‹ Recherches sur les décharges de haute fréquence et leur application à la spectroscopie moléculaireChapitre 29 sur 38 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Sels de fer.

J'ai d’abord comparé les spectres des chlorures ferreux et ferrique : ils sont identiques, à ceci près que le chlorure ferrique montre plus intenses les raies du chlore et dans l’ultra-violet son spectre continu ; on peut donc admettre que la

dissociation :

FeCl3 — FeCl? + CI

est complète dans la décharge.

Le spectre moléculaire du chlorure ferreux est localisé d’une part dans l’ultra-violet entre 3 300 et 3 700 À, région où les bandes, dégradées vers les grandes fréquences appartiennent, semble-t-il, à une transition unique, d’autre part dans le visible où les bandes se montrent à partir de 4 700 A et se continuent sans interruption jusqu’à 6 700 À limite des clichés, etmême sûrement au delà : elles sont excessivement nombreuses et compliquées et ne sont pas analysées. Pour y distinguer la part des molécules FeCI? et FeCl le guide que fournissait pour les sels de nickel l’évolution du spectre avec l'excitation fait défaut, car le spectre apparaît avec toute sa complexité dès les plus faibles excitations réalisées.

Les deux autres halogénures ferreux ont été étudiés. Le bromure a un spectre moléculaire pauvre et dénué de régularités : quelques bandes faibles dans le proche ultra-violet, des bandes intenses mais informes dans le jaune et le rouge. L'iodure bien que parfaitement stable et pouvant être

sublimé sans décomposition dans la décharge ne montre

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RECHERCHES SUR LES DÉCHARGES DE HAUTE FRÉQUENCE Gr

TaBre XIV. — Bandes de FeCl. Classification.

v'’ oO I 2 3 A 0 29 270 423 29 693 4o4 399 I 28 866 428 29 294 or 29 745 hot 2 x 28 893 X 29 735 422 30 157 ho 3 28 919 29 753 Sous système A:

v’’ “ 0 I 2 3 0 29 1497 424 29 621 03 Lo2 I 28 794 425 29 249 422 29 641 426 30 067 4o2 3u9 405 2 28 817 425 29 242 4 o 29 662 3a7 3 28 420 A 28 025 Sous-syslème Az = > 11 (9 I 2 0 29 134 423 29 557 405 40?

I 28 729 426 29 455 427 29 582 Sous-système A; 77 e (o 1 2 U o 29 075 426 29 501 399 349 :

1 28 676 426 29 102 123 29 525 2 28 705 Sous-système A, Fr o ï 2 3 k 0 28 997 429 29 426 1 29 029 419 29 448 2 28 626 29 468 415 29 883 3 28 653

Sous-système À,

Go PIERRE MESNAGE

plus aucune bande. Quand on considère le déplacement vers le rouge subi en passant du chlorure au bromure, on peut penser que le spectre correspondant de l’iodure existe peutêtre dans le proche infra-rouge.

Décrivons maintenant les bandes ultra-violettes du chlorure : elles se montrent dès l’abord divisées en 8 groupes. Le premier (en commençant par les grandes fréquences) est faible et partiellement caché par des raies du fer. Les groupes 2 et 3, très intenses, ont la structure suivante : ils sont partagés en « sous-groupes » par des arêtes, particulièrement nettes pour le groupe 3, dégradées vers l'ultra-violet ; chaque sous-groupe à son tour contient un certain nombre de bandes elles-mêmes dégradées vers l’ultra-violet. Le groupe 4 se compose de bandes à arêtes floues dégradées dans le même sens, mais les sous-groupes ne s’y reconnaissent pas à première vue. Les groupes de plus grande longueur d'onde, du 5° au 8 n’ont presque plus de structure, c'est-à-dire que les bandes s’y détachent si peu qu'elles ne peuvent pas être pointées. Elles n’en existent pas moins et tout l’ensemble possède une unité de constitution certaine. Nous l'interpréterons comme un multiplet moléculaire caractéristique : nous regardons le groupe 3 comme l’ensemble des séquences v' — v" — o des différents sous-systèmes, chacune d'elles étant ce que nous avons appelé un sousgroupe; les arêtes de ce groupe localisent les bandes (0,0) et, pratiquement, les origines des sous-systèmes. Les autres groupes représentent chacun l’ensemble des séquences de même numéro du multiplet : v'—v" — 1 pour le groupe », 2 pour le groupe 1, — 1 pour le groupe 4, — 2 pour le. groupe 5, etc. : l'absence apparente de structure des groupes 9 et suivants provient du chevauchement des bandes. Toutes les bandes mesurées rentrent dans ce schéma d’une façon très satisfaisante.

Les constantes de vibration des deux états sont :

; £ ; w —/h2gcm.t Z'w'—1,5 environ

w'—=/h4or cm.t x'w petit < 0,25 mais mal défini.

on LIN LIL ES

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