‹ Recherches sur les diélectriquesChapitre 20 sur 33 · Journ. de Fhys.t.V, p · texte numérisé non relu

Journ. de Fhys.t.V, p

3. Nuovo Cim., 3° série, t. XI, 1882, p. 50-73; t. XIX, 1886, p. 143-160 et 193-204 ; Journ, de Phys 22e 7 tERVI NES |

a. Wied. Ann., t. XKV, 1885, p. 545; Journ. de Fhys., 2° série, t. V, p. 130.

En qu'on lisait de minute en minute pendant un quart d'heure. En appelant

P, le potentiel initial et P le potentiel au temps #, la théorie a donné Ja formule

P—P, = Pie" [124 (a)

qui s’est tronvée d'accord avec l'expérience. « et 8 sont des constantes qui dépendent de la durée de la charge, et Y une fonction définie par

1 R ln dr

Cette formule donne aussi les deux propositions suivantes, qui ont été vérifiées expérimentalement :

1° Pour des temps de charge égaux, le résidu est proportionnel à la charge primitive du condensateur.

2° Les résidus fournis par des charges égales, après des temps égaux, dépendent de la durée de la charge.

Dans le calcul, l’auteur a supposé le diélectrique d'épaisseur infinie ; en tenant compte de l'épaisseur, on est conduit aux fonctions 6 et l’on obtient des séries qu'il n’a pas réussi à mettre d'accord avec l'expérience.

M. Arons a fait remarquer ‘ que, d'après la théorie de Maxwell, un diélectrique ne peut présenter de résidu que par suite d’un défaut d'homogénéité. Dans les expériences de M, Dieterici, il attribue le résidu observé à la présence de traces d'huile, introduites par le dispositif de l'expérience, M. Arons n'a pas trouvé de résidu en employant de la paraffine pure, tandis que des traces de matière étrangère donnaient un résidu très notable.

M. Hertz a signalé en 1883? des particularités curieuses présentées par la benzine au point de vue de la pénétration et des résidus. Un condensateur, dont ce liquide formait le diélectrique, était mis en communication par l’armature interne avec le sol et par l’autre avec un des pôles d’une pile dont l’autre pôle était à la terre. L'armature interne était en»

1. Wied. Ann.,t. XXXV, 1888, p. 291-314 ; Journ. de Phys., 2° série, t. NII, p.597 : | 2. Wied. Ann. t. XX, 1883, p. 279 ; Journ. de Phys., 2° série, 1. III, p. 141. ;

ni suite isolée, et reliée à l’une des paires de quadrants d’un électromètre, dont l’autre paire communiquait avec le sol. La déviation au bout d'une seconde était prise comme mesure de la résistance du liquide.

Pour observer le résidu, on fermait le condensateur sur lui-même pendant une seconde, puis on le reliait à l’électromètre, dont la déviation atteignait, au bout d’un certain temps, un maximum qu'on prenait pour mesure au résidu.

Avec la benzine du commerce, la conductibilité et le résidu, d’abord très grands, diminuent avec le temps et deviennent presque nuls. L’auteur attribue la conductibilité et le résidu observés au commencement à des impuretés, car ils augmentent quand on salit le liquide, et diminuent quand on le purifie mécaniquement ou par distillation. Le courant opère la purification et transforme la benzine en un diélectrique presque parfait.

M. von Bezold a étudié la charge et la conductibilité des diélectriques et la réfraction des lignes de force à la surface de séparation de deux milieux.

Si l'on admet qu’à la surface de séparation de deux diélectriques les composantes tangentielles du champ soient égales dans les deux milieux, on sait qu’on à

CARE TOR PL n ig ig œ

M. von Bezold ? à cherché à vérifier cette relation, d’après laquelle les lignes de force doivent s’écarter de la normale, en passant d’un milieu dans un autre ayant un pouvoir inducteur supérieur à celui du premier.

Il se sert d’une boule de laiton A, noyée au centre d’un para!lélépipède de paraffine, et munie d’une tige horizontale qui sert à la charger. Une aiguille de gomme laque, terminée par deux balles de sureau qui re- &oivent des charges égales et contraires, est suspendue horizontalement, par un fil de cocon, devant la face terminale du parallélépipède, et à Ta hauteur du centre de la boule A. La théorie montre que, si le diélec-

1. Mascart et Joubert, Leçons sur l'Électricité et le Magnétisme, t. 1, p. 115. ?. Wied. Ann.,t. XXI, 1884, p. 401-409 ; Journ. de Phys., 2e série, t, IN, p. 567.

trique se terminait par un plan indéfini, les lignes de force dans l'air seraient des droites, qui iraient converger en arrière de la boule A, àune distance Ad de la face terminale, d étant la distance du centre de A à cette face. L'auteur observait à l’aide d'une lunette la position prise par l'aiguille mobile, lorsque la boule A était électrisée, Il a cru pouvoir conclure de cette expérience que les lignes de force se coupent vraiment en arrière de la boule A, mais il n’a pas pu en déduire la constante diélectrique ZX.

L'auteur rappelle ensuite la réfraction de l’étincelle, signalée par M. Mascart‘. D’après lui la première étincelle serait presque verticale dans l’air, et presque horizontale dans le liquide. Les étincelles suivantes suivraient seules le chemin indiqué par M. Mascart, qui est analogue à celui que suit la lumière : elles seraient à peu près horizontales dans l'air et verticales dans le liquide.

Enfin il propose ? l'expérience suivante pour montrer l'existence du pouvoir inducteur. Deux plateaux conducteurs égaux, suspendus à un fléau de balance, se font équilibre et forment deux condensateurs identiques avec deux plateaux fixes, disposés au-dessous et communiquan avec le sol. Si l’on fait communiquer les deux plateaux mobiles avec ure même source, l'équilibre subsiste : il est rompu si l'on interpose d'un côté une lame diélectrique.

La dilatation électrique des condensateurs de verre sphériques ou cylindriques a été étudiée par plusieurs observateurs. Les résultats des expériences de M. Quincke 3 ont été comparés par lui-même et par M. Boltzmann ‘ avec ceux que fait prévoir la théorie. M. Lorberg 5 a montré les erreurs commises et donné de nouvelles formules plus générales que celles de M. Boltzmann, mais il n’a pas pu, faute de données suffisantes, les appliquer aux expériences de M. Quincke. Les expériences dont il s’agit ont été citées plus haut (page 24) ; elles consistaient à observer une bulle d'air placée entre les deux plateaux horizontaux d'un condensateur plongé dans le liquide isolant. Quand on chargeait le con-

. Traité d'électricité statique, t. II, p. 112.

Wied Ann.,t. XXII, p. 426-447 ; Journ, de Physique, 2° série, t. IV, p. 566. Wied. Ann., t. X, 1880, p. 161 ; t. XIX, 1883, p. 545.

. Wien. Ber., 1880,

5. Wied. Ann., t. XXI, 1884, p. 300-329 ; Journ. de Phys., 2° série, t. IV, p. 569,

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