CHAPITRE IV
ACTION DE L’AMMONIAQUE ET DES AMINES SUR LE RUTHÉNIUM-IHI-TRIOXALATE DE POTASSIUM
Les métal-IIl-trioxalates révèlent des aptitudes très différentes vis-à-vis des amines. Le cobalt-IIl-trioxalate est particulièrement sensible à l’action de l’ammoniaque et des amines, et J'ai proposé cette réaction pour comparer l’affinité résiduelle de l’atome d’azote des amines (1). Le cobalt- II-trioxalate en solution aqueuse est transformé en quelques instants par l’ammoniaque en oxalate de cobalt-III-hexammine et de cobalt-III-hydroxopentammine ; la réaction se produit aussi entre le gaz ammoniac et les cristaux de cobaltioxalate et conduit pareillement à l’oxalate de cobaltihexammine. En solution, l'éthylènediamine se comporte de la même façon, tandis que la pyridine donne seulement un dipyridinodioxalate. Par contre un oxalosel très voisin, le chrome-IIl-trioxalate de potassium, résiste à l’action de lammoniaque et de l’éthylènediamine et, même à la température de 1300, à l’action de la pyridine. Le ruthénium-IIltrioxalate se place entre ces deux extrêmes et réagit facilement avec l’ammoniaque, l'éthylènediamine et la pyridine.