‹ Recherches sur le systeme serveux des poissonsChapitre 13 sur 41 · WE · texte numérisé non relu

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moyen des dissociations dans le sérum iodé, ou bien par la méthode des coupes.

= Par les dissociations sur une lame de verre, on peut obtenir la séparation des éléments et isoler les

grosses cellules nerveuses munies de leurs prolongements. | ;

La fig. 2 montre une de ces cellules fortement grossie. Ô

NÉVROGLIE. — La matière interposée constitue la substance fondamentale de l’axe nerveux. On l’a nommée Névroglie, et les anatomistes ont beaucoup écrit sur ce sujet sans être parvenus à s'entendre.

Certains histologistes, Robin entre autres, ont pris cette matière pour du tissu conjonctif particulier.

D'après les recherches de Ranvier, sa structure a été bien démontrée. — Cet auteur a isolé les cellules de la névroglie, dans laquelle on n'avait vu jusqu'alors qu’une substance gélatineuse amorphe ou du tissu conjonctif d’une nature particulière.

La moelle des Poissons osseux est particulièrement favorable à l’étude de cette substance.

La fig. 3 qui représente un fragment très grossi de la coupe transversale d’une moelle de Labrax lupus montre avec évidence la structure de la substance névroglique.

Au milieu de la trame de l’un des prolongements de la substance grise des cornes antérieures, on aperçoit un tissu conjonctif dont les fibres sont orientés

dans une direction centrifuge. Cette substance fondamentale est parsemée de petites granulations fortement colorées, légèrement atténuées aux deux bouts et dont chaque prolongement filiforme s’épuise se dans la substance ambiante. Ces granulations sont définissables en un noyau cellulaire d’un diamètre trés pelit. 2 | N

En se servant d’un objectif assez puissant, on aperçoit quelques-uns de ces noyaux entourés d’une sorte d'atmosphère protoplasmique d’une transparence extrême que l’action des réactifs à fortement rétractée. Ces éléments constituent les cellules de la

névroglie. | 1.

Ces formations, comme nous le verrons plus tard, 3 se retrouvent d'une façon constante dans diverses “4 parties de l’Encéphale des poissons. Elles peuvent 2 être assimilées par exemple, aux myélocites du Cer- à

velet dont la parenté avec les cellules de la névroglie n’avait pas encore été affirmée. 2 La théorie de M. Schultze au sujet de ces granu- | lations est assez ingénieuse.

Les minces prolongements des cellules de la névroglie seraient en rapport avec les prolongements “ ramifiés des grosses cellules grises. L'origine de ces : filaments serait dans ce. noyau myélocytique, et le myélocite serait l’unité nerveuse irréductible tandis que la cellule grise aurait la valeur d’un organe. Il est impossible, avec les moyens actuels d’investigation de résoudre la question, mais comme il est indiscutable qu’il doit exister des anastomoses

Le

entre les cellules, il est naturel de croire qu’elles existent dans le réseau fibrillaire de la névroglie dont les petits noyaux on les points de départ de l’'influx nerveux.

CELLULES NERVEUSES. — Les cellules nerveuses sont localisées en certains points de la moelle. Elles sont toutes munies de prolongements protoplasmiques excessivement fins, que l’action du carmin osmiqué met parfaitement en évidence. Elles sont pourvues d’un noyau qui se colore en rouge vif par le picro carmin, et d’un ou plusieurs nucléoles qui se présentent sous l'aspect de vésicules fortement refringentes.

L’existence d'une membrane d’enveloppe pour les grosses cellules grises n’a pas été jusqu'ici démontrée.

On peut voir, sur les préparations représentées dans les figures 4 et 5, que cette membrane d’enveloppe existe d’une façon indubitable, Sous l'influence des réactifs durcissants, le protoplasma s’est rétracté en entraînant avec lui le noyau. La membrane cellulaire s’est alors isolée en laissant visible un espace clair traversé par les prolongements fibrillaires qui s’échappent du protoplasma. La membrane cellulaire se perd bientôt, en se fusionnant sur le cylindre axe de la fibre nerveuse élémentaire.

Les prolongements cellulaires se dispersent-ils dans la substance grise ou sont-ils en relation directe avec le cylindre axe des tubes nerveux? Je crois être en mesure d'affirmer la seconde proposition.

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Le fameux prolongement indivis de Deiters à

été nié par beaucoup d'auteurs. J'ai pu létudier et

déterminer sa nature dans les cellules nerveuses de la moelle des Téleostéens.

R. Wagner ct M. Schultze l'ont vu chez la Torpille, mais ni Stieda ni Wiault n'en ont pu constater l'existence au cours de leurs recherches sur les Poissons osseux et les Plagiostomes. RE

Si l’on jette les yeux sur les fig. 4 et 5, dessinées à la chambre claire-et à un fort grossissement, on peut se rendre compte du passage des prolongements in-. divis de Deiters dans la fibre élémentaire qui plus loin va constituer avec les prolongements des cellules voisines, le faisceau des nerfs spinaux.

Au milieu de la corne antérieure de la moelle de Platessa vulgaris, on aperçoit plusieurs grosses cellules multipolaires.

Le faisceau nerveux dont elles sont le noyau d’origine se dirige vers la périphérie et au point de sortie, l’arrachement accidentel de la racine à produit une dépression qui indique l’origine apparente du nerf.

Les cellules a, b et c envoient dans cette direction un prolongement qui a été mis en évidence par lac. tion du carmin osmiqué (prolongement indivis).

Ces trois cellules placées à peu près en série linéaire font partie du noyau d’origine du faisceau nerveux.

L'opinion de Wagner est confirmée par cette dé-

= ap —

monstration. Le cylindre axe des tubes nerveux a sa source dans la cellule.

Il est impossible d'observer entre les cellules grises des anastomoses manifestes. Les filaments ramifiés se perdent dans la substance grise et jamais un prolongement de Deiters n'ira s'unir à son congénère issu d’une cellule voisine.

Comme je le disais plus haut, une communication quelconque doit exister entre les éléments cellulaires nerveux, et le réseau fibrillaire de la névroglie pourrait bien être la voie par laquelle les cellules grises se mettent en rapport les unes avec les autres.

Il faut avouer cependant, que jamais, avec le secours des grossissements les plus considérables, et en employant le chlorure d’or, je n’ai pu déceler la résolution des fibres de la névroglie dans les grosses cellules grises qu’elles entourent.

Owsjanikow à donné une explication des connexions des cellules entre elles et de leur mode d'union avec l’organe encéphalique.

Une fibre sensible et une fibre motrice, — écrit-il, — concourentdans une cellule de laquelle partent: une fibre qui remonte au cerveau et une autre fibre commissurale, qui se rend dans l’autre moitié de la moelle.

Cet observateur décrit en outre, dans la moelle des Poissons osseux, de grosses cellules fusiformes émettant jusqu’à cinq ramifications.

L'une d’entre elles se dirige à travers les fibres longitudinales de l’axe rachidien vers la racine postérieure d’un nerf.

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