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STRUCTURE HISTOLOGIQUE DES LOBES OPTIQUES

Les coupes perpendiculaires et obliques à l’axe de l’'Encéphale, nous rendent compte de la structure du toit des lobes optiques.

Si on jette les yeux sur la figure 12. On constate la présence de :

{* Une zone interne formée d’une substance fondamentale très finement granuleuse, parcourue par des fibres d’une extrême ténuité et orientées dans tous les sens (fig. 12, sg).

2° Une couche de fibres musculaires qui embrassent en forme de sangle toute la voûte optique en envoyant par entrecroisement des fibres de soutien dans la voûte commissurale, {orus longitudinalis (Stieda) (fig. 17, fc).

3° Des séries de fibres longitudinales disposées en sortes d'ilots au sein des fibres radiaires (fl).

4° Une zône moyenne de fibres radiaires (fr).

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5° Une ceinture continue de fibres longitudinales massées en ilots d’un volume plus considérable que les précédents.

6° La pie mère, intimement appliquée sur la surface externe des lobes optiques et reposant sur une mince assise de substance grise à noyaux myélocytiques.

La Voûte commissurale qui réunit les deux portions des lobes optiques, est formée en majeure partie de substance grise au sein de laquelle cheminent et s’épuisent les fibres de soutien du toit.

Cette voûte n’est autre chose qu’un épaississement commissural de la zone externe du toit des lobes optiques avec agglomération de substance myélocitique.

Il reste encore, en décrivant le Cerveau moyen, à dire un mot des corps intérieurs au ventricule optique et qui ont de tout temps embarrassé les anatomistes. Je veux parler de cet ensemble nommé par Haller : tori semicirculares; par Cuvier: corps cannelés; par Baudelot: éminence lobée.

N'ayant aucune raison pour changer le nom assigné par Baudelot, nous le conserverons.

La forme de ces tubercules varie beaucoup chez les Poissons, mais on peut réduire tous les types de ces formations à la description de deux tubercules pairs entourés de chaque côté par des bourrelets cylindriques incurvés à convexité externe.

Sans m'attarder à la description extérieure de ces éminences qui a été fort bien faite par Baudelot, je veux simplement indiquer leur structure histologique

et en déduire leur véritable signification.

A première vue, les éminences internes rappellent les tubercules quadrijumeaux des Vertébrés supérieurs, il n’est donc pas étonnant qu’on les ait décrites pendant longtemps comme étant les homologues des tubercules quadrijumeaux.

Mais les coupes démontrent que ces corps ont une structure identique à celle du cervelet et qu'ils peuvent être considérés comme le prolongement sous les lobes optiques de la portion antérieure du Cervelet. L'absence constante de tout noyau cellulaire fait rejeter complètement toute idée d’assimilation avec une formation ganglionnaire d’origine des nerfs de la vision.

Les connexions du Cervelet avec l'éminence lobée peuvent être étudiées sur des coupes longitudinales.

Les faisceaux pédonculaires antérieurs du Cervelet vont se disperser au sein de l’éminence lobée et occupent une situation analogue aux processus ad testes des Mammifères. Mais il faut bien se garder d'y voir les homologues de ces pédoncules: l’éminence lobée n'étant qu’un prolongement du Cervelet et rien autre chose.

Si je crois devoir conserver à ces pédoncules antérieurs cérébelleux le nom de processus ad testes, c'est qu'il faut remarquer que les faisceaux de fibres blanches qui sortent du Cervelet pour se rendre à

Sp

l'éminence lobée, se bifurquent pour passer de part et d'autre de l’acqueduc de Sylvius et se diriger parallèlement au prolongement des pyramides postérieures pour concourir à former le plancher du ventricule optique. C’est seulement cette partie des faisceaux que l’on devrait homologuer avec les processus ad testes. Car chez les Mammifères, les fibres cérébelleuses se dirigent bien vers les tubercules quadrijumeaux. Nous verrons à l’appui de ces faits que les lobes optiques représentent en effet les tubercules quadrijumeaux dont la portion épaissie forme chez les Poissons osseux le plancher du ventricule optique.

L’éminence lobée offre nous l'avons dit une structure histologique identique à celle du Cervelet.

On rencontre au milieu des fibres longitudinales qui descendent de la couche interne du Cervelet des granulations qui se localisent soit en forme de croissant sur les bords externes ou bien constituent la paroi de la cavité de l’Eminence, prolongement du ventricule cérébelleux (fig. 11 my).

Ces granulations sont définissables à de forts grossissements, comme des cellules à noyau dont l'atmosphère protoplasmique est condensée et rétractée par l'effet des réactifs.

La cavité cérébelleuse chez certains Poissons ainsi qu’il en à été fait mention plus haut, s’avance dans l’'Eminence lobée. Mais ce fait est loin d’être général. Souvent cette cavité ventriculaire n'existe pas et dans tous les cas l’éminence lobée n'est qu’un épa-

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nouissement de la substance cérébelleuse à son entrée dans les lobes optiques dont le toit vient s’appuyer en arrière sur la portion antérieure du Cervelet.

Quelle est maintenant la signification morphologique de ces Lobes optiques des Poissons.

On devrait si on les compare aux tubercules quadrijumeaux des autres Vertébrés, dont ils occupent vraiment la situation, les nommer tubercules bijumeaux.

Or si nous retrouvons ici un amas cellulaire où les nerfs optiques prennent naissance, nous ne pourrons qu'attribuer la qualification de tubercules quadrijumeaux à ces lobes optiques.

D'autre part ce sont bien là en effet des lobes optiques, car leur situation entre la glande pinéale en avant et l'émergence des nerfs de la quatrième paire en arrière les homologuent suffisamment avec les parties correspondantes chez les Vertébrés supérieurs, c’est-à-dire les Tubercules quadrijumeaux.

Le pathétique en effet chez tous les Vertébrés prend son origine en arrière des tubercules quadrijumeaux et ce nerf est un excellent point de repère pour établir les limites anatomiques de cette partie encéphalique.

Or nous verrons dans le chapitre sur les origines réelles des nerfs craniens que les raisons qui nous ont servi à établir ces homologies ont du moins le mérite d’avoir un caractère de constance dans toute la série des Vertébrés.

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