‹ Recherches Sur Les Artères De L'UtérusChapitre 33 sur 46 · ARTÈRE SPERMATIQUE INTERNE · texte numérisé non relu

ARTÈRE SPERMATIQUE INTERNE

repose directement sur les grosses veines immédiatement au-dessous du péritoine, soit en avant, soit en arrière.

Le cordon tubo-ovarien doit son volume à l'existence des veines tubo-utéro-ovariennes, incomparablement supérieures à l’artère, souvent doubles et flexiformes. Les veines se distinguent encore de l’artère par leur absence de flexuosités. C’est à brève distance de l'ovaire que l'artère se divise en ses branches terminales, de sorte que le tronc est aisément accessible dans toute l’entendue du cordon vasculaire, de la paroi à l'ovaire. La mobilité de ce cordon, le méso sans épaisseur qui le relie à la paroi latérale du bassin, le rend facile à isoler et à lier en masse.

Dans le trajet qu'elle parcourt avant d'atteindre l'ovaire, la spermatique interne émet, près du bassin, quelques branches généralement fines, qui vont se perdre sous le péritoine. Nous avons vu une branche assez importante, du volume de l'artère du ligament rond, naître de l'artère au-dessous de la bifurcation des iliaques, croiser l’iliaque externe, s'engager au-dessous du cæcum et du côlon ascendant, donner de nombreux rameaux à ces organes et s’anastomoser avec leurs vaisseaux propres. Nous avons vu aussi l’artère donner, près de la bifurcation iliaque, une branche notable dans le ligament large, laquelle revenait entre ses feuillets à la paroi pelvienne, remontait dans la fosse iliaque et s’anastomosait par des terminaisons aussi nombreuses que ténues avec le réseau sous-péritonéal.

Voici comment l'artère se comporte typiquement vers le pôle supérieur et externe de l'ovaire chez l’adulte (Voir les fig. 10, PL E, 19, 22 et 25). Elle donne une branche fubaire externe, une branche ovarienne proprement dite, et une branche anastomotique avec l’utérine.

La branche fubaire remonte le long de la frange du pavillon, chemine sous le bord de cet organe, et à brève distance, immédiatement sous le feuillet postérieur de l’aileron. Elle s’anastomose, presque épuisée, dans la région de l'ampoule, avec la branche tubaire fournie par l’utérine, que l’on voit d'habitude sous le feuillet

Page 1