Recherches sur le Vanadium et ses composés
Le vanadium, entrevu en 1801 par DEL Rio [1}, a été réellement caractérisé comme nouveau corps simple en 1830 par SEFSTROM [2]. Il a été étudié, peu après, par BErzELIUS [3 |, puis en 1869 par Sir HENRY RoscoE [4] qui isola le premier le métal et dont les belles recherches restent, depuis cette époque, les plus complètes et les plus sûres.
La chimie du vanadium est dominée par l'existence de ses nombreux degrés de valence. Il se trouve ainsi apparenté à des éléments cependant bien dissemblables. Habituellement rangé dans la famille de l’azote, on le considère comme un métal-métalloïde. L’un des traits les plus marquants de son histoire est la difficulté de sa préparation. La grande réactivité qu'il possède aux températures auxquelles il est susceptible d’être libéré de ses combinaisons explique, en effet, qu’il ne puisse être facilement obtenu à l’état de pureté, et que, par suite, les propriétés de l’élément luimême soient encore incomplètement connues.
La plupart des procédés préconisés pour la préparation du vanadium ont pour base, soit la réduction des oxydes, soit celle des chlorures anhydres. Ils sont presque toujours d’une exécution longue et pénible et un petit nombre d’entre eux seulement ont fourni à leurs auteurs un produit pur, le plus souvent en faibles quantités.