RÉSULTATS PRINCIPAUX
PES UECHEriCIIES SÜR LE CANCER.
î®. Cent maladies se sont présentes à mot pour être traités d’alFections cancéreuses i sur ce nombre ,
Seize m’ont semblé tout-à-fait incurables , et je n’ai pu les soumettre qu’à un traitement palliatif ;
Des quatre-vingt-quatre autres, trenteontété complètement guéris par la seule compression ;
Vingt-un, soumis au même moyen, n’ont éprouve qu’une amélioration à la vérité très--^ notable ;
Quinze ont été radicalement débarrassés, soit par l’ablation seule, soit surtout par l’ablation combinée avec la compression ^
Et six par ce dernier moyen uni à la cautérisation; chez les douze autres malades l’affection a absolument résisté.
2°. Des tumeurs semblables ou du moins ana-
logues à celles qui dégénèrent en cancei'S incurables guérissent par une compression méthodique et par quelques autres moyens extérieurs et intérieurs.
3®. Lorsque la compression a donné pendant long-temps, aux engorgemens mammaires qui n’ont point encore dégénéré, l’impulsion vers la résolution , celle-ci continue même après la cessation de la compression (roj'. 33% 69® faits, etc.); mais si l’engorgement a dégénéré, et qu’après avoir obtenu une grande diminution on cesse de comprimer le noyau dur et isolé restant, on doit craindre de voir l’engorgement reprendre son premier volume, et sa dégénérescence marcher avec plus de rapidité (coj . 27® fait, etc.).
4°. La compression peut aider à prévenir les récidives après l’ablation ;
5% Les avantages obtenus par la compression sur les restes du cancer ulcéré du sujet du onzième fait de la i*"® partie ne se sont pas reproduits au même degré dans des cas analogues.
6®. La résolution des mammites chroniques est très-énergiquement favorisée par la compression seule ou associée aux saignées locales , etc., etc.
7®. Divers engorgemens utérins se résolvent en comprimant l’utérus au moyen d’un pessaire
fait en forme de cône creux , et perce à son extrémité que termine une olive.
8®. Le museau de tanche et l’utérus devenus cancéreux peuvent être enlevés avec sûreté, tant que la maladie y est encore circonscrite.
9®. De ces résultats, il est, je crois, permis de conclure que si on se détermine à commencer la compression de très-bonne heure , c’est-à-dire avant la dégénérescence des engorgemens qui en sont susceptibles, on en résoudra un plus grand nombre , et que la nécessité de l’ablation des cancers des seins , si souvent suivie de récidive , lorsque les tumeurs ne sont pas enkystées , deviendra de plus en plus rare.