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INFLUENCE DE LA DÉPRESSION

Nous signalerons tout d’abord les résultats de quelques expériences faites en vue de montrer le rôle de la dépression.

Le régime du courant gazeux s'établit pour une certaine différence de pression entre l’intérieur et l’extérieur du

barboteur. Avec l’aspiration d’une trompe à eau ordinaire

cette dépression peut facilement atteindre 0",50 de

et un diamètre d’orifice de l’ordre de de millimètre, mercure; mais la plupart des résultats cités plus loin ont été obtenus avec une dépression d’une dizaine de centimèires de mercure, et des diamètres d’orifice de quelques dixièmes de millimètre.

Les résultats obtenus à une certaine dépression conservent-ils leur signification pour d’autres valeurs de cette variable ? C’est ce que montrent les expériences suivantes.

Désignons par :

n le nombre des ions, positifs par exemple, contenus dans 1°%° de gaz à la sortie du barboteur;

u le débit en centimètres cubes par seconde, mesuré à la pression H — À que possède le gaz en cet endroit;

e la charge d’un 1on.

Le courant recueilli par l'électromètre (mesuré par l’inverse du temps que met la tache lumineuse à parcourir un certain nombre de divisions de l'échelle) donne

n.u.e si le condensateur qui transmet les charges à l’électromètre est assez puissant pour les arrêter toutes (partie horizontale de la courbe de saturation). En divisant #.u.e lu sur l'appareil par le débit w, on obtient n.e qu’on peut appeler l’intensité d'ionisation.

Si, avec un même orifice, on fait verier la dépression, la courbe qui représente r.u.e en fonction de la dépression est représentée figure 17. Cette courbe, après une partie

Fig. 17.

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Déoreesion en cm. de mercure

très basse, devient et reste une droite. Le courant observé varie alors, non pas Lout à fait proportionnellement à la

Là > A 4 S 3 EL h ; 3 L4 dépression, mais à la dépression corrigée d’une quantité

constante OA.

En changeant le tube fin, on obtientune courbe analogue plus ou moins inclinée sur l’axe des dépressions.

Enfin, en gardant le même tube, mais en changeant le liquide, on obtient encore une droite, mais de coefficient angulaire différent. Par exemple, en remplaçant l’eau par l'alcool, le coefficient angulaire devient beaucoup plus

grand. Ce résultat permet de relier, dans une certaine

Lo)

mesure, les observations faites à une dépression à celles qui correspondent à une autre valeur de cette variable. Il montre, par exemple, que l’allure de l'alcool par rapport à l’eau ne dépend pas de la dépression.

Pour avoir l'intensité d'ionisation, il faudrait diviser les ordonnées de la courbe précédente par les débits correspondants. Avec des tubes très fins, le débit est sensiblement proportionnel à la dépression et l’intensité d’ionisation n’est pas loin d’être constante. Avec des orifices plus gros, elle augmente rapidement, et pratiquement, quand on dispose d’une aspiration constante, l'effet d’ionisation, faible pour les tubes très fins, croît, passe par un maximum et redevient presque nul pour de gros orifices.

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