit comme d'un centre, sous forme de filaments grisâtres anastomosé en réseaux plexiformes, et s'éparpiller dans les interstices dei fibres spinales antérieures, qui sont dans leur voisinage.
Cette série de fibres secondaires, émanation indirecte de II substance môme du cervelet, contribue à former les premier linéaments de ces plexus de substance grise qui, apparaissant tou d'abord au niveau de la région bulbaire sous forme de stries cur vilignes éparpilléca, au milieu des fibrilles spinales antérieure! (pi. IXy X et XVIII, fig. 6 et 6), vont successivement, en augmentant de masse, finir par constituer les dépôts de substance grise des régions antérieures de l'axe spinal (substance grise d<
PiDONGULBS CÉRÉBELLEUX MOTEMS. i86
la prolabérance, du /ocu^ de Sœmmeriog), dépôts qui forment dans toutes ces régions un tout continu, et qui ont tous ce caractère commun, de représenter l'ensemble des expansions terminales des pédoncules cérébelleux, et à proprement parler, l'épanouissement périphérique des fibres cérébelleuses (pi. II [Î4', «6, 29.48)].
20 Pédoncules cérébeUeui moyens.
La direction générale des fibres qui constituent les pédoncules cérébelleux moyens est représentée par une série de fibres courbes à concavité interne, entrecroisées^ sur la ligne médiane, et reliant la Mibstance grise des corps rhomboidaux à celle de la protubérance du côté opposé (pi. I, fig. à -, pi, II [36] ; pi. III, fig. 2 [21 et 22]).
Cette catégorie de fibres efférentes, nées ainsi que celles des pédoncules inférieurs, des réseaux de cellules des corps rhomboidaux (diffuses . et mal limitées à leur point d'émergence), se groupent bientôt les unes à côté des autres, pour former par leur juxtaposition un gros faisceau de fibres blanches aplati de dehors en dedans, et dirigé directement d^arrière en avant (pi. III, fig. 1 et 2). Les fascicules agglomérés qui constituent ce faisceau unique, ne tardent pas à se dissocier après un court trajet, pour prendre des directions légèrement dissemblables.
Les uns, ce sont les plus superficiels, se dirigent directement en avant sur les régions latérales droite et gauche de Taxe spinal, et après s'être entrecroisés en X sur la ligne médiane, se perdent dans les réseaux de substance grise du côté opposé (pi. XXXV, fig. 1; pi. m, fig. 2 [2 et 22]).
Les autres, qui sont sur un plan postérieur aux précédents, (et qui, par conséquent, constituent les fascicules profonds des pédoncules cérébelleux moyens), suivent une direction et un mode de terminaison analogues ; leur parcours est seulement moins prolongé (pi. IX, fig. 1, et pi. XVIII, fig. 1).
Les fascicules occupant la situation la plus superficielle, et qui constituent les fibres blanches de Técorce même de la protubérance se dissocient rapidement en fibrilles divergentes (pi. XXXVII), lesquelles se disséminent en s'étageant successivemeDtde bas en haut, les unes au-dessus des autres.
IM* FIBRES BFFÉRBNTR8 DU CBRYBLRT.
1* €eux qui sont situés le plus inférieurcment, se dirigent obliquement de haut en bas et d'arrière en avant : ils se portent ensuite, sous Taspect de fibrilles éparses (pK VIII, fig. 1 [1], fig. 2 [1, 1']), sur les parties latérales des pyramides antérieures prolongées, leur deviennent successivement antérieures et in« ternes, s'entrecroisent avec leurs homologues sur la ligne médiane, et se comportent comme les fibres les plus supérieures des pédoncules cérébelleux inférieurs, dont ils continuent la distribution périphérique.
V Ceux qui sont placés immédiatement au-dessus, et qui représentent les. fibres transversales moyennes de la protubérance, affectent une distribution analogue (pi. III, fig. 2 [21, Sf]), seulement leur parcours est beaucoup plus prolongé. Ils sont plus multipliés, et Jes dépôts de substance grise avec lesquels ils se trouvent en rapport, sont aussi beaucoup plus abondants que précédemment. Ils se dirigent tous directement en avant, sous forme de lignes courbes concentriques» à concavité interne (pi. IX, fig. 1 et 2 [1 et IT; pi. XVIII, fig. 1). Une forte portion d'entre elles s*incurve au-devant de Tinlumescence formée par les prolongements cylindroldes des faisceaux antérieurs, s*entrecroise au niveau de la ligne médiane, avec les fibres homologues dirigées en sens inverse, et se termine, en passant a l'état de fibres grises, au milieu des réseaux de cellules qui constituent la substance grise du côté opposé.
Toutes les fibres pédonculaires ne se comportent pas ainsi, il en est une certaine portion qui paraît s'épuiser avant de s'entrecroiser : on voit en effet (pi. IX, fig. 1 et 2 [1, ^']) que le long de la continuité des fascicules curvilignes, certaines fibrille^ se détachent du faisceau commun, et se distribuent isolément en se faufilant nu milieu des interstices des fibres ascendantes antérieures.
S* Les fibres des pédoncules moyens qui occupent une situation supérieure par rapport anx précédentes (pi. IX, fig. 2 et S)» se portent, en suivant une direction légèrement ascendante, en haut et en avant. Elles décrivent un trajet curviligne, analogue à celui des fibres sous-jacenles, dont elles continuent le mode d« distribution, mais seulement ce trajet est d'un plus court rayon (pi. III, fig. 2 [22, 22']). Elles contournent successivement *
PliQONCULES CÉRÉBELLEUX MOYENS. 137
dehors en dedans, la série des fibres spinales anlérieures, au moment où celles-ci (émergeant de la substance grise de la protubérance) commencent à se rapprocher les unes des autres pour constituer la région la plus antérieure du pédoncule cérébral du côté correspondant (pi. XV, fig. 1 [14]). Elles enserrent ces fibres antérieures, en passant au-devant d'elles sous forme d*im collier de fibrilles contournées en spires, élégamment superposées et parallèles, et vont en définitive (après s'être entrecroisées avec leurs homologues du côté opposé) se perdre comme celles de toutes les autres fibres pédonculaires, au milieu des réseaux de cellules nerveuses de la région.
Quant aux fibres pédonculaires cérébelleuses qui sont, relativement aux précédentes, postérieures et profondes, leur distribution est à peu de chose près tout à fait analogue à celles de leurs congé* Dères> seulement elles ont un trajet moins long à parcourir (pi. IX et X, fig. 1 et 2). Elles s'infléchissent en se coudant en dedans, d'une manière plus ou moins brusque, et affectent une dis-» position d'autant plus rapprochée dUme ligne transversale qu'elles sont plus postérieures (pi. III, fig. 2 [21, 22]).
Elles paraissent s'entrecroiser en partie sur la ligne méijiane et se terminer, soit du même côté, soit dans le côté opposé, sous forme de réseaux de substance grise (pi. IX, fig. 3 [à] et pi. X, fig. 1), parsemés des cellules nerveuses anastomosées fréquemment entre elles, a l'aide de prolongements trèi-multipliés (pi. XVin, fig. 2, 3, 4. 5.et6).
Les fibres terminales des pédoncules cérébelleux moyens se comportent donc de la même manière que celles des pédoncules inférieurs. Elles passent (à mesure qu'elles progressent) successivement à l'état de fibrilles grises, s'amincissent peu à peu, et se mettent, comme les précédentes, en rapport avec des agglomérations multiples de cellules nerveuses de nature spéciale. Elles contribuent, pour leur part, pareillement à la formation de ces dépôts de substance grise, si abondamment répartie dans toute cette région de Taxe spinal, et qui lui donnent une apparence bombée et protubérante caractéristique. Elles continuent celte série de lacis plexiformes de fibrilles grises (interposées au milieu des interstices des fibres spinales antérieures), dont nous avons