‹ Recherches sur le système nerveux cérébro-spinal; sa structure, ses fonctions, et ses maladies (volume 3)Chapitre 48 sur 133 · CHAPITRE PREiMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREiMIER

FIBRES COMMISSURANTES DE l'aXE SPINAL.

A. — Dans la région de la moelle proprement dite, les fibres commissurantes se présentent sous Taspect de fascicules transversaux, à coloration grisâtre, étendus d'un côté à Tauire, et plongeant, par leurs extrémités, au sein des deux moitiés latérales de la substance grise spinale. Ces fascicules sont disposés en deux groupes; Tun est situé en arrière du canal central, Tautre en avant (pi. V, flg. 5 et 9). Le premier parait servir de moyen d'anastomose entre les cellules de la substance grise des régions postérieures et médianes ; le second paraît remplir le même rôle vis-èf^vis des cellules des régions antérieures. Les fibres qui les constituent ont une direction oblique; aussi lorsque l'on poursuit leur étude à l'aide de coupes verticales, apparaissent-elles sous l'aspect de fibrilles obliques, passant par paquets isolés sur la ligne médiane, et entrecroisées les unes avec les autres (pL XIV, fig. 6;pUXVn, fig. 7).

La signification générale de ces fibres semble être de servir de commissures entre les divers dépôts de substance grise qu'elles servent ainsi à conjuguer; mais lorsque l'on cherche à préciser leurs rapports avec les cellules ambiantes, les difficultés surgissentt par suite de l'obliquité particulière de leur trajet et de la direction curviligne qu'elles affectent. Il est presque impossible en effet de les

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Sjuivre pendant un certain temps, et de pouvoir fixer leur parcours sans discontinuité, depuis leur point d^émergence (lorsqu'elles quittent une cellule de la substance grise) jusqu'à leur point d'arrivée, au contact d'une autre cellule de même espèce. On peut» en effet, constater l'existence d'une série défibres curvilignes sur des coupes horizontales obliques (pi. XIII, fig. 5) passant d'un côté à l'autre; on peut pareillement accompagner sur une coupe verticale (pi. XVII, fig. 7 [3, 3'J) quelques fibrilles obliquement dirigées, émanant de cellules plus ou moins rapprochées de la ligne médiane, mais (comme les points d'implantation des portions internes des fibrilles radiculaires postérieures sont proches) il en résulte qu'il est permis de conserver un certain doute, et que l'on est amené à se demander si l'on n^aurait pas affaire à une portion de ces mêmes fibrilles, qui passeraient sur la ligne médiane en s'entrecroisant, pour se perdre daps les dépôts de substance grise situés du côté opposé à celui d'où elles dérivent. Il plane donc encore beaucoup d'incertitudes sur les rapports intrinsèques des fibrilles de la commissure grise postérieure, avec les divers groupes de cellules des régions postérieures ambiantes.

Les fibres commissurantes interposées entre les régions de la substance grise des cornes antérieures, nous paraissent, eu égard au volume relativement plus accentué des cellules qui s*y trouvent, être plus facilement démontrables. Il est plus facile, en effet, de suivre dans cette région, pendant un certain temps, les fibrilles nerveuses transversales, a partir de leur point d'émergence jusqu'au moment où, après avoir passé sur la ligne médiane, elles s^infléchissent en filaments curvilignes pour se perdre dans les régions homologues du côté opposé (1).

B. — Dans toute la portion sous-bulbaire de Taxe spinal, les deux fascicules des fibrilles grises qui constituent les commissures delà moelle, conservent les mêmes rapports entre eux et vis-à-vis du canal central qu'ils continuent à circonscrire en avant et en

(1) Si ranatomic uormale est jusqu'ici presque insuffisante pour démontrer rigoureusement Texislence de fibres commissurantes^ allant d'une cellule de la moelle d'un côté à une autre cellule homologue située du côté opposé^ la physiologie expérimentale^ qui nous montre que la propagation des irritations appliquées au nhreau des racines postérieures^ s'effectue d'un côté a l'autre de la moelle^ et ranatomie pathologique^ qui nous fait voir que les lésions chroniques^ locaUaéet

FIBRES C0MM18SURANTES DE l'àXE SPINAL. 229

arrière (pL V, fig. 6, 7, 8). A partir de la région bulbaire (pU VI et suiv.) rinlrication des éléments nerveux devient tellement prononcée, qu'il nous a été jusqu'ici presque impossible de pouvoir signaler l'existence isolée de fascicules transversaux, ayant nette* ment la signification de fibres commissurantes.

C, — Dans les régions sus-bulbaires de Taxe spinal, les mêmes diflScultés se représentent encore avec des caractères plus accenués, par suite de l'entrecroisement non interrompu des fibres spinales ascendantes, et de l'arrivée des fibres surnuméraires, insérées successivement, au-dessus des régions où s'efieclue Tenlrecroisement. Il est presque impossible de constater avec certitude, au niveau des divers dépôts de substance grise qui tapissent les parois du quatrième ventricule, Texistence de fibres commissurantes bien nettement accentuées. On peut néanmoins considérer comme vraisemblable, que si elles ne sont pas facilement apparentes, elles n'en existent pas moins. II faut tenir compte, à ce propos, de la disposition toute spéciale que présente la substance grise dans ces régions supérieures de l'axe spinal. Par suite, en effet, de l'élargissement Iqfundibuliforme du canal central, au niveau du bec du calamuSj il en résulte que les régions bilatérales de substance grise, au lieu d'être séparées en deux portions, comme a la moelle proprement dite, se trouvent, au contraire, devenir coalescentes sur la ligne médiane, et ne plus former qu'un tout continu (pi. VII et VIII). Il est ainsi possible de comprendre la solidarité des divers départements de substance grise du côté droit avec ceux du côté gauche, à l'aide des réseaux des cellules nerveuses intermédiaires.

Les noyaux d'implantation des fibres grises acoustiques (pi. XIV, fig. 1 [6]; pi. VIII, fig. 2) paraissent ainsi rattachés Tun à l'autre : peut-être ceux qui appartiennent aux fibrilles radiculaires de la cinquième paire offrent-ils une série de fibres commissurantes analogues. La substance grise des tubercules quadrijumeaux droits et gauches parait commissurée à l'aide d'un système de fibres

primitifement à un côté de la moelle, retentissent à la longue sur la portion restée aine dn côté opposé^ prouTcnt incontestablement Texistencc de cette série particulière de fibres conunissurantes^ propres aux régions postérieures et aux régions antérieures qui (quoique ne pouvant être suivies dans tout leur parcours) n'en ont pas \ une eiisteBce réelle.

tSO lYSTàMB DES FIBRB9 G01|lfia»U1l4NTEa«

transversales arciformes, implantées par chacune de leurs extrémités au milieu des réseaux de cellules , et devenant apparentes lous la forme d'un cordon cylindrolde blanchâtre sous-jacent aux fibrilles delà commissure postérieure (pK XXXVII» fig. 1 [6]),

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