‹ Recherches sur le traitement du cancer, par la compression méthodique simple ou combinée, et sur l'histoire générale de la même maladie, suivies de notes 1.̊ sur les forces et la dynamétrie vitales; 2.̊ sur l'inflammation et l'état fébrileChapitre 28 sur 66 · OU · texte numérisé non relu

OU

Le ramollissement, l'ulcération et la végétation fongueuse de l'organe malade;

L’extension de la maladie à des régions du corps ou on ne peut l’atteindre pour la comprimer ;

Des douleurs névralgiques locales qui ne se dissipent pas promptement;

Et le grand embonpoint des malades peuvent devenir des obstacles au succès de la compression.

Dans tous ces cas, ce moyen n’est qu’un auxiliaire pour préparer aux opérations nécessaires ou pour en soutenir les avantages,

a”. Du coté de la compression.

Il est des obstacles qui naissent de la manière de la faire, car elle doit être égale, douce, constante , générale, modifiée à mesure que l’affection locale se résout, et continuée après la résolution de l'engorgement.

Une compression inégale devient promptement douloureuse : l’appareil se relâchant ou blessant après un certain temps , il est nécessaire qu’il soit renouvelé souvent, tous les jours s’il n’y a pas d’ulcération , et deux fois par jour s’il y en a.

La pelote doit se mouler sur la partie tuméfiée , et la matière dont elle est faite avoir une certaine élasticité. L’agaric est la substance qui IL i4

m’a le mieux réussi : je n’ai retiré aucun avantage des corps durs.

La compression doit être faite d une manière permanente : en conséquence elle ne doit pas être long-temps suspendue au moment du renouvellement du bandage j il convient même de soutenir les tumeurs pendant les bains et les douches , si cela est possible.

Toutes les régions de l’engorgement doivent être comprimées *, aucune ne doit échapper à Faction de la pelote, qui doit dépasser l’affection locale dans tous les sens.

Il est indispensable que les moyens de compression soient modifiés à mesure que l’affection locale change de volume et de forme par la résolution.

La prudence commande de continuer la compression pendant long -temps encore après la résolution des affections locales.

Sans ces conditions , qui n’ont pas été remplies dans divers cas de compression dont j’ai connaissance , je ne pense pas qu’on puisse obtenir de succès solide par la méthode dont il s’agit. Ce que je viens de dire est un avis et non pas une critique , chacun pouvant désirer faire Fessai de la compression à sa manière: quant à moi , j’ai cru devoir en historien fidèle faire connaître exacte-

ment mes résultats sur un sujet aussi grave , afin d’abréger les tâtonnemens à ceux qui voudraient employer la meme méthode.

Page 1