‹ Recherches sur les conditions de la douleurChapitre 11 sur 40 · Cu. Ricuer, Étude biologique sur la douleur, op. cit · texte numérisé non relu

Cu. Ricuer, Étude biologique sur la douleur, op. cit

s en

ne produisent pas de douleur dans le sens ordinaire que l’on donne à ce mot, sont néanmoins d’un - éclat tel oÈ et est impossible de le supporter.

De même les sons très aigus brisent E tympan, comme . on dit vulgairement.

Enfin les odeurs et les saveurs, si elles sont trop fortes, engendrent une sensation qu’on peut qualifier de doulou-

| reuse.

Excitations chimiques. — Les excitants oustatifs - et olfactifs sont de nature chimique. C’est pourquoi, lorsque leur action est trop intense, ils provoquent, comme REX les excitants chimiques, de la douleur. 2.

« Par exemple, dit encore M. Ch. Richet, l'acide acétique à grande dilution, au millième, je suppose, a plutôt un goût agréable; mais déjà une dilution au centième parait forte et sans aucun agrément, presque brülante ; et enfin, dilué au dixième, c’est un liquide caustique qui brûle et produit une sensation d’extrême douleur. Pour l’olfaction, on peut prendre l'exemple de l’ammoniaque

gazeuse qui est extrêmement douloureuse quand elle se

trouve mélangée à l’air en assez grande proportion‘. » Tous les faits que nous venons de signaler. nous permettent donc de formuler avec Wundt la conclusion suivante : « Chaque sensation générale et chaque sensation sensorielle ordinaire, qui atteignent une énergie déterminée, se convertissent en sensation de douleur ?. » Plus simplement encore, nous pouvons dire avec

1. Cu. Ricugr, Étude biologique sur la douleur, op. cit, 2. Wunpr, Éléments dé psychologie physiologique, trad. franç:, A 1, 4304

Durée de l' ‘excitation

Fa tu Ares de lexottion, dans son rapport avec la É douleur, donne lieu à peu de remarques dignes d’intér ét. ; Toûte excitation faible dont l'action est persistante 4 ee joue le rôle d’une excitation forte et provoque une sensa- de

s ne douloureuse. sa PRE en Le Par exemple, un courant. électrique continusde faible > SRE intensité ne produit de prime abord qu’une sensation de = contact; il entraine au contraire de la douleur, si les électr odes demeurent longtemps appliquées sur un même 1e : LA point du corps.

| Une pression peu forte et de peu de durée n est. pas Pipes + douloureuse; elle le devient quand elle est longtemps ; |

D exercée.

3 + Le contact prolongé de l’eau à 10° finit par causer une j

‘3 DS ‘émotion pénible et désagréable. + Re VE 23 + * Æn somme, l’expérience “quotidienne prouve dœunñe >" LE E. SE excitation, au début indifférente, devient rapidement ARE,

» douloureuse si elle dure un certain temps.

7% ee a é Répétition de l'excitation ; Processus de sommation PR

L'effet de la répétition d’une excitation est analogue à celui de la persistance continue de cette même excitation.

CH: Ricuer, Étude biologique sur la douleur, op. cit.; cf. Recherches * * eæpérimentales et cliniques sur la sensibilité, p. 888 et 296.

to

Un courant électrique induit, de faible intensité et à alternances lentes, produit une succession de chocs et

pides, il provoque une sensation douloureuse qui bientôt devient intolérable. :

Une sensation de piqûre est indolore quand elle n’est éprouvée qu'une seule fois. Se multiplie-t-elle au contraire, elle produit la plus vive douleur et trouble profondément les fonctions physiologiques. :

[est inutile de citer d’autres exemples, et l’on peut poser en fait qu’une excitation fréquemment répétée

pendant un certain temps agit de la même façon qu’une

: excitation faible et continue ou qu’une excitation primitivement intense.

Retard de la sensation douloureuse

Un phénomène hors de doute et qui a été constaté par re tous les observateurs consiste dans le retard de la sensa- ; tion douloureuse sur les autres sensations.

€ Personne ne l’ignore, dit Wundt, lors des blessures de la peau ou d’autres parties sensibles, on sent premiérement une impression sensible, suivie ensuite, beaucoup plus tard, de la sensation de douleur qui croit etse propage graduellement. »

« Nous pouvons regarder comme démontré, dit de même M. Ch. Richet, que, pour la douleur, comme pour la perception, il faut un temps appréciable, et que la per-

1. Wuxpr, Éléments de psychologie physiologique, trad. fr., 1886, I, 430.

parfois de fourmillements. Les alternances sont-elles ra-

a au Sim El an a a Se PEN IEEE

AS pds Era

SAS Moy pau

Page 1