CERVELET
Le Cervelet des Poissons osseux, (Métencéphale de Gegenbaur), est la partie du cerveau sur laquelle : les anato mistes ont toujours été à peu près d’accord au point de vue des homologies.
Décrit depuis longtemps dans sa forme extérieure et dans ses connexions apparentes, cet organe n’en à pas moins laissé quelques points de structure histologique et de rapports à élucider.
Par sa situation en arrière des lobes optiques et au-dessus de la moelle allongée, le Cervelet appelle immédiatement l'attention, car il se présente sous l’aspect d’un renflement impair volumineux, qui s'élève sur la ligne médiane et que l’on découvre dès qu’on à enlevé la voûte cranienne dans sa région postérieure.
Sa forme et sa grosseur sont excessivement variables dans la série des Téleostéens.
Il dépasse quelquefois en volume celui des lobes optiques. Chez d’autres types il est très réduit et se montre seulement sous l’aspect d’un ovoïde impair plus ou moins saillant.
Le Cervelet possède à peu près la forme d’un cône dont le sommet obtus, est recourbé en forme de bonnet au-dessus du IV° ventricule. Dans d’autres
De; jou
cas, il est ovalaire, avec son grand axe longitudinal, ou bien encore il est globuleux.
La surface du cervelet est chez la plupart des espéces absolument lisse, mais dans certains cas, cet organe est creusé de sillons plus ou moins profonds. Cuvier avait signalé cette particularité chez le Thon. Chez le Merlan, un sillon peu apparent divise le ‘Cervelet dans le sens longitudinal. Il faut voir dans ce fait l'indice de la séparation primitive de cet organe en deux moitiés, qui se sont soudées sur la ligne médiane pendant le cours du développement de l'individu.
Dans d’autres types, peu nombreux d’ailleurs, on constate la présence de stries transversales, n’intéressant que la portion tout à fait superficielle et venant se perdre peu à peu sur les parois latérales.
D'une manière générale, on peut dire que la striation du cervelet en circonvolutions plus ou moins marquées n’est pas la règle, et que cet organe, comme les lobes antérieurs et les lobes optiques, est absolument lisse.
La limite du Cervelet est déterminée, en avant par l'extrémité postérieure des Lobes optiques, en arrière par l’origine apparente des Pneumogastriques.
S’avançant au-dessus du IV° ventricule, il peut, en surplombant cacher complètement cette cavité ou seulement en recouvrir une partie.
Si l’on fait une coupe sagittale du cervelet on remarque à son centre une cavité aplatie latéralement émettant à droite et à gauche des diverticules qui
Rd ER
figurent sur une coupe transversale de l’organe une cavité ventriculaire en forme de croix.
C’est le ventricule cérebelleux, tapissé d’un épithélium cylindrique sur ses parois formées aux dépens de la couche myélocytique, dont nous parlerons tout à l'heure.
Ce ventricule peu, apparent, et souvent excessivement réduit dans un bon nombre de types, est très visible et peut être décrit chez le Congre, la Motelle et le Cyprin.
Cette cavité envoie de part et d'autre des sinus latéraux ; en haut et en bas des sinus supérieurs et inférieurs qui ne sont que des diverticules du ventricule cérébelleux.
Cetie disposition est facile à constater sur la coupe transversale d’un cervelet de Sygnathus (fig; 10: ss. sl, si).
La disposition du ventricule cérébelleux varie suivant les genres. Parfois le diverticule antérieur s’infléchit et vient intéresser l’'Eminence lobée au sein de laquelle elle se prolonge en une cavité ventriculaire aplatie latéralement (fig. 11 cve).
Les sinus latéraux cérébelleux se recourbent en avant (cl) et leur paroi est naturellement constituée par la couche certicale à fibres radiaires de l’Eminence lobée (fr).
Il faut noter en passant ce fait très intéressant et non encore signalé de la continuité ventriculaire de ces parties encéphaliques si identiques, comme nous le verrons, dans leur structure. Il nous servira, en
Lu 9
effet, en prenant pour base des connexions encore plus intimes entre le cervelet et l’Eminence, à assigner la véritable signification de ces deux organes.
Quelles sont maintenant les rapports du Cervelet avec les parties antérieures “du cerveau et la moelle allongée ?
Le Cervelet est en relation avec les parties environnantes, par trois systèmes de fibres, constituant . par leur réunion des pédoncules que l’on peut considérer comme les homologues de ceux des Vertébrés supérieurs (fig. 23).
Un faisceau de fibres blanches se dirige en avant vers l’éminence quadrilobée du ventricule optique. Les fibres constituant ce pédoncule prennent naissance latéralement de chaque côté du ventricule cérébelleux, en contournant en éventail le cul-de-sac postérieur de cette cavité, les fibres sortent de la substance fondamentale du cervelet et du milieu de la zone externe corticale. Elles se fondent de chaque côté en un faisceau qui vient se réunir à son congénère du côté opposé pour se perdre ensuite en formant la couche externe des feuillets repliés de l’éminence quadrilobée (fig. 23, Pa).
On doit évidemment considérer cette partie pédonculaire antérieure du cerveiet comme étant l’homologue des processus ad testes des Vertébrés supérieurs, qui s’avancent vers les tubercules quadrijumeaux. Ce sont les Pédoncules antérieurs.
En arrière du cervelet se trouvent deux gros fais-
ceaux pédonculaires que l’on peut nommer le système des Pédoncules commissuraux (fig. +2, LC) ns
Us répondent aux pédoncules latéraux des mammi-
fères (processus ad medullam) et se composent de fibres descendant : verticalement vers le bulbe en contournant les faisceaux latéraux ou pyramides postérieures de ce dernier.
Ilest à remarquer que c'est au travers de cett à) partie commissurale que cheminent les fibres 4 concourent à former les faisceaux antérieurs du nerf Pneumogastrique.
Enfin le Cervelet est encore en relation avec la région intermédiaire, qui forme en passant au-dessous de l’'aqueduc de Sylvius, le plancher des lobes optiques.
C’est la partie pédonculaire moyenne qui constitue l’ensemble des pédoncules moyens du cervelet chez les Poissons (processus ad pontem) des Mammifères (fig. 23, Pm).
La soudure est complète entre la portion commissurale et la partie pédonculaire et dans l’espace compris entre cette région et les pédoncules cérébelleux
antérieurs s’échappent les fibres origines des nerfs
oculo moteurs externes.
Le bord antérieur des pédoncules latéraux marque le point d'émergence du Trijumeau et le bord postérieur de la partie commissurale, celui du nerf Pneumogastrique.
PS
OS