‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 2)Chapitre 41 sur 141 · RÉGION CÉRÉBRALE MÉDIANE · texte numérisé non relu

RÉGION CÉRÉBRALE MÉDIANE

réfléchie des venlriculcs latéraux qu'elles contribuent ainsi a conslituter en partie (pi. XXIII et XXIV).

âo Les circonvolutions Les plus internes appartenant au segment médian (celles qui correspondent à la face inlerne et supérieure des lobes cérébraux) sont constituées par une série d'omlulalions, placées les unes au-dessus des autres, suivant un plan vertical, et sont d'autant plus amples et apparentes qu'elles occupent une situation plus élevée (pi. XXIII et XXIV; pi. XX, fig. 4).

Les fibres convergentes propres à celte région spéciale du cerveau sont presque toutes verticales descendantes. Elles sont légèrement infléchies sur elles-mômes, et d'autant plus recourbées, qu'elles appartiennent aux circonvolutions les plus infcrieures. Celles qui émergent des circonvolulions les plus culminantes de la région (pi. XXIII), se présentent sous l'aspect de fibrilles blanchâtres, régulièrement étalées, bientôt rapprochées les unes des autres, et groupées intimement, pour suivre une direction qui se rapproche sensiblement de la verticale. A ces fibres ainsi juxtaposées, viennent bientôt se joindre celles d'un plus court rayon, qui proviennent des circonvolutions sousjacentes aux précédentes; puis enfin celles qui sont les plus fortement coudées sur elles-mêmes, et qui appartiennent aux circonvolutions les plus inférieures.

■ Ces fibrilles ainsi successivement disposées (dont l'ensemble i. fait suite aux fibrilles convergentes venues des régions externes t des hémisphères) se rapprochent insensiblement des régions s supérieures de la couche optique, et s'implantent régulièrement les unes a côté des autres, dans le môme ordre qu'elles ont alîeclé à leur origine périphérique. Elles forment, par leur juxtaposition régulière la paroi externe de la cavité de l'étage supérieur des ventricules latéraux.

Les circonvolutions de l'insula qui sont sur les limites des ïégions moyennes et antérieures du cerveau, se trouvent reliées pareillement à la substance grise de la couche optique de la manière suivante :

Surdescoupesverlicales(pl.XXlVetXXV[3,3'],etpl.XXXin) Oïl peut constater l'existence d'une série de fibrilles blanches à leur point d'émergence, se dirigeant d'abord verticalement en baul, le long de la région externe du corps strié, puis réfléchies

bientôt brusquement sur elles-mêmes. Elles se coudent ainsi, de dehors en dedans, en forme de crochet, et se perdent au milieo de la série des fibres convergentes qui viennent des régions cérébrales antérieures.

§ 3. — Aéston eéréUrale «iitéHciirt (pi. IV, fig. 3 [7, 8, 9, 10, il, il], et pi. XXVIII, flg. 2).

Le segment cérébral antérieur se trouve comprendre, outre une portion des circonvolutions de l'insula, la totalité des circonvolutions des lobes cérébraux antérieurs.

En comparant entre elles la série des coupes horizontales et verticales, intéressant les régions cérébrales antérieures, on peut reconnaître :

Que les dispositions générales signalées ailleurs se retrouvent ici avec les mômes caractères : que les fibres cérébrales paraissent toutes obéir à un mouvement commun de convergence, qui les entraine vers les régions antérieures de la couche optique du côté correspondant-, et que leur direction générale peut être figurée par une série de fibres curvilignes, dirigées d'avant en arrière, et suivant les régions, de dehors en dedans ou de dedans en dehors, ou de haut en bas ou de bas en haut (pi. IV,

fig. 3);

Que les fibres du système convergent et du système commissiHtant, confondues et mêlées à leur point d'émergence, se dissocient rapidement après un court trajet ;

Que tandis que les fibres commissurantes se séparent de lean fibres satellites, suivant une ligne courbe ascendante, à direction intéro-postérieure (pi. XXVllI, fig. 2 [E D]), pour s'incurver en arrière et en dedans, et passer dans Thémisphère du côté opposé (pi. IV, fig. 3 [17, 18]), les fibres convergentes, au contraire, brusquement abandonnées, se dessinent nettement sous Taspect de fascicules isolés et indépendants (pl.[XXVni, fig. 2 [K, H]);

Que chacun de ces fascicules, régulièrement stratifiés les uns au-dessus des autres, traverse isolément, de part en part, et dans une direction oblique d^avant en arrière et de dehors en dedans, la substance grise du corps strié (accumulée sur leur passage ici en beaucoup plus forte proportion qu'ailleurs), pour s'iroplaDter

RÉGION cérébualb antéhieurb. l70

ans les régions correspondantes de la couche optique (pi. XXX, XXI, XXXII, XXXIII);

Que la substance grise du corps strié se trouve ainsi» par le fait lème de leur présence, segmentée en deux portions: une supéieure et interne (libre dans la cavité venlriculaire), c'est le noyau ]tra*ventriculaire ; l'autre inférieure et externe, c'est le noyau xtra- ventriculaire ;

Que les fibres spinales antérieures épanouies en éventail au sein e cette même substance grise n'affectent avec les fibres conver- ;entes antérieures que des rapports de contiguïté;

Qu'il n'existe par conséquent aucune fibre spinale irradiée dans es hémisphères cérébraux. L'admission d'une pareille manière de roir repose exclusivement sur l'apparence d'une fausse conti« Duité entre les fibres spinales antérieures et les fibres convergentes antérieures (pi. II et pi. IV, fig. S [20]).

Nous allons successivement passer en revue : V la plupart des fibres convergentes venant des circonvolutions de la région externe qui constituent la portion convexe du lobe antérieur; puis, Scelles qui ont leurs origines dans toute cette série de circonvolutions qui existent au niveau la région interne des lobes cérébraux antérieurs (pi. XXX, XXXI, XXXII et suiv.).

i. Les fibres convergentes appartenant à la portion la plus postérieure et externe du segment cérébral antérieur (pi. XXV et pi. IV, 8g.8) représentent, sous une apparence seulement plus accentuée, la série des fibres convergentes appartenant aux régions les plus intérieures du segment médian, avec lesquelles elles se continuent d'une façon tout à fait insensible. C'est, à peu de chose près, le même mode de groupement des éléments fibrillaires, si ce n'est que Pon commence à s'apercevoir que, par suite de l'éloignement progressif des points d'origine périphérique des fibres convergentes, celles-ci se groupent plus nettement en fascicules distincts, à mesure qu'elles se rapprochent des régions centrales.

Lorsque Ton poursuit l'étude du mode d'émergence et la direo* lion des fibres appartenant au groupe des circonvolutions externes, dans les régions du cerveau de plus en plus antérieures, on s^a« perçoit :

Que les fibres convergentes et les fibres commissuranles, con«

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fondues dans leurs origines, et juxtaposées dans une grande partie deleur trajet, se dirigent simultanément d'abord, d'avant en arrière et de dehors en dedans; qu'elles parviennent ainsi groupées, au niveau de la ligne qui correspond à la limite externe du corps strié; puis qu'arrivées en ce point, elles se séparent insensiblement les unes des autres (pi. XXVI, XXVII, XXVIII; pi. II). Tandis que les fibres commissurantes abandonnent les précédentes sous des incidences variées, et affectant une direction sensiblement transversale, pour passer comme une série d^arcades accolées sur la ligne médiane (pi. XXX, XXXI, XXXII ; les fibres convergentes, au contraire, devenues indépendantes et franchement isolées, se groupent en fascicules distincts, qui pénètrent séparément dans la masse même du corps strié, y décrivent on trajet élégamment spiroîde, et vont se perdre dans les parties les plus supérieures de la région antéro-externe des couches optiques (pi. XXVni, fig. 2). Les fibres qui émergent des circonvolutions les plus élevées, décrivent, d'avant en arrière, des courbes (pi. IV, fig. 3 [7, 8, 9]) verticalement dirigées, puis elles s'infléchissent peu à peu sur elles-mêmes, en plongeant dans la substance grise du corps strié, et se superposent régulièrement, fascicules par fascicules, à mesure qu'elles arrivent des régions périphériques (pl.XXV, XXVI, XXVII).

Celles qui tirent leurs origines des circonvolutions franchement externes affectent, par rapport aux précédentes, une direction d'autant plus oblique qu'elles sont plus externes (pi. XXVII, fig.l [1, 1'] et fig. 2). Elles obéissent néanmoins aux mêmes tendances, se placent au-dessous des précédentes, et forment ainsi, par leur juxtaposition régulière, un faisceau unique, qui est la résultante commune de toutes les fibres antérieures, et qui est l'analogue (dans cette région antérieure du cerveau) du faisceau de même espèce, qui limite la paroi externe du ventricule latéral dans les régions postérieures (pi. XXXI [9] ).

Quant aux fibres les plus antérieures, elles naissent de la même manière que les précédentes, et se présentent sous Taspect de fibres curvilignes, régulièrement juxtaposées entre elles, et dirigées toutes directement d'avant en arrière (pi. IV, fig. î [10,ll];pl. XXVIII, fig. 2 [E]).

Il est à noter que les fibres qui émergent des circonvolatioos

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