BULBE & RÉCION DU 1V° VENTRICULE
La Moelle allongée n'offre pas chez les Poissons osseux une démarcation bien nette avec les parties encéphaliques qui précèdent. Ce n’est en somme que la continuation de la moelle épinière, dont tous les éléments se retrouvent avec une disposition différente que nous allons décrire dans le bulbe.
Il n'existe pas de Protubérance annulaire comme chez les Mammifères. Tout au plus peut-on assigner au bulbe des limites anatomiques marquées par les origines du premier nerf cérébral. te
La moelle épinière se continue donc avec ses élé-. ments à son entrée dans le crâne, et les différences essentielles reposent uniquement dans le bulbe sur la disposition des cordons et sur le rapprochement progressif de la substance grise vers le plancher du IV® ventricule.
On peut très bien étudier ces variations sur des coupes en série.
La moelle épinière en pénétrant dans la boîte crânienne change d'aspect. Elle se renfle en même temps qu’elle s’aplatit au niveau de l’émergence du premier nerf rachidien. Ce renflement s’accuse aux points d'origine des nerfs Glossopharyngiens e]} Pneumogastriques, pour atteindre son maximum
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au niveau des origines apparentes des nerfs de la sixième paire (N. Oculo-moteurs externes).
La moelle allongée offre à sa partie postérieure ou dorsale, une dépression de forme lozangique qui constitue la cavité du quatrième ventricule. |
Le sillon postérieur de la moelle se dilate et peu à peu le canal de l’épendyme quitte sa ‘position axile et se rapproche de la surface dorsale. Bientôt ce canal vient s'ouvrir à la pointe du quatrième ventricule, en cet endroit que l’on a appelé le calamus scriptorius.
Ce quatrième ventricule n’est qu’un espace laissé libre par l’écartement progressif des cordons postérieurs de la moelle qui forment la marge du ventricule et les parois supero-latérales du bulbe.
Une sorte de pont formé par des fibres de la substance blanche, limite en arrière le quatrième ventricule tandis que sa cavité est librement ouverte en avant. |
Chez les Cyprins, ce ventricule est recouvert en partie par les lobes postérieurs ou lobes du nerf vague, qui s’avancent en dôme au-dessus de lui, et qui atteignent parfois un volume supérieur à celui des lobes optiques.
En arrivant dans le Bulbe, les cordons supérieurs se dédoublent (fig. 36 et 37).
La partie externe qui forme un ensemble volumineux de faisceaux, se dédouble et s’écarte de la ligne médiane en remontant vers la droite et vers la gauche, de sorte que sur le plancher du IV° ventricule,
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on aperçoit deux faisceaux blancs longitudinaux, les faisceaux ventriculaires médians qui s’avancent jusque dans le plancher des lobes optiques et concourent à former les parois inférieures de l’acqueduc de Sylvius (fig. 36 et 37, f. v..m.).
La portion des faisceaux qui chemine en dehors forme le faisceau ventriculaire latéral externe qui va se perdre en passant sous le cervelet à la hauteur des pédoncules cerebelleux vers l'extrémité antérieure du quatrième ventricule (f. L. ex.).
Un autre groupe de fibres chemine parallèlement au précédent, mais au-dessous de lui et compose le faisceau ventriculaire latéral interne, qui va contribuer à former les pédoncules des hémisphères en avant et au-dessous des lobes optiques (f. L. 1.).
Au-dessus du faisceau ventriculaire médian, on distingue à l’œil nu des fibres blanches à direction transverse, la Bandelette commissurale, et qui vont de lun à l’autre des faisceaux externes en établissant entre eux une communication (fig. 37, Bd. c.).
Tout cet ensemble que nous venons de décrire (faisceaux latéraux et faisceaux ventriculaires mé: dians) peut être homologué avec les PYRAMIDES PpOs- TÉRIEURES de la moelle allongée des mammifères.
Les Cordons antérieurs de la Moelle sont représentés ici par deux gros faisceaux situés de chaque côté du raphé médian, en contact par leur partie supérieure avec l’ensemble des faisceaux ventriculaires.
Ce sont les PYRAMIDES ANTÉRIEURES.
Au-dessous des fibres transverses de la bandelette