‹ Recherches sur les collections des RichelieuChapitre 12 sur 19 · STATUES · texte numérisé non relu

STATUES

Un groupe représentant Vénus drapée, ayant à ses côtés Cupidon debout, sur la tête duquel elle appuie la main gauche; le tout d^une belle conservation, à Pexception de la main droite, qui est restaurée : la tête de la déesse paraît . ; être un portrait. Sur la plinthe on lit l'inscription antique :

nPASlTEAHS EnoiHCEN, Praxitèles la fit, quoiqu'il y ce.- — '^. * ait lieu de croire que ce groupe n'est pas de ce célèbre

artiste. Cependant on peut conjecturer avec fondement que c'est une copie antique de la Vénus drapée que Pline (lib. XXXVI, iv) met au nombre des meilleurs ouvrages de Praxitèles, et que les habitants de Cos préférèrent, à cause de sa décence, à celle de Gnide, qui était nue. Sous ce rapport, ce morceau est très-précieux, parce qu'il donne l'idée d'un ouvrage d'un des premiers statuaires de l'antiquité que l'on croyait entièrement perdu.

Antinous, statue. Elle représente ce jeune favori d'Adrien sous la figure et avec les emblèmes d'Aristée, dieu des agri* culteurs et des bergers. Il est debout; en tête le chapeau rond thessalien et sur l'épaule droite une espèce de pioche ou de hoyau. Son habit est celui des paysans de la Grèce. Cette statue, de très-bon style, est recommandable aussi

par son intégrité, la tête n^ayant point été séparée du tronc et la plupart des attributs étant antiques.

Jeune homme nu, à longue chevelure, telle que la portent ordinairetnent Apollon ou Adonis. Les ailes qu'on voit à la tête ont été ajoutées lors de la restauration, pour en faire un Mercure. La tête et le torse, qui sont antiques jusqu^au-dessous des genoux, sont d^un bon style et bien conservés.

Groupe en marbre de Paros représentant Vénus et VAmour. La déesse est nue jusqu'à la ceinture, une draperie couvre la partie inférieure; elle tient P Amour dans ses bras. Le tout est bien conservé, à Texception de la tête et des bras, qui sont modernes.

Hercule debout, appuyé sur sa massue. Une peau de lion couvre ses épaules; la tête est bien conservée, d'un beau caractère, ainsi que le corps, dont la plus grande partie est antique.

Statue de Déesse, restaurée en Junon. Le parti de la draperie et son exécution sont de bon goût; elle a 5 pieds environ de proportion.

Deux statues votives. Elles représentent deux matrones, dont l'une a les bras élevés dans l'attitude de la prière, et Tautre (qui est le pendant de la première) paraît offrir son iils, qu^elle tient dans ses bras, à la divinité dont ces statues ont dû décorer le temple. La singularité du sujet et la parfaite intégrité de ces deux figures les rendent fort intéressantes.

Jeune Apollon nu, de 5 pieds environ de proportion. Autour du tronc qui le soutient est sculpté un serpent. La figure est toute antique, la tête aussi, mais eUe a été rapportée.

Statue à demi nue, dans le costume d'Esculape, La plus grande partie du torse est antique, ainsi que la téie, qui est celle de la statue, et paraît être le portrait de quelque célèbre médecin du temps de Marc-Aurèle, époque à laquelle Gallien était regardé comme un nouvel Esculape.

Diane, statue de 5 pieds environ de proportion. Elle est vêtue d'une tunique qui descend jusqu'aux talons et traversée par le baudrier auquel pendait le carquois; la draperie est bien exécutée. La tête^ antique, ne paraît pas être celle de la statue.

Statue de Matrone. La tête, antique, est rapportée ; tout le reste de la figure, enveloppé dans la draperie, est de ce beau marbre blanc rayé de veines 'bleuâtres que les Grecs tiraient du mont Hymette, particularité qui donne du prix à cette statue.

Deux grands Termes d'Hercule, demi-figures se terminant en gaînes. Le dieu y est représenté enveloppé dans la chlamyde^ il est, ainsi que la gaîne, d'un seul bloc de marbre pentélique et entièrement antique.

Deux Termes de Mercure, pendants des précédents. Ce dieu y est figuré le corps nu, à l'exception du bras gauche, sur lequel retombe la cblamyde. La tête de ces deux Mercure est moderne. La réunion de quatre Termes sculptés exprès pour orner quelque ancien jardin est rare et curieuse.

Bacchus et son génie, groupe de grandeur naturelle, bien conservé, et production originale de Técole florentine.

Esculape et Telesphore, dieu des convalescents, petit groupe de 2 pieds environ de proportion; il est de bon style, et en marbre de Paros, mais les têtes manquent.

Vertumne, dieu des vergers. Même proportion que le précédent. Il porte des fruits dans le pan de sa draperie^ rompue en plusieurs morceaux.

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