ÉTUDE HISTOLOGIQUE: — DURCISSEMENT. — REÉACTIFS
Pour étudier l’histologie du cerveau il faut avoir recours au durcissement et aux colorations.
Pour durcir: s’il s’agit de cerveaux très petits, on peut plonger la pièce toute entière dans le liquide, ou bien la diviser par fragments en ayant soin de prendre des points de repère très exacts qui serviront de guides pour la direction et l'interprétation des coupes. |
Durcissement. — J'ai employé plusieurs méthodes de durcissement qui m'ont toutes donné des résultats analogues.
La méthode la plus rapide est la suivante :
On plonge le cerveau tout entier ou par fragments (1) dans de l'alcool à 90° — une grande quan- tité de liquide est nécessaire, — on suspend Le cerveau par un fil de façon qu’il plonge au milieu du liquide et on jette dans l'alcool quelques parcelles d’iode jusqu’à ce que la solution présente une couleur malaga clair, — on arrive avec un peu d'habitude à obtenir exactément la teinte voulue.
Au bout de quelque temps, la teinte de la liqueur s’affaiblit, car l’iode se trouve absorbé par la substance cérébrale.
On ajoute de nouveau une petite quantité d’iode et ainsi de suite ARS à ce que le RE ne se décolore plus.
Il est temps alors de retirer la pièce que l'on plonge dans une solution de 2 à 3 °/, de bichromate de potasse ou d’ammoniaque ou mieux dans la liqueur de Müller.
Il faut avoir soin d'opérer sur de grandes quantités de liquide.
Le durcissement est complet au bout d’une dizaine de jours.
On lave à l’eau distillée et on colore.
Autres procédés de durcissement. — Immersion dans l’alcool à 90° puis emploi de trois solutions
(1) Il faut avoir soin d’opérer l'extraction à sec ou dans l'alcool à 90° car si la disséction avait lieu sous l’eau, ce dernier liquide étant un réactif histologique quelque peu dissociant, le durcissement ne s’obtiendrait pas dans d'aussi bonnes conditions.
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successives d'acide chromique d’abord à + puis enfin TT Le durcisssement est plus lent par ce prodédé, mais plus homogène. |
M. Mathias Duval (1) indique aussi une technique qui donne d'excellents résultats. On plonge le crâne dans un mélange par parties égales d’acide acétique et de glycérine. Au bout de vingt-quatre heures on immerge dans la liqueur Müller, puis, quarantehuit heurs après, dans l'acide chromique. En renou- velant plusieurs fois cette solution, au bout d’une dizaine de jours, le durcissement est effectué. Les parois craniennes décalcifiées permettent de pratiquer les coupes du cerveau même au travers de la boite osseuse.
Ce procédé est excellent pour le crâne des Syngnathes. |
Pour les cerveaux de dimensions relativement considérables, j’ai employé avec succès, après l’action des alcools graduels, l'immersion dans l'acide picrosulfurique ou liqueur de Kleinenberg.
Coloration. — Les pièces durcies et soigneusement lavées, peuvent être conservées indéfiniment dans l’alcoo! à 90° ou être colorées immédiatement soit en masse, soit par fragments.
Je recommande le picrocarmin, l’hematoxyline, le carmin boracique de Grenacher.
(1). Mathias Duval. Journal de l'Anat. et de la Physiol. Recherche sur les origines réelles de quelques nerfs craniens.